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Clôture de Wall Street : en légère hausse, partagé entre l'emploi et le Covid-19

| Boursier | 666 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a terminé en légère hausse jeudi soir, à la veille d'un week-end de 3 jours pour célébrer Independence Day aux Etats-Unis

Clôture de Wall Street : en légère hausse, partagé entre l'emploi et le Covid-19

La Bourse de New York a terminé en légère hausse jeudi soir, à la veille d'un week-end de 3 jours pour célébrer Independence Day aux Etats-Unis. Les marchés ont salué la publication d'un rapport de l'emploi très encourageant aux Etats-Unis en juin, avec 4,8 millions de créations de postes. Toutefois, les inquiétudes sur la situation sanitaire ont réduit les gains des indices en fin de séance, les cas de coronavirus ayant dépassé les 50.000 par jour pour la 1ère fois aux Etats-Unis. Tesla a flambé de près de 8% après avoir publié des ventes de voitures record au 2e trimestre malgré la pandémie.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,36% à 25.827 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,45% à 3.130 pts et que le Nasdaq Composite, a grimpé de 0,52% à 10.207 pts, signant un deuxième record historique d'affilée. Les trois indices avaient progressé en séance d'environ 1%, mais ils ont réduit leurs gains dans la dernière heure de cotation.

Sur cette semaine de 4 jours, les indices américains ont fortement progressé, de 3,2% pour le Dow Jones, de 4% pour le S&P 500, et de 4,6% pour le Nasdaq, dans l'espoir d'une reprise économique en "V".

Les créations d'emploi dépassent les attentes, Trump se réjouit

Jeudi, le rapport mensuel sur l'emploi (publié avec un jour d'avance, vendredi étant férié) a donc apporté de bonnes surprises, avec 4,8 millions de créations de postes non-agricoles aux Etats-Unis en juin, bien plus que le consensus de 3 millions. L'économie américaine avait déjà recréé 2,699 millions de postes en avril, un chiffre révisé à la hausse ce jeudi. Cela a permis au taux de chômage de régresser à 11,1% en juin (contre 12,4% de consensus), après 13,3% en mai et un pic de 14,7% en avril. En revanche, le salaire horaire moyen a baissé de 1,3% en juin, en comparaison avec mois précédent.

Donald Trump s'est félicité de ces chiffres dès leur publication. Lors d'une brève conférence de presse la Maison-Blanche, le président américain les a qualifiés de "spectaculaires", et a promis "un superbe troisième trimestre", à l'approche de l'élection présidentielle du 3 novembre. "La bonne chose c'est que ces chiffres vont sortir juste avant l'élection, donc les gens pourront les voir", s'est-il encore réjoui.

"Les annonces d'aujourd'hui prouvent que notre économie est en train de se remettre à vrombir, dans certains secteurs nous éteignons les flammes et cela marche très bien", a déclaré le président républicain. Plus prudent, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a souligné que "le travail n'est pas terminé" dans le processus de reprise. "Je serai inquiet tant que nous n'avons pas ramené tout le monde sur le marché de l'emploi", a-t-il déclaré. Avant la crise sanitaire, le taux de chômage aux Etats-Unis s'affichait à 3,5% en février, au plus bas depuis 50 ans.

Le scénario de la reprise en V va-t-il se poursuivre ?

Mercredi, l'enquête mensuelle d'ADP sur l'emploi privé aux Etats-Unis, l'ISM américain du secteur manufacturier et les ISM chinois ou européens, ont confirmé l'hypothèse d'une reprise en V, même si de nombreux économistes restent prudents pour les prochains mois, alors que les cas de coronavirus ne cessent d'augmenter. Au niveau mondial ils ont désormais atteint un record de plus de 160.000 nouveaux cas quotidiens dans le monde, dont de plus de 50.000 aux Etats-Unis.

Les données hebdomadaires de l'emploi, qui portent sur la semaine dernière (non incluse dans le rapport de juin) montrent que le nombre de demandeurs d'emplois continue de diminuer même s'il reste supérieur à un million pour la quinzième semaine consécutive. Pour la semaine close au 27 juin, les inscriptions au chômage ont ainsi atteint 1,427 million, contre 1,482 million la semaine précédente, mais supérieures au consensus, qui était positionné à 1,36 million. Il faudra donc attendre encore quelques temps pour mieux analyser le redémarrage du marché de l'emploi, l'amélioration mensuelle provenant surtout de réembauches, qui pourraient avoir été freinées fin juin par la résurgence de la pandémie outre-Atlantique.

Par ailleurs, le déficit de la balance commerciale américaine s'est creusé en mai à 54,6 milliards de dollars en mai, contre -53 Mds$ de consensus et -49,8 Mds$ en avril (lecture révisée).

Enfin, les commandes à l'industrie ont un peu moins progressé que prévu en mai, gagnant 8% par rapport à avril, contre +8,7% de consensus de marché, marquant tout de même un vif rebond par rapport à la chute de 13% en avril.

Les Etats-Unis franchissent le cap des 50.000 cas quotidiens de Covid-19

Sur le front sanitaire, la situation continue de se dégrader dans plus de la moitié des Etats américains, qui affichent des poussées record du nombre de cas de Covid-19. Au moins 16 des 50 Etats américains (dont le Texas, la Floride et la Californie) ont été amenés depuis une semaine à ralentir, voire à interrompre le processus de réouverture de leurs économies, sur fond de polémique croissante sur le non-respect des mesures de distanciation sociale, notamment le port du masque dans les lieux publics.

Le coronavirus a désormais fait plus de 128.000 morts aux Etats-Unis pour plus de 2,71 millions de cas, selon le décompte de l'Université américaine Johns Hopkins, qui fait référence. Le nombre quotidien de nouveaux cas a franchi le seuil record des 50.000 depuis mercredi, et l'infectiologue américain Anthony Fauci a estimé en début de semaine qu'il pourrait atteindre 100.000 si des mesures fortes ne sont pas prises rapidement. Au niveau mondial, le virus a contaminé 10,75 millions de personnes et fait plus de 517.000 morts depuis le début de l'épidémie.

Mercredi, dans un entretien avec 'Fox Business Network', Donald Trump a assuré qu'il était désormais favorable au port du masque de protection, mais il a répété qu'il ne pensait pas qu'il fallait le rendre obligatoire. "Je ne sais pas si je suis pour l'obligation. Mais je suis tout à fait pour les masques, je pense que les masques sont bons" pour empêcher la transmission du virus, a-t-il déclaré.

Aux Etats-Unis, le port du masque, qui n'a pas été recommandé jusqu'ici par l'administration Trump, est devenu un sujet plus politique que sanitaire. Les partisans du président américain refusent ainsi souvent de porter un masque par principe, au nom de la liberté individuelle, malgré les injonctions des professionnels de santé.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (+7,95%) a publié des chiffres de livraisons supérieurs aux attentes pour le second trimestre. Le groupe de Palo Alto a livré 90.650 véhicules sur la période, alors que le consensus du cabinet FactSet tablait sur 72.000 véhicules sur ce trimestre allant d'avril à juin - après un précédent record de 88.400 véhicules immatriculés au 1er trimestre. Il s'agit d'une performance assez extraordinaire, dans la mesure où le site de Fremont en Californie était fermé durant près de la moitié du trimestre. Le groupe ajoute que sa production est désormais de retour aux niveaux antérieurs à la pandémie de coronavirus. Le groupe a livré 75.946 Model 3 durant le trimestre écoulé, contre 61.000 de consensus de marché.

La capitalisation boursière du groupe avait dépassé hier celle du leader mondial Toyota, un exploit qui intervient alors que le constructeur californien de véhicules électriques produit 25 fois moins de véhicules que le géant japonais. Alors que Toyota a produit environ 10 millions de véhicules en 2019, Tesla en a livré 367.500 (+50% par rapport à 2018) et vise les 500.000 pour 2020, malgré la crise du coronavirus... Par ailleurs, Elon Musk a annoncé sur Twitter que le groupe californien contribuait à l'élaboration de la technologie médicale permettant au laboratoire CureVac de développer un vaccin contre le coronavirus.

NIO Inc (+18,6%), le concurrent chinois de Tesla, a aussi annoncé une augmentation des livraisons de véhicules supérieure à ses prévisions pour le deuxième trimestre. NIO a livré 3.740 véhicules en juin 2020, en croissance de 179% en glissement annuel. Les livraisons du second trimestre 2020 représentent 10.331 véhicules, en augmentation de 191% en comparaison de la période correspondante de l'an dernier et de 169% séquentiellement.

Moderna (-4,9%) a perdu jusqu'à 9,4% en séance, après que le site internet spécialisé STAT News a indiqué que la biotech a reporté le calendrier des essais sur son candidat vaccin contre le Covid-19, un report qui pourrait durer plusieurs semaines, selon des sources proches du dossier. La compagnie avait prévu de démarrer ses essais de phase 3 sur 30.000 participants en juillet, en fonction des résultats de la phase 2 en cours. Interrogé par la chaîne 'CNBC', le CEO de Moderna, Stephane Bancel, a assuré que le début de la Phase 3 était toujours prévu en juillet, ce qui a partiellement rassuré les investisseurs. "Nous avons toujours dit juillet. Et je confirme juillet", a-t-il dit.

Apple (stable). Plus d'un Apple Store américain sur quatre aura fermé ses portes d'ici à la fin de la semaine, pour cause de forte progression des cas de coronavirus dans plus de la moitié des 50 Etats du pays. La firme à la pomme a ainsi annoncé mercredi qu'elle allait refermer temporairement 30 magasins supplémentaires d'ici à la fin de la semaine, ce qui portera le nombre d'Apple Stores refermés à 77, soit 28% des 271 points de vente exploités par le géant de smartphones aux Etats-Unis.

Le groupe de Cupertino a notamment refermé la totalité de ses points de vente en Floride (qui fait face à une hausse record du nombre de cas ces derniers jours) ainsi que de nombreux magasins dans la région de Los Angeles et d'autres zones de Californie. De nombreux Apple Stores vont aussi fermer dans l'Alabama, en Georgie, dans l'Idaho, la Lousiane, le Nevada et l'Oklahoma.

Twitter (+0,19%) a supprimé une photo publiée par Donald Trump après une plainte concernant les droits d'auteur émise par le New York Times.

PG&E (+4,6%) est sorti du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, mettant un terme à un long processus de restructuration.

Boeing (+0,27%). La Federal Aviation Administration et Boeing Co ont effectué des vols d'essai de certification sur le 737 MAX, une étape clé vers la remise en service de l'avion. Le MAX est immobilisé depuis mars 2019 après que deux accidents mortels en cinq mois ayant tué 346 personnes. La FAA doit encore évaluer les données des trois jours de test et a d'autres tâches à accomplir. L'agence suit un processus précis et prendra le temps nécessaire pour revoir en profondeur le travail de Boeing, a déclaré la FAA.

American Airlines (-2,4%), le transporteur aérien américain, a prévenu, dans une lettre aux salariés, que le groupe dénombrait environ 8.000 postes de personnel de bord excédentaires et qu'il pourrait par conséquent réduire ses effectifs via un plan de départs en retraite anticipée et de départs volontaires.

McDonald's (-0,6%), le géant de la restauration rapide, entend suspendre pour trois semaines la reprise du service en salle dans ses restaurants aux États-Unis à cause de l'augmentation des cas de coronavirus, si l'on en croit un document interne dont Reuters a pris connaissance.

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