Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
6 638.94 PTS
-0.01 %
6 635.0
-0.06 %
SBF 120 PTS
5 192.28
-0.12 %
DAX PTS
15 680.63
-0.31 %
Dow Jones PTS
34 299.33
-0.27 %
14 030.41
+0. %
1.212
-0.05 %

Clôture de Wall Street : la baisse l'emporte pour la 2e séance

| Boursier | 321 | Aucun vote sur cette news

A l'issue d'une séance hésitante, la Bourse de New York a signé mardi sa 2e séance de baisse consécutive.

Clôture de Wall Street : la baisse l'emporte pour la 2e séance
Credits Reuters

A l'issue d'une séance hésitante, la Bourse de New York a signé mardi sa 2e séance de baisse consécutive, les craintes liées à l'inflation l'emportant sur la reprise économique et les bons résultats d'entreprises. Le rebond des valeurs technologiques n'a pas tenu, à l'image d'Apple (-1,1%) ou d'AMD (-0,3%). Le distributeur Walmart a gagné 2,1% après des résultats et prévisions supérieurs aux attentes, à la faveur de la reprise économique. Home Depot en revanche a perdu 1% malgré des comptes supérieurs au consensus. Le pétrole Brent a dépassé 70$ le baril en matinée avant de subir de prises de bénéfices, tandis que le dollar a poursuivi sa décrue et que les taux sont restés quasi-stables.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,78% à 34.060 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,85% à 4.127 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a reculé de 0,56% à 13.303 points.

Seuls deux des onze indices sectoriels du S&P 500 ont progressé de justesse, la santé (+0,08%) et l'immobilier (+0,17%). Les technologiques (-0,8%) et les services de communication (-1,2%) ont repris leur correction malgré des gains en début de journée, tandis que l'indice S&P de l'énergie a lourdement rechuté de 2,6% avec les cours du pétrole.

Le bitcoin a repris sa baisse, cédant plus de 4% sur 24 heures en fin de soirée sur la plateforme Bitfinex, à 42.840$ environ, loin de son sommet de l'ordre de 64.000$ atteint à la mi-avril, avant une brutale correction. L'or a fini stable à 1.868,50$ l'once, au plus haut depuis la fin janvier.

Des goulets d'étranglement qui attisent l'inflation

Les mises en chantier de logements ont nettement ralenti en avril aux Etats-Unis, tombant à 1,569 million, contre un consensus de place de 1,705 million, et en forte baisse de 9,5% par rapport à mars. Les permis de construire ont été quant à eux relativement stables à 1,76 million, contre 1,78 million de consensus. Les experts estiment que la déception sur les mises en chantier est en partie liée aux problèmes d'approvisionnement de certains matériaux de construction, notamment le bois (dont les cours ont flambé), dans un contexte de désorganisation lié à la crise du coronavirus.

Les responsables de la Fed sont nombreux à s'exprimer ces temps-ci, et leurs commentaires sont très suivis dans le contexte actuel de craintes inflationnistes. Ils considèrent la hausse des prix comme un phénomène temporaire, lié en grande partie aux goulets d'étranglement qui surviennent dans les chaînes d'approvisionnement à la sortie de la crise sanitaire.

Lundi, Richard Clarida, le vice-président de la Fed, a indiqué que la Fed surveillait l'inflation de près et a ajouté qu'elle était prête à utiliser ses "outils" si nécessaire, en cas de signes de dérapage sur les anticipations d'inflation. Raphael Bostic, le patron de la Fed d'Atlanta, a lui aussi insisté sur la surveillance des prix par les enquêteurs de la banque centrale. Enfin, Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale de Dallas a indiqué ne pas s'attendre à voir les taux d'intérêt directeurs remonter avant l'an prochain. Il a cependant répété qu'il souhaiterait que la Fed parle dès à présent de la réduction de son soutien monétaire à l'économie.

Côté européen, Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a mis en garde mardi contre un retrait prématuré des soutiens monétaires et budgétaires, tandis que François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a écarté tout risque de retour durable de l'inflation en assurant que la politique de la BCE resterait "très accommodante pour longtemps".

Les "Minutes" de la Fed attendues mercredi

Ce mercredi, la publication des Minutes de la dernière réunion de la Fed, les 27 et 28 avril dernier, pourrait éclairer un peu mieux les marchés sur le sentiment des banquiers centraux concernant l'évolution des prix.

