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Clôture de Wall Street : février démarre dans le vert, malgré le coronavirus

| Boursier | 297 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine a commencé la semaine dans le vert, lundi, après avoir perdu entre 2% et 3% la semaine dernière, sa pire semaine depuis environ 6 mois.

Clôture de Wall Street : février démarre dans le vert, malgré le coronavirus
Credits Reuters

La Bourse américaine a commencé la semaine dans le vert, lundi, après avoir perdu entre 2% et 2,5% la semaine dernière, sa pire semaine depuis environ 6 mois. La crainte du coronavirus est restée toutefois très présente, même si les marchés ont été soulagés par les mesures de soutien annoncées par la banque centrale chinoise. Le 2019-nCoV a désormais fait au moins 360 morts en Chine et affecté 17.500 personnes dans le monde. Le pétrole est tombé au plus bas depuis plus d'un an, et a perdu plus de 20% sur ses pics de janvier en raison de la chute de la demande chinoise. Du côté des valeurs, près de 100 sociétés du S&P 500 publieront leurs résultats cette semaine, à l'issue de laquelle les deux-tiers de ses membres auront publié leurs comptes du trimestre achevé en décembre 2019.

A la clôture, l'indice Dow Jones a regagné 0,51% à 28.399 points (après -2,09% vendredi), tandis que l'indice large S&P 500 s'est repris de 0,73% à 3.248 pts (-1,77% vendredi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a rebondi de 1,34% à 9.273 pts (-1,59% vendredi). Les titres Alphabet (maison mère de Google, +3,5%) et Walt Disney (+2,2%) ont progressé, avant la publication de leurs trimestriels, attendus après la clôture.

La semaine dernière, les trois indices américains avaient perdu respectivement 2,5% pour le Dow Jones, 2,1% pour le S&P 500 et 1,7% pour le Nasdaq.

Plus tôt dans la journée, l'indice européen EuroStoxx 50 a repris 0,56% et le CAC 40 a progressé de 0,45%, tandis qu'en Asie, les marchés chinois ont rouvert après une semaine de fermeture liée au Nouvel An lunaire puis au coronavirus. Le Shanghai composite a chuté de 7,7% à la clôture, mais a limité ses pertes après les annonces de la banque centrale chinoise. A Tokyo, le Nikkei a en revanche reculé de 1%.

Les entreprises chinoises fermées toute cette semaine

Lundi, le bilan du coronavirus est monté à 361 décès en Chine, plus un mort aux Philippines (le premier détecté hors de Chine) et près de 17.500 personnes contaminées, dont 17.300 en Chine. L'épidémie a été classée depuis jeudi dernier en tant qu'"urgence de santé publique de portée internationale" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'économie chinoise est toujours quasi-paralysée par l'épidémie, qui s'est propagée au moment de Nouvel An lunaire, une période cruciale pour la consommation. Les mesures de confinement prises par les autorités pour endiguer l'épidémie menacent aussi les chaînes de production à l'échelle de la planète, de très nombreuses multinationales faisant fabriquer leurs produits en Chine.

Au moins 60 millions de Chinois restent en quarantaine, notamment dans la province de Hubei, et de très nombreuses liaisons ferroviaires et aériennes sont suspendues. La plupart des entreprises chinoises, déjà fermées la semaine passée, resteront closes cette semaine jusqu'au dimanche 9 février inclus.

La banque centrale chinoise injecte 156 MdsE

Alors que la Chine prend des mesures drastiques pour tenter de contenir le virus, Pékin a accusé lundi Washington de "semer la panique". Les Etats-Unis ont été "le premier gouvernement à évacuer le personnel de son consulat à Wuhan, à suggérer le retrait partiel de son personnel d'ambassade et à imposer une interdiction d'entrée sur le territoire aux voyageurs chinois", a déploré Hua Chunying, une porte-parole du ministère des affaires étrangères.

Pour tenter de rassurer les investisseurs, la Banque populaire de Chine (BPC) a annoncé lundi l'injection, de 1.200 milliards de yuans (156 MdsE) de liquidités dans le système financier pour contrer l'impact de l'épidémie. Les économistes s'attendent à ce que le gouvernement chinois continue de soutenir l'économie pour faire face aux dégâts que le coronavirus infligera à la croissance chinoise, qui a ralenti en 2019 à 6,1%, son plus bas niveau depuis près de 30 ans.

