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Clôture de Wall Street : hésitations au sommet, les "technos" grimpent

| Boursier | 477 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a fini sur une note prudente jeudi, le S&P 500 et le Nasdaq signant tout de même des records. Apple a encore grimpé de 3,6% après +3,2% mercredi.

Clôture de Wall Street : hésitations au sommet, les "technos" grimpent
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini sur une note prudente jeudi, le S&P 500 et le Nasdaq signant tout de même de nouveaux records. La séance a été marquée par une rotation en faveur des valeurs de croissance, dont les technologiques, au détriment des cycliques. Au lendemain de l'investiture officielle de Joe Biden en tant que 46e président des Etats-Unis, les marchés espèrent que son plan de relance sera rapidement adopté par le Congrès. En Europe, la BCE a maintenu en l'état sa politique monétaire ultra-accommodante, et sa patronne Christine Lagarde a souligné les risques pesant encore à court terme sur la reprise, tout en jugeant ces risques "moins prononcés" à moyen terme.

A la clôture, le Dow Jones a finalement cédé un petit 0,04% à 31.176 points, après son record de mercredi, plombé par des prises de bénéfices, notamment sur Chevron (-3,5%) et Boeing (-1,9%). L'indice large S&P 500 a grappillé 0,03% à 3.853 pts, un nouveau record donc, tandis que l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé plus franchement, de 0,55%, pour finir sur un nouveau sommet de 13.530 pts (après +1,97% mercredi). La veille, les trois indices avaient fini sur des records.

A noter que huit des onze indices sectoriels du S&P 500 ont fini en baisse, témoignant d'un certain attentisme, alors que les valorisations sont jugées élevées sur les marchés d'actions... Les valeurs cycliques ont subi des prises de bénéfices, tandis que les "technos" et les Gafa ont progressé. L'indice S&P des technologiques a gagné 1,3%, les services de communications ont avancé de 0,2% et les biens de consommation discrétionnaires ont pris 0,5%. En queue de peloton, figurent l'énergie (-3,4%), les matériaux de base (-1,5%), les financières (-1%) et les industrielles (-0,8%).

Alphabet a avancé de 0,2% (après +5,3% mercredi), Facebook a pris 2% (après +2,4%), Amazon a avancé de 1,3% (après +4,5%), Microsoft a gagné 0,28% (après +3,6%) et Apple a encore grimpé de 3,6% après +3,2% mercredi. En revanche, Netflix a cédé 1,1% après sa flambée de 16,8% mercredi, grâce à ses comptes supérieurs aux attentes au 4e trimestre.

Joe Biden multiplie les décrets depuis la Maison Blanche

Installé depuis mercredi soir à la Maison Blanche, le nouveau président démocrate, Joe Biden, a signé depuis son Bureau Ovale de nombreux décrets annulant des décisions prises par son prédécesseur Donald Trump. Les Etats-Unis vont ainsi notamment revenir au sein de l'OMS et de l'accord de Paris sur le climat, et cesser la construction du mur qui les sépare du Mexique. L'autorisation de construire l'oléoduc controversé Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis a aussi été annulée, au grand dam d'Ottawa qui soutenait le projet.

Sur le front de la pandémie de coronavirus, qui a désormais fait plus de 400.000 morts aux Etats-Unis, Joe Biden a annoncé jeudi via le compte Twitter de la présidence (@POTUS : President Of the United States) qu'il s'apprêtait à signer une dizaine de décrets afin d'acélérer la lutte contre la maladie, pour "étendre les tests, administrer des vaccins et rouvrir en toute sécurité les écoles et les entreprises".

Le plan de 1.900 Mds$ très attendu au Congrès

Joe Biden est aussi très attendu sur son plan de soutien à l'économie de 1.900 milliards de dollars qui pourrait avoir du mal à être adopté en l'état par le Sénat, qui est divisé à 50/50 sièges entre Démocrates et Républicains. Selon des informations de presse, certains élus républicains rechigneraient à alourdir davantage le déficit budgétaire, et le plan pourrait devoir être raboté si le président veut obtenir un soutien bipartisan à son projet.