Sur les marchés obligataires, après les fortes tensions observées en février et mars, les taux d'intérêts se sont stabilisés ces dernières semaines, les marchés semblant avoir désormais intégré une inflation plus élevée liée à la reprise économique post-Covid-19. Mardi soir, le rendement du T-Bond à 10 ans évoluait à 1,64% et celui de l'échéance à 30 ans à 2,36%, tous deux stables par rapport à la veille. Au plus haut de l'année, courant mars, ils avaient grimpé respectivement jusqu'à 1,77% et 2,49%.

Du côté des changes, l'indice du dollar cédait en soirée 0,43% à 89,78 points face à un panier de devises de référence, au plus bas niveau depuis début janvier. L'euro gagnait 0,65% face au billet vert, à 1,2230$ dans les échanges interbancaires à New York.

Le pétrole reflue face au possible retour du pétrole iranien

Les cours du pétrole brut ont progressé en début de séance avant d'être rattrapés par des prises de bénéfices après avoir atteint brièvement des plus hauts depuis environ 2 ans. Le baril de brut léger américain WTI a cédé 1,2% à 65,49$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juillet, tandis que le Brent a reculé de 1,1% à 68,71$ (contrat de juillet), après un plus haut en séance de 70,23$.

Les investisseurs ont pris des bénéfices après des rumeurs sur un possible accord proche entre l'Iran et les Etats-Unis pour remettre en place l'accord de 2015 sur le nucléaire. Un tel accord ouvrirait la voie à la levée des sanctions américaines et à un retour des exportations pétrolières iraniennes sur le marché mondial, un facteur baissier pour les cours du brut.

La chaîne 'BBC Persian' a cité mardi un diplomate russe affirmant qu'une annonce importante pourrait être faite mercredi au sujet de l'avancement des négociations entre Washington et Téhéran. Ce diplomate a cependant estimé que les négociations n'étaient pas encore finalisée et que des désaccords demeuraient entre les parties.

VALEURS A SUIVRE

Walmart (+2,1%), le géant américain de la grande distribution basé à Bentonville, Arkansas, a annoncé pour son premier trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes, dopant dans la foulée ses estimations. Le leader de la distribution table donc sur une forte demande, alors que sur le trimestre écoulé, les revenus totaux ont progressé de 2,7% à 138,3 milliards de dollars (consensus 132 Mds$), pour un bénéfice opérationnel en croissance de 32% à 6,9 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,69$, contre 1,21$ de consensus. Le groupe a sans nul doute bénéficié des 'chèques de stimulus' aux USA, qui ont soutenu la demande en appareils et produits électroniques. Doug McMillon, fait état d'un optimisme plus important qu'en début d'année.

La croissance US à comparable sur le trimestre a été de 6% hors essence, sur cette période close fin avril, alors que les analystes visaient en moyenne une petite expansion de 1%. Les ventes en ligne ont affiché une belle croissance de 37%, ce qui reste toutefois très inférieur aux 69% de progression du trimestre antérieur.

Pour son exercice fiscal décalé 2022, Walmart envisage désormais une hausse des bénéfices de 6% à 9%, alors que le groupe tablait auparavant sur un léger déclin des profits. McMillon prévient tout de même que le second semestre sera plus incertain que d'ordinaire.

Home Depot (-1%), le leader américain de la distribution de produits pour l'équipement de la maison, a publié ce jour des comptes trimestriels particulièrement robustes. Les ventes globales ont flambé de près de 33% à 37,5 milliards de dollars, contre moins de 35 milliards de consensus de place. Le bénéfice net trimestriel a atteint quant à lui 4,15 milliards de dollars soit 3,86$ par titre, contre 2,25 milliards et 2,08$ par action un an avant, à la même période. Le consensus était de 3,08$ de bpa. Surtout, Home Depot a fait état d'une croissance à magasins comparables de 31% sur le premier trimestre, en glissement annuel, alors que le consensus était d'environ 20%, ce qui aurait marqué un ralentissement par rapport au dernier trimestre de l'exercice antérieur (24,5%).

Macy's (-0,37%). La chaîne américaine de magasins a dépassé les attentes sur le trimestre clos et a rehaussé ses anticipations. Le détaillant new-yorkais a ainsi publié pour le premier trimestre un bénéfice net de 103 millions de dollars et 32 cents par titre, contre une perte de 3,6 milliards sur la période correspondante de l'an dernier. Le bénéfice ajusté par action a représenté quant à lui 39 cents, en ligne avec le consensus FactSet et de retour sur des niveaux proches de ceux de 2019. Les revenus trimestriels ont été de 4,71 milliards, contre 3 milliards un an plus tôt et 4,36 milliards de consensus FactSet. Les revenus digitaux ont progressé de 34%. Les ventes à comparable se sont envolées de 64%, bien plus que prévu.

