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Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, la situation sanitaire inquiète

| Boursier | 392 | 5 par 1 internautes

Wall Street a terminé la séance de lundi en demi-teinte, face à la multiplication des mesures de reconfinement face à l'épidémie.

Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, la situation sanitaire inquiète
Credits Reuters

Après avoir salué le début de la campagne de vaccination contre le coronavirus aux Etats-Unis, Wall Street a terminé la séance de lundi en demi-teinte face à la résurgence de l'épidémie... La barre des 300.000 morts du Covid-19 a été symboliquement franchie lundi aux Etats-Unis, et la ville de New York envisage un reconfinement. En outre, les investisseurs s'impatientent des lenteurs du Congrès américain à adopter un nouveau plan de soutien à l'économie, et attendent aussi avec intérêt la prochaine réunion de la Fed, prévue mardi et mercredi

A la clôture, l'indice Dow Jones est passé dans le rouge, cédant 0,62% à 29.861 points, retombant sous les 30.000 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,44% à 3.647 pts. L'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, susceptibles de progresser en cas de reconfinements sanitaires, a terminé en hausse de 0,50% à 12.440 pts.

La semaine dernière, les indices américains avaient marqué le pas après leurs récents records, dans l'attente d'un nouveau plan de relance. Le DJIA a reculé de 0,6% en 5 séances, le S&P 500 a rendu 1% et le Nasdaq a lâché 0,7%.

Début de la campagne de vaccination aux Etats-Unis

A noter que c'est ce lundi que le Collège électoral doit officiellement élire Joe Biden entant que 46e président des Etats-Unis.

Une semaine après le Royaume-Uni, les Etats-Unis ont entamé lundi leur campagne de vaccination contre le Covid-19, avec pour objectif de vacciner 100 millions de personnes d'ici la fin du premier trimestre 2021 et au-delà, de vacciner 80% de la population d'ici à la fin juin. Le Canada a lui aussi commencé sa campagne de vaccination lundi, tandis que les autorités de Singapour ont donné leur feu vert au vaccin de Pfizer/BioNTech.

L'agence américaine des médicaments, la FDA, a approuvé ce vaccin vendredi pour une utilisation en urgence, et devrait se prononcer cette semaine sur la demande du groupe Moderna, alors que d'autres candidats vaccins encore en phase de test devraient arriver sur le marché dans les prochains mois, dont ceux d'AstraZeneca, CureVac, Novavax ou encore Johnson & Johnson... L'agence européenne du médicament (EMA) doit de son côté se prononcer avant la fin décembre sur les demandes de Pfizer/BioNTech et Moderna.

Il faudra toutefois plusieurs mois pour que les campagnes de vaccination montent en puissance dans de nombreux pays, et permettent enfin un retour à une vie normale. Dans l'intervalle, la pandémie continue de progresser à la faveur de l'hiver aux Etats-Unis et en Europe, avec son cortège de dégâts humains et économiques.

L'épidémie continue de se propager en Europe et aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, où les mesures de restriction se multiplient dans de nombreux Etats, le Maire de New York Bill de Blasio a demandé lundi à la population à se préparer à l'idée d'un reconfinement général et à un retour au télétravail à temps complet.

En Europe, les Pays-Bas ont annoncé lundi un reconfinement général de 5 semaines à partir de cette semaine... En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a annoncé ce week-end la fermeture des commerces non-essentiels et des écoles à partir de mercredi, et jusqu'au 10 janvier au moins. En France, à la veille du déconfinement partiel prévu le 15 décembre, deux campagnes de dépistage massif ont démarré lundi au Havre et à Charleville-Mézières.

Au Royaume-Uni, Londres et certaines régions du sud-est de l'Angleterre vont passer à partir de mercredi sous le plus haut niveau d'alerte. A Londres, les pubs, bars, restaurants, cinémas, théâtres et musées vont à nouveau devoir fermer.

Dans le monde, la pandémie a désormais fait plus de 1,6 million de morts pour 72,4 millions de cas confirmés de Covid-19. Les Etats-Unis restent de loin le pays le plus touché, franchissant lundi soir la barre des 300.000 décès, suivis du Brésil avec 181.000 morts, l'Inde (143.000), le Mexique (114.000) et l'Italie (64.500).

La Fed et le Congrès sous pression pour soutenir l'économie US

Face à la situation sanitaire dégradée, les opérateurs attendent assez impatiemment le verdict de la Fed de mercredi. La banque centrale américaine pourrait à cette occasion annoncer une prolongation de ses programmes d'achats d'actifs ("QE") jusqu'à ce que la reprise économique remplisse certaines conditions. Il n'est pas non plus exclu que la banque augmente le montant de ses programmes, même si cela ne constitue pas l'hypothèse la plus probable. La Fed devra aussi tenir compte du soutien budgétaire de l'Etat fédéral, dont la prochaine étape tarde à se concrétiser...

Les marchés jugent ainsi urgent l'adoption d'un nouveau "package" budgétaire, alors que la plupart des mesures d'aide prises au printemps se terminent le 31 décembre, notamment le versement d'indemnités de chômage à 12 millions d'Américains ainsi que des moratoires sur des crédits et des loyers de particuliers et d'entreprises.

Ces dernières semaines, un nouveau projet bipartisan a émergé au Sénat, d'un montant de 908 milliards de dollars. Soutenu par un groupe de sénateurs démocrates et républicains, ainsi que par Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, ce plan a été détaillé lundi par les élus américains.

Le plan de soutien divisé en deux parties ?

Selon les médias, la proposition de stimulus a été scindée en deux ensembles budgétaires distincts dans l'espoir de convaincre les deux chambres. Ainsi, le 'Wall Street Journal' évoque une séparation entre un "package" de 160 milliards de dollars (aide aux Etats et aux collectivités, protection contre les poursuite judiciaires liées au Covid), et un plan de 748 Mds$, plus consensuel, qui prévoit de verser 300$ par semaine d'indemnités aux chômeurs pendant 4 mois à partir de janvier, ainsi qu'une enveloppe de 300 Mds$ d'aide aux PME, et de 35 Mds$ de soutien au secteur de la santé pour la distribution des vaccins.

Jusqu'à présent, le président républicain du Sénat, Mitch McConnell, (dont le soutien est essentiel pour faire voter tout texte) est resté réticent et a posé des conditions, exigeant notamment que le plan protège les entreprises de poursuites judiciaires liées au Covid-19. McConnell refuse aussi toute aide directe aux Etats et aux collectivités locales.

Par ailleurs, le Sénat américain a voté vendredi la prolongation d'une semaine du financement de l'Etat fédéral, évitant ainsi un "shutdown" des services fédéraux. Le projet de budget pour l'exercice 2021 (qui devrait inclure le fameux plan de soutien face au Covid) devra donc être approuvé avant ce vendredi 18 décembre.

Un accord sur le Brexit encore possible ?

Sur le marché des changes, la livre sterling a rebondi lundi soir de 0,72% à 1,3322$, dans l'espoir d'un accord de dernière minute sur le Brexit. Malgré un nouveau constat d'échec ce week-end, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, sont convenus de poursuivre les discussions jusqu'à la dernière minute pour tenter de surmonter les désaccords...

L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise) a reculé de 0,3% à 90,70 points, dans la perspective d'un nouveau plan de relance budgétaire aux USA, tandis que l'euro a grimpé de 0,30% à 1,2148$, de retour près du plus haut depuis avril 2018. Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans est resté stable à 0,89%.

Sur le marché pétrolier l'optimisme a continué de porter les cours dans l'espoir d'une reprise économique en 2021 grâce aux vaccins anti-Covid-19. Le pétrole brut léger américain (WTI) a progressé de 0,9% à 46,99$ le baril, pour le contrat de janvier sur le Nymex. Le contrat sur le Brent pour livraison en février a gagné 0,6% à 50,29$ le baril.

L'once d'or a en revanche cédé 0,6% à 1.832,10$ pour le contrat à terme de février sur le Comex. La semaine dernière le métal jaune a poursuivi sa remontée (+0,2%), après être tombé fin octobre autour de 1.780$, au plus bas depuis cinq mois.

VALEURS A SUIVRE

Pfizer (-4,6%) et BioNTech (-14,9%) font l'objet de prises de bénéfices. Les deux laboratoires ont donc reçu l'autorisation d'urgence de la FDA pour leur vaccin anti-covid. Moderna (-1,2%) est le prochain sur la liste, avec un accord de la FDA attendu cette semaine. Le groupe a d'ailleurs annoncé que le gouvernement américain avait exercé une option pour l'achat de 100 millions de doses additionnelles, la nouvelle commande devant être livrée au second trimestre 2021. Le gouvernement US dispose encore d'options sur l'achat de 300 millions de doses supplémentaires.

Gilead (-0,4%). Une étude sur un patient de chercheurs britanniques conclut à une grande efficacité du remdesivir contre le Covid-19.

CureVac (+2,5%) a annoncé avoir démarré la dernière phase d'essai de son vaccin anti-Covid. Le groupe allemand a recruté le premier participant à son essai clinique de Phase 2b/3, qui portera sur 35.000 personnes.

AstraZeneca (-7,8% à New York) a acquis la biotech américaine Alexion Pharmaceuticals (+29,2%) pour 39 milliards de dollars en cash et actions. Alexion est spécialisé dans le traitement des maladies rares et l'immunologie. Le prix du deal à 175$ par titre sur la base des derniers cours cotés représente une prime de 45% sur le niveau de vendredi. Le Financial Times note toutefois que les actionnaires d'Alexion, dont l'activiste Elliott, pourraient encore freiner l'opération si la prime ne leur suffit pas. Il s'agirait quoi qu'il en soit du deal le plus important depuis la fondation d'AstraZeneca en 1999.

Tesla (+4,8%) ne va pas se contenter de faire son entrée dans le S&P 500 avant Noël. S&P Dow Jones Indices a annoncé ainsi en fin de semaine dernière que le concepteur californien de voitures électriques allait aussi être intégré dans l'indice S&P 100 en remplacement d'Occidental Petroleum (-8,2%). Le constructeur automobile succédera à Apartment Investment & Management (-0,5%) dans l'indice large S&P 500 le 21 décembre. Notons que le dossier Tesla franchit ce jour les 600 milliards de dollars de capitalisation boursière sur le Nasdaq.

State Street (-2,9%) et UBS discuteraient, selon le Wall Street Journal, du rapprochement de leurs activités de gestion d'actifs. Selon les sources du journal, State Street et UBS mèneraient des discussions sur le sujet depuis le début de l'année, et seraient passés proches d'un accord durant l'été. Les deux firmes resteraient en contact sur le sujet. Selon Bloomberg, un rapprochement des opérations de gestion d'actifs de State Street avec Invesco (-4,2%) est aussi considéré. L'agence cite des proches du dossier.

Apple (-0,5%), le géant californien à la pomme, va enquêter sur un potentiel bafouement par son sous-traitant taïwanais Wistron des directives relatives aux fournisseurs après la mise à sac d'une de ses usines d'iPhone près de Bangalore en Inde, indique Reuters. Apple et Wistron ont dit être en contact étroit avec les autorités locales et offrir leur pleine coopération.

Alphabet (-1,2%). Gmail, YouTube, Google Drive, Google Docs, Adsense, Google Pay et d'autres services Google ont simultanément subi une panne ce lundi dans plusieurs pays. Cette panne a été détectée à 07h00 (12h00 GMT), selon Google, ajoutant que ses services ont été rétablis pour certains usagers. YouTube précise également travailler sur cette panne.

Alibaba (-3,2%). Le régulateur chinois a infligé une amende à Alibaba, ainsi qu'à China Literature, filiale de Tencent Holdings et à Shenzhen Hive Box, pour 500.000 yuans chacun. Les firmes sont sanctionnées par ce montant symbolique pour n'avoir pas correctement déclaré des acquisitions.

Electronic Arts (+1,2%) a conclu un accord en vue du rachat du britannique Codemasters (+22,8% à Londres) pour 1,2 milliard de dollars, une contre-offre qui s'avère supérieure à celle déjà avancée par de Take-Two Interactive (+2,6%).

Trinseo (-2,6%) s'offre l'activité PMMA d'Arkema (+0,5% à Paris) pour 1,14 milliard d'euros, a annoncé le groupe français. L'activité cédée par Arkema emploie environ 860 personnes et dispose de 7 sites de production. Le chiffre d'affaires estimé en 2020 est d'environ 510 millions d'euros pour un Ebitda d'environ 122 millions d'euros.

Pluralsight (+6,4%). Vista Equity a annoncé l'acquisition de Pluralsight dans le cadre d'une opération en numéraire valorisant le concepteur de logiciels d'apprentissage environ 3,5 milliards de dollars.

3M (-0,5%) a publié son information mensuelle de novembre. Sur le mois, le géant industriel du Minnesota a réalisé des ventes totales en croissance de 8% en glissement annuel à 2,9 milliards de dollars, avec une croissance organique à devises locales de 7%.

Après les introduction en bourse assez époustouflantes de DoorDash (-8,5%) puis Airbnb (-6,6%) à Wall Street ces derniers jours, le 'Wall Street Journal' croit savoir que Roblox aurait revu en hausse ses ambitions pour sa propre IPO, qu'il reporterait par conséquent au début de l'année prochaine.

Huntington Bancshares (-3,2%) s'offre TCF Financial (+6,2%). Citant une réunion de presse, le Detroit Free Press rapporte que l'opération devrait être finalisée au second trimestre. 490 millions de dollars d'économies de coûts sont attendues. Stephen Steinour, patron de Huntington, resterait CEO du nouvel ensemble et PDG de la holding. Gary Torgow, président de TCF, prendrait la tête du conseil d'administration.

Cinemark (-3,4%) serait à l'affût des faiblesses de son concurrent AMC Entertainment (-18,6%). Le gestionnaire de salles de cinéma aurait signalé récemment son intérêt pour de nombreux emplacements d'AMC, durement fragilisé par la crise sanitaire. C'est du moins ce qu'indique le 'New York Post', citant des sources proches de la question.

L'action AMC plonge depuis que le groupe a annoncé vendredi son intention d'émettre 178 millions de titres de classe A, ce qui représente plus du double du nombre existant de ces titres! AMC a en outre averti que faute de capitaux frais, il serait à court de liquidités en janvier prochain.

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