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Clôture de Wall Street : en hausse, en attendant l'issue de l'élection américaine

| Boursier | 332 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a progressé mardi, pendant que des millions d'Américains se rendaient aux urnes pour élire leur prochain président. Joe Biden pointait en tête dans les sondages, mais Trump croyait encore dans la victoire.

Clôture de Wall Street : en hausse, en attendant l'issue de l'élection américaine
Credits Reuters

Wall Street a progressé de l'ordre de 2% mardi, pendant que des millions d'Américains se rendaient aux urnes pour élire leur prochain président, mais aussi la nouvelle Chambre des représentants et plus d'un tiers des sénateurs. Une vague d'optimisme a porté les marchés, qui ont choisi de parier sur un résultat clairement établi dès mardi soir, même si des incertitudes demeurent dans les Etats pivot (Floride, Ohio, Michigan...) qui peuvent faire basculer le résultat final en faveur de Joe Biden (favori dans les sondages) ou de Donald Trump.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 2,06% à 27.480 points (après un gain de 1,6% lundi), tandis que l'indice large S&P 500 a pris 1,78% à 3.369 pts (+1,23% lundi), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a grimpé de 1,85% à 11.160 pts (+0,42% lundi).

La semaine dernière, en proie à une forte volatilité, les indices américains avaient pourtant vécu leur pire semaine depuis le mois de mars, face aux incertitudes politique et sanitaires. Le DJIA avait chuté de 6,5%, le S&P 500 de 5,6% et le Nasdaq de 5,5% en 5 séances. Le mois d'octobre boursier s'était aussi terminé sur une perte respective de 4,6% (DJIA), 2,8% (S&P 500) et 2,3% (Nasdaq), la pire performance mensuelle depuis mars.

Les valeurs cycliques recherchées

Lundi et mardi, les investisseurs se sont projetés au-delà de l'élection américaine, saluant les signes de reprise de l'économie mondiale, notamment des indices d'activité manufacturière en Chine, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis, malgré la 2e vague de coronavirus. Mardi en Europe, l'indice EuroStoxx 50 a bondi de 2,6% et le CAC 40 a pris 2,4%, soutenus par le rebond des valeurs cycliques après les indicateurs positifs dans le secteur manufacturier publiés lundi.

A Wall Street, les secteurs cycliques soutiennent aussi la cote depuis lundi, à commencer par les financières (+2,2% mardi), les industrielles (+2,9%) et les technologiques (+1,8%) qui profitent de la reprise économique.

Les investisseurs espèrent que les résultats de l'élection présidentielle seront connus le plus rapidement possible et qu'ils donneront une victoire claire à l'un des deux candidats, Joe Biden étant le mieux placé dans les sondages. Même si le candidat démocrate n'est pas le préféré de Wall Street, dans la mesure où il compte relever les impôts des ménages aisés et des entreprises, et durcir les réglementations, les marchés s'en accommoderaient, surtout en cas de "vague bleue", c'est-à-dire une Chambre et un Sénat dans le camp démocrate. La Chambre est déjà contrôlée par les Démocrates (et devrait le rester, selon les sondages), mais le Sénat est dominé par les Républicains.

Quant à une victoire claire de Trump, si elle paraît désormais improbable, elle s'inscrirait dans la continuité pour les marchés financiers, qui ont été favorisés depuis 4 ans par la politique fiscale généreuse du président républicain.

Le scénario cauchemar d'une élection contestée

Le seul scénario cauchemar pour la Bourse serait celui où le résultat du scrutin serait trop serré pour être annoncé dès ce mardi soir, ce qui ouvrirait la voie à des contestations. Une telle situation entraînerait une période d'incertitude de plusieurs jours voire plusieurs semaines, et serait préjudiciable pour les marchés financiers. Ce scénario s'était déjà produit en 2000, et il a fallu plus d'un mois, jusqu'au 12 décembre, pour que la Cour Suprême juge que le républicain George W. Bush l'avait emporté contre le Démocrate Al Gore.

L'épisode avait entraîné quelques turbulences à la Bourse (-7% pour le S&P 500), mais le climat politique général était à l'époque plus apaisé qu'en 2020 : cette fois, Donald Trump a déjà laissé entendre clairement qu'il contesterait le résultat de l'élection en cas de défaite. Il a mis en cause la probité du système de vote par correspondance, qui a été largement utilisé par les électeurs sur fond de pandémie de Covid-19. Des observateurs craignent des tensions sociales voire des violences dans le pays entre les partisans des deux camps en cas de contestation.

La reprise économique se poursuit aux Etats-Unis

En attendant l'issue des élections, les marchés se concentrent sur les publications d'entreprises, qui ressortent largement supérieurs aux attentes pour le 3e trimestre, ainsi que sur les indicateurs macro-économiques, qui témoignent de la poursuite de la reprise économique outre-Atlantique, malgré une résurgence du nombre de nouveaux cas de Covid-19.

Mardi, les investisseurs ont appris que les commandes industrielles ont bondi de 1,1% aux Etats-Unis en septembre par rapport à août, contre +0,9% de consensus de marché, et après +0,6% en août. Lundi, l'indice ISM manufacturier d'octobre avait lui aussi surpris par sa vigueur, tiré par une forte hausse de la production automobile. La croissance du PIB des Etats-Unis au 3e trimestre publiée la semaine dernière, avait aussi surpris par sa vigueur (+33,1% en rythme annuel).

Le retour de l'appétit du risque profite mardi aux cours du pétrole, qui progressent fortement pour la 2e séance d'affilée, après un gain d'environ 3% lundi. Le cours sont soutenus par l'espoir que le groupe de pays producteurs Opep+, mené par l'Arabie saoudite et la Russie, retardera la hausse de sa production de 1,9 million de barils par jour prévue le 1er janvier.

Pétrole et or à la hausse, le dollar marque le pas

Le contrat de décembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a gagné mardi 2,3% à 37,66$ sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en janvier a avancé de 1,9% à 39,71$. La semaine dernière, les deux variétés de pétrole avaient chuté de 11% pour le WTI et de 8,5% pour le Brent, face au risque d'une rechute de l'économie européenne face à la 2e vague de Covid-19, qui a entraîné des reconfinements nationaux en Allemagne, en France, et bientôt au Royaume-Uni.

L'or a confirmé son rebond pour la 3e séance, grimpant de 1% mardi, et franchissant le seuil des 1.900$ l'once, à 1.910,40$ pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Le métal jaune profite aussi d'une brusque rechute du dollar, qui avait servi de valeur-refuge ces derniers jours.

L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) a ainsi abandonné 0,60% à 93,55 points, tandis que l'euro a regagné 0,5% à 1,1702$, après un recul de plus de 2% en 6 séances. Les obligations d'Etat ont reflué, faisant remonter les taux d'intérêts : le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi repris 5 points de base mardi, remontant à 0,89%, au plus haut depuis juin dernier.

VALEURS A SUIVRE

Alibaba a plongé de 8,1% après la brusque suspension de l'introduction en Bourse à Shanghai et à Hong Kong de sa filiale financière Ant Group... A 48 heures de cette IPO prévue jeudi, le 'Shanghai Stock Exchange' a évoqué des changements dans l'environnement réglementaire pour suspendre l'opération. Ant Group ne respecterait ainsi plus les exigences en matière de divulgation d'informations financière. Lundi, le régulateur chinois avait déjà averti la société de Jack Ma qu'elle ferait l'objet d'une surveillance accrue et sera soumise aux mêmes restrictions de capital et d'endettement que les banques chinoises.

Twitter (+5,7%) et Facebook (+1,5%), les réseaux sociaux américains, ont pris des mesures pour avertir les utilisateurs d'éventuels messages des candidats à l'élection présidentielle américaine ou de leurs équipes revendiquant la victoire avant les résultats officiels.

Trivago (+0,8%), le comparateur allemand d'hôtels sur Internet coté à Wall Street, bondit après l'annonce d'une perte trimestrielle moins lourde que prévu.
PayPal (-2%), spécialiste du paiement online, corrige sur des perspectives décevantes pour le quatrième trimestre. Le groupe a publié pour le troisième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action en augmentation de 75% à 1,07$ et des revenus en expansion de 25% à 5,46 milliards de dollars. Ces chiffres sont supérieurs aux attentes, mais le groupe n'anticipe pour le T4 qu'une croissance de 17 à 18% de ses bénéfices, pour des revenus en augmentation de 20 à 25%.

Mondelez (+0,09%) a annoncé des trimestriels supérieurs aux attentes, et table sur une croissance de plus de 5% de son bénéfice annuel. Le groupe aux marques Oreo et Cadbury, qui va restaurer ses rachats d'actions, a affiché sur le trimestre clos des revenus de 6,67 milliards, en croissance de 5%, pour un bénéfice ajusté par action de 63 cents. Le consensus était de 62 cents de bpa et 6,5 milliards de recettes.

Sysco (+5,5%). Le groupe alimentaire américain a annoncé pour son premier trimestre fiscal des profits et ventes en retrait avec la pandémie, mais supérieurs aux attentes de marché. Le bénéfice net est ressorti à 217 millions de dollars et 42 cents par titre, contre 454 millions un an avant. Le bénéfice ajusté par titre a régressé à 34 cents, contre 98 cents un an plus tôt et 25 cents de consensus. Les revenus ont chuté de 23% à 11,8 milliards de dollars, contre 11,7 milliards de consensus.

Ferrari (+7%). Le constructeur automobile italien a réalisé au T3 un Ebitda de 330 millions d'euros (300 ME de consensus), en hausse de 6,4% sur un an, pour des revenus en repli limité de 3% à 888 ME. La marge d'Ebitda s'est ainsi améliorée de 330 points de base à 37,2% grâce à un mix produit/prix favorable et à une limitation des coûts. Le groupe a généré un cash flow industriel positif de 77 ME. Il a livré 2.313 véhicules sur la période, en recul de 161 unités sur un an, et compte récupérer cette année 500 unités sur les 2.000 perdues à la suite de la suspension de la production pendant sept semaines en raison de la pandémie. Le management vise le haut de la fourchette des prévisions fournies début août, à savoir un Ebitda ajusté d'environ 1,125 MdE pour des revenus supérieurs à 3,4 MdsE.

Spirit Aerosystems (+5,4%), acteur des équipements aéronautiques, a annoncé une nouvelle perte, la troisième perte trimestre d'affilée, du fait de la baisse de production de ses principaux clients Airbus (+5% à Paris) et Boeing (+3,4%).

Thomson Reuters (+4,2%). Le groupe d'information a fait part d'une augmentation de son chiffre d'affaires du troisième trimestre, soutenu par ses divisions dans le domaine juridique et des entreprises, et a relevé son objectif de cash flow.

Humana (+3,8%), assureur santé américain, a rehaussé son objectif de bénéfice ajusté pour l'ensemble de l'année, après un profit supérieur aux attentes pour le troisième trimestre fiscal.

Bristol-Myers Squibb (+2,9%) a précisé que son traitement expérimental du psoriasis en plaques s'était révélé plus efficace dans les cas modérés à sévères de la maladie que le traitement d'Amgen (stable) ou que le placebo dans une étude de stade avancé.

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