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Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant le plan Biden pour les infrastructures

| Boursier | 286 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a terminé sur une note mitigée mercredi, avant l'annonce par Joe Biden de son vaste plan de modernisation des infrastructures aux Etats-Unis.

Clôture de Wall Street : en ordre dispersé avant le plan Biden pour les infrastructures
Credits Reuters

La Bourse de New York a terminé sur une note mitigée mercredi, avant l'annonce par Joe Biden de son vaste plan de modernisation des infrastructures aux Etats-Unis, qui devrait s'échelonner en deux phases d'investissement de 2.000 milliards de dollars chacune. Le financement de ce plan comprendra une hausse de 21% à 28% de l'impôt sur les sociétés, une nouvelle qui ne ravit pas Wall Street. Les indices se sont effrités en fin de séance en réaction à une nouvelle tension sur les taux d'intérêts, avec un taux à 10 ans remontant à 1,74%. Le pétrole a rechuté de plus de 2% après des commentaires prudents de l'Opep sur la reprise...

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,26% à 32.981 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,36% à 3.972 pts, manquant de deux points un nouveau record en clôture. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a rebondi de 1,54% à 13.246 pts.

Cinq des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, à commencer par les technologiques (+1,5%), les biens de consommation discrétionnaires (+0,8%) et les services de communication (+0,4%). Parmi les baisses, l'énergie et les financières ont reculé de 0,9%.

Le taux de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans , stable pendant une grande partie de la séance, s'est tendu à 1,74% (+3 points de base) dans la soirée. Le taux américain à 30 ans s'est lui aussi tendu à 2,41% (+1 pb). L'indice du dollar a cédé 0,3% en séance, avant de finir en recul modéré de 0,09% à 93,23 face à un panier de devises, tandis que l'euro a pris 0,11% à 1,1726$.

Un plan de 4.000 Mds$ en deux étapes

Les marchés sont partagés entre les espoirs suscités par le futur nouveau plan de relance massif de l'administration Biden et les craintes concernant une hausse des impôts sur les sociétés et les ménages les plus aisés. Joe Biden a choisi la ville de Pittsburgh, en Pennsylvanie, où il avait donné le coup d'envoi de sa campagne pour l'élection présidentielle de novembre, pour détailler son plan infrastructures.

Avant son discours, attendu à 16h20 heure de New York (22h20 en France), soit après la clôture des marchés financiers, la Maison Blanche a publié les grandes lignes de ce projet, qui se présente en deux volets d'environ 2.000 milliards de dollars chacun, soit 4.000 Mds$ au total.

2.000 Mds$ de hausses d'impôts en vue

Le président américain détaillera ce mercredi le 1er volet, baptisé "American Jobs Plan", le second volet, consacré à l'éducation et la santé, étant attendu dans environ un mois. Le "plan américain pour l'emploi" inclura notamment des investissements dans les routes, les aéroports, les réseaux d'eau et les technologies vertes. Il prévoit aussi d'installer au moins 500.000 stations de chargement de véhicules électriques d'ici à 2030.

D'un montant de 2.000 Mds$ sur 8 ans, le plan sera entièrement financé par des hausses d'impôts sur 15 ans, dont un relèvement de l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%. Cet impôt, que Donald Trump avait ramené en 2017 de 35% à 21%, restera cependant proche de son plus bas niveau historique.

Le plan infrastructures va être présenté 3 semaines après l'adoption du plan de 1.900 Mds$ de soutien à l'économie face à la crise du coronavirus, qui est financé essentiellement par la dette.

Solides créations d'emploi dans le privé en mars aux Etats-Unis

Mercredi, les investisseurs ont salué la publication du dernier rapport mensuel du cabinet ADP sur l'emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis. Celui-ci s'est nettement amélioré en mars avec 517.000 créations de postes, contre 500.000 de consensus. En outre, les chiffres de février ont été révisés en forte hausse, de 117.000 créations de postes à 176.000.

Rappelons que les marchés prendront connaissance vendredi du rapport officiel complet sur l'emploi en mars aux Etats-Unis. Le consensus table sur 625.000 créations d'emplois (après 379.000 en février), ce qui serait le meilleur chiffre depuis septembre 2020. Le taux de chômage reviendrait à 6% (après 6,2% en février).

Par ailleurs, l'indice manufacturier régional PMI de Chicago, publié mercredi, a signalé une forte accélération de l'activité en mars, puisqu'il ressort à 66,3, contre 60,3 de consensus de place et 59,5 en février. Rappelons qu'un indice supérieur à 50 traduit une expansion de l'activité.

