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Clôture de Wall Street : le Covid-19 continue de plomber les indices

| Boursier | 538 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a terminé la semaine en baisse, face à l'impact croissant du coronavirus sur l'économie mondiale. Les investisseurs se sont réfugiés sur les obligations d'Etat et l'or.

Clôture de Wall Street : le Covid-19 continue de plomber les indices
Credits Reuters

Le coronavirus continue de semer la zizanie à la Bourse de New York, où la semaine s'est terminée dans le rouge vendredi. Les investisseurs se sont rués sur les obligations d'Etat, envoyant les taux des emprunts d'Etat américains à de nouveaux plus bas historiques. Le dollar a chuté dans l'anticipation de nouveaux gestes de la Fed, qui a déjà effectué une baisse de taux d'un demi-point mardi. Les entreprises tentent de s'organiser face à la propagation du coronavirus et de nombreux événements publics ont été annulés outre-Atlantique. Le pétrole s'est effondré d'environ 10% après l'échec de la réunion de l'Opep+, la Russie refusant de réduire davantage sa production.

Les indices ont toutefois réduit nettement leurs pertes pendant la dernière demi-heure de cotation, après avoir chuté de 2,5% à 3% en séance. L'indice Dow Jones a perdu 0,98% à 25.864 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 1,71% à 2.972 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a corrigé de 1,87% à 8.575 pts.

Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices parviennent toutefois à afficher un score positif, malgré une très forte volatilité : +1,8% pour le Dow Jones, +0,6% pour le S&P 500 et +0,1% pour le Nasdaq. La semaine précédente, ils avaient plongé respectivement de 12,3%, 11,5% et 10,5%, leur pire performance depuis 2008, en pleine crise de "subprimes".

L'indice VIX mesurant la volatilité (aussi appelé "l'indice de la peur") a flambé vendredi de plus de 30% pour atteindre 54 en séance, avant de retomber à 41,27 en fin de journée. Il évolue ces derniers jours au plus haut depuis début 2009. Le Vix avait culminé à environ 70 en octobre 2008, juste après la faillite de la banque Lehman Brothers, qui avait déclenché la crise financière.

Le marché de l'emploi US toujours dynamique en févier

Les marchés ont été un peu rassurés par la publication de chiffres de l'emploi bien meilleurs que prévu en février aux Etats-Unis, où l'impact du coronavirus ne s'est pas encore fait sentir. Les créations de postes non-agricoles sont ainsi ressorties à 273.000, contre 177.000 de consensus de place et au même niveau qu'en janvier (chiffres revus en hausse, de 225.000 à 273.000). Le taux de chômage a reculé à 3,5%, contre 3,6% de consensus et 3,6% un mois plus tôt. Le salaire horaire moyen a augmenté comme prévu de 3% en glissement annuel et de +0,3% par rapport au mois antérieur.

Ces chiffres ont cependant été largement ignorés par les investisseurs, qui considèrent qu'ils reflètent une situation passée, avant que le rythme de propagation du virus ne s'accélère hors de Chine. Ils n'ont pas non plus été rassurés par l'adoption par le Congrès américain d'une enveloppe de 8,3 milliards de dollars pour soutenir l'économie américaine face à l'épidémie de coronavirus. Le président Donald Trump a signé vendredi le décret visant à débloquer cette somme.

Plus tôt dans la semaine, la Fed n'a pas non plus réussi à rassurer, en surprenant les marchés mardi, par une baisse d'un demi-point de ses taux directeurs, ramenés entre 1% et 1,25%. La précipitation de la Fed a plutôt entretenu la nervosité parmi les investisseurs, qui se préparent désormais à ce que l'impact du virus sur l'économie soit plus fort et plus prolongé que prévu...

14 morts et au moins 233 cas de Covid-19 aux Etats-Unis

Le coronavirus a désormais infecté plus de 100.000 personnes dans le monde et tué au moins 3.400 personnes. Aux Etats-Unis, le nombre de décès est monté à 14 vendredi, et au moins de 233 cas ont été signalés, dont la majorité dans les Etats de Washington, Californie et New York.

Face à cette situation, de nombreuses entreprises prennent des mesures pour favoriser le télétravail, notamment Microsoft (-2,8%) dont le siège est à Redmond (tout près de Seattle) dans l'Etat de Washington, Alphabet (-1,45%) la maison mère de Google, qui emploie 4.500 salariés dans l'Etat de Washington, ainsi que Facebook (-2,2%) et Amazon (-1,2%). Facebook et Google ont aussi demandé à leurs salariés de Sans Francisco de travailler depuis la maison. Vendredi, Apple (-1,3%) a aussi indiqué qu'il encourageait ses employés de la Silicon Valley à travailler depuis leurs domiciles.

