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Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, les "technos" rebondissent

| Boursier | 393 | 5 par 1 internautes

La rotation sectorielle en faveur des cycliques semble déjà s'essouffler à Wall Street, où les investisseurs sont revenus en force mercredi sur les valeurs technologiques.

Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, les "technos" rebondissent

La rotation sectorielle en faveur des valeurs cycliques s'est essoufflée mercredi à Wall Street, où les investisseurs ont profité de la récente correction des technologiques pour faire la chasse aux bonnes affaires. Les indices ont fini en ordre dispersé dans un marché calme à l'occasion de Veteran's Day (férié aux Etats-Unis). Les opérateurs restent partagés entre l'espoir d'un vaccin contre le coronavirus qui doperait la reprise économique, et la 2e vague de Covid-19 aux Etats-Unis, qui a amené l'Etat de New York à annoncer mercredi soir la fermeture de ses bars et restaurants à 22h00. La Bourse continue en outre de suivre de près la bataille de Donald Trump pour contester l'élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis.

A la clôture, l'indice Dow Jones a très légèrement reculé (-0,08%) à 29.397 points, après avoir gagné plus de 10% en une semaine, et frôle son dernier record historique de 29.551 pts, inscrit le 12 février dernier, avant la crise sanitaire. L'indice large S&P 500 a progressé de 0,77% à 3.572 pts, tout près de son record du 2 septembre (3.580 pts). Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a rebondi de 2% à 11.786 pts, après une correction d'environ 3% en deux séances.

Le pétrole a grappillé 0,2%, portant le baril WTI à 41,45$ après un gain de plus de 2% en séance. L'essentiel des gains s'est évaporé après des prévisions de demande mondiale de brut revues en baisse par l'Opep dans son dernier rapport mensuel. L'or est retombé de 0,8% à 1.861,60$. L'indice du dollar s'est renforcé de 0,26% à 92,99 points, face à un panier de devises de référence. Les marchés obligataires américains étaient fermés pour Veteran's Day.

Au sein du Dow Jones, la hausse a été soutenue notamment par l'éditeur de logiciels de CRM Salesforce (+2,6%), Apple (+3%) et Microsoft (+2,6%). A l'inverse, Boeing (-3,4%), Caterpillar (-1,6%) ou American Express (-4,1%) ont cédé du terrain après leur récent rebond. Globalement, les valeurs qui avaient profité des confinements sanitaires du printemps ont grimpé, dont Amazon (+3,3%), Zoom Video (+9,9%), Netflix (+2,1%), Slack (+4,4%) ou Peloton (+0,95%). Les groupes de semi-conducteurs ont aussi été recherchés, dont Qualcomm (+5,4%) et Nvidia (+5%).

Plus de 200.000 cas de Covid aux Etats-Unis en 24h, un nouveau record

Certains investisseurs estiment que les marchés ont un peu surréagi ces derniers jours aux anticipations de vaccin anti-Covid et de reprise économique. L'élection présidentielle aux Etats-Unis et les annonces de Pfizer et BioNTech sur l'efficacité élevée de leur candidat vaccin ont ainsi quelque peu occulté la très forte progression du nombre de cas de Covid-19 outre-Atlantique, où un nouveau record de plus de 200.000 nouveaux cas détectés en 24 heures a été franchi mardi. Les Etats-Unis, qui ont récemment franchi la barre des 10 millions de cas de Covid-19, ont aussi déploré plus de 1.500 morts en une journée, portant le bilan de la pandémie à plus de 240.000 morts.

Face à la dégradation de la situation, le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé mercredi l'instauration dès vendredi d'un couvre-feu à partir de 22h pour les bars, restaurants et salles de sport de l'Etat, et a limité les réunions dans des lieux privés à 10 personnes au maximum.

Bond de 40% des hospitalisations en deux semaines

Un autre indicateur a viré au rouge aux Etats-Unis : le nombre de patients hospitalisés pour le coronavirus a désormais dépassé ses pics du printemps dernier, avec 61.694 hospitalisations, contre un précédent record de 59.940 le 15 avril dernier, selon les statistiques du COVID Tracking Project, qui font référence.

Le nombre d'hospitalisations pour Covid vient ainsi de bondir de 40% en deux semaines. Si la situation continue de se dégrader, les analystes craignent que des mesures de reconfinement devront être prises dans certaines régions, en attendant le vaccin.

Alors qu'en avril, l'épicentre de la pandémie se situait sur la côte Est, notamment dans l'Etat de New York, cette fois 17 Etats du Centre et du Sud sont proches de la saturation de leurs capacités d'accueil à l'hôpital, dont l'Iowa, le Kansas, le Minnesota, le Missouri, le Montana, le Dakota du Nord, le Texas, l'Utah et le Wisconsin.

Christine Lagarde prudente sur la reprise, la BCE prête à agir davantage

En Europe, où la 2e vague de Covid-19 menace d'entraîner une nouvelle récession au 4e trimestre 2020, la présidente de la BCE, Christine Lagarde a mis en garde mercredi contre un excès d'optimisme malgré les bonnes nouvelles récentes sur le front d'un vaccin. A l'occasion du forum annuel de Sintra, qui se tient cette année sous une forme virtuelle, elle a estimé que "les dernières nouvelles sur un vaccin semblent encourageantes, mais nous pouvons encore faire face à des cycles récurrents d'accélération de la propagation des virus et donc de renforcement des mesures de restrictions jusqu'à ce que l'immunité généralisée soit acquise", a ainsi averti la présidente de la BCE.

Elle a laissé entendre que la BCE augmenterait probablement le montant de ses achats d'actifs lors de sa réunion de décembre afin d'accroître son soutien à l'économie. "La reprise ne sera peut-être pas linéaire, mais instable, avec des arrêts et des redémarrages fréquents". Il sera donc nécessaire de "combler le fossé jusqu'à ce que la vaccination soit bien avancée et que la reprise puisse créer sa propre dynamique, a-t-elle plaidé. Les programmes de rachat d'actifs de la BCE "peuvent être ajustés de manière dynamique pour réagir à l'évolution de la pandémie. Ils resteront donc probablement les principaux instruments d'ajustement de notre politique monétaire", a-t-elle précisé.

Joe Biden prépare son cabinet malgré les recours du camp Trump

Aux Etats-Unis, Eric Rosengren, président de la Fed de Boston, avait lui aussi estimé mardi que la banque centrale américaine devrait accroître son soutien. "Avec la deuxième vague (de coronavirus) en cours, mon sentiment est que plus d'assouplissements budgétaires et monétaires sont nécessaires", avait-il indiqué, ajoutant que les divisions sur le résultat de l'élection présidentielle américaine et l'incertitude sur la composition du Sénat rendaient difficile de prévoir le montant du plan de relance budgétaire.

Mercredi, la transition entre Donald Trump et Joe Biden restait compliquée par le refus du président républicain de reconnaître sa défaite. Le camp Trump a entamé de nombreuses procédures judiciaires pour tenter de remettre en cause la légalité de certains bulletins de vote, sans pour autant apporter de preuves tangibles de fraudes, plus d'une semaine après l'élection du 3 novembre.

Joe Biden a estimé mardi que les recours de son adversaire républicain n'auront "pas beaucoup d'impact" sur le transfert du pouvoir, mais que son attitude pourra nuire à "l'héritage" politique du président sortant. Le président-élu démocrate a indiqué que son équipe était déjà en train de former une administration prête à prendre le relais le 20 janvier prochain lors de l'investiture : "Nous allons avancer, de manière cohérente, en préparant notre administration et en examinant qui nous allons choisir pour les postes du cabinet, et rien n'arrêtera cela", a-t-il ajouté.

VALEURS A SUIVRE

* Lyft (+1%) a progressé après la publication de résultats supérieurs aux attentes au troisième trimestre ainsi que par sa volonté de se développer dans la livraison de repas, l'un des rares marchés en croissance pour le secteur cette année. Sur les trois mois clos fin septembre, la firme californienne a fait état d'une perte d'EBITDA ajustée de 240 millions de dollars pour des revenus de 499,7 millions de dollars, là où le consensus attendait respectivement -265 M$ et 486,5 M$. Le déficit net a atteint 459,5 M$, ou 1,46$ par titre, et le bpa ajusté est ressorti à 89 cents contre 93 cents de consensus.

Lyft a précisé que le nombre de clients actifs avait augmenté à 12,5 millions au troisième trimestre, soit une hausse de 44% par rapport au trimestre précédent, mais environ la moitié du niveau de 22,3 millions du troisième trimestre 2019.

