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Clôture de Wall Street : fin de mois difficile pour le Dow Jones et le Nasdaq

| Boursier | 6975 | 1 par 1 internautes

Les marchés d'actions américains ont fini le mois de septembre en baisse jeudi, signant aussi un recul sur le 3e trimestre pour le Dow Jones et le Nasdaq Composite.

Clôture de Wall Street : fin de mois difficile pour le Dow Jones et le Nasdaq
Credits Reuters

Les marchés d'actions américains ont fini le mois de septembre en berne jeudi, signant aussi un recul sur le 3e trimestre pour le Dow Jones et le Nasdaq Composite. Les facteurs de risque se sont accumulés ces dernières semaines sur les marchés, engendrant une grande prudence. Le retour de l'inflation, les pénuries liées à la crise sanitaire, l'envolée des prix de l'énergie, la hausse des taux, une Fed bientôt moins accommodante... font craindre que la reprise économique mondiale ne s'enraye. Sans compter les querelles politiques aux Etats-Unis qui font courir le risque d'un défaut sur la dette et menacent les plans de relance de Joe Biden, même si le "shutdown" a été évité de justesse.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 1,59% à 33.843 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 1,2% à 4.307 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs s'est finalement replié de 0,44% à 14.448 pts. La totalité de 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le rouge, à commencer par les secteurs cycliques dont l'industrie (-2,1%), l'énergie (-1,4%) et les financières (-1,6%). Les services de communication (-0,4%) et les technologiques (-0,7%) ont flanché dans la dernière heure de cotation.

Sur le mois de septembre, le DJIA a chuté de 4,3%, son pire mois depuis octobre 2020. Le Nasdaq a abandonné 5,3% et le S&P 500 a perdu 4,8% sur le mois écoulé.

Sur l'ensemble du 3e trimestre, le Dow Jones a reculé de 1,9%, et le Nasdaq a fléchi de 0,4%, tandis que le S&P 500 a grappillé 0,2%. Il s'agit du pire trimestre pour Wall Street depuis le premier trimestre 2020, marqué par la crise du coronavirus.

Powell incertain sur la durée de l'inflation

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a plombé l'ambiance, jeudi soir, en laissant entendre lors d'une audition devant une commission de la Chambre des représentants, que les facteurs qui engendrent la poussée actuelle d'inflation pourraient perdurer jusqu'à l'été 2022. Les marchés redoutent un scénario d'inflation durable qui amènerait la Fed a relever ses taux d'intérêts directeurs plus vite que prévu.

"Il est impossible de dire quand les pressions inflationnistes se réduiront, a reconnu le banquier central. Mais je dirais que nous devrions voir une amélioration dans les prochains mois, et tout au long du premier semestre de l'année prochaine", a-t-il répondu à un élu, qui lui demandait quand l'inflation reviendrait à un rythme 2% par an, l'objectif que s'est fixé la Fed. En août, l'inflation s'est élevée à 5,3% sur un an aux Etats-Unis, et à 4% en excluant l'énergie et l'alimentation.

Le "shutdown" a été évité, mais...

Les marchés n'ont pas été rassurés jeudi par le vote par le Sénat puis la Chambre des représentants d'une loi budgétaire permettant de prolonger le financement de l'Etat fédéral jusqu'au 3 décembre, évitant ainsi le "shutdown" des services fédéraux non essentiels, qui aurait pesé sur la croissance. Le texte doit être promulgué dans la soirée par le président Joe Biden. Sans ce vote, le "shutdown" serait intervenu ce 30 septembre à minuit, au moment où prend fin l'exercice fiscal des Etats-Unis.

Malgré cette avancée, le bras de fer politique se poursuit de plus belle sur le sujet brûlant du relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, qui a été atteint courant août. Sans un relèvement, ou une suspension, de ce plafond par le Congrès, les Etats-Unis risquent de faire défaut sur leur dette dans les prochaines semaines. Une situation inédite et que les experts jugent inimaginable, tout en déplorant les postures des responsables politiques qui jouent avec le feu, au risque de provoquer un accident...

Jeudi, la secrétaire au Trésor Janet Yellen, qui était auditionnée par la chambre des représentants, a répété qu'un défaut entraînerait une "catastrophe" pour l'économie et les marchés financiers et a appelé le Congrès à agir rapidement.