Le yuan en berne, la courbe des taux US reste inversée

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) regagne lundi 0,44% à 97,82 points, tandis que l'euro cède 0,27% à 1,1067$. Le yuan chinois a plongé de 1,2% face au dollar, remontant au-dessus du seuil symbolique des 7 yuans/$. La devise chinoise a abandonné 2,6% depuis le 20 janvier, date à laquelle le président chinois Xi Jinping a reconnu la gravité de l'épidémie de coronavirus et a promis de tout mettre en oeuvre pour y faire face.

Parmi les valeurs-refuge, les obligations se stabilisent lundi, après avoir nettement progressé la semaine dernière, faisant plonger les taux (qui évoluent en sens inverse). Le rendement du T-Bond à 10 ans regagne lundi 2 points de base à 1,53%, mais il reste sous celui de l'échéance à 3 mois (1,56% lundi), une inversion qui témoigne du retour des craintes d'une récession aux Etats-Unis dans les trimestres à venir. Le 10 ans américain rapportait encore 1,92% il y a moins d'un mois, mais il a plongé depuis la mi-janvier à mesure que la crainte du coronavirus a crû.

En Europe, le rendement du Bund à 10 ans allemand, référence de la zone euro, est resté stable lundi à -0,44%, au plus bas depuis la mi-octobre 2019.

Le pétrole au plus bas depuis plus d'un an

Les cours du pétrole ont plongé lundi dans un "bear market", cédant plus de 20% par rapport à leurs récents pics inscrits début janvier. La chute de la demande chinoise aurait réduit de 3% de la demande mondiale, un choc sans précédent depuis la crise de 2008-2009.

Le baril de brut léger américain (WTI) a perdu en soirée 2,8% à 50,11$ sur le Nymex (contrat à terme de mars) et le Brent de la mer du Nord a lâché 3,8% à 54,45$ (contrat à terme de mars). Les deux variétés de pétrole ont désormais abandonné 21% depuis leurs plus hauts niveaux atteints dans les premiers jours de janvier, et entrent dans un marché baissier ("bear market"), caractérisé par un recul de plus de 20%. Ils sont désormais retombés au plus bas depuis janvier 2019.

Les cours du pétrole avaient pourtant tenté un rebond lundi matin, après des informations du 'Wall Street Journal', selon lesquelles l'Opep et ses alliés pourraient décider de réduire leur production de plus d'un million de barils par jour à l'issue d'une réunion extraordinaire prévue demain et mercredi à Vienne. L'Arabie saoudite ferait notamment pression sur ses partenaires pour passer rapidement à l'action. L'agence 'Reuters' évoque pour sa part une coupe d'au moins 500.000 bj.

L'or a reculé lundi de 0,5% à 1.580,30$ l'once, pour le contrat à terme d'avril coté sur le Comex. Le métal jaune a progressé d'environ 4% depuis début 2020, après avoir gagné 19% en 2019, et pointe près de son plus haut niveau depuis avril 2013, il y a près de 7 ans.

L'activité manufacturière est repartie à la hausse en janvier aux Etats-Unis

Les dernières statistiques américaines d'activité manufacturière, publiées lundi, ont été plutôt rassurantes, mais elles reflètent la situation avant l'annonce de la propagation du coronavirus chinois. L'indice ISM manufacturier est remonté en légère expansion, à 50,9, en janvier, contre un consensus de 48,5 et après 47,8 en décembre, grâce à un rebond des prises de commandes. Il s'agit de sa première lecture supérieure à 50 (seuil séparant la contraction de l'expansion) après 5 mois consécutifs de contraction.

Quant à l'indice PMI manufacturier (calculé selon une autre méthodologie) , il est ressorti à 51,9, contre un consensus de 51,7 et un niveau de 52,4 en décembre. L'indicateur est donc lui aussi supérieur aux attentes de marché.

En revanche, les dépenses de construction ont déçu, en reculant de 0,2% en décembre sur un mois , contre un consensus de +0,5% et une lecture révisée à +0,7% (contre +0,6%) pour le mois de novembre 2019.

VALEURS A SUIVRE

Alphabet (+3,5%) publie ce soir ses comptes du 4ème trimestre 2019. Avant la maison-mère de Google, la plupart des grandes "technos" (Apple, Amazon, Microsoft, IBM, Intel...) ont publié des comptes supérieurs au consensus, tandis que quelques unes, dont Facebook et AMD, ont déçu les marchés. Le bénéfice net trimestriel d'Alphabet est attendu en légère baisse par les analystes, à 8,76 milliards de dollars pour le 4e trimestre 2019, contre 8,9 Mds$ sur la même période de 2018. Selon le consensus Factset, le bénéfice par action s'établirait à 12,57$ contre 12,77$ un an plus tôt. Les revenus devraient en revanche bondir de 19,5% pour atteindre 46,9 milliards de dollars contre 39,3 Mds$ dégagés un an plus tôt.