Berkshire Hathaway (-0,6%), la firme d'investissement du milliardaire Warren Buffett, a pris une belle participation au capital du courtier britannique en assurances Aon Plc (-0,4%), tout en réduisant par ailleurs ses parts sur Chevron (-3%) ou Wells Fargo (-2,1%). Les derniers mouvements de Berkshire pour le premier trimestre montrent également un renforcement de la participation sur la chaîne de supermarchés Kroger (-0,5%).

Le conglomérat de Buffett a acquis plus de 4 millions de titres Aon pour un montant proche de 943 millions de dollars. Il augmente donc sa présence dans le secteur de l'assurance, où il était déjà très présent via notamment GEICO et General Re. Notons qu'Aon cherche à finaliser un deal avec son concurrent Willis Towers Watson.

La firme est en outre sortie de Synchrony Financial (-2,2%) durant le trimestre passé, alors que ce pari représentant près de 700 millions de dollars en fin d'année dernière. La participation au capital de Wells Fargo a été réduite à 675.000 titres à fin mars.

Amazon (-1,1%) pourrait bien s'offrir un morceau de choix. 'The Information', citant une personne familière de la question, indique ainsi que le groupe de Jeff Bezos serait en discussions en vue d'une acquisition de MGM (+1,8%), ce qui constituerait un mouvement majeur d'expansion des offres de divertissement du groupe...

De son côté, le New York Times croit savoir que le Californien de Cupertino Apple (-0,5%) et le géant des médias Comcast (-0,7%) auraient aussi étudié ce dossier Metro-Goldwyn-Mayer. Sans citer de sources, le NYT affirme que les prétendants auraient conclu que MGM valait environ 6 milliards de dollars, nettement moins que les 9 milliards de dollars escomptés par le studio. Amazon ne semble pas de cet avis et poursuivrait donc les négociations. Selon 'The Information', le statut actuel des discussions ne serait pas clair et il serait possible que les échanges ne débouchent pas sur un accord.

Metro-Goldwyn-Mayer, légendaire studio cinématographique de Las Vegas, est surtout connu pour sa franchise 'James Bond', mais détient aussi la chaîne TV payante Epix et conçoit des séries ou shows tels que 'The Handmaid's Tale', 'Vikings', 'Fargo', 'Shark Tank' (...). Le catalogue de MGM compte environ 4.000 films, avec également les franchises 'Rocky', 'RoboCop' et 'Legally Blonde'.

Tesla (+1,4%). La société d'investissement de Michael Burry, le vendeur à découvert rendu célèbre par le film 'The Big Short', détenait à fin mars une position vendeuse sur Tesla représentant 534 millions de dollars. Scion Asset Management a ainsi révélé une copieuse position vendeuse via des options put, misant sur une baisse de l'action du groupe d'Elon Musk.

Apple (-1,1%). Selon l'agence Bloomberg, le groupe californien de Cupertino serait toujours confronté à des difficultés d'approvisionnement concernant son nouvel iPad Pro haut de gamme.

Tencent Music Entertainment (-2,9%) a publié des profits trimestriels supérieurs aux attentes et des revenus en croissance de 24%, avec la croissance des abonnés. Baidu (-0,17%) a dévoilé des revenus en hausse de 25%, supérieurs au consensus avec le cloud et l'IA.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/06/2021

2CRSi a annoncé ses résultats annuels estimés pour l’exercice 2020-21. Pour rappel, la durée de l’exercice 2019-20 du concepteur et constructeur de serveurs informatiques éco-énergétiques…

Publié le 16/06/2021

L’équipe de TradingSat.com, séduite par les qualités graphiques de court terme de SAINT GOBAIN, entrevoit un potentiel intéressant sur cette action qui constituera le sous-jacent d’un turbo…

Publié le 16/06/2021

Icade Promotion a été désignée en qualité d’Assistant à Maîtrise d'Ouvrage (AMO) dans le cadre de la restructuration du site du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre…

Publié le 16/06/2021

Edenred remonte proche des 50 euros ce mercredi, en hausse de 0,4%, alors que l'analyste de chez Bryan Garnier a revalorisé le titre de 53 à 56 euros...

Publié le 16/06/2021

Comme attendu, Bruxelles et Washington ont trouvé un accord pour mettre fin au contentieux commercial de 17 ans entre Airbus et Boeing sur les...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne