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Clôture de Wall Street : léger repli, l'inflation continue d'inquiéter

| Boursier | 274 | Aucun vote sur cette news

Wall Street est resté partagé jeudi entre les bonnes nouvelles économiques et la crainte d'une réduction du soutien de la Réserve fédérale.

Clôture de Wall Street : léger repli, l'inflation continue d'inquiéter
Credits Reuters

Après un début de séance dans le rouge vif, Wall Street a réduit ses pertes jeudi en clôture, grâce à l'annonce d'une forte activité dans les services aux Etats-Unis et à de bonnes nouvelles sur l'emploi US, en attendant les données complètes de mai, attendues vendredi. Les investisseurs restent cependant prudents, dans la crainte d'un dérapage de l'inflation. Le pétrole WTI a marqué le pas, mais reste proche de ses plus hauts depuis octobre 2018, tandis que le dollar et les taux ont progressé dans l'anticipation d'une réduction du soutien de la Fed à l'économie d'ici à la fin de l'année.

Après un recul d'environ 0,8% en début de séance, l'indice Dow Jones a cédé en clôture 0,07% à 34.577 points, mettant fin à une série de 5 hausses consécutives. L'indice large S&P 500 a fléchi de 0,36% à à 4.192 pts, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a lâché 1,03% à 13.614 pts, après un recul de 1,5% au plus bas de la séance.

Du coté des valeurs, l'absence de catalyseur général a laissé la voie ouverte à la poursuite de la folle spéculation sur les actions prisées des petits porteurs actifs sur les réseaux sociaux. La chaîne de cinémas AMC Entertainment, qui avait presque doublé mercredi (+95%!), a chuté de 35% avant de repartir en hausse de 9% et de finir en perte de 17,9% ! La société a réalisé jeudi une nouvelle augmentation de capital éclair, de près de 590 millions de dollars, tout en mettant en garde les investisseurs contre les risques encourus de perte totale ou partielle de leur mise... D'autres "meme stocks" comme Blackberry (+4,1%), GameStop (-8,5%) ou Bed Bath & Beyond (-27,8%) ont aussi été très agitées jeudi, malgré l'absence d'éléments nouveaux sur leur situation fondamentale.

Biden prêt à renoncer à taxer les entreprises à 28% ?

Les marchés ont réduit leurs pertes après des informations de presse selon lesquelles le président américain Joe Biden serait prêt à renoncer à la hausse de l'impôt sur les sociétés à 28% pour financer son plan d'infrastructures. Ce projet serait remplacé par une taxation minimale de 15% sur les bénéfices, selon des sources proches des négociations tenues entre Joe Biden et les leaders républicains du Congrès.

En échange, les élus républicains seraient prêts à voter en faveur d'une enveloppe d'au moins 1.000 Mds$ pour rénover les infrastructures américaines. Joe Biden n'aurait cependant pas renoncé à obtenir 1.700 Mds$ pour ce plan, qui était initialement prévu à 2.250 Mds$.

Il s'agirait d'une concession majeure de la part du président démocrate, qui prévoit par ailleurs de relever la taxation des ménages américains les plus riches, ayant des revenus supérieurs à 400.000$ par an.

L'emploi privé repart en mai aux Etats-Unis, grâce aux services

Au lendemain de la publication du Livre Beige de la Fed, qui a fait état d'une croissance modérée, ayant accéléré en avril-mai aux Etats-Unis, et accompagnée de tensions sur les prix, les dernières statistiques publiées jeudi ont confirmé la bonne santé de l'économie américaine.

Sur le front de l'emploi, le rapport d'ADP a fait état de près d'un million (978.000) de créations de postes dans le secteur privé en mai, contre 650.000 de consensus de place et après 654.000 en avril. Le chiffre d'avril a en outre été révisé en hausse par apport aux 742.000 initialement publiés. L'essentiel des emplois créés l'ont été dans les services, notamment les loisirs et l'hôtellerie, qui ont pu rouvrir grâce à la vaccination qui a fait refluer la pandémie de coronavirus outre-Atlantique.

Rappelons que le rapport gouvernemental complet sur l'emploi US en mai sera communiqué demain vendredi à 14h30. Le consensus table sur 645.000 créations de postes et un taux de chômage de 5,9% (contre 6% en avril) après la grosse déception d'avril, lorsque seulement 266.000 postes avaient été créés.

Les chiffres hebdomadaires de l'emploi sont aussi ressortis meilleurs que prévu, avec 385.000 inscriptions au chômage pour la semaine close au 29 mai (-20.000 sur un semaine). Il s'agit de la 5e semaine consécutive de baisse et de la première fois depuis le début de la crise du Covid que le chiffre retombe sous 400.000. La moyenne à quatre semaines s'établit désormais à 428.000, en baisse de 30.500, et au plus bas depuis le 14 mars 2020.

