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Clôture de Wall Street : hésitations, la Fed surveille le coronavirus

| Boursier | 318 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine a réduit ses gains pour finir proche de l'équilibre mercredi, après la décision de la Fed de ne pas modifier ses taux directeurs.

Clôture de Wall Street : hésitations, la Fed surveille le coronavirus
Credits Reuters

La Bourse américaine n'est pas parvenue mercredi soir à conserver ses gains du début de la séance. Les indices ont fini proches de l'équilibre à la clôture, après la décision, pourtant anticipée, de la Fed de ne pas modifier ses taux directeurs. Le président de la Fed Jerome Powell a toutefois jeté un froid en citant le coronavirus chinois comme un "risque" potentiel pour la croissance mondiale, à "surveiller attentivement", tandis que plusieurs entreprises ont évoqué l'impact négatif de l'épidémie sur leurs activités en Chine. Les nombreux résultats d'entreprises du jour ont été diversement accueillis : +10,3% pour General Electric, +2,1% pour Apple (qui a franchi un nouveau record), +1,7% pour Boeing, mais -2,1% pour Starbucks et -6% pour AMD.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,04% à 28.734 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,09% à 3.273 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a grappillé 0,06% à 9.275 pts. Les trois indices gagnaient environ 0,5% avant les commentaires de Jerome Powell sur le virus 2019-nCoV.

La Réserve fédérale américaine a donc maintenu comme attendu, ses taux directeurs à leur niveau actuel. L'objectif de taux des "Fed funds", principal instrument de la politique monétaire aux Etats-Unis, reste donc fixé dans une fourchette de 1,50 à 1,75%, une décision qui a été prise à l'unanimité, a précisé la Fed dans son communiqué.

Après avoir abaissé ses taux par trois fois en 2019 face aux tensions commerciales et au ralentissement de la croissance, la banque centrale américaine a laissé entendre ces dernières semaines qu'elle ne modifierait pas ses taux pendant toute l'année 2020, sauf dégradation imprévue de la conjoncture.

Jerome Powell surveille attentivement le "2019-nCoV"

Lors de sa conférence de presse, le président de la Fed, Jerome Powell, a affirmé voir des "signes de stabilisation" de la croissance mondiale après le ralentissement de 2019, mais il a ajouté que le coronavirus était "un risque" pour la croissance, qui "crée de l'incertitude pour les perspectives économiques mondiales", a-t-il souligné. "Au vu des incertitudes, je ne vais pas spéculer à ce stade... Nous surveillons attentivement la situation. Notre travail à terme, est de savoir quelles seront les conséquences (du virus 2019-nCoV : ndlr) pour l'économie américaine et pour le respect de notre double mandat" en tant que banque centrale, a ajouté M. Powell.

La Fed prévoit par ailleurs de réduire progressivement ses achats de bons du trésor à court terme lorsqu'elle aura atteint un "ample" niveau de réserves, sans doute "au courant du 2e trimestre" 2020 a indiqué Jerome Powell. La Fed intervient depuis l'automne dernier pour fournir de la liquidité au système bancaire et éviter des tensions sur les taux courts.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) a réduit ses gains après la décision de la Fed, terminant à 98,07 points (+0,06%), tandis que l'euro a cédé 0,14% à 1,1005$. Les obligations sont reparties en hausse après la Fed, faisant nettement retomber les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi plongé de 7 points de base à 1,59%, revenant au plus bas depuis début octobre.

Le pétrole hésite après une forte hausse de stocks de brut aux Etats-Unis

Les cours du pétrole ont fini en ordre dispersé, non loin de leur plus bas niveau depuis plus de 3 mois atteint lundi. Le baril de brut léger américain (WTI) a cédé 0,60% à 53,15$ sur le Nymex (contrat à terme de mars), tandis que le Brent de la mer du Nord gagné 0,50% à 59,81$ (contrat à terme de mars). Les stocks pétroliers hebdomadaires ont augmenté plus que prévu, de 3,5 millions de barils à 431,7 millions de barils, contre un consensus positionné à +1,3 million de barils.

L'or a fini proche de l'équilibre à 1.569,70$ l'once (-0,01%), pour le contrat à terme de février coté sur le Comex. Le métal jaune a progressé de 3% depuis début 2020, après avoir gagné 19% en 2019, et pointe près de son plus haut niveau depuis 7 ans.

Sur le plan macro-économique, les promesses de vente de logements ont déçu en décembre aux Etats-Unis, en reculant de 4,9% sur un mois, là où les économistes tablaient sur une hausse de 0,5% après une progression de 1,2% en novembre. Il s'agit du déclin le plus marqué depuis mai 2010. Sur un an, les promesses de vente affichent cependant encore une hausse de 6,8%, a précisé la NAR (National Association of Realtors).

Les entreprises commencent à ressentir les effets du coronavirus

Sur le front de l'épidémie de coronavirus, le bilan continue d'augmenter, avec 132 morts en Chine pour 5.974 cas détectés mercredi. Le nombre de malades a désormais dépassé celui du Sras en 2003, mais le taux de létalité (décès) du "2019-nCoV" est plus faible, à 2,2%, contre plus de 10% pour le Sras.

L'OMS a convoqué mercredi une nouvelle réunion d'urgence pour jeudi, afin de déterminer si l'épidémie actuelle constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Depuis 24 heures, les entreprises présentes en Chines (Starbucks, McDonald's, LVMH...) commencent à communiquer sur le sujet, même si à ce stade, elles s'avouent incapables de mesurer l'impact précis du coronavirus sur leurs activités, la situation étant très évolutive.

VALEURS A SUIVRE

* General Electric s'est envolé de 10,3%, les investisseurs saluant la solide publication du géant industriel américain. Le groupe a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice net de 538 millions de dollars, en repli de 6%, soit un bpa de 0,07$. Les revenus ont reculé de 1% à 26,2 Mds$ mais le consensus était positionné un cran plus bas, à 25,3 Mds$. Sur une base ajustée, le bpa ressort à 21 cents contre 17 cents attendus par les analystes. Le free cash-flow industriel a atteint 3,9 Mds$ sur la période, permettant à la société de dépasser sa guidance annuelle. Le groupe prévoit un free cash-flow industriel annuel allant de 2 à 4 milliards de dollars en 2020, contre un consensus jusqu'ici positionné à 2,2 Mds$. Le bpa ajusté est anticipé entre 50 et 60 cents contre 67 cents de consensus.

* Boeing (+1,7%) vient de dévoiler des résultats trimestriels qui portent la marque de l'immobilisation et de l'arrêt de la production du 737 MAX. Sur les trois mois clos fin décembre, le géant de l'aéronautique essuie une perte opérationnelle de 2,2 milliards de dollars pour des revenus en baisse de 37% à 17,9 Mds$ (21,7 Mds$ de consensus). La perte nette ressort à 1 Md$ soit 1,79$ par titre contre un profit de 3,4 Mds$ et un bpa de 5,93$ un an plus tôt. Le cash-flow opérationnel est négatif à hauteur de 2,2 Mds$. En données ajustées, la perte par action s'établit à 2,33$ contre un consensus de 1,32$. Sur l'ensemble de l'exercice, la firme essuie une perte de 636 M$, son premier résultat négatif depuis 1997. Boeing prévoit désormais que les coûts liés aux déboires du 737 Max dépassent la barre des 18,6 Mds$, soit environ le double de ses prévisions antérieures.

Comme annoncé précédemment, Boeing va par ailleurs réduire le rythme de production du 787 à 12 avions par mois à la fin de l'année contre 14 actuellement. Sur la base de l'environnement actuel et des perspectives du marché à court terme, le taux de production devrait être ajusté à 10 avions par mois au début de l'année 2021, et revenir à 12 avions par mois en 2023.

* Apple (+2,09%) a fini sur de nouveaux sommets historiques. La firme a dévoilé mardi soir les résultats de son 1er trimestre fiscal, achevé fin décembre, qui s'est avéré encore plus stellaire que l'espéraient les analystes. Les ventes et les bénéfices du fabricant de l'iPhone ont atteint des niveaux record et ont nettement dépassé le consensus. Pour le trimestre octobre-décembre 2019, la firme à la pomme a ainsi dégagé un bénéfice net de 22,24 milliards de dollars, soit 4,99$ par action, en hausse de 11,4% par rapport aux 19,97 Mds$ affichés pendant la même période de 2018 (4,18$ par action). Le consensus attendait un bénéfice par action de 4,54$. Les ventes se sont élevées à 91,82 milliards de dollars, contre 84,31 Mds$ un an plus tôt (+9,5%), dépassant pour la première fois le seuil des 90 Mds$. Le consensus tablait sur des revenus de 88,45 milliards de dollars. Le groupe basé à Cupertino en Californie a également fait des prévisions supérieures aux prévisions des analystes. Apple s'attend a des ventes de 63 à 67 Mds$ pour le trimestre en cours contre 62,41 Mds$ prévu par le consensus.

