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Clôture de Wall Street : le marché sombre de près de 10% face au Covid-19

| Boursier | 1266 | 4.50 par 4 internautes

La Bourse de New York s'est effondrée de près de 10% jeudi soir, subissant son pire coup de tabac depuis le lundi noir du krach de 1987.

Clôture de Wall Street : le marché sombre de près de 10% face au Covid-19
Credits Reuters

La Bourse de New York s'est effondrée de près de 10% jeudi soir, subissant son pire coup de tabac depuis le Lundi noir du krach boursier de 1987. A la clôture, l'indice Dow Jones a dévissé de 9,99% à 21.200 points, sa pire journée depuis le krach boursier de 1987, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 9,51% à 2.480 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, perdait 9,43% à 7.201 pts. Les trois indices américains sont désormais tombés dans un marché baissier ("bear market") caractérisé par une baisse de plus de 20% par rapport à leurs derniers pics.

Les investisseurs ont cédé à un vent de panique après une série de réponses politiques et monétaires jugées insuffisantes pour lutter contre les effets du coronavirus Covid-19. Donald Trump a choqué les marchés en annonçant une suspension des transports aériens d'Europe vers les Etats-Unis, tandis que la BCE a annoncé jeudi des mesures de soutien qui ne sont pas allées assez loin selon les marchés...

En début de soirée, la Fed a annoncé son intention de racheter 1.500 milliards de dollars d'obligations d'Etat supplémentaires, mais cela n'a soulagé que très temporairement les indices, les investisseurs craignant que la panique actuelle n'entraîne une crise de liquidités.

Le Dow Jones est désormais revenu à son plus bas niveau depuis près de 3 ans, à la fin mai 2017, tandis que le S&P 500 est au plus bas depuis la fin 2018, et que le Nasdaq est revenu à son niveau de janvier 2019.

Les compagnies aériennes laminées par la décision de Trump

Plus tôt dans la journée, l'indice Shanghai Composite a cédé 1,5% et le Nikkei a lâché 4,4%. En Europe, les indices se sont effondrés, l'indice Stoxx Europe 600 abandonnant 11,5%, tandis qu'à Paris, le CAC 40 a fondu de 12,28%, la plus forte baisse quotidienne de son histoire. A Londres, le Footsie 100 a plongé de 10,8% sa plus forte baisse depuis le krach de 1987.

Aux Etats-Unis, la population a pris soudain conscience de la gravité de la pandémie, symbolisée notamment par la suspension de la saison de basket de NBA, ainsi que l'annulation de nombreux autres événements sportifs et autres événements comme des salons professionnels ou des festivals. A Wall Street comme sur les autres marchés, aucun secteur n'a été épargné par la baisse, mais les transports aériens et le tourisme se sont effondrés après l'annonce par Donald Trump du gel pendant 30 jours des vols en provenance d'Europe vers les Etats-Unis.

Parmi les plus fortes baisses à Wall Street figurent Delta Air Lines (-21%), Southwest Airlines (-15%), American Airlines (-17,3%), United Airlines (-24,8%), Boeing (-18,1% après -18% mercredi) ou encore Avis Budget group (-20%) ou Seaworld (-24,5%), Walt Disney (-13%) ou encore le croisiériste Carnival (-31%). Après la clôture des marchés, Disney a annoncé la fermeture de son parc de loisirs Disneyland en Californie, à partir de samedi matin, et jusqu'à la fin du mois.

Donald Trump bloque les avions en provenance d'Europe

Mercredi soir, le président américain a annoncé une série de mesures pour lutter contre le coronavirus, qui ont divisé les Américains et n'ont pas non plus convaincu la communauté financière. Donald Trump a ainsi semé le chaos en annonçant la suspension pour 30 jours des liaisons aériennes en provenance d'Europe, à l'exception du Royaume-Uni. Une mesure qui entrera en vigueur vendredi à minuit heure de New York (samedi 05H00 en France).

Dans un premier temps, il a inclus le transport de marchandises par avions cargos dans cette interdiction, avant de faire marche arrière. Jeudi, la Maison Blanche s'efforçait de clarifier les propos du président, précisant que la mesure s'appliquerait aux ressortissants de pays européens de la zone Shenghen, mais non aux Américains souhaitant rentrer aux Etats-Unis ou à leurs proches....

Donald Trump a aussi affirmé mercredi soir qu'il demanderait aux assureurs santé de prendre en charge les frais liés au coronavirus pour tous les Américains, mais les entreprises concernées ont précisé jeudi qu'elles financeraient bien les tests de dépistage, mais pas le traitement de la maladie, notamment les frais d'hospitalisation, qui sont très élevés aux Etats-Unis, où des millions de personnes sont peu ou pas assurés pour leurs frais de santé...

