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Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq après la Fed

| Boursier | 274 | 5 par 1 internautes

Face à la crise du Covid, la Fed a rassuré sur son intention de poursuivre son soutien à long terme et le Congrès US semble proche d'un accord sur un plan de soutien de 900 Mds$.

Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq après la Fed
Credits Reuters

A l'issue d'une séance volatile, la Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, le Nasdaq inscrivant un nouveau record, alors que le S&P 500 frôle le sien. En soirée, la Fed a rassuré sur son intention de poursuivre son soutien à long terme, et s'est montrée plus optimiste sur la reprise en 2021, malgré quelques mois difficiles à venir, avant que la campagne de vaccination contre le coronavirus ne produise ses effets. Les marchés espèrent en outre que le Congrès américain annoncera rapidement un accord sur un nouveau plan de soutien de 900 milliards de dollars pour faire face à la crise du coronavirus.

A la clôture, l'indice Dow Jones a finalement cédé 0,15% à 30.154 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,18% à 3.701 pts, à seulement 1 point de son dernier record. L'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a pris 0,50% à 12.658 pts, ce qui constitue son deuxième record consécutif.

Plus tôt dans la journée, les marchés européens avaient terminé en hausse, notamment dans l'espoir d'un accord de dernière minute sur le Brexit. L'EuroStoxx 50 a progressé de 0,6% et le CAC 40 a gagné 0,31%.

La Fed réaffirme son soutien et entrevoit la sortie de crise

La Réserve fédérale américaine n'a pas modifié sa politique monétaire mercredi soir, à l'issue de sa dernière réunion de l'année, mais elle s'est efforcée de rassurer les marchés sur son intention de maintenir son soutien massif jusqu'à ce que l'économie américaine ait surmonté la crise sanitaire actuelle.

La banque centrale s'est en outre montrée un peu plus optimiste qu'auparavant sur la reprise de l'économie et du marché de l'emploi. Son président Jerome Powell a salué l'espoir que représente la vaccination contre le coronavirus, mais a rappelé que des incertitudes persistent à court terme.

Le patron de la Fed s'est ainsi dit inquiet pour les 4 à 5 mois à venir, mais il prévoit ensuite une forte croissance de l'économie au second semestre 2021. Il a estimé que le soutien budgétaire supplémentaire de la part de l'Etat fédéral était fortement justifié, alors qu'un accord de 900 milliards de dollars est en cours de négociation au Congrès.

Jerome Powell a laissé entendre que la Fed pourrait accroître encore son soutien, si nécessaire. "Nous continuons de penser que la politique actuelle est appropriée", mais "nous avons la flexibilité pour fournir davantage de mesures accommodantes... Et nous sommes conscients que les circonstances pourraient évoluer", a-t-il ajouté.

Optimisme au Congrès sur un nouveau plan de relance

Après des mois de négociations, le Congrès américain semble donc enfin sur le point de s'accorder sur un nouveau plan de soutien à l'économie américaine, au moment où les décès du coronavirus ont dépassé les 300.000 aux Etats-Unis, menaçant la reprise économique.

Après une réunion cruciale, mardi soir, entre les leaders des deux chambres du Congrès, un accord pourrait être conclu et annoncé mercredi sur un plan de relance de 900 milliards de dollars, selon plusieurs sources proches du Congrès citées par les médias américains.

Le plan, élaboré à partir d'un projet rédigé il y a deux semaines par un groupe de sénateurs démocrates et républicains, prévoirait le versement d'une aide directe aux particuliers ainsi que des indemnités de chômage, selon la chaîne 'NBC News'.

En revanche, il n'inclurait pas d'aide aux Etats ni aux municipalités, et ne serait assorti d'aucune garantie concernant la responsabilité des entreprises. Les discussions avaient bloqué ces derniers jours sur ces deux derniers sujets, les Républicains refusant d'approuver des aides directes aux Etats et collectivités, et exigeant des garanties pour les entreprises poursuivies en justice dans le cadre de la pandémie de Covid-19.

