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Clôture de Wall Street : l'absence de "vague bleue" fait bondir les actions

| Boursier | 426 | Aucun vote sur cette news

Alors que l'issue de l'élection présidentielle est encore incertaine aux Etats-Unis, la Bourse de New York s'est envolée mercredi, propulsée par les valeurs de la santé et les technologiques.

Clôture de Wall Street : l'absence de "vague bleue" fait bondir les actions
Credits Reuters

Alors que le nom du prochain président des Etats-Unis reste en suspens, la Bourse de New York a bondi mercredi, propulsée par les valeurs de santé et les technologiques. Au lendemain de l'élection, le décompte des voix se poursuit pour départager Donald Trump et Joe Biden, mais le visage du nouveau Congrès est plus clair, et a rassuré les marchés. La Chambre des représentants devrait ainsi rester à majorité démocrate, et le Sénat à majorité républicaine, selon les résultats provisoires, écartant le risque de" vague bleue" (un Congrès et une Maison Blanche dominés par les Démocrates).

A la clôture, l'indice Dow Jones a grimpé de 1,34% à 27.847 points (après un gain de 3,7% lundi et mardi), tandis que l'indice large S&P 500 a bondi de 2,21% à 3.443 pts (+3% lundi et mardi), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a flambé de 3,85% à 11.590 pts (+2,3% lundi et mardi). Plus tôt, en Europe, l'EuroStoxx 50 a gagné 2% et le CAC 40 a fini en hausse de 2,44%, soutenu par l'espoir d'un vaccin contre le coronavirus.

Sept des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse mercredi, à commencer par la santé (+4,4%), les services de communication (+4,2%) et les technologiques (+3,8%). Les matériaux de base (-1,5%), les industrielles (+0,6%) et les financières (-0,8%) ont sous-performé le marché. Les cycliques ont pâti de l'absence de "vague bleue", qui réduit les chances d'adoption d'un grand programme de relance budgétaire, prôné par les Démocrates.

En 3 séances, Wall Street a repris une grande partie des pertes de la semaine dernière, lorsque le DJIA avait chuté de 6,5%, le S&P 500 de 5,6% et le Nasdaq de 5,5%. Mais dans un environnement malgré tout incertain, les obligations d'Etat sont restées recherchées par des investisseurs soucieux de sécurité et inquiets d'une période prolongée d'instabilité politique, voire sociale, en cas de contestation des résultats de la présidentielle si Donald Trump est donné perdant.

Le dépouillement des bulletins se poursuit

L'issue de l'élection présidentielle reste donc incertaine, le président sortant républicain Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden étant dans un mouchoir de poche dans plusieurs Etats clé, où le décompte des votes par correspondance n'est pas encore achevé. Au Congrès, les Démocrates devraient conserver leur majorité à la Chambre des représentants, tandis que les Républicains devraient garder leur courte avance au Sénat (dont 35 des 100 sièges étaient renouvelés mardi).

Quel que soit le président, Wall Street est soulagé par la perspective d'un Congrès divisé, qui éloigne le risque de réformes trop audacieuses en cas de victoire de Joe Biden, qui prévoit notamment de renforcer la couverture par la sécurité sociale, d'encadrer les prix des médicaments, de relever l'impôt sur les sociétés et de taxer davantage les plus-values et les revenus du capital.

Mercredi vers 22h (heure française) le décompte donnait 248 voix du collège électoral à Joe Biden et 213 à Donald Trump, en tenant compte des Etats où tous les votes ont déjà été comptés. Pour remporter l'élection, il faut obtenir au moins 270 voix de grands électeurs, cette barre constituant la majorité du collège électoral, qui élira officiellement le 46e président des Etats-Unis le 14 décembre prochain.

Le résultat final dépend désormais de quelques Etats pivot, où les bulletins sont encore en train d'être dépouillés, notamment le Michigan (16 voix au collège électoral), la Pennsylvanie (20 voix), la Géorgie (16 voix) et la Caroline du Nord (15 voix). Les deux candidats sont pour l'instant au coude à coude dans ces Etats, où le décompte pourrait prendre encore des heures, voire plusieurs jours pour certains.

Donald Trump promet des recours judiciaires et revendique la victoire

La crise du coronavirus a favorisé pour la première fois un recours massif au vote par correspondance, qui aurait été utilisé en priorité par des électeurs démocrates soucieux de se préserver de l'épidémie de Covid-19, selon des analystes politiques. A noter que Donald Trump a remporté l'élection dans l'Etat de la Floride, ce qui lui a rapporté 29 grands électeurs. Historiquement, le candidat qui a remporté cet Etat a presque toujours été élu président, même si mathématiquement, rien n'est encore joué.

Sans attendre les résultats définitifs du scrutin, Donald Trump a revendiqué la victoire mercredi matin, et a accusé ses adversaires de vouloir lui voler sa victoire. Pendant un discours retransmis à télévision, Trump a déclaré que "notre objectif maintenant est d'assurer l'intégrité du scrutin. Nous voulons que la loi soit correctement appliquée, nous allons aller devant la Cour suprême (...) Nous allons gagner et, de ce que j'en pense, nous avons déjà gagné", a-t-il affirmé.

Pendant que le dépouillement se poursuit, la Réserve fédérale américaine a entamé mercredi une réunion de deux jours, dont les marchés n'attendent cependant pas de mesures d'assouplissement supplémentaires face à la crise du Covid-19, en attendant une clarification de la situation politique.