Joe Biden critique la politique de l'administration Trump

Jeudi, Joe Biden, le candidat favori pour l'investiture démocrate à l'élection présidentielle américaine, a vivement critiqué la politique de l'administration Trump, l'accusant d'avoir voulu dissimuler l'ampleur de la maladie en ne procédant pas aux tests de dépistage. Biden a estimé que les tests devraient être rendus accessibles et gratuits pour toutes les personnes exposées au risque du coronavirus. Il a appelé les hôpitaux à se préparer à augmenter rapidement le nombre de lits disponibles pour les malades du Covid-19.

Selon les statistiques de l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés aux Etats-Unis s'élève à 1.323 (et le nombre de morts à 38), mais selon des professionnels de santé aux Etats-Unis, le nombre de malades pourrait être plus élevé compte tenu du faible nombre de dépistages effectuées jusqu'ici, compte-tenu de leur coût...

Les marchés obligataires au rebond après l'intervention massive de la Fed

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts ont réduit leur recul après les annonces surprises de la Fed, qui a annoncé son intention d'injecter 1.500 milliards de dollars supplémentaires cette semaine sur le marché monétaire.

La Fed a offert dès jeudi 500 milliards de dollars à échéance de trois mois, et offrira vendredi 500 milliards à trois mois et 500 milliards à un mois. Par la suite, la banque centrale américaine injectera chaque semaine 500 milliards à trois mois et 500 milliards à un mois jusqu'au 13 avril, a-t-elle précisé.

Après ces annonces, le rendement du T-Bond à 10 ans a limité les dégâts à une perte de 6 points de base, à 0,81%, après s'être écroulé jusqu'à 0,64% en début de séance. Le taux du T-Bond à 30 ans a même rebondi à 1,42%, (+10 pdb) après une chute jusqu'à... 1,16% plus tôt dans la journée.

La BCE agit face au "choc majeur" du Covid-19 pour l'économie européenne

En Europe, les marchés boursiers ont accusé le coup après les annonces de Donald Trump concernant les limitations de voyage avec l'Europe, et ont en outre été déçus par les annonces faites par la BCE... La banque centrale européenne n'a pas abaissé son taux de dépôt comme l'espéraient les investisseurs (ce taux est déjà négatif à -0,5%), mais elle a annoncé qu'elle achèterait 120 milliards d'actifs supplémentaires d'ici à la fin 2020, et qu'elle accorderait des prêts à taux très bas aux banques afin de soutenir les secteurs les plus affectés par le virus.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a qualifié la pandémie de "choc majeur" pour l'économie européenne, qui requiert une "réponse coordonnée" de la part des gouvernements et de la banque centrale. Elle a appelé les Etats à "assumer le défi sanitaire" et à "limiter l'impact économique" de l'épidémie. L'entrée ou non de la zone euro en récession "va clairement dépendre de la vitesse, de la force et du caractère coordonné" de la réponse "de tous les acteurs", a insisté Mme Lagarde.

Les experts de la BCE prévoient désormais 0,8% de croissance en 2020 selon les projections publiées jeudi, contre 1,4% attendu en décembre. Mais ces prévisions arrêtées au 24 février "ne sont plus à jour" et ne prennent pas en compte les plus récents développements de la maladie, prévenu la BCE.

Aux Etats-Unis, comme les jours précédents, la publication des statistiques américaines est passée inaperçue. Ce jeudi, l'indice des prix à la production a reculé de façon inattendue de 0,6% en février sur un mois, alors que le consensus attendait la stabilité et après +0,5% en janvier. Hors alimentation et énergie, le PPI a décliné de 0,3% par rapport au mois précédent, contre +0,2% de consensus et +0,5% un mois plus tôt.

Par ailleurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont été moins nombreuses que prévu la semaine dernière à 211.000, contre un consensus de 216.000 et après 215.000 une semaine auparavant. Ces chiffres ne témoignent donc pas encore d'inquiétude par rapport à la crise du Covid-19.

Le pétrole et l'or en recul

Les cours du pétrole ont continué de chuter jeudi, le cours du baril de brut léger américain (WTI) abandonnant 4,5% à 31,50$ (contrat à terme d'avril coté sur le Nymex) tandis que le Brent de mer du Nord a lâché 7,2% à 33,22$ (contrat à terme de mai).

Les deux principales variétés de pétrole abandonnent désormais plus de 50% depuis le début de l'année. Lundi, les cours avaient plongé de près de 25%, la pire journée pour l'or noir depuis la première guerre du Golfe en 1991... Alors que l'Opep et la Russie ont mis fin à leur accord et comptent désormais augmenter leur production, la demande mondiale se réduit face à la crise du coronavirus, ce qui aggrave encore la situation d'excès d'offre qui caractérise le marché pétrolier depuis plusieurs années...

L'or n'en menait pas large non plus ce jeudi, avec une perte de 4,2% à 1.573$ l'once pour le contrat à terme d'avril sur le Comex. Comme cela avait été le cas le 28 février (-4,7%), le métal jaune a été vendu par des investisseurs à la recherche désespérée de cash, dont ils ont besoin notamment pour répondre aux appels de marge de leurs brokers.

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