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Clôture de Wall Street : l'inflation vient gâcher la fête pour le Dow Jones et le Nasdaq

| Boursier | 1473 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a subi une deuxième séance de correction, mercredi, après la publication d'une envolée des prix à la consommation de 6,2% en octobre aux Etats-Unis.

Clôture de Wall Street : l'inflation vient gâcher la fête pour le Dow Jones et le Nasdaq
Credits Reuters

La Bourse de New York a subi une deuxième séance de correction, mercredi, après la publication d'une envolée des prix à la consommation de 6,2% en octobre aux Etats-Unis, leur plus forte progression depuis... 1990 ! Ces chiffres plus élevés que prévu pourraient inciter la Fed a relever ses taux directeurs plus vite qu'anticipé. Face à cette perspective, les taux d'intérêts se sont tendus, le dollar a rebondi, l'or a grimpé de 1% et le bitcoin a franchi de nouveaux records à plus de 68.000$. Le pétrole WTI en revanche, s'est tassé de plus de 3%.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,66% à 36.079 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,82% à 4.646 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a perdu 1,66% à 15.622 pts.

Plus tôt dans la journée, le Nikkei a cédé 0,6% à Tokyo, tandis qu'en Europe, l'EuroStoxx 50 a gagné 0,1% et à Paris, le CAC 40 a grappillé 0,03%.

L'inflation US au plus haut depuis 30 ans

Les marchés ont été surpris par la hausse plus forte que prévu des prix à la consommation en octobre aux Etats-Unis. L'indice CPI a bondi de 0,9% sur un mois et de 6,2% sur un an, sa plus forte hausse depuis 31 ans, en 1990 ! Les économistes s'attendaient à des hausses respectives de 0,5% et de 5,8%. Même hors alimentaire et énergie, éléments volatils, le CPI a grimpé de 0,6% par rapport à septembre (consensus 0,4%) et de 4,6% en glissement annuel. Mardi, l'indice des prix à la production avait de son côté grimpé de 0,6% sur un mois et de 8,6% par rapport à octobre 2020.

Par ailleurs, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de novembre 2021 est ressorti à 3,3%, contre 3,1% un mois avant. Il mesure les anticipations d'inflation à un an du point de vue des firmes.

Le marché de l'emploi (qui a été plus dynamique que prévu en octobre) a continué de s'améliorer début novembre, avec un nouveau recul des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis. Pour la semaine close au 6 novembre, ces inscriptions sont ressorties à 267.000, pratiquement en ligne avec le consensus de marché et en retrait de 4.000 par rapport à la semaine antérieure.

La nouvelle poussée d'inflation en octobre pourrait inciter la Fed à durcir plus rapidement que prévu sa politique monétaire, même si les responsables de la banque centrale américaine continuent da tabler sur un ralentissement de l'inflation à partir du printemps 2022, lorsque les turbulences dans els chaînes d'approvisionnement, liées à la crise sanitaire, devraient se résorber.

La Fed temporise, mais relèvera ses taux si nécessaire

Mardi, le président de la Fed Jerome Powell (dont le renouvellement du mandat est dans la balance ces jours-ci) s'est montré nuancé en insistant sur le fait qu'avant d'agir, la Fed examinera un large éventail d'indicateurs pour évaluer si l'économie américaine se rapproche du plein emploi.

Le vice-président de la Fed Richard Clarida, a estimé que l'amélioration des conditions économiques devrait amener à un relèvement du taux des Fed Funds d'ici à la fin 2022, tout en reconnaissant qu'une prolongation de la phase actuelle d'accélération des prix pourrait devenir un problème.

Quant au président de la Fed de Saint-Louis, James Bullard, il s'est montré plus "faucon", en disant s'attendre à deux hausses de taux dès l'an prochain, après la fin du "tapering". Cependant, en cas de dérapage de l'inflation, la Fed pourrait accélérer le calendrier et mettre fin à son programme d'achat d'actifs dès la fin du premier trimestre, a-t-il ajouté dans une interview avec la chaîne 'Fox Business'.

Pour sa part, Janet Yellen, la secrétaire américaine au Trésor (et ex-patronne de la Fed), a estimé que l'inflation ne devrait pas persister au-delà de 2022. Elle a aussi assuré que la Fed était prête à agir pour éviter tout scénario inflationniste douloureux du type des années 1970.

Le taux US à 10 ans remonte à 1,56%, l'or au plus haut depuis juin

Les chiffres de l'inflation n'ont pas agité que les marchés d'actions, mais aussi ceux des taux et des devises. Le dollar et les taux souverains ont bondi mercredi, dans l'anticipation de gestes haussiers de la Fed pour juguler les prix l'an prochain. Le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi rebondi de 12 points de base, remontant à 1,56%, approchant du seuil de 1,6% franchi la semaine dernière. Du côté des devises, l'indice du dollar rebondissait en fin de soirée de 0,96% face à un panier de devises, à 94,86 pts, tandis que l'euro rechutait de 0,97% à 1,1478$.

Considéré traditionnellement comme un refuge face à l'inflation, l'or a progressé de 1% à 1.848,30$ l'once, pour le contrat à terme de décembre sur le Comex, signant sa 5e séance de hausse et retrouvant son plus haut niveau depuis 5 mois, en juin dernier. Le bitcoin s'est retourné à la baisse en fin de soirée autour de 65.420$ (-3,5% sur 24h) après avoir franchi en début de journée de nouveaux sommets historiques à plus de 68.600$ sur le site Coindesk.

Les cours du pétrole ont subi des dégagements sous l'effet de la hausse du dollar et de l'annonce d'une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis pour la 3e semaine consécutive. Le baril de WTI a perdu 3,3% à 81,34$ (contrat à terme de décembre sur le Nymex), tandis que le Brent a lâché 2,5% à 82,64$ (contrat de janvier).

D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close le 5 novembre octobre ont augmenté de 1 millions de barils à 435,1 mb, contre une progression de 2,1 mbj attendue par le consensus. Des données de l'American Petroleum Institute (API) publiées mardi avaient laissé croire que les stocks avaient baissé la semaine passée.

Déficit budgétaire en baisse en octobre aux Etats-Unis

La séance du jour a aussi été marquée par l'annonce d'un net recul du déficit budgétaire des Etats-Unis en octobre. Le déficit a reculé de 42% pour atteindre 165 milliards de dollars en octobre, premier mois du nouvel exercice fiscal des Etats-Unis, contre un déficit de 284 Mds$ en octobre 2020.

Les recettes fiscales ont bondi de 19% en octobre grâce à une reprise économique solide, tandis que les dépenses ont reculé de 14% après la fin des programmes d'aide mis en place pendant la pandémie de Covid-19.

VALEURS A SUIVRE

Coinbase (-8%). Les comptes de la plateforme américaine de transactions sur les cryptomonnaies ont subi de plein fouet le passage à vide des marchés du marché des "cryptos" cet été. La publication mardi soir de comptes décevants au 3e trimestre a fait plonger l'action Coinbase. Le bénéfice net du group s'est élevé à 405,3 millions de dollars au 3e trimestre (1,62$ par action) contre 81,3 M$ au T3 2020, avant la cotation en Bourse. Les revenus totaux ont été multipliés par 4,5 pour atteindre 1,31 milliard de dollars, contre 286,7 M$ un an plus tôt, mais ils ont reculé par rapport au 2e trimestre 2021 (2,23 Mds$). Les revenus des transactions ont atteint 1,09 Md$ contre 1,93 Mds$ au 2e trimestre. Les analystes s'attendaient à des chiffres supérieurs, à savoir un bénéfice par action de 1,82$ et des ventes de 1,61 Md$, dont 1,31 Md$ de revenus des transactions.

La direction de Coinbase s'attend cependant à une nette amélioration au 4e trimestre, compte-tenu du redémarrage du marché des "cryptos", et des nouveaux records du bitcoin. Le nombre de comptes actifs mensuels (qui effectuent des transactions dans le mois) a ainsi dépassé les attentes en octobre, à 11,7 millions, contre 7,4 millions au 3e trimestre et 8,8 millions au 2e trimestre.

Rivian Automotive (+29,1%) a fait une entrée sur les chapeaux de roues sur le Nasdaq ce mercredi. Pour sa première cotation, le titre du constructeur américain de véhicules électriques s'est inscrit à 106,75$, en hausse de 36,9% par rapport au prix de 78$ fixé pour son IPO (initial public offering). Il a ensuite grimpé jusqu'à 119,40$ (+53%), avant de refluer en clôture à 100,73$, en hausse de 29,1%. Un niveau qui valorise la compagnie près de 86 milliards de dollars.

Le groupe automobile, négocié sous le mnémo 'RIVN', a levé 11,9 milliards de dollars dans le cadre de cette opération, la plus importante IPO de l'année à Wall Street. La société, notamment soutenue par Amazon (qui possède 20% de son capital) et Ford (environ 13% du capital) a fixé le prix de son introduction à 78 dollars par action, soit au-dessus de la fourchette cible allant de 57 à 62$. Un niveau qui valorise le groupe fondé et dirigé par R.J. Scaringe près de 66,5 milliards de dollars, soit davantage que Lucid Group et Nio, mais évidemment encore bien loin du précurseur Tesla.

Tesla a d'ailleurs rebondi de 4,3%, alors que le titre avait lourdement corrigé depuis le fameux sondage Twitter d'Elon Musk concernant la cession de 10% de sa participation au capital du constructeur de véhicules électriques. Kimbal Musk, le frère d'Elon, qui est administrateur de Tesla, a déclaré la vente de titres du groupe pour plus de 100 millions de dollars, opération intervenue juste avant le sondage Twitter "autorisant" Elon à se délester d'une portion de sa participation.

DoorDash a bondi de 11,6%, alors que le groupe de livraison de repas a annoncé un accord pour l'acquisition de la firme finlandaise d'Helsinki, Wolt Enterprises Oy, pour un montant de 8,1 milliards de dollars en actions. La startup finlandaise avait été lancée en 2015. La firme californienne de San Francisco va réaliser là l'une des plus importantes acquisitions historiques observées sur le marché finlandais. Wolt, cofondée par son directeur général Miki Kuusi, s'est rapidement étendu à 23 pays, livrant repas et épicerie, ainsi que d'autres produits. Le groupe avait levé 530 millions de dollars plus tôt cette année auprès d'investisseurs, afin de faire face à la forte demande durant la pandémie. Kuusi doit prendre la direction de la division internationale de DoorDash, qui tente de conquérir l'Europe dans un contexte concurrentiel difficile.

General Electric (-2%) bénéficie d'un conseil de Deutsche Bank, qui vient de revoir son opinion de conserver à acheter après l'annonce des plans de séparation en trois unités de GE. Le groupe industriel a aussi annoncé une émission obligataire majeure de 23 milliards de dollars afin de refinancer son très lourd fardeau d'endettement.

Wendy's (-7,1%), chaîne américaine de restauration rapide, a raté le consensus sur le trimestre clos en termes de croissance domestique US à comparable. En outre, les bénéfices du groupe ont été affectés par les coûts de matières premières et salariaux. Wendy's table désormais, pour l'exercice, sur un bénéfice ajusté par action allant de 79 à 80 cents, contre 82 cents de consensus. Sur le trimestre clos, la croissance US à comparable a été de 2,1% seulement, contre 4,4% de consensus.

FuboTV a décroché de 23%. Le service de streaming TV axé sur le sport a annoncé une perte plus importante qu'attendu sur le trimestre clos. Sur le troisième trimestre, la perte ajustée par action a été de 59 cents, contre un consensus de 65 cents. Les revenus ont totalisé 157 millions de dollars contre 61 millions un an avant.

MasterCard a grimpé de 3,8%. Le groupe a fourni des prévisions solides sur la période allant de 2022 à 2024, à l'occasion d'une journée investisseurs.

Les "GAFAM" ont subi des prises de bénéfices. Apple (-1,9%) et Alphabet (-2%) ont été parmi les valeurs les plus affectées, notamment en raison de démêlés judiciaires. Une juge fédérale américaine a rejeté mardi soir la demande d'Apple de suspendre la décision rendue dans le procès l'opposant à Epic Games, l'éditeur de "Fortnite".

Quant à Alphabet, il a été plombé par le rejet par le Tribunal de l'Union européenne du recours de sa filiale Google, contre une amende de 2,42 milliards d'euros infligée en 2017 à Google Shopping par le gendarme européen de la concurrence.

Meta Platforms (l'ex-Facebook) a cédé 2,3%, Amazon a reculé de 2,6% et Microsoft a fléchi de 1,5%. Les indices sectoriels du S&P 500 des technologiques (-1,7%) et des services de communication (-1,2%) ont affiché les plus forts reculs du jour après l'énergie (-3%), qui pâtissait de la baisse des cours du pétrole.

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