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Clôture de Wall Street : fin de semaine prudente après les records

| Boursier | 282 | Aucun vote sur cette news

Les indices boursiers américains ont regagné 3% à 4% cette semaine dans l'espoir que la crise du coronavirus pourra être circonscrite par la Chine.

Clôture de Wall Street : fin de semaine prudente après les records
Credits Reuters

La Bourse américaine a terminé la semaine en baisse, vendredi, la crainte du coronavirus revenant hanter les esprits, après 4 séances de hausse consécutives et des records jeudi pour les trois principaux indices américains. La publication de chiffres de l'emploi meilleurs que prévu en janvier aux Etats-Unis n'a pas suffi prolonger la hausse des marchés d'actions.

A la clôture, l'indice Dow Jones a reculé vendredi de 0,94% à 29.102 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,54% à 3.327 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reculé de 0,54% à 9.520 pts. Les indices avaient tous trois terminé jeudi soir sur de nouveaux sommets historiques.

Sur la semaine, les 3 indices américains affichent toutefois de solides gains, de 3% pour le Dow Jones, 3,1% pour le S&P 500 et 4% pour le Nasdaq, après avoir perdu environ 2% la semaine précédente dans la crainte du virus 2019-nCoV.

Le pétrole est entré dans un "bear market"

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) a grimpé vendredi de 0,20% à 98,69 points, soutenu par les bons chiffres de l'emploi US. L'euro en revanche a perdu 0,30% à 1,0947$ après la publication de chiffres décevants pour la production industrielle en Allemagne et en France.

Les obligations ont été très recherchées en tant que valeurs-refuge, faisant monter les cours et chuter le taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse). Le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi rechuté 7 points de base, retombant à 1,58%. Début janvier, ce taux évoluait encore au-dessus de 1,9% avant l'apparition de l'épidémie du coronavirus chinois.

Le pétrole est reparti à la baisse vendredi, après deux séances de rebond, souffrant de la chute de la consommation chinoise de brut depuis deux semaines pour cause de coronavirus. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a perdu 1,2% à 50,32$ (contrat à terme de mars coté sur le Nymex) tandis que le Brent de mer du Nord a cédé 0,8% à 54,47$ (contrat à terme d'avril).

Les cours du WTI ont plongé de 2,4% sur la semaine (-3,8% pour le Brent), tombant dans un marché baissier ("bear market"), caractérisé par une chute supérieure à 20% depuis leurs pics de début janvier face à la crainte du coronavirus. L'Opep+ a discuté cette semaine de coupes supplémentaires de production pour soutenir les cours, mais la Russie serait réticente, selon des sources de presse.

Le coronavirus paralyse l'économie chinoise

Les indices boursiers américains ont effacé cette semaine la correction provoquée par la crainte du coronavirus chinois. Les marchés ont été soulagés par l'intervention massive de la banque centrale chinoise, qui a donné lundi le signal du rebond, puis par l'annonce par Pékin d'une réduction des droits de douane sur des produits américains importés.

Cependant, le coronavirus continue de peser sur les marchés des matière premières, et les investisseurs sont nombreux à rechercher la sécurité des obligations d'Etat américaines, faisant chuter les taux d'intérêt. La plupart des entreprises chinoises restent fermées, et beaucoup d'entre elles ont désormais reporté leur réouverture au 17 février. Dans ce contexte, de nombreux analystes se demandent si les marchés d'actions ne sont pas trop complaisants vis-à-vis de cette crise, qui pourrait potentiellement peser sur l'économie mondiale si elle se prolonge.

Pour l'instant, l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV poursuit sa progression, avec plus de 600 décès en Chine et plus de 30.000 cas recensés. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce vendredi une pénurie de masques et autres équipements de protection contre le coronavirus.

Les restrictions en matière de voyages et déplacements, les fermetures de magasins et les quarantaines décidées, ainsi que les perturbations des chaînes d'approvisionnement, commencent à faire craindre des conséquences économiques importantes. Les analystes de Standard & Poors ont à leur tour abaissé leur estimation concernant la croissance chinoise à 5% pour 2020, contre 5,7% précédemment.

L'économie mondiale et américaine pour l'instant préservée du coronavirus

A ce stade, les perturbations économique restent limités au niveau mondial, mais des signes de tensions commencent à se manifester, notamment dans l'industrie automobile sud-coréenne, où les constructeurs Hyundai, Renault Samsung Motors et Kia Motors ont dû suspendre ou ralentir la production de leurs usines en Corée par manque de composants importés de Chine. Le secteur technologique est lui aussi exposé à des ruptures de la chaîne d'approvisionnement, et le secteur de l'énergie souffrirait si la chute actuelle de la consommation chinoise de pétrole et autres matières premières se prolongeait à cause de l'épidémie. Parmi les autres secteurs les plus exposés figurent le luxe, la Chine et l'Asie étant gros consommateurs de ses produits, les transports aériens et l'industrie mondiale du tourisme.

Aux Etats-Unis, les chiffres de l'emploi en janvier ont conclu une semaine marquée par de solides statistiques outre-Atlantique, notamment une amélioration de l'activité manufacturière et des services. En janvier, les créations de postes non-agricoles aux Etats-Unis ont dépassé de loin les attentes, à 225.000 contre 160.000 de consensus de place et 147.000 en décembre (lecture révisée en légère hausse).

Le taux de chômage a légèrement augmenté à 3,6%, contre 3,5% de consensus et 3,5% en décembre. Le salaire horaire moyen s'est apprécié de 0,2% par rapport au mois antérieur et de 3,1% en glissement annuel.

VALEURS A SUIVRE

Uber (+9,5%) a flambé après la publication des comptes du 4ème trimestre 2019, bien accueillie malgré de nouvelle pertes supérieures à 1 milliard de dollars pour le groupe américain de VTC. La perte nette trimestrielle a ainsi atteint 1,1 milliard de dollars après une perte de 1,16 Mds$ au 3e trimestre. La perte par action, en données ajustées, a atteint 64 cents par action en données ajustées, un peu moins élevée que ce qu'attendaient les analystes, qui tablaient sur une perte de 68 cents. Les revenus du groupe se sont élevés à 4,07 Mds$, en hausse de 36% sur un an et en ligne avec les attentes du consensus établi par le cabinet FactSet. La direction s'est montrée optimiste sur la capacité du groupe à dégager des bénéfices. Le directeur général, Dara Khosrowshahi, a affirmé que l'objectif d'un excédent brut d'exploitation (Ebitda) positif serait atteint au 4ème trimestre 2020 et non en 2021 comme attendu jusqu'ici.

News Corp (-1,9%) a réalisé pour le second trimestre de son exercice 2020 des revenus de 2,48 milliards de dollars, en déclin de 6% en glissement annuel. Le bénéfice net a représenté 103 millions de dollars, contre 119 millions un an avant. Le bénéfice dilué par action a atteint 14 cents, contre 16 cents sur la période correspondante, l'an dernier. Le bpa ajusté est resté stable à 18 cents.

Pinterest (+9,5%). Le réseau social américain de partage de photos a dévoilé un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes. Le déficit net du quatrième trimestre ressort à 35,7 millions de dollars soit 6 cents par titre, pour des revenus proches de 400 millions de dollars. Un an avant, les ventes n'étaient que de 273 M$. Hors éléments, le bénéfice par action a atteint 12 cents, alors que le consensus était de 8 cents. Les ventes étaient attendues à 368 M$ selon FactSet. Pour l'exercice 2020, Pinterest prévoit des revenus atteignant 1,52 milliard de dollars, contre 1,14 Md$ un an plus tôt et 1,48 Md$ de consensus.

eBay (-4,7%) est sous pression, alors que l'ICE - opérateur du NYSE - n'envisage plus de fusion avec le leader du e-commerce.

Motorola Solutions (+0,3%) a publié pour son quatrième trimestre des revenus de 2,4 milliards de dollars en croissance de 5%. Les ventes annuelles ont progressé de 7%. Le backlog a atteint un record de 11,3 Mds$, une hausse de 6% en comparaison de l'an dernier. Le bpa GAAP s'est élevé à 1,39$ sur le trimestre et 4,95$ sur l'année. Le bpa ajusté a représenté 2,94$ sur le quatrième trimestre, une hausse de 12% en glissement annuel, alors que le bpa ajusté de l'exercice a grimpé de 11%. Le cash flow opérationnel est ressorti à 795 M$ sur le trimestre et 1,8 Md$ sur l'année.

Activision Blizzard (+2,1%) a dépassé les attentes de marché sur le trimestre clos, grâce au succès du blockbuster 'Call of Duty : Modern Warfare', dont la version mobile lancée en octobre a été installée plus de 150 millions de fois. Les revenus ajustés trimestriels totaux ont représenté 2,71 milliards de dollars sur la période close fin décembre, contre 2,68 milliards de dollars de consensus. Le bénéfice net a décliné à 525 millions de dollars soit 68 cents par action, contre 685 millions de dollars un an plus tôt. Le bpa ajusté a représenté 62 cents. Le groupe livre toutefois une guidance prudente pour l'exercice entamé, tablant sur des revenus ajustés de 6,73 Mds$ à comparer à un consensus de 6,92 Mds$.

Take-Two (-11,8%) autre éditeur américain de jeux vidéo qui publiait hier soir, devrait souffrir ce jour à Wall Street après avoir manqué le consensus de revenus sur le trimestre clos. Les revenus ajustés ont totalisé 888 M$ sur le troisième trimestre fiscal clos fin décembre, contre 922 M$ de consensus. Le bénéfice net a régressé à 164 M$ soit 1,43$ par action, contre 180 M$ un an avant. Le groupe a resserré enfin sa guidance annuelle de revenus entre 2,80 et 2,85 Mds$, à comparer à un consensus de 2,85 Mds$.

AbbVie (+5,8%). Le laboratoire de l'Illinois a publié des résultats supérieurs aux attentes. Le bénéfice net a représenté 2,8 milliards de dollars soit 1,88$ par titre sur ce quatrième trimestre fiscal, contre une perte de 1,8 milliard de dollars un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s'est établi à 2,21$, contre un consensus de 2,19$. Les revenus ont totalisé 8,7 milliards de dollars, contre 8,3 milliards un an avant, à la même période, et 8,7 Mds$ de consensus. Humira, le blockbuster du groupe, a affiché des performances contrastées, avec une croissance de 10% à 3,9 Mds$ sur le marché américain, mais aussi un recul de 27% à 948 M$ sur les marchés internationaux. AbbVie espère finaliser l'acquisition d'Allergan pour 63 Mds$ durant le trimestre. AbbVie fournit une guidance solide, tablant pour 2020 sur un bpa ajusté allant de 9,61 à 9,71$. Le consensus était de 9,45$.

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