Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
6 570.19 PTS
-
6 482.00
-1.11 %
SBF 120 PTS
5 151.31
-
DAX PTS
15 490.17
-
Dow Jones PTS
34 584.88
-0.48 %
15 333.47
+0. %
1.171
-0.1 %

Clôture de Wall Street : la baisse l'emporte, le "tapering" inquiète

| Boursier | 236 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a vécu une séance hésitante, jeudi, les investisseurs soupesant les risques liés notamment au futur "tapering" de la Fed.

Clôture de Wall Street : la baisse l'emporte, le "tapering" inquiète
Credits Reuters

La Bourse de New York a vécu une séance hésitante, jeudi, les investisseurs soupesant les risques liés au futur "tapering" de la Fed, alors que la BCE a donné le "la", en annonçant une très progressive réduction de son soutien monétaire aux marchés. L'Europe boursière a fini en légère hausse, mais les indices américains ont fait du yo-yo avant de finir en légère baisse. L'annonce de chiffres hebdomadaires de l'emploi meilleurs que prévu outre-Atlantique n'a pas dissipé les incertitudes monétaires et politiques. Le pétrole a rechuté, les taux d'intérêts et le dollar ont fléchi, tandis que l'or a rebondi.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,43% à 34.879 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,46% à 4.493 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fléchi de 0,25% à 15.248 pts, son 2e recul consécutif. Quant au DJIA et au S&P 500, ils viennent d'enchaîner 4 séances consécutives de recul, face à la montée des incertitudes ("tapering", variant delta, blocages au Congrès US...)

Par secteurs, seules les financières (+0,25% pour l'indice S&P sectoriel), l'énergie (+0,12%) et les matériaux de base (+0,07%) ont fini dans le vert, tandis que l'immobilier (-2,1%), la santé (-1,2%) et les industrielles (-0,5%) ont affiché les plus fortes baisses. Les technologiques (-0,4%) et les services de communication (-0,3%) ont continué de subir des prises de bénéfices.

L'once d'or a en revanche profité des incertitudes pour regagner 0,4% et revenir à 1.800$ l'once, après avoir perdu plus de 2% en deux séances. Le cours du pétrole brut léger américain WTI a abandonné 1,7% à 68,14$ le baril (contrat d'octobre). L'indice du dollar perdait 0,19% jeudi soir face à un panier de devises, et l'euro gagnait 0,11% à 1,1827$ face au billet vert, après les annonces de la BCE. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans se détendait de 3 points de base à 1,30%, et celui du Bund allemand à 10 ans a cédé 4 pb à -0,36%, les investisseurs ayant jugé que la BCE restait fondamentalement très accommodante malgré l'annonce de légers ajustements à la baisse de ses achats d'actifs.

Le bitcoin se stabilisait en fin de soirée autour de 46.670$ (+0,5%) sur la plateforme Bitfinex après une chute de l'ordre de 10% depuis mardi, lorsque le bitcoin est devenu une monnaie légale au Salvador, une première mondiale.

La Chine va libérer des réserves de pétrole

Sur le front macro-économique ce jeudi aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé plus que prévu la semaine passée. Elles restent ainsi à leur plus bas niveau depuis mars 2020, à 310.000, en net repli de 35.000 par rapport à la semaine antérieure. Le consensus était positionné à 340.000 environ. La moyenne à quatre semaines s'établit à 339.500, en baisse de 16.750, également au plus bas depuis mars 2020. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 28 août atteint 2,783 millions, en repli de 22.000 sur sept jours (2,744 millions de consensus).

Les stocks de pétrole aux Etats-Unis, pour la semaine close le 3 septembre, ont reculé moins que prévu la semaine dernière, de 1,5 million de barils à 423,9 mb, contre une baisse de 4,6 mbj attendue par le consensus. En revanche, les réserves d'essence ont chuté plus qu'attendu, de 7,2 mb (contre -3,4 mb anticipé). Ces chiffres auraient pu soutenir les cours du brut, mais ces derniers ont chuté de près de 2% jeudi, après une annonce venue de Chine. L'administration chinoise des réserves d'Etat a ainsi indiqué qu'elle libérerait des réserves de pétrole brut sur le marché via des enchères publiques afin d'atténuer la pression des coûts élevés des matières premières sur les raffineurs nationaux.

La BCE évoque un simple "recalibrage" plutôt qu'un "tapering"

Sur le front de la politique monétaire, la BCE a donc annoncé une légère baisse de son programme d'achat d'actifs mis en place pour lutter contre la pandémie (PEPP), et a également relevé ses prévisions de croissance comme d'inflation pour la zone euro. La président de la BCE Christine Lagarde a cependant répété qu'elle jugeait "temporaire" la hausse des prix et que la nouvelle politique de la BCE n'était pas un "tapering" mais un simple "recalibrage".

Aux Etats-Unis, les signes d'un début de "tapering" se multiplient ces derniers jours. Mardi, Robert Kaplan, président de la Fed de Dallas, a estimé qu'il serait approprié d'annoncer officiellement le "tapering" dès la réunion monétaire de septembre, en vue d'un début d'allègement du soutien monétaire en octobre ou peu après. Esther George, la dirigeante de la Fed de Kansas City, avait précédemment jugé que ce 'tapering' devrait intervenir "plutôt tôt que tard".

Dans son dernier Livre Beige publié mercredi soir à deux semaines de la prochaine réunion de la Fed, les 21 et 22 septembre, la banque centrale américaine a indiqué que la croissance économique a ralenti cet été aux Etats-Unis pour revenir à un rythme "modéré" en raison du variant delta du Covid-19. L'enquête, qui compile les rapports des services des Fed des 12 principales régions américaines, a aussi souligné que la hausse des prix et des salaires s'est poursuivie ces dernières semaines, entraînant une inflation "stable à un niveau élevé". De quoi alimenter encore la crainte d'une réduction du soutien de la Fed...

La Fed semble décidée à agir avant la fin de l'année

Ce jeudi, de nombreux responsables de la Fed s'exprimaient en public, dont la gouverneure Michelle Bowman, qui a elle aussi estimé que la déception sur l'emploi en mars ne changeait pas les perspectives de la Fed, à savoir un probable début de "tapering" en fin d'année. "Nous sommes très proches de notre objectif de plein emploi. Si les données continuent comme cela, il sera probablement approprié pour nous de commencer à réduire nos achats d'actifs cette année", a déclaré Mme Bowman".

Charles Evans (patron de la Fed de Chicago), Mary Daly (présidente de la Fed de San Francisco), Robert Kaplan (Fed de Dallas), John Williams (Fed de New York), Neel Kashkari (leader de la Fed de Minneapolis) et Eric Rosengren (Fed de Boston) devaient aussi parler jeudi.

Les opérateurs ne semblent donc pour l'heure pas considérer que les derniers indicateurs, dont les créations de postes US très inférieures aux attentes du mois d'août (235.000 contre 750.000 de consensus) sont de nature à modifier réellement l'agenda de la Fed. Un "tapering" est donc toujours anticipé sous peu, peut-être avant la fin de l'année. Une annonce officielle pourrait avoir lieu dès la réunion FOMC de novembre, en vue d'un lancement en décembre.

Blocage au Congrès US sur le plafond de la dette et le plan Biden

Aux Etats-Unis, trois grandes banques, Morgan Stanley, Citigroup et Credit Suisse, ont publié cette semaine des notes prudentes sur l'évolution à court terme des marchés d'actions. Les stratégistes estiment que le variant delta contribue à ralentir la croissance et que les projets de réforme du président Biden s'enlisent au Congrès, alors qu'approche aussi une échéance budgétaire importante, nécessitant un relèvement du plafond de la dette pour éviter un "shutdown". Si l'on ajoute à ce cocktail les craintes d'une crise systémique en Chine en cas de débâcle financière du géant immobilier surendetté Evergrande, et le fait que les valorisations des actions sont désormais tendues, les risques d'une correction sont assez élevées, estiment les banques.

Au Congrès US, les tensions entre modérés et progressistes au sein du parti démocrate au sujet du plan Biden compliquent la voie vers des mesures de relance budgétaire supplémentaires. Le sénateur Joe Manchin aurait ainsi refusé de soutenir le plan d'infrastructures de 3.500 milliards de Joe Biden, prônant un package de seulement 1.000 à 1.500 Mds$. A l'inverse, le sénateur progressiste Bernie Sanders estime que le plan Biden n'est pas assez élevé !

Par ailleurs, la secrétaire au Trésor Janet Yellen s'est inquiétée d'un risque de "shutdown" des services fédéraux en octobre... Elle a écrit aux leaders du Congrès, avertissant que sa dernière estimation suggèrerait que des mesures de financement "extraordinaires" (en place depuis que la limite de la dette fédérale a été rétablie le 1er août) pourraient être épuisées en octobre, plus tôt que la période d'octobre/novembre estimée en juillet dernier par le Bureau du Budget (CBO). Mme Yellen a également averti que si le Congrès ne relevait pas le plafond de la dette, cela fera courir le risque d'un premier défaut des Etats-Unis sur sa dette, et elle a incité les législateurs à résoudre ce problème avant la dernière minute...

VALEURS A SUIVRE

GameStop a fini stable (-0,02%) après avoir plongé de plus 10% en séance, suite à une publication de résultats en demi-teinte. Le groupe texan de distribution de jeux vidéo et matériel technologique, devenu LE 'meme stock' vedette à Wall Street ces derniers mois avec le mouvement massif des traders sociaux américains, a annoncé pour son deuxième trimestre fiscal des pertes réduites (sur une base ajustée) et un chiffre d'affaires amélioré, mais ces performances ne sont évidemment pas à la hauteur du rally incroyable de l'action, passée de 19$ environ fin 2020 à près de 200$ ces derniers jours. Durant la période la plus folle de la 'GameStop mania' en janvier, le titre avait même approché des 350$. La capitalisation boursière actuelle se situe à plus de 13 milliards de dollars.

