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Clôture de Wall Street : hausse prudente, en attendant la Fed

| Boursier | 286 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a terminé en légère hausse mardi, alors que la Réserve fédérale a entamé une réunion cruciale de deux jours.

Clôture de Wall Street : hausse prudente, en attendant la Fed
Credits Reuters

La Bourse de New York a terminé en légère hausse mardi, alors que la Réserve fédérale a entamé une réunion cruciale de deux jours, à l'issue de laquelle les marchés s'attendent à une hausse des taux directeurs de 0,5 point, afin de lutter contre l'inflation. Dans un climat toujours volatil, le rendement de l'emprunt américain à 10 ans s'est légèrement détendu après avoir atteint 3% lundi, et le dollar a marqué le pas après s'être hissé près de ses plus hauts niveaux en 20 ans. Le pétrole a cédé environ 2,5% les investisseurs s'interrogeant sur la faiblesse de la demande chinoise.

A la clôture, le Dow Jones a progressé de 0,20% à 33.128 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,48% à 4.175 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a pris 0,22% à 12.563 pts. Les indices ont signé une 2e séance positive, après un mois d'avril qui s'est soldé par une forte baisse, de près de 5% pour le Dow Jones, de près de 9% pour le S&P 500 et de plus de 13% pour le Nasdaq, de retour au plus bas depuis un an.

Malgré son rebond des deux dernières séances, le Nasdaq abandonne encore près de 22% par rapport à son record de novembre 2021, évoluant désormais dans un véritable marché baissier ("bear market").

L'indice VIX de la volatilité, qui avait atteint lundi en séance les 35 points, a reflué mardi sur les 29,15 pts (-9,8%), ce qui reste très supérieur à sa moyenne mobile à 200 jours (21).

La Réserve fédérale, qui s'est engagée à juguler une inflation ayant atteint 8,5% en mars outre-Atlantique, devrait rehausser d'un demi-point le taux des "fed funds" demain soir (ce qui constituerait une première depuis 2000) après avoir opéré un premier mouvement d'un quart de point en mars. La Fed devrait aussi annoncer le calendrier de réduction de son bilan, peut-être dès mai, au rythme de 95 milliards de dollars par mois.

Les marchés s'attendent à ce que le taux des "fed funds", actuellement logé entre 0,25% et 0,50%, s'élève autour de 2,8% à la fin de l'année, une perspective qui fait craindre un net ralentissement de l'économie américaine dans les prochains trimestres, voire une récession l'an prochain.

Sur les marchés obligataires, les rendements se sont légèrement détendus après leur récent "rally", mais sont remontés en fin de séance. Le taux du T-Bond à 10 ans est ainsi tombé à 2,91% en séance avant de finir à 2,98%, en recul d'un seul point de base par rapport à lundi soir. Lundi en séance, il avait atteint 3%, son plus haut niveau depuis décembre 2018. Le taux du T-Bond à 2 ans, s'est en revanche tendu de 5 pb pour monter à 2,77% mardi soir.

Sur le front macro, les commandes industrielles américaines ont augmenté de 2,2% en mars en comparaison du mois antérieur, contre +1,2% de consensus et +0,1% pour la lecture révisée du mois antérieur. Les commandes de biens durables ont progressé de 1,1% sur la période, contre +0,8% de consensus. Les commandes de biens durables, hors transport, ont quant à elles crû de 1,4%, contre +1,1% attendu.

Selon le rapport JOLTS du Département américain au Travail, les ouvertures de postes aux États-Unis pour le mois de mars sont par ailleurs ressorties au nombre de 11,549 millions, contre 11,200 millions de consensus et 11,344 millions pour la lecture révisée du mois précédent.

Bien qu'en légère baisse ce mardi, le dollar reste haut-perché et continue de profiter des anticipations de resserrement monétaire plus rapide aux Etats-Unis, des inquiétudes sur la guerre en Ukraine et donc de son statut de valeur refuge. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, cédait timidement 0,28% à 103,46 points mardi soir, non loin de ses sommets de 20 ans... De son côté, l'euro rebondissait de 0,19% face au billet vert à 1,0524$.

L'Opep+ ne devrait pas ouvrir les vannes davantage en juin

L'or a repris 0,4% à 1.870,60$ l'once pour le contrat à terme de juin sur le Comex. Du côté des cryptos, le bitcoin perdait en fin de soirée 2% sur 24h, autour de 37.550$ sur Coindesk.

Enfin, le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juin) est retombé de 2,6% à 102,41$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord a rendu 2,4% à 104,97$ pour le contrat de juillet. Les investisseurs s'inquiètent toujours de la demande chinoise et attendent d'en savoir davantage sur le projet d'embargo de l'Union européenne sur le pétrole russe.