Léger coup de mou sur l'emploi et l'activité dans les services

Alors que l'épidémie continue d'infecter plus de 80.000 Américains par jour, le marché de l'emploi donne des premiers signes de ralentissement en octobre. Selon le dernier rapport mensuel du cabinet ADP sur l'emploi dans le secteur privé, 365.000 postes ont été créés le mois dernier alors que le consensus était logé à 650.000. Les chiffres complets de l'emploi en octobre aux Etats-Unis seront publiés vendredi.

Par ailleurs, les indicateurs d'activité dans les services (le principal moteur de la croissance aux Etats-Unis) sont ressortis mitigés en octobre. Ainsi, l'indice PMI final des services s'est établi à 56,9, contre 56 de consensus, mais l'indice ISM des services est ressorti en baisse, à 56,6, contre 57,4 de consensus, et après 57,8 en septembre. Ces indices témoignent encore d'une forte expansion, mais celle-ci semble s'essouffler quelque peu.

Enfin, le déficit commercial des Etats-Unis s'est réduit plus que prévu en septembre, s'établissant à 63,9 milliards de dollars contre un consensus 64,2 Mds$, et après un trou de 67 Mds$ en août.

Le pétrole poursuit son rebond, les obligations chutent

Le pétrole a poursuivi son rebond, toujours porté par l'espoir d'une prolongation par l'Opep+ de ses mesures de réduction de production au-delà du 1er janvier prochain. Le contrat de décembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a bondi mercredi de 4% à 39,15$ sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en janvier avance de 3,8% à 41,23$. L'annonce d'une forte baisse, de 8 millions de barils, des stocks de pétrole aux Etats-Unis la semaine dernière a aussi favorisé la hausse.

L'or est reparti à la baisse après 3 séances de rebond, retombant sous le seuil des 1.900$ l'once, à 1.896,20$ (-0,70%) pour le contrat à terme de décembre sur le Comex.

Le marché des devises est resté plus calme que les autres places financières. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) cède 0,1% à 93,45 points, tandis que l'euro pointe à 1,1719$ (+0,07%).

Malgré la hausse des marchés d'actions, les investisseurs se sont aussi rués sur les obligations d'Etat ce mercredi, faisant rechuter les taux d'intérêts : le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi plongé de 13 points de base pour retomber à 0,77%. Une prudence des investisseurs qui témoigne de la crainte d'une période prolongée d'instabilité politique aux Etats-Unis en cas de contestation du résultat de l'élection présidentielle.

Le secteur de la santé en forme, en l'absence de "vague bleue"

L'assureur santé UnitedHealth Group a flambé de 10,3%, Merck & Co a pris 4,8% et Amgen 4,6%, tandis qu'Apple a grimpé de 4%, Microsoft a pris 4,8% et Salesforce a gagné 5,7% et Facebook a grimpé de 8,3%. Les valeurs industrielles Caterpillar (-7,4%) et Dow Inc (-4,6%) ont dérapé dans le rouge.

Selon les analystes spécialisés, la flambée du secteur de la santé est liée à l'absence d'une "vague bleue" qui aurait vu les Démocrates remporter la Maison Blanche et les deux chambres du Congrès. Une configuration divisée éloigne le risque de l'adoption d'une réforme encadrant à la baisse les prix des médicaments. Ainsi, si le Sénat reste de justesse du côté républicain à l'issue du vote, aucun président, Biden ou Trump, ne pourra faire passer une réforme d'envergure, qui nécessiterait une majorité de 60% du Sénat, estiment les analystes.

VALEURS A SUIVRE

Amazon (+6,3%), Apple (+4%), Facebook (+8,3%), Microsoft (+4,8%) et Alphabet (+6%) ont fini en vive hausse. Les GAFAM ont profité de l'éloignement du spectre d'une "vague bleue", qui réduit pour eux le risque d'une accentuation des politiques antitrust.

Uber (+14,5%) et Lyft (+11,2%) ont grimpé, après avoir remporté une victoire en Californie concernant le statut de leurs chauffeurs. Le statut de travailleur indépendant est donc préservé, ce qui maintient la flexibilité désirée par les directions des deux firmes.

Alibaba (+3,5%) a rebondi après sa chute de 8,1% mardi, suite à la brusque suspension de l'introduction en Bourse à Shanghai et à Hong Kong de sa filiale financière Ant Group... A 48 heures de cette IPO prévue jeudi, le 'Shanghai Stock Exchange' a évoqué des changements dans l'environnement réglementaire pour suspendre l'opération. Ant Group ne respecterait ainsi plus les exigences en matière de divulgation d'informations financière. Alibaba (+3%). Selon Tencent News, Ant Group pourrait désormais reporter ses plans d'introduction en Bourse d'au moins six mois...

Hilton Worldwide Holdings (+2,7%), le groupe américain d'hôtellerie, a annoncé une perte pour le trimestre clos contre un bénéfice un an avant, victime de la pandémie. Le RevPAR trimestriel a chuté de 60%.

Parmi les secteurs qui avaient été soutenus en Bourse par l'anticipation d'une victoire de Joe Biden, le segment des énergies vertes, ou encore celui du cannabis, ont évolué en ordre dispersé, dont Enphase (+1,3%), First Solar (-8,5%) ou Sunpower (-2,8%), ainsi que Canopy Growth (-7,4%), Cronos (-8,2%) ou Aurora Cannabis (-9,8%).

Le secteur bancaire a aussi perdu du terrain, dont Citigroup (-3,3%), JP Morgan (-3%), Bank of America (-4%) et Wells Fargo (-0,95%).

Western Union (-1,8%) a baissé, même si le directeur financier du groupe a dit anticiper des perspectives améliorées pour 2021.

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