Le plan, qui intervient après celui de 900 Mds$ adopté avant Noël par le Congrès, comprend notamment une aide directe aux ménages américains de 1.400$ par personne (s'ajoutant aux 600$ prévus par le plan de décembre) ainsi qu'une hausse des indemnités de chômage à 400$ par semaine (contre 300$ prévus en décembre).

L'économie américaine résiste à la pandémie

Aux Etats-Unis, les derniers indicateurs économiques, publiés jeudi, sont plutôt encourageants. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué légèrement plus qu'attendu la semaine dernière, pour atteindre 900.000 contre 926.000 (révisé) la semaine précédente.

L'indice d'activité "Philly Fed" de la région de Philadelphie, a nettement progressé à 26,5 en janvier, après 9,1 en décembre. Enfin, les mises en chantier de logements ont augmenté de 5,8% en décembre, à 1,669 million en rythme annualisé, leur plus haut niveau depuis 2006.

Le pétrole a évolué en ordre dispersé, après l'annonce d'une hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Le brut léger américain WTI a cédé 0,3% à 53,13$ le baril (contrat à terme de février sur le Nymex), tandis que le Brent de la Mer du Nord d'échéance mars a avancé de 0,1% à 56,10$.

L'or a reculé jeudi de 0,1% à 1.865,90$ (contrat à terme de février sur le Comex).

L'euro en hausse après les propos de Christine Lagarde

Sur le marché des changes, le dollar a fléchi pour la troisième séance consécutive face aux autres grandes devises, toujours en raison de l'anticipation des mesures de relance promises par l'administration Biden. L'indice du dollar (qui reflète son évolution face à 6 devises de référence) pointait ainsi jeudi soir à 90,09 points (-0,42%) face à ce panier de devises.

L'euro progressait quant à lui de 0,52% à 1,2167$, après le statu quo de la BCE et les déclarations de sa présidente Christine Lagarde. Cette dernière a affirmé jeudi que l'institution surveillait l'évolution du taux de change de l'euro, en raison de son impact négatif sur l'inflation. Mme Lagarde a défendu la politique ultra-accommodante de la BCE, soulignant la persistance de risques à court terme sur la croissance, en raison de la résurgence du Covid-19, même si elle a estimé qu'à moyen terme, les risques étaient désormais "moins prononcés" pour l'économie de la zone euro.

Sur les marchés obligataires, les taux souverains ont progressé en Europe comme aux Etats-Unis. Le rendement du Bund allemand à 10 ans a gagné 3 points de base à -0,50%, tandis qu'aux Etats-Unis, le rendement du T-Bond à 10 ans avance jeudi soir de 2 points de base à 1,10%, après avoir atteint le 12 janvier un plus haut depuis mars 2020, à 1,18%, dans l'anticipation d'une reprise de l'inflation à la faveur de la reprise économique post-Covid-19.

VALEURS A SUIVRE

Alcoa (-12,3%) a prévenu que la hausse des dépenses pourrait peser sur ses résultats du trimestre entamé. Sur le quatrième trimestre fiscal, en revanche, le géant américain de l'aluminium a battu le consensus, dégageant un bénéfice par action de 26 cents sur une base ajustée, contre 15 cents de consensus de marché et 31 cents de perte par action un an plus tôt. Les revenus du trimestre se sont établis à 2,39 milliards de dollars, contre 2,44 milliards un an avant et 2,35 milliards de consensus. L'Ebitda trimestriel a représenté 361 millions de dollars, contre 348 millions de dollars de consensus.

