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Clôture de Wall Street : hausse timide, l'inflation préoccupe toujours

| Boursier | 217 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a fini sans grand changement, jeudi, les investisseurs s'interrogeant sur les conséquences à tirer d'une salve de statistiques américaines plutôt solides.

Clôture de Wall Street : hausse timide, l'inflation préoccupe toujours

La Bourse de New York a fini sans grand changement, jeudi, les investisseurs s'interrogeant sur les conséquences à tirer d'une salve de statistiques américaines plutôt solides. Parmi elles, l'inflation "core PCE", l'indicateur préféré de la Fed, a grimpé plus que prévu au 1er trimestre, de 2,5% sur un an, relançant les doutes sur les futures actions de la Fed. Les taux d'intérêts se sont légèrement tendus aux Etats-Unis, tandis que le dollar a marqué le pas et que le pétrole est resté bien orienté.

A la clôture, l'indice Dow Jones a avancé de 0,41% à 34.464 points, tandis que l'indice large S&P 500 gagne 0,12% à 4.200 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a rendu ses gains en fin de séance pour finir quasi-stable, à 13.736 points (-0,01%).

Six des onze indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse, dont les industrielles (+1,3%), les matériaux de base (+0,7%) et les financières (+1,2%). En queue de peloton, les "utilities" ont lâché 0,6%.

Le marché des crypto-monnaies a confirmé son retour au calme après les récentes turbulences. Le Bitcoin, qui avait plongé le week-end dernier sous 32.000$, évoluait jeudi soir autour de 38.764$ (-0,3% sur 24h) sur la plate-forme Bitfinex. Le BTC a perdu environ 40% par rapport à ses records de la mi-avril, autour de 64.000$. La 2e plus importante devise numérique mondiale par sa capitalisation, l'Ether, s'échangeait jeudi à 2.755$ (-2% sur 24h). Elle avait plongé dimanche jusqu'à 1.800$, très loin de son record à plus de 4.300$ inscrit le 12 mai dernier.

L'or, qui avait terminé mercredi soir au dessus de 1.900$ l'once pour la 1ere fois depuis début janvier, a fait l'objet de prises de bénéfices, à 1.899,80$ l'once (-0,2%) pour le contrat à terme d'août.

Le pétrole a progressé pour la 5e séance consécutive, le baril de brut léger américain WTI gagnant 1% à 66,85$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juillet, tandis que le Brent a pris 0,9% à 69,50$ (contrat d'août).

Sur le marché des changes, l'indice du dollar fléchissait en fin de soirée de 0,06% à 89,99 points face à un panier de six devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise). L'euro reprenait 0,05% à 1,2196$. Les obligations refluaient légèrement, faisant remonter les taux d'intérêts : le rendement du T-Bond à 10 ans regagnait 2 points de base à 1,60% tandis que le "30 ans" pointait à 2,27% (+2 pdb). En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans a fini à -0,17% (+ 3 pdb).

L'indice d'inflation "Core PCE" atteint 2,5% au 1er trimestre

La séance a été animée par la publication de nombreux indicateurs macro-économiques, qui ont été décortiqués par les investisseurs pour estimer dans quelle mesure la Réserve fédérale pourrait être tentée de réduire son soutien massif à l'économie américaine, dont la reprise économique paraît globalement très solide. Cependant, des goulets d'étranglement dans certains secteurs et des pénuries de matériaux/composants entraînent des hausses de prix, tandis que pénuries de main d'oeuvre créent ça-et-là des tensions sur les salaires.

La 2e lecture du PIB des Etats-Unis au 1er trimestre, publié ce jeudi, est ainsi ressortie à 6,4% pour le premier trimestre 2021, conforme à la 1ere estimation, mais un peu moins que le consensus, logé à 6,5%. En revanche, les dépenses personnelles de consommation ont été revues à la hausse à +11,3% sur le 1er trimestre, contre +10,8% de consensus et +10,7% en lecture initiale.

Enfin, l'indice des prix de base dit "core PCE", a été revu à la hausse à +2,5% en rythme annuel sur janvier-mars, alors que le consensus le donnait inchangé par rapport à la première estimation de +2,3%. Cet indicateur est le plus suivi par la Fed, qui s'est fixé un objectif d'inflation de 2%, mais a prévenu ces derniers mois qu'elle était prête à tolérer un chiffre supérieur pendant une période temporaire liée à la volatilité de la sortie de crise du coronavirus.

Ce jeudi, les chiffres du chômage hebdomadaire ont fait état d'une nouvelle amélioration sur la semaine close au 22 mai. Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties à 406.000, contre un consensus de 450.000, et en repli de 38.000 par rapport à la semaine précédente. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis le début de la crise sanitaire il y environ 15 mois.

Par ailleurs, les commandes de biens durables ont légèrement déçu en avril, notamment en raison de la faiblesse du marché automobile. Les commandes ont ainsi baissé de 1,3% par rapport à mars, contre +0,7% de consensus et après +1,3% en mars. Hors transport, ces commandes ont toutefois augmenté de 1%, contre +0,7% de consensus et après +3,2% en mars.

Enfin, l'indice des promesses de ventes de logements aux Etats-Unis pour le mois d'avril est ressorti en forte baisse de 4,4% sur un mois, contre un consensus de +2% et après +1,7% en mars. L'indice ressort à 106,2 contre 111,1 un mois avant. La situation est liée à une pénurie d'offre de biens sur le marché immobilier américain, en particulier dans le milieu de gamme, selon la NAR (National Association of Realtors) qui signale un dynamisme sur les biens de luxe, où davantage de biens sont disponibles.

Les soutiens monétaire et budgétaire pas prêts de disparaître

Le narratif reste sensiblement le même que les jours précédents sur les marchés. Les opérateurs relativisent le risque d'inflation, jugeant le phénomène transitoire, après de nombreuses interventions rassurantes de la part de responsables de la Fed. Les investisseurs gardent dans l'ensemble confiance dans le soutien des banques centrales et dans la poursuite des politiques budgétaires de relance, tant que l'économie US ne sera pas entièrement remise de la crise du Covid.

Aucun responsable de la Fed ne doit effectuer d'intervention notable ce jeudi. Hier, Randal Quarles, membre du conseil des gouverneurs de la Fed, a indiqué que la banque centrale américaine devait rester patiente dans son action de politique monétaire, mais ajouté qu'il devenait important que le FOMC commence à discuter des plans d'ajustement des achats d'actifs lors des prochaines réunions.

Richard Clarida, le vice-président de la Fed, avait adopté un ton comparable plus tôt cette semaine, évoquant la perspective de discussions sur le tapering, dont le timing dépendra toutefois du flux à venir de données. Jerome Powell avait quant à lui, lors de ses récentes interventions, fourni des commentaires bien plus prudents, refusant d'évoquer cette réduction des achats de titres.

Des responsables de la BCE, dont l'Italien Fabio Panetta, ont d'ailleurs à leur tour confirmé que le tapering n'était pas d'actualité à court terme. Du côté de la Fed, des discussions sur le sujet débuteront très probablement dans les mois à venir, mais rien ne semble imminent.

Selon le site 'Politico', Joe Biden entend prolonger les discussions bipartisanes sur le plan d'infrastructures au-delà du Memorial Day (ce 31 mai). Un projet d'enveloppe de 311 milliards de dollars pour le transport routier progresse.

VALEURS A SUIVRE

Nvidia (-1,35%) a annoncé pour son premier trimestre des revenus de 5,66 milliards de dollars et un bénéfice ajusté par action de 3,66$, alors que le consensus était de 5,4 milliards de ventes et 3,29$ de bpa hors éléments. Les revenus gaming du groupe ont plus que doublé à 2,76 milliards et ceux des centres de données se sont envolés de 79% à 2,05 milliards. Le concepteur de semi-conducteurs a rehaussé sa guidance, mais dit s'attendre à une persistance de la pénurie sectorielle. Le bénéfice net a totalisé 1,91 milliard de dollars sur le premier trimestre, contre 917 millions un an avant. Le bpa GAAP a été de 3,03$. Les revenus ont atteint un record à 5,66 milliards, en croissance de 84%, contre 3,08 milliards un an avant.

Pour le second trimestre fiscal, Nvidia table sur des revenus allant de 6,17 à 6,43 milliards de dollars, alors que le consensus FactSet était de 5,47 milliards. Le groupe se dit en bonne voie concernant l'acquisition d'Arm Ltd. pour 40 milliards de dollars auprès de Softbank Group Corp. La finalisation du deal est attendue au début de l'année prochaine, confirme Nvidia.

Vir Biotechnology (-5,6%). La Food & Drug Administration (FDA) américaine a approuvé l'utilisation d'urgence du traitement anticorps monoclonal, le sotrovimab, mis au point par Vir et GlaxoSmithKline (-0,27%) pour les formes légères à modérées du Covid-19.

Boeing (+3,8%) a bondi dans le sillage d'Airbus (+9,2% à Paris). Les opérateurs saluent l'amélioration des perspectives du secteur, qui se remet progressivement de la crise du coronavirus. Boeing s'est notamment montré confiant concernant la demande d'avions cargo en Chine. La tendance globale est portée par les espoirs de reprise de l'industrie aéronautique. En outre, l'administration fédérale de l'aviation US (FAA) précise que Boeing a accepté de débourser 17 millions de dollars de pénalités pour avoir installé des capteurs non approuvés sur 759 appareils 737 MAX et NG.

Tesla (+1,8%) répond actuellement à la pénurie de 'puces' par des paiements upfront à ses fournisseurs de semi-conducteurs, indique le Financial Times, qui explique que le groupe d'Elon Musk explore aussi la possibilité d'acquérir une usine. Actuellement, les discussions portent sur la sécurisation de l'approvisionnement avec des opérateurs industriels de Taïwan, Corée du Sud ou des Etats-Unis. Les sources du FT précisent que l'intérêt de Tesla dans l'achat d'une usine est préliminaire. Compte tenu des coûts prohibitifs d'une telle initiative, une acquisition de ce type serait difficile. Acquérir et faire tourner une telle usine de fabrication de 'puces' demanderait un lourd investissement allant jusqu'à 20 milliards de dollars...

Notons par ailleurs que la NHTSA, autorité US de sécurité routière, juge que les Model 3 et Model Y les plus récents ne pourront plus profiter d'une certification sur la sécurité avancée de certaines fonctions, du fait du remplacement d'un système de radar par des caméras.

Best Buy (+1%) a profité pleinement de la reprise américaine et des 'chèques de stimulus' de l'administration US. Ainsi, le distributeur américain de produits électroniques vient de relever ses estimations financières, en marge de la publication de comptes trimestriels supérieurs aux attentes. Pour le second trimestre fiscal, le groupe envisage une croissance à comparable de 17%, contre seulement 6% de consensus. La progression à comparable sur l'ensemble de l'exercice est estimée entre 3 et 6%, alors que la guidance antérieure allait de -2% à +1%.

Pour le premier trimestre, les revenus à comparable se sont envolés de plus de 37%, contre environ 23% de consensus. Le bénéfice GAAP dilué par action du premier trimestre a pratiquement quadruplé à 2,32$, alors que le bpa ajusté a plus que triplé à 2,23$. Les revenus ont totalisé 11,64 milliards de dollars, contre 8,56 milliards de dollars sur la période correspondante de l'an dernier. Le consensus de place sur la période était logé à 1,37$ de bénéfice ajusté par action et 10,34 milliards de dollars de facturations.

Medtronic (-0,9%), le fournisseur de technologies médicales et services, a annoncé un quatrième trimestre fiscal supérieur aux attentes de marché, évoquant la reprise et dopant au passage son dividende de près de 9%. Le bénéfice net sur ce trimestre clos fin avril a été de 1,36 milliard de dollars soit 1$ par titre, contre 646 millions de dollars un an avant, à la même époque. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,5$, contre 58 cents un an plus tôt et 1,42$ de consensus FactSet. Les revenus ont grimpé de plus de 36% à 8,2 milliards de dollars, alors que le consensus était de 8,14 milliards. Pour l'exercice 2022, Medtronic anticipe un bpa ajusté allant de 5,6 à 5,75$. Le dividende trimestriel est porté à 63 cents, représentant 2% de rendement annualisé.

Dollar General (+2,2%) a affiché des ventes en baisse mais rehaussé sa guidance. Le détaillant américain à bas prix a annoncé pour son premier trimestre un bénéfice net de 678 millions de dollars et 2,82$ par titre, contre 650 millions de dollars un an auparavant. Les revenus se sont établis à 8,4 milliards de dollars, en retrait de 0,6% en glissement annuel. Les ventes à comparable ont même reculé de 4,6%. Le profit opérationnel s'est en revanche amélioré de 5% à 909 millions de dollars.

Dollar Tree (-7,7%) a trébuché suite à une guidance inférieure aux attentes. Le détaillant discount US a publié pour son premier trimestre un bénéfice dilué par action en vive hausse de 54% à 1,60$, pour des revenus consolidés en croissance de 3% à 6,48 milliards. Sur l'exercice, Dollar Tree envisage un bpa allant de 5,8 à 6,05$, alors que le consensus FactSet était de 6,23$.

Uber (-0,8%) a reconnu le syndicat britannique GMB. Ce dernier pourra ainsi représenter environ 70.000 chauffeurs locaux et négocier de potentiels accords collectifs en leurs noms.

Royal Caribbean (+2,4%). Les CDC (Centres américains de contrôle et prévention des maladies) ont autorisé un bateau de croisière de la firme à reprendre du service le 26 juin. Il s'agira du premier départ d'une croisière en plus d'un an depuis les États-Unis.

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