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Clôture de Wall Street : en mode pause, après les bons chiffres de l'emploi

| Boursier | 193 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine a marqué le pas vendredi après ses records. L'annonce de créations d'emplois supérieures aux attentes en juin aux Etats-Unis ont réduit l'urgence de baisses des taux de la Fed.

Clôture de Wall Street : en mode pause, après les bons chiffres de l'emploi
Credits Reuters

C'est une bonne nouvelle économique, mais elle a fait fléchir Wall Street ce vendredi. Les créations d'emplois ont atteint 224.000 en juin aux Etats-Unis, un chiffre bien supérieur aux 165.000 attendus, ce qui met à mal l'hypothèse selon laquelle la croissance américaine connaîtrait un net ralentissement... Les investisseurs ont profité de cette nouvelle, qui rend moins urgente une forte baisse des taux de la Fed, pour prendre des bénéfices après les récents records. Le dollar s'est nettement apprécié malgré les menaces de Donald Trump d'intervenir pour le faire reculer.

Au lendemain d'un jour férié, jeudi, pour Independence Day, les trois indices boursiers américains ont fini en léger recul, après leur triple record de mercredi. Cependant, leurs pertes se sont nettement réduites en cours de séance après avoir frôlé 1% en début de journée.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,16% à 26.922 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,18% à 2.990 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a fléchi de 0,10% à 8.161 pts.

Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont progressé respectivement de 1,2%, 1,6% et 1,9%.

Chances réduites d'une baisse d'un demi-point de la Fed fin juillet

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, a bondi de 0,50% à 97,25 pts après les chiffres de l'emploi. L'euro a cédé de son côté 0,51% à 1,1227$ après une chute inattendue des commandes à l'industrie en Allemagne.

Sur les marchés obligataires américains, les rendements ont rebondi, les anticipations de baisses des taux ayant reflué après l'annonce de solides créations d'emploi. Le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi flambé de 9 points de base à 2,04% après être tombé mercredi à 1,95%, au plus bas depuis octobre 2016.

L'outil Fedwatch du CME Group indiquait toujours vendredi soir une probabilité de 100% pour une baisse de taux lors de la prochaine réunion de la Fed, les 30 et 31 juillet. Cependant, les chances d'un recul important, d'un demi-point, ont nettement reculé, passant de 29,7% mercredi soir à seulement 5,9% vendredi soir à la lumière des chiffres de l'emploi. Les chances d'une baisse d'un quart de point sont elles logées à 94,1%.

Donald Trump se déchaîne contre la Fed et le dollar fort

Donald Trump s'en est une nouvelle fois pris à la Fed, ce vendredi, deux jours après avoir critiqué une nouvelle fois la force du dollar, menaçant d'intervenir sur le marché pour affaiblir la devise américaine afin de rendre les entreprises américaines plus compétitives.

Le président américain a accusé vendredi la Fed de ne "pas savoir ce qu'elle fait" et a jugé que l'économie américaine "serait comme une fusée" si la banque centrale baissait les taux. "Mais nous payons beaucoup d'intérêts et ce n'est pas nécessaire. Malheureusement nous avons une Fed qui ne sait pas ce qu'elle fait", a martelé le président devant des reporters depuis la Maison Blanche.

Mercredi, via Twitter, Trump avait accusé une nouvelle fois la Chine et la zone euro de manipuler leurs monnaies, afin de rendre leurs produits plus compétitifs. Pour la première fois, il a évoqué une possible intervention du Trésor américain pour faire baisser le dollar, ce qui serait une première depuis 30 ans.

"La Chine et l'Europe jouent le grand jeu de la manipulation des devises et pompent de l'argent dans leur système pour faire concurrence aux Etats-Unis", a déploré le président américain sur Twitter. "Nous devrions FAIRE COMME EUX ou continuer à rester assis comme des idiots à regarder les autres pays jouer leur petit jeu comme ils le font depuis de nombreuses années", a affirmé le locataire de la Maison-Blanche, qui est déjà lancé dans sa campagne en vue d'une réelection, qui dépendra notamment de la bonne santé de l'économie et de la Bourse américaine.

Le marché de l'emploi US s'est redressé en juin après le trou d'air de mai

Du côté des matières premières, les cours du pétrole ont commencé la séance en recul, comme la veille, avant d'inverser la tendance suite à la publication du rapport sur l'emploi US. Le baril de brut WTI a gagné vendredi soir 0,3%, à 57,51$ sur le Nymex (contrat à terme d'août), tandis que le Brent de la Mer du Nord progressait de 1,47% à 64,23$ pour le contrat à terme de septembre. Les tensions avec l'Iran soutiennent aussi les cours au lendemain de l'arraisonnement d'un pétrolier iranien au large de Gibraltar par les autorités britanniques.

L'or a reperdu du terrain, fluctuant au gré des anticipations de baisses de taux. Le métal jaune cédait en soirée 1,36% à 1.401,06$ l'once pour le contrat à terme d'août sur le Comex.

Sur le front de l'emploi, le Département américain au travail a donc surpris les marchés en annonçant 224.000 créations de postes non-agricoles, contre un consensus de place logé à seulement 165.000. Les mauvais chiffres de mai ont encore été revus en baisse à 72.000 créations de postes seulement, contre 75.000 initialement évalué.

En revanche, le taux de chômage est remonté à 3,7% en juin, contre un consensus de 3,6% et un niveau de 3,6% en mai, en raison d'une forte hausse des entrées sur le marché du travail. Du côté des rémunérations, le salaire horaire moyen a augmenté de 0,2% en juin sur un mois (+0,3% de consensus) et grimpe de 3,1% en glissement annuel (+3,2% de consensus de place).

Donald Trump s'est auto-congratulé après ces chiffres, en tweetant "JOBS, JOBS, JOBS!" puis "157.005.000 personnes employées. 19ème record de l'ère Trump".

Pas si simple, cette trêve commerciale

Sur le front commercial cette fois, la situation se complique déjà entre la Chine et les Etats-Unis, puisque Pékin demande désormais le retrait des droits de douane américains majorés jusqu'à 25% portant sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises importées.

D'après le ministère chinois du Commerce, il s'agirait d'une condition indispensable si les deux superpuissances veulent parvenir à un accord commercial global.

VALEURS A SUIVRE

General Motors (+0,89%) et Ford Motor (stable) progressent malgré un recul de leurs ventes en Chine. Les deux colosses automobiles américains, auraient vu - dans un contexte de guerre commerciale féroce - leurs ventes du premier semestre décrocher de respectivement 15% et 27% en glissement annuel sur le marché chinois. C'est du moins ce qui ressort des calculs de l'agence Reuters.

Walmart (-0,3%). Une introduction de la filiale britannique Asda du géant américain de Bentonville pourrait avoir lieu dans les deux à trois ans, a indiqué le management de la chaîne.

Amazon (+0,2%). L'investissement de la firme de Jeff Bezos sur le groupe de livraison de repas Deliveroo a été suspendu par l'instance britannique de contrôle de la concurrence. Le régulateur anglais (la CMA) va procéder à une revue de cette opération. Il estime avoir de bonnes raisons de croire qu'Amazon et Deliveroo ont cessé d'opérer de manière séparée, ou devraient fusionner dans un futur proche.

Le secteur des semi-conducteurs a souffert après un "profit warning" de Samsung Electronics, mais s'est redressé en fin de séance. Qualcomm (+0,04%), Broadcom (-0,78%) ou Texas Instruments (-0,16%) notamment, ont été affectés par l'avertissement du géant sud-coréen, qui a prévenu d'une forte baisse attendue de son résultat d'exploitation du second trimestre du fait de la guerre commerciale. Le groupe devrait donc afficher un troisième trimestre consécutif de recul de ses résultats.

Nvidia, spécialiste des puces graphiques, a abandonné 1,5%, tandis qu'Intel a lâché 0,9% et qu'AMD fait bande à part avec un gain de 0,9%.

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