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Clôture de Wall Street : la réforme fiscale accueillie sans émotion

| Boursier | 396 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York, qui avait fêté par avance l'adoption de la réforme fiscale, a subi quelques prises de bénéfices mardi. Le texte a été voté par la chambre des représentants et devait être adopté dans la nuit par le Sénat.

Clôture de Wall Street : la réforme fiscale accueillie sans émotion
Credits Reuters

Comme le stipule un des plus célèbres adages boursiers, il faut "acheter la rumeur" puis "vendre la nouvelle". Wall Street a appliqué ce principe mardi, en cédant (modestement) du terrain, alors que la réforme fiscale tant attendue a enfin été adoptée par la Chambre des représentants et devait l'être dans la nuit de mardi à mercredi par le Sénat, avant d'être signée, sans doute dès mercredi, par le président Donald Trump.

A la clôture, les trois principaux indices, qui avaient signé lundi des records historiques, ont marqué le pas. Le Dow Jones a reculé de 0,15% à 24.754 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,32% à 2.681 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a lâché 0,44% à 6.963 pts. Depuis le début de l'année, les trois indices ont cependant gagné respectivement 25,4%, 20% et 29,4%, essentiellement galvanisés par la perspective de la réforme fiscale de grande ampleur promise par Donald Trump lors de sa campagne présidentielle.

L'électrochoc fiscal pourrait doper la croissance mais creuser le déficit

La Chambre des représentants a donc approuvé mardi (par 227 voix contre 203) ce fameux projet de réforme, et le texte devait ensuite être voté par le Sénat dans la nuit de mardi à mercredi, selon Mitch McConnell, chef de file des républicains au Sénat. Enfin, Donald Trump, qui entend terminer l'année sur un succès politique, pourrait ratifier la loi dès mercredi.

Objet d'un vif débat au sein même du camp républicain, cette réforme prévoit un taux d'imposition sur les bénéfices de 21% pour les sociétés, contre 35% actuellement, et un taux maximal de 37% pour les particuliers au lieu de 39,6% jusqu'ici.

La Maison Blanche estime que cet électrochoc fiscal permettra à l'économie américaine d'accélérer son rythme de croissance pour dépasser les 3% par an, alors qu'elle évolue entre 1,5% et 2,5% depuis 2010. Toutefois, la forte baisse d'impôts devrait aussi creuser le déficit budgétaire. Celui-ci devrait s'élargir de 1.500 milliards de dollars (près de 1.300 MdsE) sur dix ans, alors qu'il est déjà estimé à environ 20.000 milliards sur cette période.

Nette tension sur les marchés obligataires

Sur les marchés obligataires américains, les taux se sont nettement tendus mardi pour la deuxième séance consécutive, car le tandem croissance et déficit accrus signale que l'inflation devrait accélérer et que les investisseurs vont exiger des rendements obligataires plus élevés pour se protéger de la hausse des prix.

Le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi grimpé mardi de 7 points de base (centièmes de point) à 2,46% au plus haut depuis environ 2 mois. En deux jours, ce taux a bondi de 11 pdb, une de ses plus fortes poussées de 2017 sur 48 heures.

La tension sur les taux a également été forte en Europe, après des propos de Jens Weidmann, membre du conseil de la BCE, incitant à mettre fin à la politique monétaire ultra-accommodante dans la zone euro. Le rendement du Bund à 10 ans a pris 7 pdb à 0,37%, celui de l'OAT de même échéance a grimpé de 8 pdb à 0,70% et celui de l'emprunt italien à 10 ans à flambé de 11 pdb pour se hisser à 1,90%.

Sur le marché des changes, l'euro a grimpé mardi soir de 0,52%, pour remonter à 1,1845$ dans les échanges interbancaires à New York. Cela a porté son rebond à 0,8% en deux séances.

Du côté des matières premières, le cours du pétrole américain WTI a gagné 0,52%, à 57,46$ le baril (contrat à terme de janvier sur le Nymex) tandis que le Brent de la mer du Nord a avancé de 0,62% à 63,80$ (contrat à terme de février), toujours soutenu par la fermeture du pipeline Forties en Mer du nord pour réparer un grave fissure. Les chiffres des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis sont attendus une nouvelle fois en baisse mercredi, mais les investisseurs scruteront aussi les stocks d'essence et de produits distillés, qui ont grimpé ces dernières semaines, signalant une demande molle.

Sur le plan macro-économique, les mises en chantier de logements sont ressorties à 1,297 million en novembre aux Etats-Unis, contre un consensus de place de 1,24 million et un niveau révisé à 1,256 million en octobre. Les permis de construire, quant à eux, se sont chiffrés à 1,298 million d'unités, contre 1,27 million de consensus et 1,316 million pour la lecture révisée du mois précédent. Par ailleurs, le déficit américain des comptes courants pour le troisième trimestre 2017 est ressorti à 100,6 Mds$, alors que le consensus était de -116,7 Mds$. Le déficit courant pour le trimestre antérieur a été révisé à 124,4 Mds$, contre 123,1 Mds$ précédemment estimé.

VALEURS A SUIVRE

Facebook (-0,7%). Le réseau social de Menlo Park est accusé d'abus de position dominante en Allemagne. L'office fédéral allemand des cartels a ainsi jugé que Facebook occupait une position dominante dans son secteur, et que le groupe en avait profité pour recueillir de manière abusive les données des utilisateurs. Facebook se dit prêt à coopérer, mais estime que le rapport de l'autorité allemande décrit le groupe de manière inexacte.

Apple (-1,07%) a souffert de la publication d'une note de broker suggérant des ventes décevantes de l'iPhone X. Le smartphone phare du dixième anniversaire de l'iPhone pourrait ne pas atteindre les objectifs fixés par Wall Street, du fait notamment de son prix élevé. Ainsi, Instinet a réduit son estimation annuelle concernant les ventes d'iPhone à 245 millions d'unités, pour l'exercice fiscal clos en septembre. La prévision antérieure était de 265 millions d'unités. Instinet estime le potentiel également limité pour le seul premier trimestre, du fait d'une demande inférieure aux attentes pour l'iPhone X.

Instinet est une division de la banque d'affaires japonaise Nomura. La firme de recherche abaisse son objectif sur Apple de 10$, à 175$. La recommandation est par ailleurs dégradée à 'neutre', contre un avis antérieur à l'achat. Jeffrey Kvaal, spécialiste d'Instinet, ampute de 25 cents son estimation de bénéfice annuel par action, à 11,50$.

Navistar a bondi de plus de 7%, suite à ses publications financières trimestrielles. Pour le quatrième trimestre, le groupe de l'Illinois a affiché un bénéfice par action de 1,36$ et un bpa ajusté de 1,43$. Le fabricant de camions a réalisé un bénéfice net trimestriel de 135 M$ pour des revenus de 2,6 Mds$ (+26%). Le consensus était d'à peine 70 cents de bpa pour 2,3 Mds$ de facturations. Pour l'exercice 2018, Navistar anticipe des revenus allant de 9 à 9,5 Mds$.

Carnival (+2,8%), le géant de la croisière a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice largement supérieur au consensus de place, à 546 M$ (0,76$ par action), contre 609 M$ (0,83$ par action) un an avant. Le bpa ajusté est ressorti à 0,63$. Les revenus se sont élevés à 4,26 Mds$, contre 3,94 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,51$, pour des revenus de 4,15 Mds$.

Darden Restaurants (+6,8%) a publié ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 84,7 M$ (0,67$ par action), contre 79,5 M$ (0,64$ par action) un an avant. Le bpa ajusté est ressorti à 0,73$. Les revenus s'élèvent à 1,88 Md$, contre 1,64 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,70$, pour des revenus de 1,86 Md$. Les ventes progressent de 3,1% à comparable. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa allant de 4,45 à 4,53$, contre une précédente fourchette de 4,38/4,50$.

Kindred Healthcare (-4,2%) est parvenu à un accord en vue de son rachat par la firme Humana (stable) et deux compagnies de private equity (TPG et Welsh, Carson, Anderson & Stowe), pour 9$ par titre. Le montant total de l'opération, dette comprise, atteint plus de 4 milliards de dollars. La spéculation avait néanmoins porté le cours de bourse au-dessus du prix finalement proposé.

Micron Technology (+0,6%) devait publier après la clôture les résultats de son premier trimestre fiscal 2018. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 2,19$, pour des revenus de 6,4 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 0,32$ et des revenus de 3,97 Mds$.

FedEx (+0,2%) annonce également après la clôture ses résultats du second trimestre fiscal 2018. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 2,89$, pour des revenus de 15,7 Mds$. Un an avant, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 2,80$ et des revenus de 14,9 Mds$.

Tenet Healthcare (+1,9%) dit viser un bénéfice par action 2018 allant de 1,07$ à 1,36$. Le consensus de place était logé à 1,40$. Le groupe anticipe par ailleurs désormais 250 M$ de réductions de coûts d'ici à la fin de l'exercice 2018, soit une hausse de 100 M$ par rapport à la précédente estimation. Enfin, le groupe hospitalier américain précise étudier la vente de sa filiale Conifer.

General Motors (+0,8%). Le titre du constructeur automobile de Detroit a profité d'une note favorable de courtier. Ainsi, la firme de recherche RBC a revu sa recommandation à 'surperformance' sur le dossier GM, misant essentiellement sur une amélioration de la rentabilité du groupe l'année prochaine.

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