Par ailleurs, l'étude mensuelle Challenger a fait état de 24.586 licenciements en mai contre 22.913 en avril, mais en baisse de 94% par rapport à mai 2020.

Solides indicateurs d'activité en mai aux Etats-Unis

Enfin, la productivité non-agricole définitive est ressortie à 5,4% au 1er trimestre 2021, contre un consensus de 5,5% et après 5,4% en première lecture. A noter que les coûts unitaires du travail (élément important pour l'inflation) ont grimpé de 1,7%, contre -0,3% attendu et -0,3% aussi en première lecture.

Comme dans le secteur manufacturier (chiffres publiés lundi), l'activité économique est ressortie particulièrement solide dans les services aux Etats-Unis en mai. L'indice PMI final des services est monté à 70,4 contre un consensus de place de 70,1, une lecture préliminaire de 70,1 et un niveau de 64,7 en avril. L'indicateur PMI composite final américain est ainsi monté à 68,7, contre 68,1 de consensus, signalant une très forte expansion de l'économie américaine en mai.

L'autre indice d'activité, l'ISM des services, a lui aussi grimpé à 64 en mai, contre 63,1 de consensus et 62,7 en avril.

Plusieurs membres de la Fed devaient encore prendre la parole ce jeudi, au lendemain d'un Livre Beige de la Fed (résumé des conditions régionales) montrant une accélération de la croissance sur les dernières semaines. La prochaine réunion monétaire de la Fed est attendue les 15 et 16 juin.

Trois membres de la Fed en faveur d'une discussion sur le "tapering"

Cette réunion devrait être l'occasion pour les membres du comité monétaire d'aborder un peu plus concrètement la question d'une diminution progressive des rachats d'actifs (tapering), face au risque de surchauffe ou d'inflation. Deux membres de la Fed, Patrick Harker et Robert Kaplan, préconisent ouvertement une réflexion sur le "tapering" du programme d'achat, qui porte actuellement sur 120 milliards de dollars chaque mois afin de soutenir la reprise face à la crise du coronavirus.

John Williams, le patron de la Fed de New York, a pour sa part déclaré jeudi que "ce n'est pas le moment" de ralentir les achats d'actifs, estimant que la Fed est "encore très loin" d'atteindre les objectifs qui lui feraient entamer un "tapering".

Dans une interview à 'Yahoo Finance', M. Williams a cependant dit, comme Harker et Kaplan, qu'il était ouvert à l'idée d'entamer une discussion au sujet de la future réduction des achats. Commentant la situation économique aux Etats-Unis, il a jugé que "le tableau est globalement très positif", et estimé que l'essentiel de l'inflation actuelle était lié aux effets de base par rapport au printemps 2020, où les prix étaient déprimés par la pandémie de Covid.

Le pétrole fait une pause, au plus haut depuis au moins deux ans

Les cours du pétrole ont marqué le pas jeudi, malgré l'annonce d'une baisse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Le brut léger américain WTI a fini presque stable (-0,03%) à 68,81$ le baril pour le contrat à terme d'août sur le Nymex, près de ses plus hauts depuis octobre 2018. Le Brent a lâché 0,06% à 71,31$ (contrat d'août), non loin de son plus haut depuis deux ans.

Pour la semaine close le 28 mai, les stocks de brut aux Etats-Unis ont reculé de 5,1 millions de barils à 479,3 mb, contre une baisse de 2,5 mbj attendue par le consensus. Les réserves d'essence ont en revanche progressé de 1,5 mb (contre un repli de 1,5 mb anticipé par le marché), alors que les stocks de produits distillés ont grimpé de 3,7 mbj par rapport à la précédente semaine, contre une baisse de 1,7 mb attendue.

L'or, qui évoluait mercredi soir au plus haut depuis début janvier, a rechuté jeudi de 1,9% à 1.873,30$ l'once sur le Comex (contrat d'août). L'indice du dollar rebondissait jeudi soir de 0,65% à 90,49 points face à un panier de devises de référence, après la publication des indicateurs américains d'activité et d'emploi. L'euro rendait 0,66% à 1,2130$. Le rendement de l'emprunt d'Etat US à 10 ans (T-Bond) est remonté de 4 points de base à 1,63%. Du côté des cryptomonnaies, le Bitcoin gagnait en fin de soirée 2,2%, autour de 38.561$.

VALEURS A SUIVRE

Dans l'actualité des entreprises ce jeudi à Wall Street, Lululemon Athletica, Broadcom, Ciena, Hovnanian, Express Inc et Slack Technologies, annoncent notamment leurs derniers comptes.

J.M. Smucker (+1,4%), le groupe alimentaire américain, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal, clos fin avril 2021, un bénéfice net de 147 millions de dollars soit 1,35$ par titre, contre 226 millions de dollars et 1,98$ par action sur la période correspondante de l'an dernier. Le groupe connu notamment pour sa marque Folgers a réalisé un bpa ajusté trimestriel de 1,89$, contre un consensus FactSet logé à 1,67$. Les revenus trimestriels se sont tassés de 8% en glissement annuel pour ressortir à 1,92 milliard de dollars, contre 2,09 milliards un an avant et 1,878 milliard de consensus mesuré par FactSet. Sur l'année, les ventes ont représenté 8 milliards de dollars, en augmentation de 3%, pour un bpa dilué ajusté de 9,12$ en croissance de 4%. Pour l'exercice 2022, le groupe anticipe un recul de 2% à 3% de l'activité, ainsi qu'un bpa ajusté allant de 8,7 à 9,1$ et qu'un free cash flow de 900 millions de dollars.

NetApp (+2,1%), le concepteur américain de solutions de stockage informatique, a annoncé pour son quatrième trimestre des revenus en croissance de 11% à 1,56 milliard de dollars et des facturations en hausse de 12% à 1,74 milliard. Le groupe a généré 559 millions de dollars de cash opérationnel sur le trimestre et 521 millions de dollars de free cash flow, un record historique. Le bénéfice net GAAP trimestriel a représenté 334 millions de dollars, contre 196 millions un an avant. Le bénéfice non-GAAP a été de 268 millions de dollars, contre 265 millions un an plus tôt. Le bpa GAAP a atteint 1,46$ et le bpa ajusté 1,17$. Le consensus de place sur la période était de 1,12$ de bpa ajusté et 1,5 milliard de recettes. Le groupe a par ailleurs relevé son dividende et dopé ses rachats d'actions.

AMC Entertainment (-17,9%, après -35% et +9% en séance!) a fait du yo-yo, après avoir flambé la veille de 95%. Le titre, qui ne valait de 2$ début janvier a été multiplié par environ 5 depuis le 21 mai, soutenu par les petits porteurs actifs sur le réseau social Reddit. AMC a annoncé jeudi une nouvelle émission de 11,55 millions de titres, qui lui a permis de lever près de 590 millions de dollars. Dans son prospectus, le premier exploitant américain de cinémas a toutefois prévenu les investisseurs que la récente volatilité de son cours de Bourse reflétait des "dynamiques du marché et de trading, sans rapport avec l'activité réelle ou les fondamentaux économiques et industriels du groupe". "Nous ne savons pas combien de temps ces dynamiques dureront", a avoué AMC. Dans ces conditions, AMC met en garde contre un investissement dans ses titres Class A, à moins d'être préparé au risque de perdre tout ou partie de son investissement.

Tesla Motors (-5,3%) a reculé, toujours plombé par des rumeurs de pertes de parts de marché dans les véhicules électriques en avril. Le groupe a aussi annoncé deux rappels de véhicules aux Etats-Unis concernant les ceintures de sécurité. L'un porte sur 5.530 voitures Model 3 et Model Y. L'autre couvre 2.166 Model Y supplémentaires. Tesla a indiqué à la National Highway Traffic Safety Administration US qu'il n'avait toutefois pas connaissance d'accidents ou de blessures liés à ces rappels.

Delta Air Lines (-3,4%) prévoit de réaliser un chiffre d'affaires total ajusté de 6 milliards à 6,2 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit en baisse d'environ 50% à 52% par rapport à la même période de 2019. La compagnie aérienne prévoyait jusqu'ici un recul de ses revenus sur la période de 50 à 55%. La société prévoit en outre de renouer avec le niveau de revenus de 2019 au plus tard en 2023 grâce à une structure de coûts plus efficace. Elle estime que son trafic domestique aura récupéré à plus de 100% sur le trimestre contre 60% sur les trois mois clos fin mars.

Le partenaire d'Air France KLM table par ailleurs sur un résultat avant impôt positif au second semestre 2021 après une perte de 1 à 1,2 milliard de dollars au deuxième trimestre.

PVH (+1%) a profité de sa dernière guidance financière. Ainsi, le propriétaire de Calvin Klein et Tommy Hilfiger a rehaussé ses estimations de croissance pour l'exercice, en marge de la publication de résultats du premier trimestre meilleurs que prévu. Les revenus du premier trimestre ont totalisé 2,08 milliards de dollars contre 1,93 milliard de consensus. Ils se sont envolés de 55% en comparaison de l'an dernier. Le bénéfice trimestriel ajusté par action a été de 1,92$, deux fois plus élevé que prévu, contre une perte de 3,03$ par titre un an avant.

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