Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 581.64 PTS
-
5 575.5
-
SBF 120 PTS
4 415.72
-
DAX PTS
13 382.30
-
Dow Jones PTS
29 823.92
+0.63 %
12 455.33
+1.52 %
1.208
+0.11 %

Clôture de Wall Street : la rotation sectorielle se poursuit, les "technos" délaissées

| Boursier | 426 | Aucun vote sur cette news

Wall Street évolue en ordre dispersé mardi, après une série de fortes hausses qui ont porté le marché tout près de ses records historiques

Clôture de Wall Street : la rotation sectorielle se poursuit, les "technos" délaissées
Credits Reuters

Wall Street a terminé mardi en ordre dispersé, après une série de fortes hausses qui ont porté lundi le marché tout près de ses records historiques. La rotation sectorielle en faveur des valeurs cycliques s'est poursuivie au lendemain des bonnes nouvelles de Pfizer et BioNTech sur leur candidat vaccin anti-Covid-19, tandis qu'un traitement d'Eli Lilly à base d'anticorps a obtenu le feu vert de la FDA pour une utilisation en urgence. Par ailleurs, les marchés digèrent toujours la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine, tout en surveillant de près les démarches judiciaires du camp de Donald Trump pour contester ce résultat.

A la clôture, l'indice Dow Jones a encore gagné 0,90% à 29.420 points, après +2,95% lundi et +6,9% la semaine dernière. L'indice large S&P 500 a en revanche cédé 0,14% à 3.545 pts, après une hausse de 1,17% lundi et +7,3% la semaine passée. Et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a continué de corriger, cédant 1,37% à 11.553 pts, après -1,53% lundi et +9% la semaine dernière.

A la clôture de mardi, l'indice phare DJIA n'est plus qu'à 0,45% de son dernier record historique du 12 février dernier, à 29.551 pts. Lundi, le DJIA et le S&P 500 avaient tous deux franchi en séance des records historiques, avant de réduire leurs gains en clôture.

Le vaccin, avancée majeure vers un retour à la normale

Les marchés continuent de saluer les résultats préliminaires très encourageants de l'essai de Phase 3 de Pfizer et BioNTech, même si les opérateurs aimeraient désormais en savoir davantage sur l'innocuité du vaccin et la durée de la protection qu'il procure. Cependant, la perspective de pouvoir commencer à vacciner les populations fin 2020 ou début 2021 constitue une avancée majeure vers un retour à la normale de l'activité économique dans le monde, entraînant un retour de la confiance sur les marchés financiers, d'autant que plusieurs autre laboratoires sont en cours d'essais de Phase 3.

Ainsi, l'immunologue américain Anthony Fauci a estimé sur 'CNN' que le vaccin de Moderna (-3,8%), basé sur une technologie similaire à celle de Pfizer/BioNTech, pourrait aussi être efficace. En outre, un dirigeant de groupe britannique AstraZeneca (+4,6% à Wall Street), cité par 'Reuters' s'est lui aussi montré optimiste sur les résultats de sa Phase 3 en cours.

Dans cette optique, les secteurs cycliques, massacrés depuis le printemps par la crise du Covid, ont poursuivi leur rattrapage mardi, tandis que les valeurs qui avaient profité de cette crise font l'objet de prises de bénéfices. Boeing a grimpé de 5,2% et Chevron a monté de 4,6%, tandis que Salesforce a perdu 4,5%, Microsoft a cédé 3,3%, Facebook a lâché 2,2% et Apple a reculé de 0,3%.

L'annonce de Pfizer et BioNTech sur le succès de leur essai de Phase 3 a quelque peu éclipsé les dernières statistiques de la pandémie de coronavirus, qui continue pourtant d'accélérer aux Etats-Unis, avec 142.000 nouvelles infections au coronavirus lundi, marquant le 5e jour où les cas ont dépassé les 100.000. En septembre, les nouveaux cas quotidiens étaient de l'ordre de 50.000.