Les pays de l'alliance Opep+ (dont fait partie la Russie) tiendront jeudi leur réunion mensuelle consacrée à leur niveau de production. Sauf coup de théâtre, l'alliance ne devrait pas modifier en juin sa politique de hausse très progressive de sa production, malgré les demandes des Etats-Unis et d'autres pays d'ouvrir les vannes davantage afin de soucieux de faire reculer les cours du brut et l'inflation qui en découle.

VALEURS A SUIVRE

* Pfizer a progressé de 1,97% après avoir maintenu ses prévisions de ventes pour son traitement du Covid-19 par voie orale, le Paxlovid. Le géant pharmaceutique s'attend ainsi toujours à ce que ses recettes issues de la vente de sa pilule atteignent 22 milliards de dollars cette année, contre un consensus positionné à 26,1 milliards de dollars. "Dans l'ensemble, nous nous attendons à ce que les tendances récentes à élargir l'accès (à Paxlovid), ainsi que les demandes de renseignements reçues des gouvernements alors que le virus mute et provoque des pics d'infections dans le monde, entraînent une augmentation des commandes dans les mois à venir", a déclaré le patron de Pfizer, Albert Bourla. La société a également réitéré sa prévision de revenus issus du vaccin développé avec BioNTech à 32 Mds$. Au global, le groupe basé à New York mise sur des revenus 2022 compris entre 98 et 102 Mds$.

Au premier trimestre, la firme a réalisé un bpa ajusté de 1,62$ contre 0,95$ un an plus tôt, pour des revenus de 25,7 Mds$, en hausse de 77% (24,36 Mds$ de consensus). À la demande de la Securities and Exchange Commission, plusieurs sociétés pharmaceutiques ont ajusté leurs prévisions pour inclure les dépenses liées aux paiements d'étape et aux acquisitions. Pfizer a par conséquent revu à la baisse son objectif de bénéfice ajusté annuel par action à 6,25-6,45 dollars, contre une prévision précédente de 6,35 à 6,55 dollars, principalement en raison de l'impact de ces dépenses.

* Expedia a plongé de 14%. L'agence de voyages en ligne a pourtant publié lundi soir une perte ajustée moins importante que prévu au titre du premier trimestre et s'est dite optimiste sur la reprise des voyages touristiques cet été.

* Morgan Stanley (+2,18%). La filiale allemande de la banque a été perquisitionnée mardi dans le cadre d'une enquête sur des "activités passées", a déclaré un porte-parole du groupe. Le parquet a précisé que l'enquête portait sur dossier de fraude fiscale dit "cum-ex".

* Biogen (-0,78%) a annoncé la démission de son directeur général, Michel Vounatsos, précisant avoir commencé à lui chercher un successeur. Le groupe de biotechnologies a fait état parallèlement d'une baisse de 26% de son bénéfice trimestriel.

* Thomson Reuters (-0,56%) a relevé sa prévision de chiffre d'affaires 2022 après avoir dépassé les estimations de marché au premier trimestre grâce à une croissance soutenue de ses principales activités mais il a prévenu que la pandémie et les risques géopolitiques pourraient réduire sa capacité à atteindre ses objectifs.

* Spirit Airlines (+1,1%) a rejeté lundi l'offre d'achat de JetBlue Airways (+0,6%), lui préférant celle de Frontier Group (+3,1%), estimant que l'opération avait peu de chances d'être approuvée par les autorités de la concurrence. Le 5 avril dernier, JetBlue avait annoncé avoir fait une offre non sollicitée, d'un montant de 3,6 milliards de dollars en cash (soit 33$ par action) sur son compatriote Spirit Airlines, déjà en cours de rapprochement avec Frontier Group.

Le conseil d'administration de Spirit Airlines a confirmé en parallèle son accord à un rapprochement avec Frontier Airlines, dont l'offre d'achat faite en février est moins élevée que celle de JetBlue, à 22,44$ par action en actions et en numéraire. Pour mettre la main sur sa rivale Spirit, JetBlue avait pourtant ajouté à son offre une indemnité de rupture de contrat de 200 millions de dollars en cas d'échec de l'opération pour des raisons antitrust. Mais Spirit a répondu lundi dans une lettre adressée au directeur général de JetBlue, Robin Hayes, que "nous pensons qu'une fusion de JetBlue et de Spirit a une faible chance de recevoir une autorisation antitrust tant qu'existe la 'Northeast Alliance' entre JetBlue et American Airlines".