Enfin, ce jeudi soir, la Chambre des représentants devait voter sur un projet de loi dit " de réconciliation"' sur les infrastructures d'un montant de 1.000 milliards de dollars. L'issue du scrutin n'est cependant pas assurée, en raison de l'opposition de l'aile gauche du parti démocrate qui réclame un package bien plus important. Les Républicains (minoritaires à la chambre) s'opposent eux aussi au texte, qui prévoit des hausses d'impôts qu'ils refusent de cautionner.

Accalmie sur les taux, le gaz naturel reprend son ascension

Les marchés de l'énergie et des taux se sont calmés quelque peu ce jeudi à l'exception des cours du gaz, qui ont rebondi de 8,5%. Le baril de pétrole américain WTI a gagné 0,3% à 75,03$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex tandis que le baril de Brent de la Mer du Nord a cédé 0,15% à 78,52$ (contrat de novembre), tout en restant proche des plus hauts depuis 3 ans. Le cours du baril WTI a bondi de 9,5% en septembre et gagne 2,1% sur le 2e trimestre.

Les cours du gaz naturel rebondissaient jeudi soir de 8,5% à 5,95$ par million de BTU (British Thermal Unit) pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex, au plus haut depuis la fin 2008. Le cours du gaz a plus que doublé depuis le début de l'année, soutenu par une forte demande et des stocks mondiaux insuffisants.

L'or a repris 2% jeudi, remontant à 1.757,00$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le bitcoin remontait lui aussi, en hausse de 5,6% sur 24h, autour de 43.420$ sur le site Coindesk.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans a cédé 3 point de base à 1,49% mais reste en nette hausse par rapport au 22 septembre, où il s'affichait à 1,3% juste avant que la Fed annonce son intention de réduire bientôt son soutien aux marchés. Le taux US à 30 ans a reculé de 4 pb à 2,05%, contre 1,84% le 22 septembre. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans a gagné un point de base à -0,20%. Côté devises, l'indice du dollar cédait en fin de soirée 0,07% à 94,27 points face à un panier de devises, mais reste près de ses sommets d'un an. L'euro cédait 0,16% à 1,1577$.

La croissance flanche en Chine

Sur le plan macroéconomique, l'indice d'activité PMI manufacturier de la Chine a glissé en territoire de contraction en septembre (49,6 pour l'indice CFLP) dans un contexte d'aggravation de la crise énergétique, qui a contraint les usines à réduire leur production, notamment dans le sud du pays très industrialisé. Cependant, le PMI des services a rebondi (53,2 pour l'indice non-manufacturier CFLP) grâce à la levée des restrictions liées au Covid-19.

Selon l'agence 'Bloomberg', Pékin aurait donné l'ordre à ses entreprises d'énergie contrôlées par l'Etat de faire en sorte de sécuriser" à tout prix" leurs approvisionnements en énergie afin de franchir l'hiver sans pénuries.

Pour sa part, Goldman Sachs a réduit ce jeudi ses prévisions de croissance pour la Chine à 7,8% en 2021 (contre 8,2% précédemment), en raison des pénuries d'énergie, qui entraînent des fermetures d'usines et perturbent des "supply chains".

Aux Etats-Unis ce jeudi, les inscriptions au chômage ont augmenté plus que prévu la semaine passée mais restent proches de leur niveau de mars 2020. Pour la semaine close au 25 septembre, des inscriptions au chômage ont atteint 362.000 (+11.000) contre 330.000 de consensus.

Par ailleurs, l'indice manufacturier régional PMI de Chicago du mois de septembre 2021 est ressorti à 64,7, un peu inférieur au consensus de marché de 65 et après 66,8 en août.

Enfin, la 3e et dernière lecture du PIB des Etats-Unis au 2e trimestre est ressortie un peu plus élevée que prévu, à 6,7% en rythme annuel, contre 6,6% de consensus et 6,6% également en 2e lecture. Les dépenses personnelles de consommation se sont appréciées sur un rythme de 12%. L'indice final des prix rattaché au PIB a augmenté comme attendu sur un rythme de 6,1%.

VALEURS A SUIVRE

CarMax (-12,6%), détaillant américain en véhicules neufs et d'occasion, a publié pour le deuxième trimestre fiscal un bénéfice net en décroissance de 4% à 285 millions de dollars et 1,72$ par titre, contre 297 millions de dollars et 1,79$ par action sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus ont représenté 7,99 milliards de dollars, un record, contre 5,37 milliards de dollars un an plus tôt. Le consensus était de 1,88$ de bénéfice par action et 6,91 milliards de dollars de facturations selon FactSet. Le titre corrige, la déception portant donc sur la rentabilité. Le groupe évoque, lui, une base de comparaison difficile du fait des économies précédemment réalisées durant la pandémie.