Enfin, le marché immobilier a ralenti en février, peut-être en raison de la hausse des taux d'intérêts. D'après la National Association of Realtors, les promesses de ventes de logements ont chuté de 10,6% par rapport à janvier. Le consensus attendait un repli moins marqué (-3%) après une baisse de 2,4% en janvier (lecture révisée).

Le pétrole recule avant la réunion de l'Opep+

Sur les marché pétroliers, les cours sont repartis en baisse mercredi, alors qu'aucune décision n'a émergé de la réunion préparatoire à la réunion plénière de l'Opep+ prévue jeudi. Le contrat à terme de mai sur le baril de pétrole brut WTI a cédé 2,3% à 59,16$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent d'échéance mai a reculé de 2,2% à 62,74$. En début de séance, le WTI avait pourtant progressé, soutenu par l'annonce d'une légère baisse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière (-900.000 barils) pour la première fois après 5 semaines de hausse.

Les cours du pétrole ont corrigé d'environ 4% en mars, mais ils progressent encore de plus de 20% sur le premier trimestre 2021, dans l'anticipation d'une reprise économique mondiale grâce aux campagnes de vaccination contre le coronavirus.

A l'issue d'une réunion technique de l'Opep+, Mohammad Barkindo, secrétaire général de l'Opep, a toutefois estimé mercredi que l'environnement restait "difficile, complexe et incertain" pour la demande de pétrole et l'économie, "comme en ont témoigné la volatilité des marchés au cours des deux dernières semaines"...

La réunion de jeudi doit déterminer si l'Opep+ va accroître sa production en mai, ou poursuivre sa politique actuelle de restriction, compte-tenu des incertitudes sur la demande pétrolière liées à la résurgence de l'épidémie de coronavirus, en Europe notamment. Selon Reuters, l'Arabie saoudite voudrait que l'OPEP+ étende ses réductions de production aux mois de mai et de juin, compte-tenu des incertitudes sur la croissance.

Washington parie sur la vaccination pour éviter la 3e vague

L'évolution de la pandémie de coronavirus reste très surveillée par les investisseurs, qui espèrent que la campagne de vaccination accélérée aux Etats-Unis permettra d'éviter de subir la 3e vague qui frappe actuellement l'Europe continentale. Le président Joe Biden, qui avait initialement prévu de faire injecter 100 millions de doses dans ses 100 premiers jours à la Maison Blanche (c'est à dire avant le 20 avril) a doublé cet objectif à 200 millions de doses la semaine dernière, tout en mettant en garde les Etats contre un relâchement trop rapide des mesures de restriction sanitaires.

Mercredi, les laboratoires Pfizer et BioNTech ont fait savoir que leur vaccin contre le Covid s'est montré efficace à 100% lors d'une étude menée sur 2.260 adolescents de 12 à 15 ans, qui ont présenté une forte réponse immunitaire après l'injection du vaccin. Le vaccin a également été bien toléré par cette population jeune. Mardi, BioNTech avait indiqué que la capacité de production de vaccins du tandem serait portée à 2,5 milliards de doses d'ici à la fin 2021, contre un objectif précédent de 2,3 à 2,4 milliards de doses. Les deux partenaires ont jusqu'ici signé des contrats de commande pour 1,4 milliard de doses, dont 200 millions ont déjà été livrés au 23 mars, a indiqué BioNTech, qui a par ailleurs engrangé ses premiers bénéfices en 2020 grâce au vaccin anti-Covid.

VALEURS A SUIVRE

BlackBerry a abandonné 9,7% suite à sa publication trimestrielle. Le titre devrait être volatil ce mercredi. Il avait récemment connu une poussée de fièvre notable avec le mouvement des nouveaux traders sociaux des WallStreetBets. Pour son quatrième trimestre, le groupe canadien, ex-star des assistants personnels, a annoncé un bénéfice ajusté par action de 3 cents, en retrait de 67% en glissement annuel et en ligne avec le consensus. Le recul des revenus et la contraction de la marge brute expliquent notamment la forte baisse des résultats. Les revenus ajustés ont régressé de 26% à 215 millions de dollars, contre 246 millions de consensus.

John Chen, le directeur général du groupe, perçoit toutefois des signes tangibles que les efforts du groupe commencent à payer. Il évoque une forte progression séquentielle des facturations sur les activités software & services. "Les facturations totales sont de retour aux niveaux pré-pandémiques", affirme le dirigeant.

BioNTech (+4,5% après +8,9% mardi). Au 4e trimestre 2020, la biotech allemande a dégagé un profit net de 366,9 millions d'euros contre une perte de 58,2 ME pour la même période de 2020. Les revenus ont été multipliés par plus de 12, pour atteindre 345,5 ME contre 28 ME un an plus tôt. Sur l'ensemble de 2020, la biotech allemande a dégagé ses premiers bénéfices depuis sa création en 2008. Les bénéfices ont atteint 15,2 ME pour 482 ME de recettes, à comparer avec une perte de 179 ME et un chiffre d'affaires de 108 ME en 2019. Cette année, BioNtech mise sur une explosion de ses revenus liés au Covid pour atteindre environ 9,8 milliards d'euros.

Pfizer (+0,3%) a indiqué que l'efficacité du vaccin Pfizer / BioNTech contre le Covid serait de 100% chez les enfants âgés de 12 à 15 ans. Un essai clinique impliquant 2.260 adolescents de 12 à 15 ans a donc démontré une efficacité de 100% et une forte réponse immunitaire, avec 18 cas de covid dans le groupe ayant reçu un placebo contre aucun dans le groupe s'étant vu administrer le vaccin. Le vaccin est également bien toléré dans cette population. Selon ces nouvelles données, un mois après la seconde injection, la concentration d'anticorps mesurée chez les 12-15 ans était comparable aux niveaux observés dans la tranche d'âge des 16-25 ans dans les essais cliniques menés chez l'adulte.

Apple (+1,8%). UBS a rehaussé sa recommandation de 'neutre' à 'acheter' et son objectif de cours de 115 à 142 dollars sur le dossier du géant technologique californien de Cupertino. Le broker évoque une forte demande à long terme pour l'iPhone, produit qui à lui seul justifierait déjà une valorisation de 128 dollars par action. Les perspectives du groupe dans l'automobile ajouteraient 14 dollars par titre à l'évaluation.

Chewy a grimpé de 5,3% à Wall Street suite à la publication trimestrielle du groupe. Le groupe, qui vend en ligne des produits pour animaux domestiques, a profité d'une forte hausse de ses abonnements avec la pandémie. Les ventes ont dépassé les 2 milliards de dollars au quatrième trimestre, en très forte hausse de 51%, contre 1,96 milliard de consensus. La marge brute a grimpé de 190 points de base. La base client a progressé de 43%. Le groupe a délivré sa première année pleine d'Ebitda ajusté positif. En outre, Chewy a généré son premier trimestre de bénéfice net positif.

Lululemon (-3,2%), le groupe canadien coté à Wall Street, leader des vêtements de yoga, prévoit d'ouvrir 40 à 50 magasins cette année. Pour le quatrième trimestre, il a dégagé un bénéfice ajusté par action de 2,58$, contre 2,49$ de consensus et 2,28$ sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus trimestriels ont totalisé quant à eux 1,73 milliard de dollars sur la période close en janvier, dépassant de 4% le consensus. Ils étaient de 1,4 milliard un an avant.

PVH (+5,5%), la maison mère de Calvin Klein notamment, a progressé, même si le groupe a raté le consensus au quatrième trimestre, évoquant les fermetures de magasins liées à la pandémie. La perte ajustée par action s'est établie à 38 cents, contre 35 cents de consensus et 1,88$ sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus ont été de 2,09 milliards de dollars, contre 2,12 milliards de consensus, en déclin de 20% en glissement annuel. Néanmoins, le groupe table sur un rebond de 22% à 24% des revenus cette année et vise un bpa ajusté de 6$.

Facebook (+2,2%), le réseau social de Menlo Park, a pris des mesures contre les messages haineux et la désinformation alors que débute en Inde le processus des élections régionales.

Mastercard (-0,6%) et quatre autres firmes auraient enfreint la loi sur la concurrence par une entente illégale dans les cartes de paiement prépayées distribuées par les services publics aux personnes vulnérables, selon l'autorité britannique des systèmes de paiement. L'Américain, Allpay et PFS (-0,18%) ont reconnu leurs responsabilités et sont susceptibles de payer des amendes de plus de 32 millions de livres.

Boeing (+1%). Alaska Air (-1%) a annoncé une commande portant sur 23 Boeing 737 MAX 9 supplémentaires, qui s'ajoute à celle de 23 exemplaires annoncée en fin d'année dernière.

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