Le management a également salué le choix des électeurs californiens en faveur de la "Proposition 22", perçue comme une "victoire pour les conducteurs, les clients et la reprise économique de la Californie". Lors d'un référendum, les Californiens ont validé le fait que les chauffeurs de VTC resteront des travailleurs indépendants, avec certains avantages associés, mais ne deviendront pas des salariés des sociétés pour lesquelles ils travaillent.

* Apple (+3%). La firme californienne a présenté mardi un nouveau MacBook Air ainsi que d'autres produits utilisant le premier processeur développé par la compagnie, une initiative qui va rapprocher technologiquement les ordinateurs et les téléphones développés par l'entreprise. La nouvelle puce, appelée M1, marque la fin de la collaboration entre Apple et Intel, qui développait les processeurs utilisés dans les ordinateurs de la marque à la pomme depuis près de 15 ans. Apple espère que les développeurs vont désormais créer des applications fonctionnant à la fois sur ses ordinateurs et ses téléphones.

* Alibaba (-0,3%). Le géant du commerce en ligne a réalisé plus de 56 milliards de dollars de ventes à l'occasion de la "Fête des célibataires" en Chine. Cet événement, lancé en 2009, est le plus important au monde pour le commerce en ligne, devant le "Black Friday" et le "Cyber Monday" américains. Etalé cette année sur quatre jours, il a déjà rapporté à Alibaba et à ses concurrents 16 fois plus de commandes en valeur que sur les deux journées en octobre du Prime Day d'Amazon.com. Le volume brut de la marchandise (gross merchandising volume, GMV) a franchi mercredi matin les 372,3 milliards de yuans (47,71 milliards d'euros), avec un nombre record de 583.000 commandes par seconde, a déclaré Alibaba.

* Tencent Music (+0,4%) a enregistré des bénéfices et des revenus meilleurs que prévu pour son dernier trimestre, grâce à la croissance du nombre d'utilisateurs payants de son service de streaming musical. Tencent a déclaré qu'elle constate une amélioration continue du taux de fidélisation des utilisateurs payants.

* Pfizer (-0,47%). La Commission européenne et le duo Pfizer / BioNTech (-2% pour l'ADR à Wall Street) ont conclu un accord pour la livraison de 200 millions de doses de leur vaccin contre le COVID-19 assorti d'une option sur 100 millions de doses supplémentaires. Les livraisons devraient "débuter d'ici la fin de l'année en fonction du succès clinique et des autorisations des autorités de régulation", ont précisé les deux groupes.

"Le contrat conclu aujourd'hui avec l'alliance BioNTech-Pfizer s'appuie sur le vaste portefeuille de vaccins qui seront produits en Europe, notamment les contrats déjà signés avec AstraZeneca, (+2,5% à Wall Street), Sanofi-GSK et Janssen Pharmaceutica, et les discussions exploratoires fructueuses avec CureVac et Moderna (+8,4%). Ce portefeuille diversifié de vaccins permettra à l'Europe d'être bien préparée à la vaccination, une fois que les vaccins auront fait la preuve de leur innocuité et de leur efficacité", a souligné Bruxelles.

* AT&T (-0,42%). WarnerMedia a débuté une nouvelle vague importante de licenciements alors que la société est confrontée à des pertes financières considérables liées à la pandémie. Selon la presse américaine, plus de 1.000 personnes pourraient perdre leur emploi alors que la filiale d'AT&T cherche à éliminer les postes redondants et à se recentrer sur HBO Max, son service phare de vidéo en continu. WarnerMedia, qui emploie environ 25.000 personnes, a déjà licencié environ 600 personnes en août dernier, principalement au sein de son studio Warner Bros.

WarnerMedia tente de s'adapter aux changements spectaculaires dans l'industrie des médias et du divertissement qui ont été accélérés par la pandémie de Covid-19. Ces tendances, qui se sont répercutées sur l'ensemble du secteur, comprennent une moindre importance accordée aux grands films et aux réseaux câblés traditionnels et une dépendance accrue à l'égard des services directement destinés aux consommateurs. Jason Kilar, le directeur général de WarnerMedia, a envoyé un e-mail à son personnel mardi matin, qualifiant ces licenciements de "douloureux" mais "critiques" pour l'avenir de la division. L'opérateur télécoms AT&T a déboursé 85 milliards de dollars en 2018 pour s'offrir le colosse des médias, propriétaire de la chaîne 'HBO' mais aussi des studios de cinéma Warner ou encore de la chaîne d'informations 'CNN'.

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