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Clôture de Wall Street : le Plan Biden promulgué, salué par des records !

| Boursier | 337 | Aucun vote sur cette news

Les actions américaines ont signé une séance optimiste jeudi, l'indice Dow Jones et le S&P 500 s'offrant même de nouveaux records en clôture, tandis que le Nasdaq a nettement rebondi.

Clôture de Wall Street : le Plan Biden promulgué, salué par des records !
Credits Reuters

L'optimisme a dominé à Wall Street jeudi, les indices Dow Jones et S&P 500 s'offrant même de nouveaux records en clôture, tandis que le Nasdaq a nettement rebondi. Les investisseurs ont salué la promulgation jeudi soir par Joe Biden de son plan de relance de 1.900 milliards de dollars pour sortir les Etats-Unis de la crise du Covid-19. Le pétrole a repris son ascension, l'Opep ayant revu en hausse sa prévision de demande de brut en 2021. Les rendements obligataires, calmes en début de séance, sont repartis à la hausse en soirée.

A la clôture, le Dow Jones a gagné 0,58% à 32.485 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 1,04% à 3.939 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a bondi de 2,52% à 13.398 pts.

Le Nasdaq a désormais repris plus de 6% en trois séances, après être tombé lundi au plus bas depuis la mi-décembre 2020, subissant une correction de 10,5% par rapport à son dernier record du 12 février à 14.095 pts.

Jeudi, 8 des 11 grands indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse. Les financières ont cédé 0,34%, marquant le pas depuis que les taux d'intérêts se sont détendus. A la hausse, figurent notamment les technologiques (+2,1% après leur récente correction), suivies des services de communication (+1,7%), de l'immobilier (+1,5%) et des biens de consommation discrétionnaires (+1,5%).

Amélioration de l'emploi US en début d'année

Les marchés ont salué la promulgation, jeudi soir par Joe Biden, de son plan de relance de 1.900 milliards de dollars, qui va doper la croissance aux Etats-Unis, ainsi que la poursuite de l'amélioration de la situation sanitaire aux Etats-Unis, qui contraste avec les inquiétudes dans d'autres régions du monde (Brésil, Europe). Ils ont aussi apprécié les derniers chiffres de l'emploi hebdomadaire, qui montrent une amélioration du marché.

Ainsi, d'après le Département américain au Travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage pour la semaine close au 6 mars sont ressorties au nombre de 712.000, contre 725.000 de consensus de place et 754.000 pour la lecture révisée de la semaine antérieure. La précédente lecture de la semaine antérieure se situait à 745.000.

Par ailleurs, selon le rapport JOLTS du Département au Travail publié ce jeudi, les ouvertures de postes aux Etats-Unis en janvier sont ressorties à 6,917 millions, nettement supérieures à un consensus positionné quant à lui à 6,585 millions. Un mois plus tôt, ces ouvertures de postes étaient de 6,752 millions (lecture révisée en hausse ce jour).

Joe Biden a promulgué l'"American Rescue Plan"

Le plan Biden, baptisé "American Rescue Plan" a donc été approuvé mercredi par la Chambre des représentants, après avoir été voté samedi par le Sénat, puis il a été signé dès jeudi soir par Joe Biden. Le texte entre donc officiellement en vigueur, comme prévu, avant le 14 mars, date-butoir à laquelle les indemnités de chômage prévues par les plans précédents prendront fin.

"Cette loi historique sert à reconstruire la colonne vertébrale de ce pays", a déclaré le locataire démocrate de la Maison blanche avant de signer le texte.

Le cumul des plans de relance adoptés par les Etats-Unis depuis le début de la crise du Covid-19 en mars 2020 atteint désormais les 5.000 milliards de dollars, soit environ 24% du PIB de la première puissance économique mondiale. Cette relance financée par la dette fait craindre à certains économistes un risque de surchauffe et de flambée inflationniste à l'avenir, une hypothèse que ne partage toutefois pas la secrétaire au Trésor Janet Yellen, ni le président de la Fed, Jerome Powell.

Des chèques de 1.400$ pour des millions d'Américains

Le plan Biden prévoit notamment le versement d'une aide directe de 1.400$ pour une majorité d'Américains, des allocations chômage, des avantages fiscaux liés aux enfants, ainsi que 350 milliards de dollars d'aide aux Etats et aux collectivités locales. Il comprend aussi des milliards de dollars pour lutter contre la pandémie, dont 49 Mds$ pour le dépistage et la recherche et 14 Mds$ pour la distribution du vaccin.

D'après la Maison Blanche, cette législation "historique" créera plus de 7 millions de nouveaux emplois cette année et rendra les soins de santé plus abordables tout en sauvant des vies grâce aux aides pour la vaccination généralisée. Elle affirme également qu'elle réduira de moitié la pauvreté des enfants.

Une fois ce plan adopté, Joe Biden a prévu de mettre en chantier un autre projet législatif majeur, concernant l'amélioration des infrastructures américaines, notamment le transport ferroviaire et les infrastructures liées aux énergies nouvelles.

Les taux souverains US à nouveau en hausse jeudi soir

La crainte d'un retour de l'inflation semble pour le moment s'éloigner, comme en témoigne le retour au calme sur les marchés des obligations souveraines. Après avoir atteint 1,6% lundi, le taux américain (T-Bond) à 10 ans est revenu à 1,52% jeudi, mais il est remonté à 1,54% en fin de soirée (+2 points de base). Fin 2020, ce taux pointait à seulement 0,9%. Le rendement du T-Bond à 30 ans s'est tendu plus nettement jeudi soir, gagnant 6 points de base à 2,30%, proche de son plus haut niveau depuis 15 mois.

En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a fini jeudi à -0,34% (-2 pdb), contre -0,57% fin 2020, après les annonces de la Banque centrale européenne. La BCE a laissé ses taux inchangés et a satisfait les marchés en annonçant l'accélération, au cours du second trimestre, des achats de titres sur les marchés afin de freiner la remontée des coûts de financement dans la zone euro.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) est retombé de 0,45% à 91,41 points, tandis que l'euro gagnait en soirée 0,49% à 1,1984$.

L'Opep plus optimiste pour la demande pétrolière

Les cours du pétrole ont repris leur ascension avec l'adoption du Plan Biden. Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI a gagné jeudi 2,5% à 66,02$, tandis que le Brent d'échéance mai a avancé de 2,6% à 69,63$. Lundi matin, le Brent avait franchi le seuil des 70$ le baril, portant son avancée à plus de 30% depuis début 2021 dans l'espoir d'une reprise économique mondiale et d'un reflux de la pandémie de Covid-19.

A noter que les cours de l'essence ont bondi de 2,5% à 2,138$ le gallon (contrat à terme d'avril), un niveau sans précédent depuis plus de 2 ans et demi, en août 2018, ce qui pourrait peser à terme sur la consommation des Américains, très sensibles au prix des carburants.

Les cours ont aussi été soutenus jeudi par le dernier rapport mensuel de l'Opep, qui a revu à la hausse sa prévision de demande mondiale de brut. Le cartel s'attend désormais à une hausse de la demande de 5,89 millions de barils par jour, contre +5,79 mbj attendus le mois dernier. La demande globale remonterait donc cette année à 96,27 mbj.

VALEURS A SUIVRE

General Electric a plongé de 7,4% après avoir déjà perdu 5% la veille. Le groupe a confirmé mercredi le rapprochement programmé de sa filiale de location d'avions GECAS avec l'Irlandais AerCap Holdings. Cette transaction lui rapportera plus de 30 milliards de dollars, qui serviront au désendettement du conglomérat. Toutefois, les analystes n'ont pas été convaincus par les nouvelles perspectives financières apportées par la direction lors d'une conférence téléphonique mercredi soir. Plusieurs brokers ont estimé que le cours de GE, qui a nettement rebondi ces derniers mois, est désormais fortement valorisé.

Oracle (-6,5%) a publié des revenus et un bénéfice ajusté trimestriel supérieurs aux attentes. Les recettes trimestrielles ont été de 10,1 milliards de dollars et le bpa ajusté a représenté 1,16$, contre 10,07 milliard de dollars et 1,11$ de consensus. Ces comptes sont jugés mitigés par les spécialistes, certains évoquant un rythme décevant de croissance. Le groupe fournit par ailleurs une guidance prudente pour le trimestre entamé. Ainsi, sur le trimestre clos en mai, Oracle anticipe un bénéfice ajusté par action allant de 1,28 à 1,32$, contre 1,28$ de consensus. Les revenus sont attendus en augmentation de 5% à 7% en dollars, mais la progression ne serait que de 1 à 3% hors fluctuations de changes. Pour le trimestre clos fin février, les revenus du groupe software de Redwood Shores ont surtout déçu dans les services cloud et les licences de support, en hausse de 5% à 7,25 milliards.

Oracle a également annoncé hier soir l'approbation par son conseil d'administration d'une augmentation de 20 milliards de dollars des rachats d'actions.

AMC Entertainment (+4,3%). Pour le trimestre clos, la principale chaîne américaine de cinémas a réalisé des revenus de 163 millions de dollars, contre 142 millions de consensus. Les revenus se sont donc... effondrés un peu moins que prévu, en baisse de 89% en glissement annuel avec les fermetures liées à la crise sanitaire. A fin décembre, le groupe opérait 394 cinémas sur le marché américain, avec une capacité limitée allant de 20 à 40%. Début mars, les choses se sont tout de même améliorées avec 527 cinémas ouverts sur 589 sites domestiques. Le plongeon des revenus a plombé les résultats. La perte nette ajustée par action s'est établie à 3,15$, ce qui ressort assez proche du consensus de marché.

Les traders sociaux des WallStreetBets avaient récemment fait décoller la valeur sur la cote américaine, après s'être 'faits les dents' sur les vendeurs à découvert de GameStop. AMC s'attend à ce que les vaccinations contre le covid et la sortie de plusieurs blockbusters lui permettent de retrouver la croissance cette année.

JD.com (+0,7%), le groupe chinois de e-commerce coté à Wall Street, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal une progression de 31% de ses revenus en glissement annuel, avec l'impact positif de la pandémie sur l'activité. Les revenus produits ont augmenté de 28% à 192 milliards de yuans. Les revenus nets ont représenté 224 milliards de yuans, environ 34,6 Mds$. Le bénéfice ajusté a représenté 1,49 yuan par ADS contre un consensus de 1,21 yuan.

Baidu (+6,7%), le 'Google chinois' coté au Nasdaq, lance demain sa cotation à Hong Kong et mettra en vente environ 4% de ses actions, ce qui pourrait lui permettre de lever au moins trois milliards de dollars.

Apple (+1,6%), le géant californien de Cupertino, débute l'assemblage de ses iPhone 12 en Inde. Les opérations du groupe vont donc monter en puissance sur ce qui constitue le second marché mondial des smartphones. La production indienne de l'iPhone 12 sera destinée aux clients locaux. Apple n'a pas indiqué quel fournisseur se chargeait de la fabrication. Selon deux sources familières du sujet de l'agence Reuters, l'unité indienne de Foxconn assemblerait les appareils sur son site du Tamil Nadu.

Bumble (+10,8%), l'application de rencontre où seules les femmes peuvent faire le premier pas, qui vient de s'introduire à Wall Street, dit s'attendre à une forte demande de ceux qui avaient évité les rencontres réelles durant la pandémie. Bumble a publié des revenus supérieurs aux attentes pour son quatrième trimestre. Le Texan revendique 12,7% du marché américain, avec 5,5 millions d'utilisateurs actifs mensuels et 2,2 millions de téléchargements aux US sur le trimestre. Le groupe fondé par la cofondatrice de Tinder, Wolfe Herd, qui opère les apps Badoo et Bumble, a affiché 31% de croissance à 166 M$. Sa perte nette trimestrielle s'est toutefois creusée à 26 M$, 1 cent par titre. Les revenus du premier trimestre sont attendus entre 163 et 165 M$.

Palantir Technologies (+8%) a dévoilé un partenariat stratégique de six ans avec l'équipementier automobile français Faurecia pour accélérer sa transformation numérique et atteindre la neutralité carbone.

Eli Lilly (-0,12%). L'Agence européenne des médicaments a lancé une procédure d'évaluation en continu des données sur le traitement du covid par une combinaison d'anticorps développé par le laboratoire d'Indianapolis.

Johnson & Johnson (stable). L'Agence européenne des médicaments a donné son feu vert à l'utilisation du vaccin anti-covid de Janssen, filiale de J&J. Ce vaccin en une seule injection est le quatrième approuvé par l'EMA. La Commission européenne va donner son autorisation à une utilisation dans l'UE.

Pfizer (-0,6%) / BioNTech (+4,6%). Des données israéliennes suggèrent que leur vaccin contre le covid serait efficace à 94% pour prévenir le développement des formes asymptomatiques de la maladie et à 97% contre les cas symptomatiques et les formes graves.

AstraZeneca (-2,3% à Wall Street). Plusieurs pays, dont le Danemark, l'Autriche et les Pays baltes ont suspendu l'administration du vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, en raison de plusieurs cas d'embolie pulmonaire chez des personnes vaccinées. L'Agence européenne du médicament va étudier le lot concerné, mais a estimé d'emblée qu'il n'y avait pas de lien entre le vaccin et un décès survenu au Danemark. Selon elle, le nombre d'événements thromboemboliques chez les personnes ayant reçu le vaccin (30 cas sur plus de 5 millions de vaccinés en Europe) est plus ou moins équivalent à celui observé dans la population générale.

Boeing (+2,7%) serait, selon les sources de Reuters, proche d'un accord de plusieurs milliards de dollars avec la compagnie aérienne américaine Southwest Airlines sur la vente de plusieurs dizaines d'exemplaires de son 737 MAX 7. Il s'agirait alors de la plus importante commande de 737 MAX depuis la levée de l'interdiction de vol du modèle.

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