A l'issue des dernières négociations, les leaders du Congrès ont paru optimistes. Mitch McConnell, le chef de file des Républicains du Sénat (dont l'accord est crucial) a déclaré que "nous sommes de plus en plus proches d'y arriver. Je suis optimiste, nous arriverons à une décision bientôt", a-t-il ajouté, alors qu'il s'était opposé jusqu'à présent au propositions qui lui étaient soumises.

12 millions d'Américains espèrent une prolongation de leurs indemnités de chômage

Face à la crise du coronavirus, le Congrès américain a déjà adopté environ 3.000 Mds$ d'aides aux particuliers et aux entreprises, dont un plan massif de 2.200 Mds$ voté en mars dernier, le CARES Act. Cependant, la plupart des programmes d'aide prendront fin le 31 décembre, ce qui priverait notamment 12 millions de personnes d'indemnités de chômage et mettrait aussi fin aux moratoires sur les crédits et loyers...

Un échec du Congrès avant la fin de la législature (ce vendredi soir, sauf coup de théâtre) reporterait d'au moins un mois l'adoption d'un nouveau package, qui serait soumis au nouveau Congrès qui prendre ses fonctions début janvier, mais ne devrait pas voter de lois avant l'investiture de Joe Biden.

La consommation flanche en novembre aux Etats-Unis

Sur le plan macro-économique, la crise sanitaire commence à peser sur la reprise économique outre-Atlantique. Les ventes de détail ont ainsi plongé de 1,1% en novembre par rapport au mois précédent, alors que le consensus n'attendait qu'un recul de 0,3%, après un repli de 0,1% en octobre.

L'activité économique globale a aussi nettement ralenti en décembre aux Etats-Unis, surtout dans les services, même si elle reste en expansion. L'indice "flash" Markit PMI composite est ressorti à 55,7 en décembre, contre un consensus de 57 et après un niveau révisé à 58,6 pour le mois antérieur. L'indice manufacturier s'est établi à 56,5, contre 56,4 de consensus et 56,7 un mois avant. L'indicateur des services a baissé plus fortement à 55,3, contre 56,8 de consensus et après 58,4 en novembre.

L'indice du marché immobilier américain de la NAHB (National Association of Home Builders) est ressorti à 86 en décembre, contre un consensus de 89 et après 90 en novembre. Enfin, les stocks des entreprises américaines ont augmenté de 0,7% en octobre sur un mois, contre +0,6% de consensus.

L'espoir d'un accord sur le Brexit renaît

Sur le marché des changes, la livre sterling a gagné mercredi 0,29% à 1,35$, portant son rebond à plus de 2% en trois séances, dans l'espoir d'un accord de dernière minute sur le Brexit. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a déclaré mercredi qu'"il y a une voie vers un accord. C'est un chemin très étroit mais il est là", a-t-elle estimé.

L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises a reculé de 0,2% à 90,28 points, après la Fed et dans la perspective d'un nouveau plan de relance aux USA, tandis que l'euro a avancé de 0,28% à 1,2186$, au plus haut depuis avril 2018. Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans est remonté de 3 points de base à 0,94% après les annonces de la Fed et dans l'attente du plan de soutien US.

Sur le marché pétrolier, l'optimisme a encore porté les cours dans l'espoir d'une reprise économique en 2021 grâce aux vaccins anti-Covid-19. Le pétrole brut léger américain (WTI) a progressé de 0,4% à 47,82$ le baril, pour le contrat de janvier sur le Nymex. Le contrat sur le Brent pour livraison en février a gagné 0,60% à 51,08$ le baril.

L'once d'or a rebondi mercredi de 0,2% à 1.859,10$ pour le contrat à terme de février sur le Comex. Le métal jaune était tombé fin octobre autour de 1.780$, au plus bas depuis cinq mois, les investisseurs délaissant la valeur refuge pour les marchés d'actions.

VALEURS A SUIVRE

Alphabet (-0,2%). Une action antitrust d'une coalition d'Etats contre Google est attendue jeudi. Politico rapporte, citant des personnes proches de la question, que Google est accusé de désavantager la concurrence en altérant le design de son moteur de recherche. Cette action est attendue auprès de la cour fédérale de Washington DC qui instruit déjà l'action antitrust du Département de Justice lancée en octobre et se concentrant sur les contrats exclusifs de la compagnie avec des producteurs de smartphones Android faisant de Google le moteur de recherche par défaut.