Bed Bath & Beyond (-22% !), détaillant américain diversifié, actif notamment dans les produits d'hygiène ou les appareils de cuisine, décroche à Wall Street, après des comptes trimestriels marqués notamment par un cash flow opérationnel positif. Les revenus déçoivent toutefois à 1,98 milliard de dollars, avec une décroissance à comparable de 1% reflétant un trafic plus faible que prévu en août. La perte GAAP par action s'établit à 72 cents, alors que le bpa ajusté est positif de 4 cents seulement. Le consensus était de 52 cents de bénéfice ajusté par action et 2,06 milliards de dollars de ventes. Mark Tritton, PDG de l'affaire, relativise ces comptes sans relief et se dit confiant dans la transformation du groupe sur plusieurs années.

McCormick (-3,2%), le géant américain des épices et arômes, a battu le consensus de profit sur le troisième trimestre fiscal, avec une forte demande provenant de la consommation à domicile, compensant les pressions inflationnistes et les perturbations logistiques. Le groupe a ainsi réalisé sur le trimestre clos un bénéfice net de 212 millions de dollars soit 79 cents par titre, contre 206 millions de dollars et 76 cents par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 80 cents, contre un consensus FactSet de 72 cents. Les revenus ont été de 1,55 milliard de dollars, contre 1,43 milliard un an plus tôt et 1,54 milliard de consensus.

Acceleron Pharma (-1,8%) évolue peu à Wall Street. Il faut dire que le groupe avait déjà bénéficié en bourse des récentes rumeurs. Le groupe biopharmaceutique du Massachusetts va finalement être racheté par l'Américain Merck (stable) dans le cadre d'une opération de 11,5 milliards de dollars, 180$ par titre en cash. Merck va ainsi renforcer son portefeuille de thérapies dans les maladies rares, avec en particulier le candidat-médicament sotatercept. La finalisation de l'opération est attendue au quatrième trimestre... Rappelons que de son côté, Bristol-Myers Squibb détient déjà 11,5% des titres Acceleron...

Virgin Galactic a grimpé de 12%. La Federal Aviation Administration (FAA) américaine vient de clore son investigation concernant un incident survenu lors d'un vol spatial du 11 juillet, Virgin Galactic Unity 22, qui avait notamment transporté dans l'espace Richard Branson. Le vol avait dévié de son espace assigné durant la phase de descente. Le régulateur américain, la FAA, a donc décidé de lever finalement la suspension des vols imposée au groupe. L'autorité américaine estime que Virgin Galactic a mis en place les changements nécessaires.

Google (Alphabet , -0,5%) effectuerait sa mue afin de faire revenir les annonceurs en ligne, annonce le Wall Street Journal. D'anciens dirigeants de Google ont déclaré au WSJ que la refonte des pages de recherche de produits de l'entreprise annoncée hier découlait d'une inquiétude croissante concernant l'avance accrue d'Amazon (-0,5%) dans la publicité dans le commerce électronique. Le CEO de Google, Sundar Pichai, a déclaré au conseil d'administration que le moteur de recherche de Mountain View devait trouver "une nouvelle magie" dans cette bataille.

Sur le premier semestre, les revenus publicitaires d'Amazon dans le commerce électronique ont augmenté de 82% en glissement annuel, tandis que ceux de Google n'ont progressé "que" de 50% - mais à partir d'une base beaucoup plus large. Google doit également se défendre contre la menace croissante constituée par les publicités désormais vendues par les détaillants Walmart (-0,7%), Target (-3%) et autres.

Facebook (stable). La Russie pourrait infliger au groupe de Mark Zuckerberg une amende susceptible d'atteindre 10% de son chiffre d'affaires annuel dans le pays pour ce qu'elle considère comme des manquements répétés à une obligation de supprimer des contenus illégaux, indique Reuters, reprenant les informations du quotidien Vedomosti.

Olaplex Holdings a bondi de 16,6% pour son entrée sur le Nasdaq ce jeudi. La marque californienne de produits capillaires basée à Santa Barbara avait fixé son prix d'introduction à 21 dollars par titre, valorisant le groupe 13,6 milliards de dollars.

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