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Clôture de Wall Street : les marchés reprennent leur souffle

| Boursier | 487 | Aucun vote sur cette news

Après deux séances de forte hausse, Wall Street a fini en ordre dispersé mardi, en l'absence de nouveaux catalyseurs. Un plongeon de l'action Walgreens a plombé le Dow Jones.

Clôture de Wall Street : les marchés reprennent leur souffle
Credits Reuters

Les marchés boursiers américains ont fini mardi en ordre dispersé, après avoir atteint la veille leurs plus hauts niveaux de 2019, dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, et alors que l'économie chinoise a donné des signes de rebond en mars. Les marchés de taux ont retrouvé leur calme après le plongeon de la semaine passée, qui avait entraîné une inversion de la courbe des taux et fait craindre une récession aux Etats-Unis. Du côté des entreprises, l'action du distributeur pharmaceutique Walgreens Boots Alliance a plongé mardi de 12,8%, le groupe ayant revu en nette baisse ses prévisions financières. Les incertitudes sur le Brexit ont occupé les esprits alors que Theresa May a demandé un nouveau "court" report de la date-butoir (actuellement fixée au 12 avril).

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,30% à 26.179 points, plombé par Walgreens, tandis que l'indice large S&P 500 a fini stable à 2.867 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a gagné 0,25% à 7.848 pts.

Après leurs récents gains à deux chiffres au premier trimestre, les indices sont de retour près de leurs records historiques inscrits en 2018. Le Dow Jones et le S&P 500 ne sont plus qu'à environ 2,5% de ce seuil, et le Nasdaq a encore 3,3% à parcourir.

Le retour au calme se confirme sur les marchés obligataires

Sur le marché des changes, le dollar pointait en légère hausse mardi, face à un panier de devises d e référence. L'indice du dollar gagnait 0,1% à 97,36 points, tandis que l'euro cédait 0,08% à 1,1204$ et que la livre sterling gagnait 0,20% à 1,3128$, dans l'espoir d'un accord entre Theresa May et le leader travailliste Jeremy Corbyn sur le Brexit.

Les marchés obligataires américains sont restés calmes, le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans s'étant stabilisé à 2,48% (-2 points de base), après être tombé jusqu'à 2,35% la semaine passée, au plus bas niveau depuis 2017. Le rendement du bon à 3 mois s'affichait mardi soir à 2,40% (+2 points de base), mais restait en dessous de l'échéance à 10 ans.

Le 22 mars, le taux à 10 ans était tombé sous le taux à 3 mois pendant 6 séances, provoquant un vent de panique sur les marchés. L'inversion de la courbe des taux est considérée comme un signe avant-coureur d'une récession, car ce phénomène a souvent précédé d'environ 15 mois les récessions aux Etats-Unis.

Optimisme prudent malgré la persistance des risques

Après un très bon 1er trimestre, le meilleur pour Wall Street depuis 10 ans, les investisseurs restent prudemment optimistes, grâce notamment à la volte-face de la Fed, qui se montre désormais prête à ne plus relever ses taux directeurs en 2019 en raison des incertitudes sur la croissance. Les marchés tablent même désormais sur une baisse des taux avant la fin de l'année. Selon l'outil Fedwatch du CME, la probabilité que la Fed baisse au moins une fois le taux des "fed funds" (actuellement fixé à 2,25%-2,50%) est de 61,4%. Cette probabilité était un peu plus élevée la semaine dernière, autour de 75%, sur fond d'inversion de la courbe des taux et de craintes de récession.

Toutefois, les facteurs de risques demeurent nombreux pour les marchés financiers, à commencer par celui d'un Brexit sans accord, auquel les marchés ne semblent toujours pas croire, même si cette hypothèse apparaît de plus en plus probable après le 12 avril... Même avant le Brexit, le ralentissement de l'économie européenne apparaît plus prononcé que prévu, une situation qui pourrait devenir problématique dans les prochains mois en cas de sortie chaotique du Royaume-Uni de l'UE.

Les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine forment une autre incertitude, même si les récentes déclarations de part et d'autres allaient dans le sens de l'optimisme. Le vice-Premier ministre chinois Liu He est à Washington cette semaine avec une délégation de haut niveau pour poursuivre les négociations.

Les résultats d'entreprises du T1 en ligne de mire

Enfin, les investisseurs commencent à s'intéresser aux résultats des entreprises au 1er trimestre, qui vont commencer à tomber à partir de la semaine prochaine, et qui sont attendus en baisse pour la première fois depuis 2016. L'ampleur de la baisse sera surveillée de près, ainsi que les prévisions des sociétés pour les prochains trimestres, qui donneront une idée de l'évolution de l'économie mondiale. Les résultats d'entreprises devraient ainsi prendre ces prochaines semaines une place prépondérante dans les préoccupations des investisseurs.

Dans sa dernière note hebdomadaire datée du 29 mars, le cabinet d'étude Factset (groupe Dow Jones), qui compile les prévisions des analystes financiers estimait le recul des bénéfices du S&P 500 à 3,9% par rapport au T1 2018, ce qui serait la première baisse trimestrielle des profits depuis le 2è trimestre 2016.

Commandes de bien durables mitigées, pétrole en hausse

Sur le plan macro-économique, les commandes de biens durables aux Etats-Unis, publiées ce mardi, ont reculé moins que prévu en février, de 1,6% sur un mois, contre un consensus de -1,8%, et après une hausse timide de 0,1% en janvier (chiffre révisé). La précédente évaluation pour janvier était de +0,4% sur un mois. Hors transport, les commandes du mois de février ont grappillé +0,1%, alors que les économistes anticipaient en moyenne une stabilité.

Les cours du pétrole ont poursuivi leur "rally" mardi, toujours soutenus par les réductions de production de l'Opep et de ses alliés. En outre, selon un sondage de l'agence 'Bloomberg', les stocks pétroliers américains auraient diminué de 900.000 barils la semaine dernière. Les chiffres des stocks seront publiés mercredi par le gouvernement.

Mardi soir, le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI a bondi de 1,61%, à 62,58$ le baril à la clôture du Nymex, tandis que le Brent d'échéance juin grimpait de 0,64% à 69,45$ le baril au moment de la clôture du Nymex.

VALEURS A SUIVRE

Walgreens Boots Alliance (-12,8%) a déçu avec ses comptes trimestriels publiés avant l'ouverture. GameStop (-2,6%) annonce les siens après la clôture. Lundi soir, Eastman Kodak (-4,1%) avait révélé ses derniers chiffres. Les ventes automobiles mensuelles aux Etats-Unis sont par ailleurs publiées aujourd'hui.

Walgreens Boots Alliance (-12,8%). La chaîne américaine de distribution pharmaceutique, qui avait bouté l'an dernier General Electric hors du Dow Jones, vient d'abaisser ses prévisions financières, en marge de ses publications trimestrielles. Le groupe va par ailleurs durcir ses plans de réduction des coûts de 500 millions de dollars, de moindres remboursements sur les traitements sur ordonnances et une baisse des prix des génériques ayant affecté ses marges.

Le groupe envisage désormais une stabilité de son bénéfice ajusté sur l'exercice 2019 (à change constant), alors qu'une croissance allant de 7 à 12% était précédemment anticipée. Sur le trimestre clos fin février 2019, le bénéfice net part du groupe a décliné de 14% à 1,16 milliard de dollars, 1,24$ par titre, contre 1,35 Md$ un an avant. Le bénéfice ajusté trimestriel par action du groupe de Deerfield s'est établi à 1,64$, alors que le consensus de place était bien plus élevé, à 1,72$. Le groupe avait annoncé en décembre un plan d'économies de 1 Md$, désormais porté à 1,5 Md$.

Dow Inc (+4,7%) fait pour sa part ses premiers pas... sur le Dow Jones ce jour. Ce changement avait été précisé fin mars par S&P Dow Jones Indices. Il résulte de la décision de DowDuPont de procéder à une scission en trois entités distinctes et cotées, à savoir Dow Inc, DuPont et Corteva Agriscience. Dow Inc se consacrera spécifiquement à la science des matériaux. La firme est la première des trois entités scindées à être cotée à Wall Street. Le dossier Dow Inc est par ailleurs intégré au sein de l'indice large américain, le S&P 500, dès ce 2 avril, remplaçant Brighthouse Financial.