Joe Biden exhorte les Américains à porter des masques

Le président élu Joe Biden a annoncé dès l'annonce de sa victoire, samedi dernier, la mise en place d'une cellule de crise anti-Covid, composée de scientifiques et d'experts, chargée de bâtir un "plan qui entrera en vigueur dès le 20 janvier 2021", jour de son investiture. Lundi, il s'est félicité des annonces concernant un futur vaccin, mais en attendant, il a mis en garde les Américains contre un "sombre hiver" et a exhorté ses concitoyens à porter des masques pour se protéger du coronavirus et à respecter la distanciation sociale.

Joe Biden a fait de la critique de la gestion de la crise sanitaire par Donald Trump l'un des principaux fers de lance de de sa campagne électorale. Le président républicain est accusé par son rival, et de nombreux membres de la communauté scientifique, d'avoir minimisé la pandémie qui a fait plus de 238.000 morts aux Etats-Unis (le pays du monde le plus touché) pour plus de 10 millions de cas recensés. Dans le monde, le virus a tué 1,26 million de personnes et a infecté 50,9 millions de personnes, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins.

Outre les espoirs de vaccin, les marchés financiers continuent de se satisfaire de l'issue des élections aux Etats-Unis, dans la mesure où le Congrès devrait rester divisé entre une chambre démocrate et un Sénat républicain. Cette configuration devrait restreindre la capacité de réformer de Joe Biden, qui n'était pas le candidat préféré de Wall Street, compte tenu d'un programme orienté vers des hausses d'impôts et une taxation plus élevée des plus-values et revenus du capital. Les risques de réglementations renforcées et d'actions antitrust accrues, notamment contre les Gafa, sont aussi plus élevés avec la victoire de Joe Biden.

Les chances d'un grand plan de relance budgétaire se réduisent

Les marchés surveillent de près l'évolution de la période de transition entre Donald Trump et Joe Biden, qui s'annonce compliquée. Le clan Trump continue ainsi de mettre en cause les résultats du scrutin présidentiel, confirmant ses accusations de fraude et engageant des procédures dans plusieurs Etats. Le président sortant continue de tweeter sans relâche "Nous allons gagner".

La camp républicain compte parmi ses soutiens le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, qui lui aussi a refusé de reconnaître la victoire de Joe Biden, et a même promis une "transition en douceur" vers un "second mandat"... de Donald Trump !

Un ténor du parti républicain, le président du Sénat Mitch McConnell, soutient lui aussi ouvertement Trump dans sa démarche, ce qui repousse encore la perspective de l'éventuelle adoption d'un nouveau plan de relance massif de l'activité aux Etats-Unis. McConnell est plutôt en faveur d'un plan réduit de stimulus de 500 milliards de dollars environ, contre plus de 2.000 milliards espérés par les démocrates.

Dans les semaines précédant l'élection, les négociations avaient échoué entre le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et la leader démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Suite au scrutin législatif du 3 novembre, la Chambre des représentants est restée dans le camp démocrate, et le Sénat devrait rester sous le contrôle des Républicains, même si plusieurs sièges feront l'objet d'un second tour début janvier.

Rosengren (Fed) en faveur d'un plus ample soutien monétaire et budgétaire

Sur le front économique outre-Atlantique ce mardi, le rapport JOLTS sur les ouvertures de postes aux Etats-Unis pour le mois de septembre n'a pas vraiment surpris, avec 6,436 millions d'ouvertures contre un consensus logé à 6,508 millions. Les ouvertures de postes du mois antérieur ont été révisées en baisse à 6,352 millions.

Par ailleurs, plusieurs membres de la Fed, Eric Rosengren, Randal Quarles et Lael Brainard (pressentie pour devenir la prochaine secrétaire au Trésor), s'exprimaient mardi sur divers sujets économiques et monétaires.

