Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 595.67 PTS
+0.52 %
5 586.0
+0.51 %
SBF 120 PTS
4 425.04
+0.54 %
DAX PTS
13 320.20
+0.25 %
Dow Jones PTS
29 872.47
-0.58 %
12 152.22
+0. %
1.192
+0.08 %

Clôture de Wall Street : légère hausse, le plan de relance toujours en discussion

| Boursier | 468 | 5 par 1 internautes

La Bourse de New York a réduit ses gains mardi soir, pour finir en légère progression, toujours suspendue à l'espoir d'un accord bipartisan sur un nouveau plan de soutien budgétaire aux Etats-Unis.

Clôture de Wall Street : légère hausse, le plan de relance toujours en discussion
Credits Reuters

La Bourse de New York a réduit ses gains mardi soir, pour finir en légère progression, toujours suspendue à l'espoir d'un accord bipartisan sur un nouveau plan de soutien budgétaire aux Etats-Unis avant l'élection du 3 novembre. Les résultats d'entreprises ont continué de pleuvoir et s'avèrent en moyenne supérieurs aux attentes, notamment pour Procter & Gamble (+0,37%). IBM (-6,5%) en revanche a déçu par des comptes sans relief et une absence de perspectives de court terme. Alphabet, la maison mère de Google, a progressé de 1,3% malgré l'ouverture d'une enquête pour abus de position dominante à l'encontre le géant d'internet.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,4% à 28.308 points (après -1,4% lundi), tandis que l'indice large S&P 500 a repris 0,47% à 3.443 pts (-1,63% lundi), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a avancé de 0,33% à 11.516 pts (-1,65% lundi). Les trois indices avaient progressé de plus de 1% en séance, avant de réduire leurs gains dans la dernière heure de cotations...

Dix des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont progressé, à commencer par l'énergie (+1,1%), les financières (+0,8%), les services de communication (+0,8%) et l'immobilier (+0,7%). Les grands "technos" sont reparties de l'avant, dont Amazon (+0,3% après -2% lundi), Facebook (+2,3% après -1,7% lundi), Apple (+1,3% après -2,5% lundi) et Microsoft (+0,2% après -2,48% lundi).

Un plan de soutien encore possible avant l'élection du 3 novembre ?

Sur le front des négociations politiques en vue d'un nouveau plan de relance face à la crise du coronavirus, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affiché mardi son espoir de parvenir à un accord. Elle a estimé sur 'Bloomberg TV' que les points de vue se rapprochaient avec la Maison Blanche, ce qui a a été confirmé par Mark Meadows, le chef de cabinet de Donald Trump. Mme Pelosi avait fixé le week-end dernier une date-butoir à ce mardi soir, estimant qu'au-delà, le Congrès ne serait pas en mesure de voter le projet avant l'élection présidentielle du 3 novembre, dans deux semaines jour pour jour.

Les observateurs doutent encore de la possibilité de parvenir à un accord dans ce délai, mais les marchés estiment quel que que soit le calendrier, un nouveau plan de relance sera tôt ou tard adopté, compte-tenu du risque de rechute de la croissance économique dans un contexte de crise sanitaire encore très inquiétant.

Les Démocrates, majoritaires à la Chambre, ont proposé un plan de 2.200 milliards de dollars, tandis que la Maison Blanche serait prête à accepter une enveloppe de l'ordre de 1.800 Mds$. Même si un accord était conclu, le sort du plan est encore incertain au Sénat, où les Républicains sont majoritaires et ont refusé jusqu'ici un "package" de grande ampleur, se contentant de proposer un plan minimaliste de 500 Mds$.

Toutefois, mardi soir, le président du Sénat, le Républicain Mitch McConnell, a indiqué qu'en cas d'accord entre la Maison Blanche et les Démocrates, il accepterait de soumettre le texte à un vote du Sénat. Il n'a cependant pas précisé à quelle date, ni donné de consigne de vote aux sénateurs, qui sont divisés sur la question. Selon le 'New York Times', McConnell aurait même appelé à voter contre le texte.

Charles Evans (Fed) appelle la classe politique à agir

Les hésitations de la classe politique sont régulièrement critiquées par les responsables de la Réserve fédérale américaine, qui a mis en place depuis mars des mesures de soutien d'une ampleur sans précédent. Mardi, le président de la Fed de Chicago, Charles Evans a estimé que les politiques budgétaires et sanitaires étaient actuellement plus importantes que davantage d'actions de la part de la banque centrale.