Eastman Kodak (-4,1%), star déchue de la photographie, a annoncé pour l'exercice 2018 des revenus en déclin. Le groupe de Rochester, New York, a affiché au quatrième trimestre des ventes de 366 millions de dollars, en repli en glissement annuel avec l'activité 'Print Systems'. Le bénéfice net trimestriel est toutefois ressorti positif de 19 M$, contre une perte de 46 M$ l'an dernier, à la même époque. Sur l'exercice, les ventes ont totalisé 1,32 Md$, en baisse de 4,4%.

Apple (+1,4%) et plusieurs grandes marques de luxe ont baissé les prix de leurs produits en Chine, pour répercuter une réduction de la TVA dans le pays. Le changement est sensible pour les consommateurs : sur l'Apple Store en Chine, la baisse de prix sur certains modèles d'iPhone peut représenter jusqu'à 500 yuans (environ 66 euros). Le Premier ministre chinois Li Keqiang avait annoncé le 5 mars que la Chine baisserait de près de 2.000 milliards de yuans cette année ses taxes et commissions pour toutes les entreprises afin de relancer la croissance du pays.

Lyft (+0,12%) a pansé ses plaies après une chute de 11,8% lundi, qui a fait retomber le cours sous son prix d'introduction de vendredi, qui se situait à 72$, dans le haut d'une fourchette précédemment rehaussée. Seaport Global Securities a initié son conseil à la vente sur la valeur. Le groupe VTC vient de réaliser la plus grosse opération d'introduction en bourse dans le domaine 'technologique' à Wall Street depuis Alibaba (+0,48%) en 2014. Lyft a ainsi levé 2,34 milliards de dollars à l'occasion de cette introduction, cédant un total de 32,5 millions de titres.

Tesla (-1,1%) reste surveillé de près, avant la publication de son rapport commercial trimestriel. Pour le premier trimestre 2019, le groupe d'Elon Musk pourrait afficher des ventes en retrait significatif. Les marchés auront néanmoins sans doute plus tendance à se concentrer sur les perspectives de moyen terme du groupe.

Delta Air Lines (+6,1%) a rehaussé ses prévisions de résultats pour le premier trimestre. La compagnie américaine table désormais sur un bpa ajusté compris entre 0,85 et 0,95$ (contre 81 cents de consensus) avec une marge opérationnelle ajustée allant de 7 à 8% pour une croissance du chiffre d'affaires d'environ 7%. Les coûts unitaires, hors carburant, sont par ailleurs désormais attendus stables, ou en très légère hausse (+0,5%), contre une fourchette de 1 à 2% donnée auparavant. Le partenaire d'Air France-KLM annonce par ailleurs avoir transporté 17,6 millions de personnes en mars (+6,2%), un record. Le coefficient d'occupation s'est en revanche effrité de 0,2 points, à 82,7%.

Fiat Chrysler Automobiles (+1,2%) a annoncé un recul de 7% de ses ventes US de véhicules au mois de mars 2019. Le constructeur automobile dit toutefois anticiper une augmentation de la demande. Sur le seul mois de mars, les ventes unitaires se sont établies à 200.307, contre 216.063 un an auparavant. Les ventes de Jeep ont par exemple corrigé de 11% en glissement annuel, alors que celles de Chrysler ont chuté de 38%.

General Motors (+0,13%) a annoncé une baisse de 7% de ses ventes de nouveaux véhicules aux Etats-Unis pour le premier trimestre. GM a écoulé ainsi 665.840 unités sur la période, contre 715.794 un an auparavant. Les ventes des Chevrolet Silverado et Chevrolet Suburban ont également corrigé sur le trimestre, en comparaison de l'année antérieure.

Nio (+3,4%) a bondi, alors que le 'Tesla chinois', concepteur de voitures électriques récemment introduit sur la cote américaine, vient de dévoiler des chiffres largement supérieurs aux attentes pour son premier trimestre 2019. Les livraisons de son véhicule SUV électrique ES8 sont ressorties au nombre de 3.989 unités sur l'ensemble du trimestre, dont 1.805 en janvier, 811 en février et 1.373 au mois de mars 2019. Le groupe avait précédemment livré une 'guidance' de livraisons trimestrielles dans une fourchette allant de 3.500 à 3.800 unités. Le groupe fait donc largement mieux que prévu sur la période.

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