* Estée Lauder a chuté de 5,8% après avoir lancé un avertissement sur ses résultats, les restrictions liées au Covid-19 en Chine grevant la demande pour les produits de luxe tout comme la guerre en Ukraine et ses multiples conséquences. Le groupe anticipe désormais un bpa ajusté 2022 compris entre 7,05 et 7,15$ contre une précédente fourchette allant de 7,43$ à 7,58$, et 7,57$ de consensus. La croissance organique devrait s'établir entre 5 et 7%. Au troisième trimestre de son exercice décalé, la société a réalisé un bpa ajusté de 1,90$ contre 1,62$ un an plus tôt et un consensus logé à 1,67$. Les ventes nettes ajustées ont augmenté de 9,6% à 4,25 Mds$ (+11% à change constant), légèrement en-deçà des attendes des analystes (4,32 Mds$).

* Hilton Worldwide Holdings a trébuché de 4,1%. Le groupe hôtelier a publié un bénéfice au titre du premier trimestre, contre une perte sur la période correspondante l'an dernier, ses résultats ayant bénéficié de la reprise progressive du tourisme. Les résultats de la période sont néanmoins mitigés puisque si le bpa ajusté, à 71 cents, a dépassé les attentes du marché (67 cents), les revenus sont un peu courts, à 1,72 Md$. Le RevPar, une mesure clef du secteur, a bondi de 80,5% sur un an, mais les analystes tablaient là aussi sur une hausse un peu plus élevée (+81,2%). Enfin, la firme table sur un bpa ajusté 2022 compris entre 3,77 et 4,02$, contre un consensus de 4,14$.

* Restaurant Brands International (-3,1%). Le propriétaire de la chaîne de restauration rapide Burger King a publié un chiffre d'affaires trimestriel supérieur aux attentes grâce à l'augmentation de la fréquentation de ses restaurants et à la hausse des prix.

* Dupont De Nemours (+0,7%). Le fabricant de matériaux pour l'industrie s'attend à voir ses résultats reculer au deuxième trimestre en raison de l'augmentation des coûts des matières premières et de logistique. Le groupe a publié un bpa ajusté de 82 cents au premier trimestre contre 69 cents un an plus tôt et 67 cents de consensus pour des revenus de 3,25 Mds$, en hausse de 8,5%, et légèrement supérieur aux attentes des analystes. Sur le trimestre clos fin juin, la direction anticipe un bpa ajusté de 70 à 80 cents, contre 84 cents de consensus, pour des ventes nettes allant de 3,2 à 3,3 Mds$ (3,33 Mds$ de consensus).

"Alors que la demande sous-jacente continue de rester solide et que nos équipes ont démontré leur capacité à performer dans ces circonstances sans précédent, nous prévoyons que les principales incertitudes externes dans l'environnement macroéconomique, à savoir les restrictions liées au Covid en Chine, impacteront davantage les chaînes d'approvisionnement, ce qui ralentira la croissance des volumes et entrainera une contraction séquentielle des marges au deuxième trimestre 2022... Sur la base de nos attentes actuelles, nos fourchettes d'orientation pour l'ensemble de l'année 2022 concernant l'EBITDA opérationnel et le BPA ajusté sur la base des activités poursuivies restent inchangées". La fourchette de ventes nettes estimées pour l'ensemble de 2022 pour les activités poursuivies a été rehaussée entre 13,3 milliards de dollars et 13,7 milliards afin de refléter les hausses de prix mises en place pour compenser l'inflation des coûts.

* Twitter (-0,55%). Elon Musk échangerait avec des fonds d'investissement et des milliardaires susceptibles de prendre une participation plus importante dans l'opération de rachat du réseau social de 44 milliards de dollars et réduire ainsi sa part personnelle du financement. Selon des sources au fait du dossier citées par Reuters, le fondateur de Tesla a obtenu l'accord de banques pour des prêts garantis sur Twitter d'un montant de 13 milliards de dollars, mais celles-ci n'ont pas voulu aller plus loin compte tenu de la faible trésorerie de la société basée à San Francisco.

Elon Musk s'est engagé à apporter lui-même 21 milliards de dollars en cash et il a gagé une partie de ses titres Tesla auprès des banques pour obtenir un prêt sur marge de 12,5 milliards de dollars afin de boucler le financement. La participation de fonds d'investissement au tour de table pourrait permettre à Elon Musk de réduire sa part ou le montant du prêt sur marge, ont dit les sources sous le sceau de l'anonymat. Parmi les fonds approchés figureraient notamment d'Apollo Global Management et Ares Management.

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