La crise actuelle "est un choc de santé et de sécurité. C'est une question de confiance des consommateurs et des entreprises dans leur capacité à continuer à sortir pour faire leur travail", a déclaré M. Evans. "Nous avons vraiment besoin que les autorités budgétaires et sanitaires soutiennent et améliorent l'environnement économique", a ajouté le responsable de la Fed à l'occasion d'une réunion organisée par le Club Economique de Detroit.

La Fed, qui achète actuellement 120 milliards de dollars par mois d'actifs, pourrait à terme décider d'augmenter le montant de ses achats, mais "des actions supplémentaires du gouvernement sont plus importantes", a-t-il estimé.

Après l'Europe, le coronavirus accélère aux Etats-Unis

Sur le plan sanitaire, la pandémie de coronavirus continue de progresser, menaçant de peser sur la reprise économique, notamment en Europe où les mesures de restrictions se multiplient pour tenter de juguler la propagation du virus. L'Irlande et le Pays de Galles ont annoncé des confinements de leurs populations, et la France a adopté la semaine dernière un couvre-feu dans 9 métropoles dont Paris et sa région pour au moins 4 semaines.

Aux Etats-Unis, le nombre de cas de coronavirus s'est envolé depuis le début septembre, passant d'une moyenne de 34.000 cas quotidiens à plus de 58.000 sur les 8 derniers jours, selon les statistiques du "Covid Tracking Project", citées par la chaîne 'CNN'. Dans 14 Etats des 50 Etats américains, le nombre d'hospitalisations a atteint des niveaux record depuis le début de la pandémie, notamment dans le Midwest, les grandes plaines et certains Etats de l'Ouest.

Selon l'Université Johns Hopkins, plus de 40 millions de cas confirmés du nouveau coronavirus ont désormais été recensés à l'échelle mondiale depuis son émergence, dont 8,16 millions aux Etats-Unis, où le cap des 220.000 morts a désormais été dépassé.

Pétrole et or progressent, le dollar flanche

Sur le plan macro-économique, les mises en chantier de logements ont dépassé les attentes aux Etats-Unis en septembre 2020, à 1,415 million, contre 1,463 million de consensus et après 1,388 million en août. Les permis de construire sont eux aussi ressortis supérieurs au consensus, à 1,553 million, contre 1,52 million de consensus de marché et après 1,476 million en août.

Le pétrole a rebondi mardi, au lendemain d'une réunion de l'Opep+ qui s'est contentée de confirmer le maintien de l'accord de maîtrise de la production de pétrole. Le contrat de novembre sur le baril de brut léger américain (WTI), qui est arrivé à expiration ce mardi, a progressé de 1,5% à 41,46$ sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en décembre a repris 1,27% à 43,16$.

L'or a poursuivi son chemin haussier, gagnant 0,20% à 1.915,40$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Le métal jaune gagne près de 26% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques liées à la crise sanitaire et des vastes plans de relance monétaire et budgétaire, qui font anticiper un retour de l'inflation à moyen terme. L'or profite aussi depuis deux jours d'un accès de faiblesse du dollar, qui rend les achats de matières premières moins onéreux pour les acheteurs internationaux.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) a reculé mardi de 0,36% à 93,09 points, tandis que l'euro a avancé de 0,5% à 1,1825$. Sur le marché obligataire américain, le rendement de l'obligation d'Etat (T-Bond) à 10 ans a repris mardi 2 points de base à 0,79%.

VALEURS A SUIVRE

Netflix (-1%), le géant du streaming, grand bénéficiaire des confinements et mesures de restriction, sera en vedette après la clôture ce soir à Wall Street. Le groupe publie en effet ses trimestriels. Le consensus de bénéfice par action est de 2,12$ sur la période (+45%). Le titre a toutefois déjà doublé cette année. Le consensus concernant les conquêtes d'abonnés est de +2,5 millions sur le trimestre, ce qui constituerait une performance compte tenu de la montée en puissance de la concurrence.

Intel (-2,1%) va céder sa division dédiée aux puces mémoire NAND au groupe sud-coréen SK Hynix pour neuf milliards de dollars en cash. SK Hynix deviendra ainsi le numéro deux mondial du secteur - derrière Samsung Electronics -, avec cette transaction constituant sa plus importante acquisition historique. L'opération traduit la volonté d'Intel de se délester d'actifs non-stratégiques pour se concentrer, sur ce segment, sur ses puces mémoire Optane. L'Américain va donc vendre à SK Hynix, qui fait partie du conglomérat SK Group, ses activités de puces NAND, y compris dans les domaines des disques durs, des composants et des plaquettes, ainsi que son usine à Dalian, en Chine. Intel conserve la technologie plus avancée de mémoires Optane, développée avec Micron. La division d'Intel regroupant activités NAND et Optane avait essuyé une quatrième perte annuelle consécutive en 2019, mais est parvenue à la rentabilité sur le premier semestre.

IBM (-6,5% !) a annoncé des résultats 'en ligne'. Le groupe, qui a annoncé au début du mois son intention de se scinder en deux entités, a publié un bénéfice net de 2,3 milliards de dollars au 3e trimestre (en baisse de 3,7% sur un an), correspondant à un bénéfice ajusté de 2,58$ par action, contre 2,68$ un an plus tôt. Les ventes ont reculé de 2,5% pour revenir à 17,6 Mds$ contre 18,03 Mds$ un an plus tôt, poursuivant un long déclin, qui a vu les ventes reculer pendant 29 des 33 derniers trimestres. Ces chiffres correspondent à ceux déjà dévoilés le 8 octobre dernier par le groupe (2,58$ de bpa pour 17,6 Mds$), qui a fait part à cette occasion de son intention de se scinder, afin de se concentrer sur les services cloud.

Les investisseurs ont toutefois été déçus lundi par l'absence de prévisions de la direction, en raison de la pandémie de Covid-19, ainsi que par le manque de précisions sur la future scission. IBM a indiqué son intention de se délester de sa branche services gérés d'infrastructure pour se concentrer davantage sur le cloud hybride et l'intelligence artificielle. La scission devrait être finalisée d'ici à la fin 2021.

Pioneer Natural Resources (-4%) serait en pourparlers pour reprendre Parsley Energy (+5%), un important producteur indépendant de pétrole dans le Bassin permien. Selon le 'Wall Street Journal' et 'Bloomberg', les deux acteurs pourraient officialiser un accord 100% en actions d'ici la fin du mois. L'acquisition augmenterait la production de Pioneer dans la zone de plus de 40% pour atteindre environ 558.000 barils d'équivalent pétrole par jour.

Procter & Gamble (+0,37%), géant américain des produits de consommation, a dépassé les attentes de profits sur le premier trimestre fiscal et rehaussé ses estimations de ventes pour l'exercice 2021. Sur le trimestre clos en septembre, le bénéfice ajusté est ressorti à 1,63$, en vive croissance de 19% en glissement annuel, contre 1,42$ de consensus de marché. Les revenus se sont appréciés de 8,4% à 19,3 milliards de dollars, tandis que le consensus se situait à 18,3 milliards. Sur l'exercice, le groupe envisage désormais une croissance organique de 4 à 5%. P&G veut restituer 15 à 17 milliards de dollars à ses actionnaires sous forme de dividendes ou rachats de titres. Le bénéfice ajusté de l'exercice est attendu en hausse de 5 à 8%.

Le laboratoire Moderna (+0,5%) a fait savoir qu'il espérait obtenir en décembre une autorisation des autorités sanitaires pour une mise sur le marché en urgence de son candidat vaccin, actuellement en phase 3 de son essai clinique. Le directeur général de Moderna, Stéphane Bancel, se montre lui aussi confiant et juge que le gouvernement fédéral pourrait autoriser une utilisation d'urgence du vaccin expérimental de son groupe en décembre, sous réserve de résultats intermédiaires positifs en novembre d'une large étude clinique. Pfizer (-0,8%), qui poursuit lui aussi la phase 3 de son essai sur un vaccin, avait de son côté évoqué en fin de semaine dernière la possibilité d'un feu vert de la FDA en novembre.

Travelers (+5,6%) a annoncé pour son troisième trimestre 2020 un bénéfice net dilué par action de 3,23$ et un bpa ajusté de 3,12$, en vive croissance en glissement annuel. Le bénéfice net consolidé est ressorti à 827 millions de dollars et le profit ajusté à 798 millions. Le ratio combiné consolidé a progressé de 6,6 points à 94,9%. Le ratio combiné sous-jacent a augmenté de 2,6 points à 91,5%. Les primes nettes, de 7,77 milliards, ont grimpé de 3% en glissement annuel.

Philip Morris International (-5,7%) a dévoilé des profits et revenus supérieurs aux attentes pour son troisième trimestre. Le fabricant de cigarettes a réalisé sur le trimestre clos un bénéfice net de 2,31 milliards de dollars soit 1,48$ par titre, contre 1,9 milliard de dollars et 1,22$ par titre un an avant. Le bpa ajusté a représenté 1,42$, contre 1,43$ un an plus tôt et 1,36$ de consensus FactSet. Les revenus ont décliné de 2,6% à 7,45 milliards, contre 7,28 milliards de consensus. Le groupe rehausse sa guidance annuelle de bpa ajusté entre 5,05 et 5,10$.

Lockheed Martin (-3%), colosse américain de la défense, a lui aussi battu le consensus au troisième trimestre et dopé ses prévisions 2020. Le groupe envisage désormais un bénéfice par action annuel de 24,45$ environ. Sur le trimestre clos en septembre, le bénéfice par action a augmenté de 10% à 6,25$, contre 6,10$ de consensus. Les revenus consolidés se sont améliorés de près de 9% à 16,5 milliards de dollars, contre 16,2 milliards de consensus. Le groupe table sur des ventes annuelles de 67 milliards de dollars, en hausse de 3%.

ManpowerGroup (-2,4%) a annoncé pour le troisième trimestre un déclin de 13% de ses revenus (-14,5% à changes constants). Le bénéfice net a représenté 18 cents par titre, contre 2,42$ sur la période comparable de l'an dernier. Le profit net s'est établi à 10 millions de dollars, contre 146 millions un an avant. Les revenus ont été de 4,6 milliards de dollars, en retrait de 13% en glissement annuel.

Goldman Sachs (+1,1%) gagne du terrain. Bloomberg indique que la banque d'affaires new-yorkaise aurait conclu un accord avec le Département américain de Justice et aurait accepté de débourser 2 milliards de dollars pour mettre un terme au scandale malaisien 1MDB.

Microsoft (+0,2%) se serait allié avec SpaceX, firme d'Elon Musk, dans le cloud computing pour les clients 'spatiaux'. C'est du moins ce que croit savoir le Wall Street Journal.

Alphabet (+1,3%) a progressé, malgré la confirmation d'une procédure antitrust ouverte par le département américain de Justice (DoJ) contre le moteur de recherche Google, accusé d'abus de position dominante. Selon le DoJ, onze Etats américains ont rejoint cette procédure. Le département de Justice et la FTC (Federal Trade Commission) avaient ouvert l'année dernière des enquêtes visant Google et d'autres géants américains du numérique, craignant d'éventuelles pratiques faisant entrave à la concurrence.

General Motors (+6,7%), géant automobile de Detroit, a annoncé qu'il prévoyait un investissement américain majeur en production. Il pourrait bien s'agir d'une expansion de la production de véhicules électriques sur le site de Spring Hill, dans le Tennessee, ainsi que dans d'autres usines.

Texas Instruments, Teradyne, Paccar et Snap Inc, publient ce jour leurs trimestriels.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Suivez la tendance avec
Nicolas PAGNIEZ,

du lundi au vendredi à 9h55, 12h30, 14h55 et 18h30 sur

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/11/2020

En l'absence d'ordonnance prise par le gouvernement sur la base de la loi 2020-1379 du 14 novembre 2020 sur l'état d'urgence sanitaire dans le...

Publié le 27/11/2020

Focus Home Interactive grimpe de 0,9% à 43,7 euros à la mi-journée...

Publié le 27/11/2020

Focus sur le segment professionnel...

Publié le 27/11/2020

Le secteur bancaire est bien orienté à la Bourse de Paris, plusieurs membres de la BCE ayant ouvert la porte à une reprise du versement des dividendes. Dans quelle mesure pourront elles le faire et…

Publié le 27/11/2020

Europcar Mobility Group, qui avait finalement terminé en hausse de 2% hier à la suite de l'annonce d'un accord de principe avec un groupe de...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne