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Clôture de Wall Street : la guerre commerciale empoisonne le climat boursier

| Boursier | 360 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine a fini en baisse appuyée jeudi. Les marchés réalisent que la guerre commerciale pourrait durer et peser sur la croissance.

Clôture de Wall Street : la guerre commerciale empoisonne le climat boursier
Credits Reuters

La Bourse américaine a flanché jeudi face à l'accumulation des risques liés à l'escalade de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, qui semble partie pour durer. Les principaux indices boursiers ont chuté de 1% à 1,5% en clôture, et le pétrole WTI a plongé de près de 6%, tandis que les investisseurs se ruaient vers les valeurs refuges traditionnelles que sont les obligations d'Etat, l'or, le yen et le franc suisse. Les valeurs de l'énergie (-3,1%) et les technologiques (-1,7%) ont particulièrement pesé sur le S&P 500.

A la clôture, les indices sont cependant parvenus à rebondir par rapport à leurs plus bas niveaux de la séance. L'indice Dow Jones a reculé de 1,11% à 25.490 points, après avoir chuté de 1,7% en séance, tandis que l'indice large S&P 500 a perdu 1,19% à 2.822 pts, et que le Nasdaq composite a abandonné 1,58% à 7.628 pts (après -2% en séance). L'indice SOX de Philadelphie, qui reflète les semi-conducteurs, a cédé 1,65%( après un plongeon de 2,7% en séance), ce secteur étant en première ligne après les mesures anti-Huawei prises par l'administration Trump.

Le Fonds monétaire international a d'ailleurs lancé jeudi un avertissement aux Etats-Unis et à la Chine. L'économiste en chef du FMI, Gita Gopinath, a affirmé que leur bras de fer risquait de compromettre le rebond économique mondial attendu pour le second semestre 2019. "Bien que l'impact sur la croissance mondiale soit pour le moment relativement modeste, la nouvelle escalade pourrait sérieusement détériorer le climat des affaires et la confiance des marchés financiers, perturber les chaînes de production et compromettre la reprise de la croissance mondiale prévue en 2019", a-t-elle prévenu.

Pékin évoque le risque d'une récession mondiale

Le ministère chinois du Commerce a annoncé jeudi que la Chine avait adressé à Washington une "protestation solennelle" à propos du placement sur une liste noire de son fleuron industriel Huawei, numéro un mondial des équipements télécoms et numéro deux mondial des smartphones.

Le porte-parole du ministère, Gao Feng, a assuré que Pékin avait les moyens "de défendre les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises". "En ce qui concerne le harcèlement des Etats-Unis, la meilleure réponse des entreprises chinoises est de continuer à grandir", a-t-il déclaré devant la presse. Gao Feng a aussi estimé que l'escalade déclenchée par Washington accroissait le risque d'une récession économique mondiale. Il a assuré que Pékin prendrait les mesures nécessaires pour préserver "les intérêts légitimes des entreprises chinoises".

Par ailleurs, le quotidien South China Morning Post a écrit jeudi que les tensions actuelles allaient forcer Pékin à revoir totalement ses relations économiques avec les Etats-Unis.

Washington a placé le 16 mai Huawei et 68 de ses filiales sur la liste noire des "entités" considérées comme des menaces à la sécurité nationale des Etats-Unis. Soupçonné d'espionnage, Huawei pourrait bientôt être rejoint sur cette liste par 5 groupes chinois de vidéo-surveillance, dont les leaders du secteur Hangzhou Hikvision Digital Technology et Zhejiang Dahua Technology, selon la presse.

Les marchés craignent que la guerre commerciale ne se transforme en une véritable guerre froide technologique, susceptible de peser lourdement sur les échanges commerciaux et la croissance mondiale. Des entreprises telles qu'Apple seraient particulièrement vulnérables en cas d'interdiction de vente ou de boycott de ses produits en Chine.

Forte détente sur les taux d'intérêts, pétrole en berne

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) a reculé de 0,17% à 97,88 points, alors que l'euro gagnait 0,26% à 1,1180$. Le yen gagnait 0,7% face au dollar et 0,4% face à l'euro, tandis que le franc suisse était lui aussi recherché (+0,6% face au dollar et +0,4% face à l'euro).

Les obligations ont aussi servi de valeurs-refuge, faisant plonger les taux d'intérêts, qui évoluent en sens inverse des cours. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a chuté de 7 points de base pour revenir à 2,31%, son plus bas niveau depuis 2017. Le Bund à 10 ans allemand a perdu 3 points de base, à -0,12%, un plus bas d'une semaine, après des indices PMI "flash" européens et un indice Ifo décevants.

Mercredi, la Réserve fédérale n'avait pourtant pas modifié son message dans un sens plus accommodant pour les taux. Dans le compte-rendu de sa réunion des 30 avril et 1er mai, la banque centrale américaine s'est contentée de dire qu'elle serait "patiente pendant un certain temps" sur ses taux. Elle a ajouté que la faible inflation lui semblait être un phénomène "passager", laissant planer le suspense sur une possible baisse des taux, à laquelle les marchés croient dur comme fer.

L'once d'or a gagné jeudi 0,7% à 1283,10$ pour le contrat à terme de juin, alors que le pétrole plongeait pour la deuxième séance consécutive, cédant au pessimisme ambiant lié aux tensions commerciales. Le contrat à terme de juillet sur le brut léger américain WTI a chuté de 5,71% à 57,91$ le baril sur le Nymex (après -2,7% mercredi), tandis que le Brent d'échéance juillet cédait 4,55% à 67,76$ (après -1,65% mercredi) au moment de la clôture du Nymex.

Jusqu'ici, le pétrole avait ignoré la montée des tensions commerciales, se focalisant sur les problèmes liés à l'offre (Venezuela, Iran, Libye), d'autant que l'Opep s'est déclaré le 19 mai peu favorable à mettre fin en juin à son accord de réduction de la production lors de sa réunion de juin.

L'activité manufacturière au ralenti aux Etats-Unis et en Europe

Les investisseurs n'ont trouvé aucun réconfort dans les statistiques macro-économiques publiées ce jeudi, tant aux Etats-Unis que dans la zone euro.

Aux Etats-Unis, l'activité économique a nettement ralenti ce mois-ci selon les premières estimations ("flash") des indices PMI calculés par le cabinet IHS-Markit. L'indice manufacturier "flash" a chuté à 50,6, après 52,6 en avril, et alors que le consensus n'anticipait qu'un léger tassement du secteur à 52,5. Il atteint son plus bas niveau depuis septembre 2009, se rapprochant de la frontière marquant croissance et contraction de l'activité à 50... Dans les services, les données sont aussi ressorties en berne, à 50,9 contre 53 en avril, ratant largement le consensus qui anticipait une progression à 53,2.

Les ventes de logements neufs ont reculé de 6,9% en avril à 673.000, selon le département du Commerce, en ligne avec les attentes des analystes.

Le marché de l'emploi américain est en revanche resté solide la semaine dernière avec 211.000 inscriptions nouvelles au chômage pour la semaine s'achevant le 18 mai, contre 212.000 la semaine précédente, et alors que les économistes tablaient sur 217.000 demandeurs d'emploi supplémentaires.

En Europe, les indices PMI "flash" de la zone euro ont été peu encourageants : si l'Indice PMI Flash Composite de l'activité globale passe de 51,5 à 51,6, l''Indice PMI Flash de l'activité de services se replie à 52,5 (52,8 en avril), sur un plancher de 4 mois. L'Indice PMI Flash de l'Industrie Manufacturière tombe pour sa part à 47,7 (47,9 en avril), au plus bas depuis deux mois. Les trois indices ressortent ainsi inférieurs aux attentes du marché.

En Allemagne, l'indice Ifo qui mesure la confiance des milieux d'affaires est tombé à 97,9 points en mai, contre 99,1 pour le consensus et après 99,2 points en mai.

VALEURS A SUIVRE

Technos : la séance a encore été difficile sur les dossiers Apple (-1,7%), Alphabet (-0,9%), Amazon ( -2,4%), ou Nvidia (-3,2%) dans la crainte de représailles chinoises dans le cadre du bras de fer actuel avec les Etats-Unis.

Les pétrolières ont chuté avec les cours du brut, notamment ExxonMobil (-2,3%), Chevron (-2,2%), ConocoPhillips (-5,6%), Transocean (-6,1%), Devon Energy (-7,3%), Halliburton (-4,9%) ou encore Schlumberger (-2,2%).

L Brands a grimpé de 12,8% après la publication d'un bénéfice et d'un chiffre d'affaires trimestriels supérieurs aux anticipations et le relèvement de sa prévision de bénéfice annuel.

Qualcomm (-1,5%) Goldman Sachs a débuté la couverture du dossier avec une opinion "neutre" et un objectif de cours de 73 dollars.

Target (+2,3%) JP Morgan a réhaussé sa recommandation de "neutre" à "surpondérer" avec un objectif de cours de 100$, jugeant le titre sous-évalué et voyant des marges pour une révision à la hausse du consensus de place...

Avon grimpe encore de 3,1%. La rumeur était la bonne hier puisque l'annonce de son rachat par le Brésilien Natura est désormais officielle. Selon l'accord conclu entre les deux groupes, Natura détiendra 76% de la nouvelle entité dont le chiffre d'affaires annuel avoisinera 10 Mds$.

Tesla (+1,4%) a repris des forces après sa chute de 6% la veille. Le broker Citigroup a ramené mercredi son objectif de cours de 238$ à 191$ sur le dossier. Dans une note à ses clients, Citi justifie sa décision par une demande molle pour les voitures électriques de Tesla, ainsi que des inquiétude sur la situation financière du groupe, malgré la levée récente de 2,4 Mds$ sur le marché.

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