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Clôture de Wall Street : en hausse grâce au retour du calme sur les taux

| Boursier | 318 | 1 par 1 internautes

Les actions américaines ont fini en légère hausse jeudi, après des propos rassurants du vice-président de la Fed Richard Clarida.

Clôture de Wall Street : en hausse grâce au retour du calme sur les taux
Credits Reuters

La Bourse de New York a terminé en légère hausse, jeudi, le marchés des taux s'étant stabilisé, après son "rally" des derniers jours. Plusieurs membres de la Fed ont minimisé le risque de récession, et ont cherché à rassurer sur la capacité de la banque centrale à faire face en cas de dégradation de la conjoncture. Sur le plan international, les négociations sur le commerce ont repris jeudi entre les Etats-Unis et la Chine. En Europe, la livre sterling était en berne, alors que le parlement britannique doit voter vendredi sur l'accord de Brexit, pour la 3ème fois.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,36% à 25.717 points, alors que l'indice large S&P 500 a pris 0,36% à 2.815 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a regagné 0,34% à 7.669 pts.

Richard Clarida assure que la Fed a les moyens d'agir en cas d'accident conjoncturel

Sur les marchés obligataires, la fuite vers les obligations en tant que valeurs-refuge s'est quelque peu modérée, permettant aux taux de se stabiliser, après leur récente chute. Aux Etats-Unis, le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi regagné 2 points de base à 2,39%, mais reste proche de son plus bas depuis 2017. Il est toujours inférieur au rendement de la note à 3 mois, qui s'inscrivait à 2,43% (stable)... Cette inversion de la courbe des taux, qui dure depuis vendredi dernier, traduit l'inquiétude des investisseurs sur l'avenir de l'économie. Une inversion durable de la courbe des taux s'est ainsi le plus souvent traduite par le passé par une récession dans les 15 mois à venir...

Jeudi, plusieurs membres de la Fed, dont son vice-président Richard Clarida, se sont montrés rassurants, affirmant que la Fed se tenait prête à agir en cas de besoin. Richard Clarida a même indiqué qu'elle pourrait sortir du cadre traditionnel de sa politique monétaire si l'économie subit des difficultés inattendues. En d'autres termes, un nouveau programme de rachat d'actifs ("QE") n'est pas exclu.

"Si nous avons un choc défavorable pour l'économie (..) la première réponse serait d'employer les outils monétaires habituels", a dit M. Clarida lors d'une conférence. "Si cela ne suffit pas, il y a d'autres instruments dans la boîte à outils qui ont déjà été employés et il est certain qu'on les emploierait à nouveau si nécessaire", a-t-il ajouté. Il a en outre estimé que la Fed ne peut ignorer l'exposition des Etats-Unis aux risques venus de l'étranger.

Plusieurs autres responsables de la Fed s'exprimaient aussi jeudi, dont Randal Quarles (vice-président de la supervision du conseil des gouverneurs), Michele Bowman (membre du board), Raphael Bostic (président de la Fed d'Atlanta), John Williams (Fed de New York) et James Bullard (Fed de St. Louis). John Williams a notamment estimé que le risque de récession n'était "pas élevé" pour 2019 ou en 2020.

Encore du retard à prévoir dans les négociations commerciales ?

Sur le marché des changes, l'indice du dollar regagnait jeudi soir 0,46% à 97,22 points, au plus haut depuis trois semaines, tandis que l'euro cède 0,20% à 1,1225$. La livre sterling perdait 1,03% à 1,3053$, alors que la situation reste très confuse au Royaume-Uni concernant le Brexit. Un nouveau vote (le troisième depuis janvier) aura ce vendredi au parlement sur l'accord de Brexit, qui a été rejeté deux fois auparavant. Cette fois, Theresa May a proposé de démissionner si l'accord est adopté, espérant ainsi convaincre ses adversaires dans son propre camp conservateur de voter l'accord négocié avec l'Union européenne.

Les marchés surveillent aussi la reprise, ce jeudi, des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, avec le retour à Pékin de la délégation américaine menée par le représentant au commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. Le vice-président chinois Liu He, est de son côté attendu à Washington la semaine prochaine pour tenter de boucler l'"excellent accord" que Donald Trump appelle de ses voeux, mais qui tarde à se concrétiser...

Le conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, a toutefois refroidi les espoirs d'un accord rapide, en affirmant jeudi que l'administration Trump est prête à négocier pendant "des semaines, voire des mois si nécessaire". Courant février, les marchés espéraient un accord pour la fin mars, puis pour avril, mais cette échéance pourrait désormais s'éloigner encore.

Les cours du pétrole continuent de corriger sans excès, ce jeudi, après de nouvelles critiques de Donald Trump contre le pétrole cher, entretenu par la politique de l'Arabie saoudite et de l'Opep+. Le président américain a une nouvelle fois appelé l'Arabie saoudite à augmenter sa production d'or noir, avec un succès limité.

En effet, après une baisse prononcée en début de séance, les cours se sont repris en fin de journée : le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI a fléchi de 0,19% à 59,30$ le baril à la clôture du Nyse, tandis que le Brent de même échéance était stable (-0,01%) à 67,82$ le baril.

Des statistiques toujours relativement solides aux Etats-Unis

Les marchés ont peu réagi à la révision en baisse du PIB du quatrième trimestre aux Etats-Unis. La croissance a ainsi atteint 2,2% en rythme annualisé, pour sa lecture finale (troisième estimation), en ligne avec le consensus de place, après une précédente évaluation de 2,6%.

Les chiffres de l'emploi hebdomadaire sont restés solides avec 211.000 inscriptions au chômage la semaine dernière, moins que le consensus (225.000) et après +216.000 pour la lecture révisée de la semaine antérieure.

Le secteur de la construction a toutefois continué de montrer des signes de faiblesse. Les promesses de ventes de logements ont baissé de 1% en février sur un mois, alors que le consensus attendait un recul moins marqué, de 0,8%. Le chiffre de janvier a cependant été révisé en hausse, à +4,3%, ce qui relativise le recul du mois suivant.

VALEURS A SUIVRE

Lyft, rival californien d'Uber dans les services de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs, a rehaussé hier la fourchette indicative de son introduction en bourse programmée à Wall Street, entre 70 et 72$ désormais, contre une fourchette antérieure de 62-68$. Ainsi, la valorisation boursière du groupe VTC pourrait ressortir à plus de 24 milliards de dollars. La révision en hausse de la fourchette fait suite à une sursouscription de l'IPO tant attendue. Il pourrait s'agir de la plus grosse opération d'introduction en bourse dans le domaine 'technologique' à Wall Street depuis Alibaba en 2014. La fixation du prix d'introduction aura lieu ce jour, alors que les premières cotations se dérouleront demain sur le Nasdaq. En milieu de fourchette, Lyft pourrait lever plus de 2 milliards de dollars.

Les opérateurs sont particulièrement attentifs à cette opération, qui précède l'arrivée en bourse d'Uber Technologies dont le lancement est attendu le mois prochain. La valorisation d'Uber devrait quant à elle dépasser largement les 100 milliards de dollars.

Boeing (+0,06%) a annoncé mercredi avoir mis au point une mise à jour logicielle, afin d'éviter toute panne de système de contrôle de vol automatisé, suite aux deux catastrophes aériennes survenues sur des 737 MAX, le vol 302 d'Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts le 10 mars, et celui de Lion Air fin octobre, qui avait déjà fait 189 victimes. La FAA, direction de l'aviation civile américaine, n'a pas encore validé cette mise à jour. Les transporteurs aériens, qui approuvent globalement l'initiative du constructeur aéronautique américain, veulent quant à elles que cette mise à jour soit certifiée. Pour l'heure, les 737 MAX de Boeing sont cloués au sol à travers le monde.

Boeing a indiqué que le système d'anti-décrochage MCAS ne serait plus activé qu'une fois pour chaque événement survenant en vol. Ce système serait en outre désactivé si les deux capteurs de débit d'air présentent des relevés trop divergents... Les pilotes de 737 pourront par ailleurs faire une formation complémentaire sur le MCAS.

Accenture (+5,2%). Le géant du consulting a dépassé les attentes au second trimestre et dopé ses prévisions annuelles. Le groupe table désormais sur un bénéfice par action annuel allant de 7,18 à 7,32$, contre une fourchette antérieure logée entre 7,01 et 7,25$. Sur le trimestre clos, le bénéfice net part du groupe s'est élevé à 1,12 Md$ soit 1,73$ par titre, contre 864 M$ un an avant. Le consensus était de 1,57$ de profit par action sur la période. Les revenus trimestriels ont grimpé de 5,5% à 10,45 Mds$, contre 10,3 Mds$ de consensus.

PVH (+14,7%) s'envole sur la cote américaine. La maison-mère de Calvin Klein a réalisé un bénéfice supérieur aux attentes au quatrième trimestre. Le groupe d'habillement a profité d'une solide demande en produits Tommy Hilfiger. La firme new-yorkaise a dégagé sur le trimestre clos un bénéfice net pdg de 159 M$ soit 2,09$ par titre, contre 109 M$ un an avant. Le bpa ajusté a représenté 1,84$ contre 1,76$ de consensus. Les revenus se sont tassés légèrement à 2,48 Mds$, contre 2,41 Mds$ de consensus. Le bénéfice ajusté annuel par action est anticipé désormais entre 10,3 et 10,4$, contre 10,31$ de consensus. La croissance annuelle est attendue à +4%, soit un chiffre d'affaires de plus de 10 Mds$, contre 9,9 Mds$ de consensus.

Lululemon Athletica (+14,1%) flambe, au lendemain de robustes publications trimestrielles. Pour le quatrième trimestre fiscal clos début février 2019, la chaîne canadienne connue pour ses vêtements de yoga a affiché un bénéfice net de 218 M$ et 1,65$ par titre, contre 120 M$ un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 1,85$, contre un consensus de place de 1,74$. Les revenus se sont envolés de 26% à 1,17 milliard de dollars. Sur cette cruciale saison des fêtes, le groupe a délivré une croissance à comparable de 16% en glissement annuel.Sur le marché des changes, le dollar progresse, faisant office de valeur refuge. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, progresse jeudi de 0,40% à 97,17 points, tandis que l'euro cède 0,12% à 1,1235$.

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