Eric Rosengren, président de la Fed de Boston, a estimé que de nouvelles mesures de soutien à l'économie US seraient sans doute nécessaires : "avec la deuxième vague en cours, mon sentiment est que plus d'assouplissements budgétaires et monétaires sont nécessaires", a-t-il indiqué, ajoutant que les divisions sur le résultat de l'élection présidentielle américaine et l'incertitude sur la composition du Sénat rendaient difficile de prévoir le montant du plan de relance budgétaire.

Le pétrole poursuit son rebond, l'or repart de l'avant

Les cours du pétrole ont continué de grimper mardi dans l'espoir d'un vaccin anti-Covid : le contrat de décembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a pris 2,7% à 41,36$ après un bond de 8,5% lundi sur le Nymex. Le contrat sur le Brent pour livraison en janvier s'est encore apprécié de 2,9% à 43,61$ après un bond de 7,5% la veille.

Après un coup de tabac subi lundi en raison du retour de l'appétit du risque, l'or a déjà repris des couleurs mardi. L'once d'or a ainsi regagné 1,2% à 1.876,40$ après une chute de 5% lundi, pour le contrat à terme de décembre sur le Comex, sa plus forte baisse en une séance depuis plus de 7 ans.

Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a continué de se tendre à 0,95% (+3 points de base, après +11 lundi) face au retour de l'appétit du risque et dans l'anticipation d'une reprise de la croissance en 2021.

Le dollar s'est stabilisé à 92,80 points (+0,08%), après un gain de 0,7% la veille, selon l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise).

VALEURS A SUIVRE

Eli Lilly (+2,9%). La FDA, agence américaine du médicament, vient d'autoriser l'utilisation en urgence de son traitement expérimental aux anticorps contre le Covid-19 dans le cas de patients non hospitalisés mais risquant de tomber gravement malades du fait de leur âge ou de leur santé. La FDA justifie sa décision par des données montrant qu'une injection unique du traitement réduirait la nécessité d'hospitaliser ou de soigner en urgence les patients à haut risque contaminés. La Maison blanche a salué la décision de la FDA, évoquant un 'tournant majeur'.

Un traitement comparable de Regeneron (-1,4%) avait été administré à Donald Trump lors de son hospitalisation le mois dernier, suite à son infection. L'expert américain en maladies infectieuses Anthony Fauci a estimé que le traitement avait sans doute contribué à la guérison de Trump...

Il s'agit donc d'une bonne nouvelle supplémentaire dans la lutte contre le Covid-19. Lundi, Pfizer (-1,3%) et son partenaire BioNTech (+7,6% pour l'ADR à Wall Street) avaient enthousiasmé les marchés en faisant état d'une efficacité de plus de 90% de leur candidat vaccin à l'issue de leur essai de Phase 3. Les deux groupes entendent demander l'autorisation d'urgence pour l'utilisation de leur vaccin auprès de la FDA peu après avoir obtenu deux mois de données. Sur la base des projections actuelles, les deux groupes entendent produire 50 millions de doses en 2020, puis... 1,3 milliard en 2021.

Arcturus Therapeutics (+13,8%) n'est pas en reste, déclarant prévoir de distribuer son candidat vaccin contre le Covid-19 dès le premier trimestre 2021, suite à des résultats encourageants dans le cadre d'une étude préliminaire.

Altimmune (+19%) a flambé, le groupe ayant conclu un accord de partenariat avec le Suisse Lonza pour la fabrication d'un autre candidat vaccin contre le Covid !

Amgen (+2,8%) a annoncé que son traitement expérimental contre l'asthme développé avec le groupe britannique AstraZeneca (+4,6% à Wall Street) avait atteint son objectif principal en phase III.

Amazon (-3,4%). La Commission européenne vient d'adresser une communication de griefs au géant américain concernant l'utilisation des données non publiques de vendeurs indépendants. Elle ouvre également une seconde enquête sur ses pratiques en matière de commerce en ligne. La Commission reproche à Amazon d'utiliser systématiquement les données commerciales non publiques des vendeurs indépendants actifs sur sa place de marché au bénéfice de sa propre activité de vente au détail, qui est en concurrence directe avec celle de ces vendeurs tiers.