Quatre Etats américains, la Californie, Washington, le Maryland et l'Indiana, ont désormais déclaré un état d'urgence, ce qui permet à leurs autorités de prendre des mesures exceptionnelles pour lutter contre le virus.

De très nombreux événements publics ont été annulés ces derniers jours aux Etats-Unis, comme dans d'autres pays, dont des concerts, des festivals, des conventions et des salons professionnels. Parmi les annulations notables, figure la Conférence et exposition annuelle sur la santé, où Donald Trump devait prendre la parole, et qui était prévue à Orlando du 9 au 13 mars.

Le pétrole plonge, la Russie refuse de baisser sa production

Les cours du pétrole ont plongé vendredi d'environ 10%, retombant au plus bas depuis 3 ans et demi, après l'annonce d'un échec de la réunion de l'Opep+, qui se tenait le même jour à Vienne. Après de longues tractations, la Russie a finalement refusé la proposition de l'Opep, menée par l'Arabie saoudite, qui avait recommandé aux pays de l'alliance dite Opep+ de prolonger leur accord jusqu'à la fin 2020, et d'abaisser leur production commune de 1,5 million de barils par jour supplémentaires.

Le cours du baril de brut léger américain (WTI) s'est effondré vendredi de 10,1% à 41,28$ (contrat à terme d'avril coté sur le Nymex) tandis que le Brent de mer du Nord a cédé 9,4% à 45,27$ (contrat à terme de mai). La semaine s'est achevée sur une baisse de 12% pour le WTI et de 9% pour le Brent, alors que la semaine précédente, le WTI avait déjà plongé de 16% et le Brent avait abandonné 13,6% face à la chute de la demande mondiale 2020 en raison de la crise du coronavirus. Les deux principales variétés de pétrole abandonnent désormais plus de 30% depuis le début de l'année.

Les taux US à 10 et 30 ans enfoncent de nouveaux planchers

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) a cédé vendredi 0,77% à 96,08 points, tandis que l'euro a grimpé de 0,52% à 1,1297$. Le dollar anticipe de nouvelles baisses de taux de la Fed, alors que la BCE dispose d'une marge de manoeuvre bien plus limitée que la Fed pour baisser ses taux, qui sont déjà au plancher.

Sur les marchés obligataires, les taux longs de la dette souveraine américaine ont testé de nouveaux plus bas historiques. Le rendement du T-Bond à 10 ans a dégringolé de 13 points de base à 0,78%... Début janvier, ce rendement à 10 ans était encore de l'ordre de 1,90%. Le taux du T-Bond à 30 ans perd 25 pdb à 1,31%, un nouveau plancher historique. En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans est aussi tombé près de ses plus bas, à 0,71% (-2 pdb).

L'or a progressé vendredi de 0,3% pour finir la semaine à 1.672,40$ l'once pour le contrat à terme d'avril coté sur le Comex. En 5 séances, le métal jaune a rebondi de 6,8%, effaçant ses pertes de la fin de la semaine dernière (-5% vendredi...) provoquées par des ventes forcées de la part d'investisseurs sommés de répondre à des appels de marges de leurs brokers, sur fond de plongeon des marchés d'actions.

VALEURS A SUIVRE

Comme la veille, la totalité des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont reculé vendredi, à commencer par l'énergie (-5,6%), les financières (-3,3%), l'immobilier (-1,7%) et les matériaux de base (-2,6%).

Le secteur des croisières est resté attaqué, après le décès du coronavirus d'une personne de retour d'une croisière, et la mise en quarantaine au large de la Californie du navire sur lequel elle avait voyagé. Royal Caribbean Cruises a perdu encore 1,1% (après -16,4% jeudi), Carnival a lâché 2,5% (-14,1% jeudi) et Norwegian Cruise Line Holdings a reculé de 5,2% (-13,3% jeudi).

JP Morgan (-5,1%). Jamie Dimon, le patron de JP Morgan Chase, a été opéré du coeur en urgence et récupère désormais selon la banque, dont le cours trébuche...

AMD (+1) a fini en hausse après une séance en dents de scie. Le fabricant de puces électroniques a confirmé ses objectifs financiers malgré l'impact du coronavirus.

Apple (-1,36%) a pâti d'avis prudents de courtiers concernant ses ventes d'iPhone.

Starbucks (-1,1%) table sur une chute de moitié de ses ventes chinoises au second trimestre.

Costco Wholesale (-1,4%) a annoncé pour son second trimestre fiscal un bénéfice de 931 millions de dollars soit 2,10$ par titre, contre 889 millions de dollars et 2,01$ par action un an auparavant. Les ventes se sont appréciées de 11% à 38,3 milliards de dollars, contre 34,6 milliards un an plus tôt.

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