Le détaillant a annoncé pour le deuxième trimestre une perte nette ajustée de 76 cents par titre, pour des revenus de 1,18 milliard de dollars, tandis que le consensus FactSet était de 67 cents de perte par action pour 1,12 milliard de dollars de facturations. La perte ajustée par action se situait à 1,40$ un an plus tôt. Les revenus ressortaient à 942 millions de dollars sur la période correspondante, l'an dernier. Le groupe a terminé le trimestre avec un niveau de cash et équivalents de 1,78 milliard de dollars, sans dette long terme significative.

Lululemon Athletica s'est envolé de 10,5%. Pour le deuxième trimestre, le groupe canadien coté sur la place américaine, spécialiste de l'habillement sportif et en particulier du yoga, a annoncé un bénéfice ajusté par action de 1,65$, supérieur de près de 30% au consensus de marché. Le bpa ajusté a pratiquement triplé en glissement annuel, par rapport au deuxième trimestre de l'an dernier. Les revenus trimestriels ont totalisé quant à eux 1,45 milliard de dollars, en croissance de 61% en comparaison de l'année antérieure, contre 1,34 milliard de consensus. Le groupe table, pour l'exercice, sur un bénéfice ajusté par action allant de 7,38 à 7,48$, contre 6,91$ de consensus de marché.

Une autre "valeur pandémie", le groupe de vélos d'appartement et de tapis de course connectés Peloton a bondi de 10%, après avoir annoncé jeudi le lancement de sa propre ligne de vêtements de sport, Peloton Apparel.

Ford Motor (-2,2%) va arrêter de produire en Inde et passer une charge de 2 milliards de dollars environ, le constructeur automobile du Michigan ne voyant pas d'issue du point de vue de la rentabilité sur ce marché dominé par la concurrence asiatique.

Humanigen s'est effondré de 47% sur le Nasdaq Composite ce jeudi. La Food and Drug Administration américaine a rejeté la demande d'autorisation en urgence du lenzilumab pour le traitement du covid chez les patients hospitalisés.

United Airlines (+2,3%), transporteur aérien américain, a prévenu à son tour que le fléchissement de la demande et l'impact du variant Delta allaient peser sur ses revenus et capacités au troisième trimestre. Delta Air Lines (+3,6%) et JetBlue (+4%) ont eux aussi averti que la propagation du variant Delta du coronavirus avait affecté le trafic passagers. A noter que le secteur avait baissé mercredi en réaction à ces craintes de ralentissement. American Airlines a aussi rebondi jeudi de 5,5%.

Moderna (+7,8%) a bondi alors que le laboratoire développe un vaccin à dose unique combinant une dose de rappel contre le Covid-19 et un rappel contre la grippe ! "Notre priorité numéro un en tant qu'entreprise est actuellement de mettre sur le marché un vaccin de rappel annuel pan-respiratoire, que nous prévoyons de toujours personnaliser et mettre à niveau", a déclaré le PDG Stéphane Bancel lors de la journée R&D de Moderna.

La firme a par ailleurs fourni des mises à jour sur son essai de stade intermédiaire en cours testant son vaccin Covid-19 autorisé chez des enfants âgés de moins de 12 ans. Dans le cadre de l'essai pédiatrique, la société a déclaré qu'elle testerait 50 microgrammes de son vaccin sur un groupe d'étude de 4.000 enfants entre 6 ans et moins de 12 ans. Moderna a déclaré que des études de sélection de dose pour différents groupes d'âge, tels que les groupes d'âge de 2 ans à moins de 6 ans et de 6 mois à moins de 2 ans, étaient en cours.

T-Mobile (-1,6%) a reculé suite à l'annonce de la mise en vente par JP Morgan d'un bloc de titres avec une décote de près de 3%.

Alphabet (-0,1%). Google serait visé par une nouvelle enquête antitrust des autorités européennes, qui porterait sur des soupçons de pressions sur des constructeurs de matériel électronique utilisant le système d'exploitation Android. C'est du moins ce qu'a indiqué un journaliste de 'MLex'.

Xerox (+0,2%) va se faire coter sur le Nasdaq, après 60 ans passés sur le NYSE. Le transfert se produira le 21 septembre. Le ticker restera 'XRX'.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/09/2021

Ecoslops qui a généré 3,1 ME de chiffre d'affaires au premier semestre, affiche un EBITDA qui se décompose en +0,1 ME (respectivement -0,3 et +0,4 ME...

Publié le 20/09/2021

OSE Immunotherapeutics SA annonce qu'une présentation sur les résultats cliniques de Phase 3 de Tedopi aura lieu en session orale "late-breaking" au...

Publié le 20/09/2021

Neoen a finalisé le financement du Kaban Green Power Hub, un projet conçu pour générer une énergie verte et compétitive et renforcer le réseau...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne