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Clôture de Wall Street : l'euphorie du déconfinement balaie les risques

| Boursier | 402 | Aucun vote sur cette news

La hausse s'est poursuivie mercredi à Wall Street, dans le sillage des marchés européens, les investisseurs continuant de parier sur une reprise économique rapide après les déconfinements.

Clôture de Wall Street : l'euphorie du déconfinement balaie les risques
Credits Reuters

La hausse s'est poursuivie mercredi à Wall Street, dans le sillage des marchés européens, les investisseurs continuant de parier sur une reprise économique rapide après les déconfinements. Aux Etats-Unis, les dernières statistiques de l'emploi et de l'activité dans les services pointent vers une amélioration en mai, après un mois d'avril catastrophique pour l'économie. Les marchés boursiers restent sourds aux troubles sociaux qui agitent les Etats-Unis, aux tensions commerciales sino-américaines, ainsi qu'au risque d'une reprise lente, voire d'une rechute en cas de seconde vague de coronavirus.

A la clôture, Dow Jones a bondi de 2,05% à 26.269 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 1,36% à 3.122 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a grimpé de 0,78% à 9.682 pts.

Plus tôt dans la journée, les autres Bourses mondiales ont aussi gagné du terrain. Le Nikkei a bondi de 1,29% à Tokyo, et le Shanghai composite a gagné 0,1% tandis qu'en Europe, l'euphorie a fait bondir l'EuroStoxx 50 de 3,5%. A Paris, le CAC 40 a grimpé de 3,36%, remontant au dessus des 5.000 points grâce à l'entrée de la France dans sa 2e phase du déconfinement depuis lundi.

Des valorisations désormais très élevées à Wall Street

Dix des 11 indices sectoriels sur S&P 500 ont progressé, à commencer par les financières (+3,8%), les industrielles (+3,9%), l'énergie (+3%) et l'immobilier (+2,4%), à savoir des secteurs qui ont le plus souffert depuis trois mois de la crise du Covid-19.

Après un spectaculaire rebond de plus de 35% depuis le 23 mars, les analystes s'interrogent sur la capacité de la Bourse américaine à poursuivre sur cette lancée. Les marchés d'actions ont en effet atteint une valorisation élevée au regard des anticipations de bénéfices des entreprises.

Ainsi, le multiple de capitalisation (PER ou rapport cours sur bénéfice par action) du S&P 500 s'est hissé à 21,5 fois les bénéfices attendus dans les 12 prochains mois, comparé à une moyenne à 5 ans de 16,8 fois et une moyenne à 10 ans de 15,1 fois. Le PER du S&P 500 est ainsi logé à son plus haut niveau depuis janvier 2002, il y a plus de 18 ans, selon le consensus établi par le cabinet FactSet.

Polémiques sur la gestion des troubles sociaux par Donald Trump

Comme les jours précédents, la Bourse américaine est restée imperméable aux troubles sociaux qui secouent depuis plus d'une semaine de nombreuses villes du pays, en réaction à la mort à Minneapolis de George Floyd, un afro-Américain tué par un policier le 25 mai. La gestion de cette crise par Donald Trump est sujette à de nombreuses critiques, le président américain ayant menacé de recourir à l'armée si les gouverneurs ne parvenaient pas à rétablir l'ordre.

Mercredi, le ministre américain de la Défense Mark Esper s'est publiquement désolidarisé du président Trump en s'opposant au déploiement de l'armée. "Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection", a déclaré M. Esper en référence au seul décret qui permettrait légalement au président de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale.

Sur le plan judiciaire, la mort de George Floyd a été requalifiée en "meurtre" mercredi, ce qui pourrait contribuer à faire baisser la tension sociale. Les quatre policiers impliqués dans sa mort ont désormais tous été inculpés, alors qu'un seul d'entre eux était jusqu'ici accusé.

Sur le plan macro-économique, les derniers indicateurs ont été jugés encourageants aux Etats-Unis, mais aussi en Chine et en Europe. L'indice PMI chinois Caixin/Markit a montré un rebond de l'activité du secteur des services en mai, à 55 contre 44,4 en avril, au plus haut depuis la fin 2010 ! En Europe, les indices PMI définitifs pour le mois de mai ressortent majoritairement meilleurs que prévu (30,5 pour l'indice européen global contre 28,7 de consensus). L'indicateur britannique est lui aussi supérieur aux attentes de marché.

Moins d'emplois perdus en mai, mais un taux de chômage attendu proche de 20% aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, l'économie a détruit moins d'emplois que prévu en mai dans le secteur privé, selon le dernier rapport du cabinet ADP. 2,76 millions ont été perdus le mois dernier, alors que le consensus redoutait 8,66 millions de destructions. Avril avait été catastrophique, avec 19,56 millions d'emplois perdus. Le marché de l'emploi semble donc sur la voie de la convalescence, même si le chemin reste long jusqu'à un retour à la normale...

Le rapport complet et officiel sur l'emploi en mai aux Etats-Unis est attendu vendredi. Le consensus Refinitiv table sur la destruction de 8 millions d'emplois et sur un taux de chômage frôlant les 20%.

Par ailleurs, le secteur des services s'est encore contracté en mai, mais moins que prévu. L'indice PMI américain final des services est ainsi ressorti à 37,5 contre 36,9 de consensus et après 26,7 en avril . L'indicateur PMI composite (services et manufacturier) est ressorti à 37, contre 27 en avril. En dessous de 50, les indices traduisent tout de même encore une forte contraction de l'activité outre-Atlantique.

L'indice ISM des services américains du mois de mai s'est établi quant à lui à 45,4, contre 44 de consensus de marché et 41,8 un mois auparavant.

Enfin, les commandes industrielles américaines du mois d'avril, qui viennent aussi d'être révélées, ont chuté de 13% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de -14% et une baisse de 10,3% un mois avant.

Le pétrole repart en hausse, l'or corrige, l'euro bondit

Les cours du pétrole ont hésité en début de séance, avant de finir en hausse, au plus haut depuis trois mois. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet a gagné 1,3% à 37,29$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août a pris 0,6% à 39,79$.

Selon des sources citées par 'Reuters', la Russie et l'Arabie saoudite auraient conclu un accord préliminaire en vue de prolonger l'accord de l'Opep+ de maîtrise de la production pour un mois supplémentaire, jusqu'à la fin juillet. Moscou et Riyad font pression sur certains pays pour qu'ils se plient plus efficacement à cet accord, selon ces sources.Le suspense se poursuit cependant sur la tenue de la réunion de l'Opep+ prévue les 9 et 10 juin. Certaines sources évoquent une date plus proche, peut-être dès le 4 juin par visioconférence, tandis que d'autres voient à l'inverse un report de cette réunion.

Les investisseurs ont aussi été rassurés par une baisse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis. Pour la semaine close au 23 mai, ils ont reculé de 2,1 millions de barils à 532,3 mb, contre un consensus de +3 mb.

De son côté, l'or a corrigé pour la 2e séance consécutive, pâtissant du regain d'appétit du risque sur les marchés d'actions. Le contrat à terme d'août a cédé mercredi 1,7% à 1.703,80$ l'once à la clôture du Comex. Le métal jaune progresse encore d'environ 10% depuis le début de l'année, faisant office de valeur-refuge face à la multiplication des risques.

Sur le marché des changes, l'euro a poursuivi sa remontée, au plus haut depuis près de trois mois, à la veille de la réunion de la BCE qui pourrait renforcer ses mesures de soutien à l'économie européenne.

La devise unique européenne s'inscrit en soirée à 1,1235$, en hausse de 0,59%, ce qui porte son rebond à plus de 5% depuis son plus bas annuel du 20 mars à 1,0676$, en pleine crise du coronavirus. L'indice du dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, yen, dollar canadien et couronne suédoise), recule de son côté de 0,36% à 97,32 points, et a désormais reflué de 5,5% par rapport à son pic du 20 mars à 102,87 pts.

VALEURS A SUIVRE

Lyft (+8,7%), le groupe VTC américain, a annoncé que les demandes de courses avaient augmenté de 26% en mai par rapport au mois d'avril, avec la levée des mesures de confinement aux USA.

Zoom Video (+7,5%) a multiplié par deux son objectif de revenus annuels, mais au prix d'une forte hausse des dépenses. Ainsi, la marge brute ressortirait inférieure à la moyenne historique, indique le spécialiste de la visioconférence, star du confinement.

Coty (+13,3%), groupe américain de cosmétiques, grimpe après avoir annoncé des discussions avec Kim Kardashian en vue d'une potentielle collaboration dans les produits de beauté.

Tiffany & Co a encore cédé 2,38% après une chute de 8,9% mardi. 'Women's Wear Daily' (WWD), publication spécialisée du secteur de la mode, a affirmé mardi soir sur son site internet que le rachat de Tiffany & Co par LVMH serait "beaucoup moins certain". Selon WWD, le géant français du luxe a réuni mardi son conseil d'administration à Paris : "aucune décision définitive n'a été prise", mais les participants à cette réunion ont clairement indiqué que l'acquisition devrait être rééxaminée, a affirmé la revue en citant des sources anonymes.

WhatsApp (Facebook -1,1%) et PayPal (-0,4%) ont investi dans la firme indonésienne de livraison de repas et de VTC Gojek, dans le cadre d'une levée de fonds. Le montant de l'investissement n'est toutefois pas connu.

Twitter (+8,1%). Patrick Pichette, l'ex-directeur financier de Google, a été nommé à la présidence du conseil d'administration.

Alphabet (-0,2%). Google est poursuivi en justice aux Etats-Unis dans le cadre d'une class action, les plaignants réclamant plus de cinq milliards de dollars au moteur de recherche, accusé de collecter des données personnelles en mode navigation privée. Le groupe a en outre annoncé le retrait d'une application mobile indienne du Play Store qui permettait aux utilisateurs de supprimer des applications chinoises de leurs téléphones.

Microchip (+12,3%) soutient les semi-conducteurs en bourse. Le fabricant de 'puces' a ainsi rehaussé ses estimations du premier trimestre fiscal au-dessus du consensus. Les analystes sont positifs ce jour.

Warner Music Group (+20,5%) a réussi ses premiers pas sur le Nasdaq ce mercredi. Le groupe a levé 1,93 milliard de dollars pour cette IPO en fixant un prix de 25 dollars pour 77 millions d'actions mises en vente. Pour l'heure, la maison de disques est valorisée environ 12,75 milliards de dollars. Il s'agit de la plus importante introduction aux USA en 2020. Le label prévoyait initialement de proposer 70 millions de titres.

Campbell Soup (-6,1%) a rehaussé ce jour ses prévisions annuelles, après avoir battu le consensus sur le trimestre clos. Le groupe table maintenant sur un bpa ajusté annuel de 2,87 à 2,92$, pour une croissance des ventes allant de 5,5 à 6,5%. Les ventes ont grimpé de 15% sur le troisième trimestre fiscal à 2,24 milliards, pour un bpa ajusté de 83 cents. Le consensus était de 75 cents de bpa et 2,22 milliards de recettes.

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