Pour le 4e trimestre, les attentes des marchés sont assez conservatrices, après ce plongeon des profits au 3e trimestre. Il s'agit des premiers compte publiés sous la houlette de Sundar Pichai, qui a accédé en décembre au poste de directeur général d'Alphabet (poste cumulé avec celui de CEO de Google qu'il occupait déjà). 21 ans après la création de Google en septembre 1998, les co-fondateurs Larry Page (ex-CEO) et Sergey Brin (ex-président) ont décidé de prendre du recul par rapport aux opérations quotidiennes tout en restant impliqués dans le groupe en tant qu'actionnaires et membres du "board".

Walt Disney (+2,27%) publiera après la clôture les résultats de son 1er trimestre fiscal, achevé fin décembre. Il s'agit des premiers comptes trimestriels du géant américain des loisirs depuis le lancement de son service de vidéo en streaming Disney+. Celui-ci a engrangé plus de 10 millions d'abonnés aux Etats-Unis en quelques jours, dès son lancement en novembre,

Mais les marchés seront tout aussi attentifs aux commentaires du groupe sur les conséquences de l'épidémie de coronavirus chinois sur le groupe américain. Cette crise a déjà contraint le groupe à fermer sine die son parc de Shanghai depuis le 25 janvier et celui Hong Kong le 26 janvier, en plein Nouvel An lunaire, une période de fête cruciale pour les parcs à thèmes asiatiques.

Le bénéfice net de Walt Disney devrait s'établir à 1,47$ par action en baisse de 20% par rapport à la même période de 2018 (1,84$), selon le consensus compilé par le cabinet Factset. Le profits ont été rabotés par les coûts liés à l'intégration des actifs de 21 Century Fox, au lancement de Disney+, à la prise de contrôle opérationnel de Hulu (vidéo en streaming) et aux investissements dans la chaîne TV sportive ESPN.

Les revenus devraient en revanche croître de 35% à 20,77 milliards de dollars contre 15,3 Mds$ un an plus tôt, notamment grâce au succès du film "La Reine des Neiges 2" et de "Star Wars: l'ascension de Skywalker".

Apple (-0,27%). Le groupe à la pomme a annoncé la fermeture de ses magasins, bureaux et call centers en Chine jusqu'au 9 février au moins. La firme californienne de Cupertino préfère donc redoubler de prudence face à l'épidémie actuelle de coronavirus. Un cinquième des ventes d'iPhone étant réalisées en Chine, ces actions pourraient logiquement peser sur l'activité à court terme. Le groupe serait également susceptible de rencontrer quelques problèmes locaux en matière de supply chain, du fait des restrictions imposées par les autorités chinoises.

Sysco (-6,6%) a corrigé, le groupe alimentaire américain ayant pourtant publié des profits trimestriels supérieurs aux attentes pour le second trimestre fiscal 2020. Le bénéfice net a totalisé 383 millions de dollars soit 74 cents par titre, contre 267 millions un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 85 cents, contre 75 cents un an avant et 83 cents de consensus. Les revenus se sont appréciés de 2% à plus de 15 milliards de dollars, mais le consensus était un cran plus haut à 15,1 milliards.

Gilead Sciences (+5%) a bondi, le groupe ayant peut-être trouvé un médicament efficace contre le coronavirus. En effet, un patient américain aurait positivement réagi à son traitement expérimental du VIH, le remdesivir, qui n'a encore reçu toutefois d'approbation nulle part dans le monde. AbbVie (+1,28%) bénéficie également de développements positifs en matière de traitement du coronavirus. Ses produits antiviraux font partie d'un groupe de traitements utilisé avec succès sur un patient victime du coronavirus en Thaïlande.

Baidu (+5,6%) grimpe, le moteur de recherche chinois ayant relevé ses prévisions financières trimestrielles. Baidu table pour le quatrième trimestre sur un bénéfice ajusté allant de 1,28 milliard de dollars à 1,36 milliard de dollars. Les revenus sont anticipés entre 4,06 et 4,15 milliards. Le consensus serait donc amplement dépassé. Le groupe publiera ses comptes définitifs le 27 février 2020.

Les autres valeurs chinoises cotées à Wall Street rebondissent elles aussi ce lundi, dont Alibaba (+3,1%), JD.com (+4%), Nio (+7,4%), Qutoutiao (+3,8%) et iQiyi (+7,3%). Le fonds coté KraneShares CSI China Internet a pris 3,2%, mais perd encore environ 3% depuis un mois.

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