Boeing (+5,2%). L'administration fédérale américaine de l'aviation a initié la dernière phase d'examen des changements apportés au 737 MAX de Boeing et devrait avoir mené à bien ce processus dans les jours prochains, a indiqué à Reuters le patron de la FAA, Steve Dickson.

American Airlines (-6,2%) lance une augmentation de capital portant sur 38,5 millions d'actions, dont le produit servira au financement des activités et au renforcement de la trésorerie.

Occidental Petroleum (-1,2%) a publié lundi soir une perte trimestrielle plus lourde que prévu, ce qui pourrait donc peser sur les cours malgré la meilleure tendance sectorielle dans le sillage du rebond des prix du brut.

Beyond Meat (-16,9%) a plongé après la publication d'une perte trimestrielle inattendue. Le groupe a par ailleurs publié des revenus inférieurs aux attentes de marché, souffrant d'une moindre demande pour ses substituts de viande.

Adobe Inc. (-4%). Le groupe software américain a annoncé l'acquisition de Workfront, plateforme de gestion du travail dans le marketing, pour un montant de 1,5 milliard de dollars. Il s'agit pour Adobe d'une nouvelle offensive lui permettant de mieux assister ses clients dans le contexte du télétravail.

Microsoft (-3,3%), le géant informatique de Redmond, va lancer ce mardi une nouvelle version de sa fameuse Xbox, sept ans après la sortie de la précédente génération de la console, et juste avant la commercialisation de la PlayStation 5 de Sony.

Alphabet (-1,3%) a scellé un alliance avec le Français OVH. L'hébergeur tricolore pourra ainsi utiliser l'une des technologies cloud de l'Américain pour compléter son offre.

D.R. Horton (+9,1%), le promoteur immobilier américain actif dans la construction résidentielle, dit anticiper désormais pour l'exercice 2021 des ventes supérieures au consensus. Il a par ailleurs annoncé un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, la demande ayant été soutenue par la faiblesse des taux.

Nikola (-3,2%), le fabricant de camions électriques, a affirmé que son projet d'alliance avec General Motors n'était pas abandonné et que les discussions se poursuivaient. Le marché n'est pas convaincu et le titre flanche.

Lowe's (+1,4%), le numéro deux américain de la distribution de produits d'ameublement, a démenti les informations de Bloomberg selon lesquelles le groupe serait en négociations en vue de l'acquisition de HD Supply Holdings (+0,98%).

Kraft Heinz (-0,46%). Le second actionnaire du groupe alimentaire américain, 3G Capital, a mis en vente plus de 29 millions d'actions Kraft Heinz, ce qui pourrait peser sur les cours ce jour.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Suivez la tendance avec
Nicolas PAGNIEZ,

du lundi au vendredi à 9h55, 12h30, 14h55 et 18h30 sur

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 01/12/2020

Le CAC 40 est toujours dans le vert avant l’ouverture des marchés américainsMarchés américains attendus en hausse de leur côté à en croire les contrats Futures sur les indicesPour rappel,…

Publié le 27/11/2020

Lors de sa réunion du 26 novembre, le Conseil d'administration a pris acte du départ de Monsieur Géry Robert-Ambroix en qualité de Directeur Général...

Publié le 27/11/2020

Touax a procédé au rachat et à l'annulation d'une partie des titres super-subordonnés à durée indéterminée (TSSDI) émis en août 2013, novembre 2013 et...

Publié le 27/11/2020

Le conseil d’administration de la Compagnie des Alpes envisage qu’à l’expiration du mandat de PDG de Dominique Marcel, la présidence du conseil d’administration et la direction générale…

Publié le 27/11/2020

Le groupe de médias ADL Partner a réalisé au troisième trimestre 2020 un chiffre d’affaires de 34,2 millions d'euros, en croissance de 3,2% par rapport à la même période de 2019, pour un…

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne