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Clôture de Wall Street : l'aversion au risque persiste pour la 3e séance

| Boursier | 377 | 3.50 par 2 internautes

La Bourse de New York s'oriente vers une 3e séance de recul consécutive, mercredi, sur fond de craintes persistantes sur l'inflation, et alors que le marché des crypto-monnaies subit un véritable krach.

Clôture de Wall Street : l'aversion au risque persiste pour la 3e séance
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini en baisse mercredi pour la 3e séance consécutive, sur fond de craintes inflationnistes, même si les indices ont réduit leurs pertes en clôture. Les "Minutes" de la Fed, publiées en soirée, ont montré que le débat sur la future réduction du soutien monétaire a bien commencé en interne. L'aversion au risque a dominé la séance, alors que le marché des crypto-monnaies a subi un véritable krach avec des chutes de 20% à 40%, selon les "cryptos" en début de séance. L'adage "Sell in May and Go Away" semble ainsi se vérifier jusqu'ici cette année...

A la clôture, les indices boursiers ont cependant réduit leurs pertes, de même que les "cryptos". L'indice Dow Jones a cédé 0,48% à 33.896 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,29% à 4.115 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fini tout près de l'équilibre (-0,03%) à 13.299 points.

Le bitcoin a plongé avec l'ensemble des crypto-monnaies, tombant même sous 30.000$ au plus bas de la journée, contre plus de 42.000$ mardi soir (-28%!) Vers 22h30, le BTC perdait toujours 11% sur 24h, évoluant autour de 38.860$, et a abandonné environ 40% par rapport à ses records de la mi-avril, autour de 64.000$. L'Ether lâchait 24% à 2.620$ sur la plateforme Bitfinex.

Parmi les rares actifs refuge en hausse ce mercredi, l'or a tiré son épingle du jeu en gagnant 0,7% à 1.881,50$ l'once, au plus haut depuis début janvier. Le métal jaune a cependant ensuite fléchi à 1.876,50$ peu après la publication du compte-rendu de la Fed.

Côté actions, neuf des onze indices sectoriels du S&P 500 ont fini en berne, à l'exception des technologiques (+0,3%) et des services de communication (+0,1%). L'indice de l'énergie a perdu 2,5%, pâtissant d'une rechute de plus de 3% des cours du pétrole ce mercredi. Les matériaux de base (-1,5%) et les biens de consommation discrétionnaires (-0,7%) ont aussi reculé.

Le débat sur une réduction du soutien de la Fed a bien commencé

Le compte-rendu de la réunion de la Fed des 27 et 28 avril dernier a donc révélé que la question du retrait du soutien massif de la banque centrale aux marchés avait bel et bien débuté en interne, sur fond d'inquiétude concernant l'accélération de l'inflation.

Un certain nombre de dirigeants de la Réserve fédérale américaine sont ainsi apparus enclins à engager des discussions sur des changements à la politique monétaire, du fait du rétablissement rapide de l'économie. "Un nombre de participants ont suggéré que si l'économie continue d'afficher des progrès rapides vers les objectifs (du FOMC), il pourrait être approprié à un moment donné lors des réunions à venir de commencer à discuter d'un projet pour ajuster le rythme des achats d'actifs", est-il écrit dans les "Minutes" de la Fed.

Deux dirigeants de la Fed se sont même dit préoccupés par la possibilité qu'une hausse de l'inflation à des "niveaux indésirables" ne se produise avant que la Fed n'en prenne conscience et ne se dote d'un plan pour y faire face.

Les taux et le dollar remontent après la Fed

Le marché obligataire, qui sert traditionnellement de refuge en cas de baisse des actions, n'a pas profité de la correction boursière. Les cours ont baissé et les taux d'intérêts ont légèrement progressé, surtout après la publication des "Minutes". Le rendement du T-Bond à 10 ans évoluait ainsi mercredi soir à 1,67% (+3 points de base) et celui de l'échéance à 30 ans à 2,37% (+1 pdb). Au plus haut de l'année, courant mars, ils avaient grimpé respectivement jusqu'à 1,77% et 2,49% dans la crainte d'un dérapage de l'inflation aux Etats-Unis.

Du côté des changes, l'indice du dollar a accru son rebond après les annonce de la Fed, après être tombé mardi à son plus bas niveau depuis début janvier. Il reprenait mercredi soir 0,46% à 90,17 points face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro rendait 0,37% à 1,2175$, après un bond de 0,65% mardi dans les échanges interbancaires à New York.

La Fed prête à utiliser ses outils en cas de dérapage inflationniste

Les responsables de la Fed ont été nombreux à s'exprimer ces derniers jours, et ils ont affirmé qu'ils considéraient la récente poussée sur les prix (+4,2% sur un an en avril aux Etats-Unis) comme un phénomène temporaire, lié en grande partie aux goulets d'étranglement qui surviennent dans les chaînes d'approvisionnement à la sortie de la crise sanitaire. Pour autant, plusieurs d'entre eux ont insisté sur le fait que la Fed disposait des outils nécessaires pour juguler les prix en cas de dérapage prolongé.

Lundi, Richard Clarida, le vice-président de la Fed, a indiqué que la Fed surveillait l'inflation de près et a ajouté qu'elle était prête à utiliser ses "outils" si nécessaire, en cas de signes de dérapage sur les anticipations d'inflation. Raphael Bostic, le patron de la Fed d'Atlanta, a lui aussi insisté sur la surveillance des prix par les enquêteurs de la banque centrale.

Enfin, Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale de Dallas a indiqué ne pas s'attendre à voir les taux d'intérêt directeurs remonter avant l'an prochain. Il a cependant répété qu'il souhaiterait que la Fed parle dès à présent de la réduction de son soutien monétaire à l'économie.

Le pétrole corrige après une hausse des stocks US

Les cours du pétrole (qui étaient encore mardi matin près de leurs plus hauts niveaux depuis deux ans) ont perdu plus de 4% en deux séances, après des rumeurs d'un possible accord proche entre l'Iran et les Etats-Unis pour remettre en place l'accord de 2015 sur le nucléaire. Un tel accord ouvrirait la voie à la levée des sanctions américaines et à un retour des exportations pétrolières iraniennes sur le marché mondial, un facteur baissier pour les cours du brut.

Le baril de brut léger américain WTI a perdu mercredi soir 3,3% à 63,36$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juillet, tandis que le Brent a corrigé de 3% à 66,66$ (contrat de juillet).

La baisse a aussi coïncidé aussi avec l'annonce mercredi d'une hausse des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis, qui ont bondi de 1,3 million de barils pour la semaine close au 14 mai. Les stocks d'essence ont baissé de 2 millions de barils. Les stocks de distillés ont régressé de 2,3 millions de barils.

VALEURS A SUIVRE

Target (+6%), le détaillant discount américain, a annoncé des comptes extrêmement robustes pour le premier trimestre, aidé par les chèques de stimulus de l'administration US et la réouverture de l'économie. Les revenus trimestriels ont grimpé ainsi de 23% à 23,9 milliards de dollars, contre 21,8 milliards de consensus. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 3,69$, contre 2,25$ de consensus de marché. Les ventes à comparable des magasins Target ont augmenté de 18% sur le premier trimestre, alors que les ventes en ligne se sont envolées de 50%. En tenant compte des ventes en ligne, la croissance atteint près de 23%, contre moins de 10% de consensus. Les ventes de vêtements, en particulier, ont progressé de 60%.

Target cible une croissance à comparable des ventes positive et à un chiffre sur les deux derniers trimestres de l'année, alors que les analystes anticipaient un recul.

Lowe's (-1%), le numéro deux américain de la distribution de produits destinés à la maison, a annoncé pour le premier trimestre fiscal des bénéfices et ventes supérieurs aux attentes. La croissance à comparable est également meilleure que prévu et le groupe se montre optimiste en termes de perspectives. Sur le trimestre clos fin avril, le bénéfice net a représenté 2,32 milliards de dollars soit 3,21$ par titre, contre 1,34 milliard un an avant. Le consensus FactSet était de 2,61$ de bpa. Les revenus ont grimpé de 24% à 24,4 milliards de dollars, contre 23,8 milliards de consensus. La croissance à comparable a été de près de 26%, contre un consensus inférieur à 21%.

Les cours de Bourse des sociétés liées à l'écosystème "crypto" ont bu la tasse, à commencer par Coinbase (-5,9% à 224,80$). La première plate-forme américaine de négociation de "cryptos" a fini loin du cours de 250$ fixé pour sa première cotation directe, le 14 avril dernier... Le titre avait frôlé les 430$ en séance dans les premières heures de cotation, avant d'entamer une lourde correction, malgré l'annonce la semaine dernière de résultats en forte hausse au 1er trimestre. Les comptes du 2e trimestre devraient cependant être plombés par l'hécatombe actuelle sur les "cryptos", les clients de Coinbase négociant essentiellement le Bitcoin et l'Ether.

Marathon Digital Holdings (-5,5%), Riot Blockchain (-5,5%) ont aussi chuté. Le titre ADR du "mineur" chinois de bitcoins BIT Mining a même plongé même de 17,5%. La Chine héberge la majorité des "mineurs", des internautes qui mettent à disposition leur ordinateur en réseau pour valider et authentifier les transactions opérées sur la chaîne de blocs du bitcoin.

Analog Devices (+4,9%), le concepteur américain de 'puces', a publié pour son second trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes. Le bénéfice net a représenté 423 millions de dollars soit 1,14$ par titre, contre 268 millions un an avant. Sur une base ajustée, le bénéfice par action a été de 1,54$, contre 1,08$ sur la période correspondante de l'an dernier et 1,45$ de consensus FactSet. Les revenus de la firme se sont établis à 1,66 milliard de dollars, contre 1,32 milliard un an plus tôt et 1,61 milliard de consensus de marché. Le management indique que la reprise économique s'est matérialisée plus rapidement et plus fortement qu'anticipé, ce qui a accru la pression sur la chaîne d'approvisionnement. La décision du groupe d'investir dans de nouvelles capacités lui a permis de réagir vite et avec agilité.

Pour son troisième trimestre fiscal, Analog Devices prévoit des revenus de 1,7 milliard de dollars en milieu de fourchette, pour un bpa de 1,61$ en base ajustée. Ces estimations sont également supérieures aux attentes des analystes de la place.

Netflix (+0,3%). Des personnes familières avec les plans ont indiqué au LA Times que le géant du streaming Netflix prenait des contacts chez des producteurs externes pour de nouvelles idées d'émissions. Netflix propose actuellement une trentaine de podcasts qui visent principalement à promouvoir ses émissions de télévision et ses films. Un agent représentant de nombreux producteurs de podcasts a déclaré au LA Times qu'il était une bonne chose que davantage d'entreprises achètent du contenu audio. Citant une publication en ligne, le LA Times rapporte que la société rechercherait un dirigeant menant à bien 'la vision et la mise en oeuvre de la croissance de Netflix dans l'espace podcast", et ce depuis au moins le mois de mars. L'article note que Netflix serait à la recherche d'une nouvelle technologie qui lui permettrait de diffuser du contenu audio et d'offrir 'N-Plus', un espace en ligne pour les podcasts.

Take-Two Interactive (+6,9%), l'éditeur américain de jeux vidéo, a dépassé les attentes de marché sur son quatrième trimestre fiscal. Sur l'exercice, les revenus GAAP ont augmenté de 9% à 3,37 milliards de dollars, pour un bénéfice net en croissance de 46% à 589 millions de dollars, soit 5,09$ par titre. Le net bookings a totalisé 3,55 milliards de dollars, en hausse de 19%. Le bénéfice net GAAP trimestriel a flambé de 78% à 219 millions de dollars soit 1,88$ par action.

Southwest Airlines (-2,7%), le transporteur aérien américain, a annoncé un abaissement de sa guidance en termes de consommation de trésorerie, jugeant que la reprise de la demande devrait largement compenser la hausse des dépenses en carburants.

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