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Clôture de Wall Street : le Dow Jones au sommet avec le plan Biden

| Boursier | 852 | Aucun vote sur cette news

Les actions américaines ont progressé mercredi soir, l'indice Dow Jones signant même un nouveau record historique en clôture.

Clôture de Wall Street : le Dow Jones au sommet avec le plan Biden
Credits Reuters

Les actions américaines ont progressé mercredi soir, l'indice Dow Jones signant même un nouveau record historique en clôture, tandis que le Nasdaq a marqué le pas. Les investisseurs ont salué l'adoption ce mercredi soir par la Chambre des représentants du plan de relance de Joe Biden contre le Covid-19, qui devrait doper la croissance. Les rendements obligataires ont continué de se détendre, après la publication d'une inflation maîtrisée en février, et le pétrole a fini en hausse après une séance en dents de scie.

A la clôture, le Dow Jones a bondi de 1,46% à 32.297 points, un nouveau record après celui du 24 février dernier. L'indice large S&P 500 a avancé de 0,60% à 3.898 pts et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fini quasi-stable à 13.068 pts (-0,04%), après un rebond de 3,7% mardi. Lundi, le Nasdaq était tombé au plus bas depuis la mi-décembre 2020, et inscrivait une perte de 10,5% par rapport à son sommet du 12 février à 14.095 pts, entrant dans une zone de correction.

Mercredi, 10 des 11 grands indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, à l'exception des technologiques (-0,4%). L'énergie (+2,6%) et les financières (+1,9%) ont mené le marché à la hausse, suivies des industrielles (+1,4%) et des matériaux de base (+1,6%).

Les marchés ont salué le vote définitif du plan de relance de 1.900 milliards de dollars de Joe Biden, qui va doper la croissance aux Etats-Unis, ainsi que la poursuite de l'amélioration de la situation sanitaire aux Etats-Unis, qui contraste avec les inquiétudes dans d'autres régions du monde (Brésil, Europe).

Le plan Biden approuvé sans les voix républicaines

Le plan Biden, baptisé "American Rescue Plan" a donc été approuvé mercredi par la Chambre des représentants, après avoir été voté samedi par le Sénat. Le texte a été adopté par 220 voix contre 211, sans le soutien des Républicains, qui ont dénoncé un projet qu'ils jugent surdimensionné et ressemblant davantage à un plan de relance qu'à un plan de sauvetage face à la pandémie.

Le texte devrait désormais être promulgué au plus tard vendredi par le président Biden, afin d'entrer en vigueur, comme prévu, avant le 14 mars, date-butoir à laquelle les indemnités de chômage prévues par les plans précédents prendront fin. Le cumul des plans de relance adoptés par les Etats-Unis depuis le début de la crise du Covid-19 en mars 2020 atteint désormais les 5.000 milliards de dollars, soit environ 24% du PIB de la première puissance économique mondiale.

Le plan Biden prévoit notamment le versement d'une aide directe de 1.400$ pour une majorité d'Américains, des allocations chômage, des avantages fiscaux liés aux enfants, ainsi que 350 milliards de dollars d'aide aux Etats et aux collectivités locales. Il comprend aussi des milliards de dollars pour lutter contre la pandémie, dont 49 Mds$ pour le dépistage et la recherche et 14 Mds$ pour la distribution du vaccin.

D'après la Maison Blanche, cette législation "historique" créera plus de 7 millions de nouveaux emplois cette année et rendra les soins de santé plus abordables tout en sauvant des vies grâce aux aides pour la vaccination généralisée. Elle affirme également qu'elle réduira de moitié la pauvreté des enfants.

Le plan Biden va doper la croissance des Etats-Unis

Une fois ce plan adopté, Joe Biden a prévu de mettre en chantier un autre projet législatif majeur, concernant l'amélioration des infrastructures américaines, notamment le transport ferroviaire et les infrastructures liées aux énergies nouvelles.

La perspective de l'injection de 1.900 milliards de dollars dans l'économie par le plan Biden a amené les économistes à revoir en nette hausse leurs prévisions de croissance aux Etats-Unis cette année. Les nombreuses aides prévues pour les ménages américains vont stimuler la consommation, faisant craindre à certains économistes une poussée inflationniste qui amènerait la Réserve fédérale à relever ses taux directeurs plus vite que prévu...

Dans ses dernières prévisions publiées mardi, l'OCDE dit s'attendre à une hausse de 6,5% du PIB des Etats-Unis cette année, contre une précédente prévision de 3,2% en décembre. En 2022, l'économie US devrait croître de 4% contre 3,5% attendu précédemment.

L'inflation US remonte à 1,7% sur un an en février

Pour l'instant, l'inflation montre des signes d'accélération, sans pour autant déraper, selon les chiffres de février publiés mercredi. L'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0,4% par rapport à janvier, en ligne avec le consensus de place, et a augmenté de 1,7% sur un an. Hors alimentaire et énergie, la hausse est contenue à +0,1%, contre 0,2% de consensus, soit +1,3% en glissement annuel.

L'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de mars 2021 est ressorti à +2,4%, contre +2,2% un mois avant. Il mesure les anticipations en matière d'inflation du point de vue des firmes, qui se situent donc désormais au-dessus de l'objectif de 2% que s'est fixé par banque centrale américaine.

Cette dernière se montre pour le moment peu inquiète d'un retour de l'inflation, estimant que ce phénomène sera temporaire et ne sera pas de nature à amener la Fed à relever ses taux directeurs plus vite que prévu. Cependant, les investisseurs ont du mal à croire en ce statu quo prolongé et estiment qu'en cas de redressement rapide de la croissance et de l'inflation, la Fed réduira bel et bien son soutien aux marchés et relèvera ses taux.

Le retour au calme se confirme sur les marchés obligataires

La crainte d'un retour de l'inflation s'est manifestée brusquement depuis début 2021 par des tensions sur les marchés des obligations souveraines, dont les taux ont nettement remonté. Après avoir atteint 1,6% lundi, le taux américain à 10 ans s'est cependant calmé depuis deux séances. Mercredi, le rendement du T-Bond à 10 ans cède ainsi 3 points de base à 1,51%, après -6 pdb mardi, mais reste bien plus élevé que fin 2020, où il pointait à 0,9%. Le rendement du T-Bond à 30 ans est stable 2,25%.

En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a fini mercredi à -0,31% (-1 pdb), contre -0,57% fin 2020. Les marchés seront très attentifs, jeudi, aux annonces de la Banque centrale européenne, et espèrent des promesses d'action de la BCE face aux tensions obligataires et aux risque inflationnistes. A l'occasion de cette réunion, la BCE devrait réaffirmer son soutien massif, et pourrait accroître temporairement ses achats d'actifs hebdomadaires pour calmer les marchés de taux.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) se stabilise à 91,73 points (-0,02%), tandis que l'euro gagne 0,08% à 1,1908$.

Le pétrole progresse malgré une hausse des stocks US

Les cours du pétrole ont grimpé mercredi, malgré la publication d'une forte hausse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI a gagné 0,7% à 64,44$, tandis que le Brent d'échéance mai a avancé de 0,6% à 67,90$. Lundi matin, le Brent avait franchi le seuil des 70$ le baril, portant son avancée à plus de 30% depuis début 2021 dans l'espoir d'une reprise économique mondiale et d'un reflux de la pandémie de Covid-19.

D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close le 5 mars février ont bondi de 13,8 millions de barils à 498,4 mb, contre une hausse de 2,5 mbj attendue par le consensus.

VALEURS A SUIVRE

General Electric (-5,3%) a confirmé ce jour le rapprochement programmé de sa filiale de location d'avions GECAS avec l'Irlandais AerCap. GE estime que la transaction lui rapportera plus de 30 milliards de dollars, qui serviront au désendettement du conglomérat. GE Capital Aviation Services est un des leaders du leasing d'avions. GECAS met en location des avions de ligne construits par Boeing et Airbus. L'entité détient, gère ou a en commande près de 1.650 avions appareils. Selon les termes du deal annoncé ce jour et approuvé par les conseils d'administration des deux groupes, GE recevra près de 24 milliards de dollars en cash, ainsi qu'une participation d'environ 46% dans la nouvelle entité créée et un milliard de dollars en titres AerCap et/ou en cash à la finalisation.

Par ailleurs, GE a annoncé une opération de regroupement de ses actions. Selon ce projet, 8 actions actuelles seront regroupées en une seule, ce qui mettra le prix du titre General Electric à plus de 100$ contre environ 13$ actuellement.

Pfizer (+1,3%) et BioNTech (+1,6%) pourraient donc être en capacité de produire 3 milliards de doses de leur vaccin anti-covid en 2022. En outre, la Commission européenne a fait état de la conclusion d'un accord avec Pfizer / BioNTech pour la fourniture de quatre millions de doses additionnelles du vaccin au cours des deux prochaines semaines.

Johnson & Johnson (+0,9%). Les USA prévoient de doubler leur commande de vaccins covid auprès de J&J pour la porter à 200 millions de doses. Joe Biden fera une annonce à ce sujet lors d'une rencontre prévue dans le courant de la journée avec dirigeants de J&J et Merck, selon un responsable cité par Reuters. Bloomberg avait aussi indiqué auparavant que Washington entendait doubler sa commande.

Eli Lilly (-0,3%), le laboratoire d'Indianapolis, a annoncé que sa thérapie par combinaison d'anticorps contre le covid avait réduit le risque d'hospitalisation et de décès de 87% dans un essai sur plus de 750 patients à haut risque, ce qui ressort comme un bel accomplissement et rassure d'autant plus les marchés sur la capacité à lutter contre la crise sanitaire.

ConAgra (+2,1%). Selon le Wall Street Journal, le groupe alimentaire américain discuterait avec le Brésilien JBS d'une cession de la marque de hot-dog Hebrew National.

Campbell Soup (+2%) dit anticiper une baisse de son chiffre d'affaires cette année avec la perspective d'une réouverture des restaurants. Pour le second trimestre fiscal, le groupe alimentaire américain a réalisé un bénéfice de 245 millions de dollars et 80 cents par titre, contre 1,21 milliard un an plus tôt. Le bpa ajusté a représenté 84 cents, en ligne avec le consensus. Les revenus ont été de 2,27 milliards de dollars, contre 2,16 milliards l'an dernier et 2,3 milliards de consensus. Sur l'exercice, les ventes sont anticipées en baisse de 2,5 à 3,5%, pour un bpa ajusté allant de 3,03 à 3,11$.

Qualtrics (+0,9%), un éditeur de logiciels d'entreprise contrôlé par l'Allemand SAP, a précisé s'attendre à des revenus supérieurs au consensus sur le trimestre en cours et l'exercice. Cependant, les ventes du dernier trimestre de l'année 2020 ont été inférieures aux anticipations de marché.

Roblox (+54%!). La plateforme californienne de jeu vidéo en ligne a fait ses débuts sur le NYSE, après avoir fixé le prix de référence de son action à 45$ pour une valorisation totale de 30 milliards de dollars. Les premières cotations se sont faites autour de 74$, avant de terminer à 69,50$, soit un bond de plus de 54% par rapport au prix de référence. L'introduction s'est effectuée par cotation directe et sans offre publique de vente d'actions. Le 'ticker' sur le NYSE est RBLX.

L'application a triplé ses paiements aux développeurs l'an dernier. Le groupe est parvenu à construire l'une des applications les plus lucratives sur appareils Apple et Android, en donnant la possibilité à ses jeunes utilisateurs de devenir des créateurs de jeux sans forcément de notions complexes de codage. Roblox a rémunéré ainsi ses développeurs à hauteur de 329 millions de dollars l'an dernier, le triple de l'année 2019. Dans le même temps, l'application a vu ses ventes s'envoler de 82% l'année dernière à 924 millions de dollars. Sur l'exercice 2020, les pertes ont néanmoins plus que triplé à 253 millions de dollars.

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