United Airlines (-5,7%), victime de la crise sectorielle, a affiché au quatrième trimestre une perte importante, alors que ses revenus sur la période ont décroché de 69% en glissement annuel. La compagnie aérienne américaine a aligné sa quatrième perte trimestrielle consécutive, dans le contexte sanitaire que l'on sait. Le groupe entend réduire ses coûts de 2 milliards de dollars environ d'ici 2023. En attendant, la firme de Chicago a déploré un déficit ajusté de 2,1 milliards de dollars et 7$ par titre sur le trimestre clos fin décembre, contre un bénéfice de 676 millions un an avant. Le consensus des analystes était de 6,6$ de perte par action. Les revenus opérationnels ont représenté 3,4 milliards de dollars seulement, mais restent en ligne avec les attentes. Sur le trimestre entamé, United anticipe une chute des revenus de 65 à 70% et une réduction de la capacité de 51%.

Baker Hughes (-1,5%) a publié une perte ajustée inattendue sur le trimestre clos, mais ses revenus ont dépassé les attentes. Pour le quatrième trimestre, le fournisseur de services pétroliers a dégagé un bénéfice net consolidé de 653 millions de dollars et 91 cents par titre, contre 48 millions sur la période comparable de l'an dernier. Néanmoins, hors éléments, le groupe a déploré un bpa ajusté négatif de 7 cents, contre 27 cents de bpa positif un an avant et +17 cents de consensus FactSet. Les revenus ont reculé de 13% en glissement annuel à 5,5 milliards.

Amazon (+1,3%), le leader américain du e-commerce, entend aider la nouvelle administration Biden à distribuer les vaccins contre le Covid-19. Selon CNBC, Dave Clark, CEO d'Amazon pour les activités mondiales de consommation, a adressé une lettre en ce sens au nouveau président. Ainsi, Amazon se dit prêt à épauler la nouvelle administration dans ses efforts de vaccination en tirant profit de ses opérations, de ses technologies et de ses capacités de communication. "Amazon se tient prêt à vous assister en vue de l'atteinte de l'objectif de vaccination de 100 millions d'Américains dans les 100 premiers jours de votre administration", assure Clark. Le groupe de Jeff Bezos n'oublie pas son propre personnel, puisqu'il a déjà conclu un accord avec un fournisseur de services de soins pour administrer des vaccins aux salariés de ses sites.

Tesla Motors (-0,6%). Les immatriculations du constructeur en Californie ont grimpé de... 63% sur un an au quatrième trimestre 2020, avec le succès du Model Y. Ces chiffres sont dévoilés par le cabinet Cross-Seel.

Travelers (+2,5%). L'assureur américain a publié ce jeudi un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, avec la diminution des sinistres liés aux catastrophes et la hausse des retours sur investissement. Le bénéfice d'investissement a augmenté de 10% et les primes ont atteint un record.

Kinder Morgan (-2,1%). L'opérateur d'oléoducs et gazoducs a annoncé des comptes trimestriels supérieurs aux attentes, mais reste préoccupé par l'évolution des investissements dans les bassins américains de pétrole et gaz de schiste. Sur le trimestre clos, le bpa a augmenté de 4% à 27 cents, contre 24 cents de consensus. Les revenus totalisent 3,11 milliards, en repli de 7% en glissement annuel.

Corteva (-4,6%). Le fonds activiste Starboard entend prendre le contrôle du conseil d'administration du groupe de semences agricoles et faire remplacer son directeur général, indique le bien renseigné Wall Street Journal, citant ses sources proches de la question.

Alphabet (+0,2%). L'Alliance de la presse d'information générale (Apig), qui représente environ 300 quotidiens et hebdomadaires, a signé un accord-cadre avec Google France relatif à l'utilisation des publications de presse en ligne... Cette nouvelle n'a que peu d'impact à Wall Street. En revanche, notons que Piper Sandler a entamé le suivi du dossier à 'surpondérer' avec un objectif de 2.056$.

Intel (+6,4%), le leader des microprocesseurs, publiera après bourse ce soir à Wall Street ses derniers comptes trimestriels. Seagate et CSX annoncent aussi leurs comptes trimestriels après la fermeture de la Bourse ce jeudi soir.

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