* McDonald's (+1,9%) après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes du marché. Le géant de la restauration rapide a enregistré sur les trois mois clos fin décembre un bénéfice net de 1,57 milliard de dollars ou 2,08$ par titre contre un profit de 1,42 Md$ ou un bpa de 1,82$ un an plus tôt. Le bpa ajusté ressort à 1,97$ contre 1,96$ de consensus. Les revenus ont progressé de 3,6% à 5,35 Mds$, légèrement au-dessus des attentes des analystes. Les ventes à magasin comparable ont augmenté de 5,9%, dont 5,1% aux Etats-Unis.

Au sujet du coronavirus, "McDo" a indiqué qu'il avait fermé "plusieurs centaines" de restaurants dans la province de Hubei (épicentre de l'épidémie), mais qu'environ 3.000 établissements restaient ouverts en Chine, où la situation est décrite comme "mouvante et inquiétante". A ce stade, McDonald's estime cependant que l'impact de virus sur ses résultats devrait être "assez réduit" si l'épidémie reste contenue à la Chine, qui compte 9% des fast-foods du groupe mais représente seulement 4% à 5% de ses ventes mondiales et environ 3% de son bénéfice opérationnel.

* Starbucks (-2,1%). La chaîne de cafés américaine a annoncé mardi soir des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, mais a aussi révélé qu'elle avait dû fermer plus de la moitié des quelque 4.100 cafés du groupe en Chine en raison du coronavirus. Compte-tenu de la nature imprévisible de la maladie, "la durée de ces perturbations, la réduction du nombre de clients et l'impact financier qui en découle ne peuvent être précisément estimés à ce stade, mais nous prévoyons que ces facteurs affecteront concrètement notre segment international au deuxième trimestre et sur l'ensemble de l'exercice 2020", a précisé Starbucks.

* Microsoft (+1,5%) est très attendu sur ses comptes trimestriels ce mercredi après la clôture de Wall Street. Alors que d'autres géants du secteur (IBM, Apple, Intel, AMD...) ont dépassé les attentes des marchés, les investisseurs ont aussi placé la barre très haut pour groupe informatique fondé par Bill Gates, et dirigé actuellement par Satya Nadella. Pour le 2e trimestre de l'exercice fiscal, achevé fin décembre, les marchés tablent sur une hausse de l'ordre de 20% des profits, dont la croissance devrait rester soutenue par Azure, son offre d'informatique dématérialisée ("cloud computing"), et par la hausse des revenus récurrents provenant des abonnements aux logiciels du groupe (Office 365...). Le consensus compilé par le cabinet Factset s'attend à un bénéfice net trimestriel supérieur à 10 milliards de dollars, soit 1,32$ par action, en hausse de 22% sur un an (1,08$ au T2 2018). Les revenus devraient s'établir à 35,7 milliards de dollars, en hausse de près de 10% par rapport aux 32,5 Mds$ du 2e trimestre 2018.

* AMD a perdu 6%. Le fabricant de semi-conducteurs a pourtant publié mardi soir des comptes supérieurs au consensus pour le 4e trimestre 2019, mais les prévisions du groupe ont déçu.

* Xilinx a dévissé de 10,7%, au lendemain d'une publication sans grand relief. Ainsi, le groupe américain de semi-conducteurs a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal une guidance inférieure aux attentes. Sur le troisième trimestre fiscal juste clos, le bénéfice net s'est élevé à 162 millions de dollars soit 64 cents par titre, contre 239 millions de dollars et 93 cents par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté trimestriel est ressorti à 68 cents, contre 92 cents un an avant et 60 cents de consensus. Les revenus se sont tassés à 723,5 millions de dollars, contre 800,1 millions un an plus tôt et 731 M$ de consensus. Le groupe table, pour le quatrième trimestre de l'exercice fiscal, sur des revenus allant de 750 à 780 millions de dollars. Le consensus était bien plus élevé, à 825 M$. Le groupe prévoit par ailleurs de réduire ses effectifs de 7% face à la faiblesse de l'activité.

* eBay a abandonné 4,5%, sanctionné après une guidance décevante. Le géant américain du e-commerce a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des résultats dépassant les attentes de marché, mais les estimations pour la période entamée, le premier trimestre fiscal, ont donc déçu les opérateurs. Sur le trimestre clos, eBay a réalisé un bénéfice net de 558 millions de dollars soit 69 cents par titre, contre 763 millions de dollars et 80 cents par action un an auparavant. Les revenus ont régressé de 2% à 2,82 milliards de dollars, contre 2,9 milliards un an plus tôt. Le consensus était de 57 cents de bpa et 2,8 Mds$ de ventes. Le groupe dit désormais tabler sur des revenus allant de 2,55 à 2,6 milliards pour le premier trimestre, contre 2,64 Mds$ de consensus de marché.

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