Moderna (-6,9%) reste surveillé dans l'attente de la validation de son candidat vaccin contre le coronavirus par la FDA, qui se réunira jeudi.

Pfizer (-2,2%) discuterait pendant ce temps avec le gouvernement américain, qui entendrait aider le géant pharmaceutique à produire des dizaines de millions de doses additionnelles de son vaccin contre le Covid-19 mis au point avec BioNTech (-4,8%). C'est du moins ce qu'indique le New York Times, citant des personnes familières de la situation. L'administration Trump pourrait ainsi utiliser son pouvoir pour améliorer la fourniture de matières premières. Il s'agit de permettre à Pfizer de produire des dizaines de millions de doses supplémentaires pour le premier semestre de l'an prochain.

Aphria (-0,8%), producteur canadien de cannabis, va racheter selon Bloomberg son concurrent Tilray (+18,6%) en offrant une prime de 23%, dans le cadre d'une opération en actions. L'entité fusionnée afficherait une valeur d'environ 4 milliards de dollars. Elle serait détenue à 62% par les actionnaires actuels d'Aphria et coterait sur le Nasdaq sous le ticker de Tilray. Irwin Simon, CEO d'Aphria, deviendrait PDG du nouvel ensemble. Un tel mariage donnera naissance au leader mondial du secteur.

Uber (-1%) écope d'une amende de 59 millions de dollars en Californie. Le LA Times rapporte qu'un juge de la California Public Utilities Commission a donné trente jours au géant VTC pour payer l'amende et fournir l'information anonyme relative aux accusations d'inconduite sexuelle de clients et conducteurs sur la période allant de 2017 à 2019 dans l'Etat de Californie, faute de quoi la licence de la compagnie pourrait être suspendue.

Dish Network (-11,6%) va émettre des obligations convertibles pour 2 milliards de dollars, ce qui devrait plomber le cours de bourse ce jour.

Gilead Sciences (-0,8%). Le laboratoire ne fera pas de demande d'homologation auprès de l'agence américaine du médicament pour son traitement expérimental contre la polyarthrite rhumatoïde, la validation étant peu probable sans essai supplémentaire.

Twitter (+2,3%), le réseau social média, a annoncé la fermeture en mars de l'application de partage de vidéos en direct Periscope acquise il y a cinq ans. Le réseau social cite la baisse de l'utilisation ces deux dernières années et des charges de maintenance trop importantes. Le titre pourrait toutefois profiter ce jour d'une recommandation de JP Morgan, qui vient de passer de 'neutre' à 'surpondérer' alors que le dossier est déjà au plus haut de six ans en bourse.

Southwest Airlines (-1,5%) anticipe désormais une chute de 65 à 75% de ses revenus en décembre, contre une guidance antérieure allant de 60 à 65%. Le groupe table par ailleurs sur un haut niveau d'annulations, avec la flambée des cas de Covid-19. La compagnie aérienne américaine prévoit une poursuite de la faible demande en janvier 2021. Southwest s'attend désormais à une consommation de trésorerie de 12 millions de dollars par jour au quatrième trimestre contre une estimation précédente allant de 10 à 11 millions.

Notons par ailleurs que JP Morgan vient d'émettre un avis prudent sur le secteur compte tenu de la hausse de certains cours, recommandant des prises de profits et dégradant JetBlue (-1,1%), Spirit Airlines (-1,9%) ou United Airlines (-3%).

ContextLogic (-16,4% à 20,05$) a connu une IPO moins flamboyante que celles d'Airbnb (+10,5%) et de DoorDash (-0,5%) la semaine dernière. La maison mère du site de vente en ligne Wish, introduite ce mercredi sous le code WISH sur le Nasdaq, a perdu du terrain pour son premier jour de cotation. Le prix de l'IPO ayant été fixé à 24$ pièce (en haut de la fourchette indicative), le groupe a tout de même pu lever 1,1 milliard de dollars lors de cette opération en cédant 46 millions d'actions.

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