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Clôture de Wall Street : en hausse, DJIA et S&P 500 tutoient les sommets

| Boursier | 562 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine a regagné en vigueur ce vendredi, malgré un rapport décevant sur la situation de l'emploi...

Clôture de Wall Street : en hausse, DJIA et S&P 500 tutoient les sommets
Credits Reuters

La Bourse américaine est repartie de l'avant vendredi, malgré l'annonce de créations d'emplois inférieures aux attentes en mai aux Etats-Unis, à 559.000 contre 650.000 attendus. Aux yeux des investisseurs, cette deuxième déception mensuelle consécutive sur l'emploi éloigne cependant le risque que la Réserve fédérale réduise son soutien à l'économie avant de longs mois. Le pétrole a gagné environ 5% sur la semaine, au plus haut depuis plus de deux ans, pariant sur une demande solide de brut au 2e semestre 2021.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,52% à 34.756 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,88% à à 4.229 pts, ces deux indices frôlant désormais leurs derniers records absolus, inscrits le 7 mai dernier. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a rebondi de 1,47% à 13.814 pts, à environ 2% de son sommet de 14.138 pts, le 26 avril.

Sur l'ensemble de cette semaine de 4 jours (lundi était férié pour Memorial Day), les trois indices ont progressé respectivement de 0,7%, 0,6% et 0,5%.

Dix des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert vendredi, à commencer par les technologiques (+1,9%), les services de communication (+1,3%) et les biens de consommation discrétionnaires (+0,8%), qui avaient subi des corrections ces derniers temps.

Les taux se détendent, le dollar reflue après l'emploi US

Le cours du pétrole brut léger américain WTI a gagné 1,2% à 69,62$ le baril pour le contrat à terme d'août sur le Nymex, près de son plus haut depuis octobre 2018, tandis que le Brent a pris 0,8% à 71,89$ (contrat d'août), au plus haut depuis deux ans. Sur la semaine, le WTI a grimpé de 5% et le Brent de 4,6%.

Sur le marché des changes,l'indice du dollar rechutait de 0,4% en fin de soirée, tandis que le rendement du T-Bond à 10 ans se détendait fortement, de 7 points de base, revenant à 1,55%, en réaction aux chiffres mitigés de l'emploi US, qui éloignent les risques que la Fed devienne moins accommodante à court terme.

Le bitcoin perdait environ 4,3% en fin de soirée, autour de 37.036$, après un nouveau tweet d'Elon Musk semblant prendre ses distances vis-à-vis de la plus importante des cryptomonnaies.

Des statistiques décevantes, mais pas trop...

Les chiffres américains de l'emploi ont donc déçu ce vendredi, économiquement parlant du moins, les créations de postes non-agricoles du mois de mai ressortant au nombre de 559.000, bien loin du consensus qui était de 650.000. La lecture d'avril est tout de même révisée légèrement en hausse à 278.000 (contre 266.000). Le taux de chômage a aussi reculé plus que prévu à 5,8% en mai contre 5,9% de consensus et 6,1% en avril. Le salaire horaire moyen a quant à lui augmenté bien plus que prévu, de +0,5% sur un mois contre +0,2% de consensus. Les créations de postes dans le privé se sont établies au nombre de 492.000, contre 620.000 de consensus et 219.000 un mois plus tôt.

Le rapport sur l'emploi du mois d'avril avait rappelons-le déjà fortement déçu avec 'seulement' 266.000 créations de postes (initialement annoncées), quand les marchés en espéraient près d'un million.

Par ailleurs, les commandes industrielles ont aussi déçu avec un recul de 0,6% en avril sur un mois, contre un consensus de marché de +0,1% et un gain de 1,4% en mars. Les commandes de biens durables ont baissé de 1,3% en lecture finale en avril, en ligne avec les attentes (+1% hors transport comme attendu).

Ces nouvelles statistiques, ni trop bonnes, ni trop mauvaises, font espérer aux investisseurs que la Réserve fédérale ne sera pas amenée à réduire son soutien à court terme. La banque centrale américaine a certes répété régulièrement qu'elle ne comptait pas modifier sa politique actuelle ultra-accommodante, mais l'accélération de l'inflation en avril a amené les marchés à en douter...

Vers un taux minimum d'impôt sur les sociétés de 15% aux Etats-Unis ?

Sur 'CNBC', la présidente de la Fed de Cleveland, Loretta Mester, a affirmé vendredi que la Fed voulait "être patiente de façon très délibérée" dans ses décisions de politique monétaire. Elle a aussi estimé que la hausse des salaires ne s'est pour l'instant pas répercutée sur l'inflation sous-jacente.

Ce vendredi, le président de la Fed Jerome Powell doit s'exprimer à l'occasion d'une conférence sur le climat. Il ne sera pas le seul banquier central présent à cette réunion, puisque Christine Lagarde de la BCE et Yi Gang de la Banque de Chine seront aussi de la fête.

Sur le plan politique aux Etats-Unis, les discussions se poursuivaient ce vendredi entre le président Joe Biden et les élus républicains du Congrès, au sujet du plan de rénovation des infrastructures. Le président démocrate aurait proposé désormais un taux d'imposition minimum de 15% pour les entreprises, au lieu d'une hausse à 28% de l'impôt sur les sociétés. Une concession qui a été mal accueillie par l'aile gauche du parti démocrate.

Un accord bipartisan sur ce plan d'environ 1.000 Mds$ semble toujours assez compliqué compte tenu de divergences persistantes. Janet Yellen, Secrétaire US au Trésor, profitera de la réunion du G7, vendredi et samedi à Londres, pour soutenir l'idée d'une imposition mondiale minimum des entreprises à 15%.

Retour des tensions avec Pékin et Moscou

Par ailleurs, le regain des tensions sino-américaines se confirme, alors que Biden vient de signer un ordre exécutif allongeant la liste noire des compagnies chinoises exclues des marchés américains. Les choses se compliquent aussi avec la Russie, puisque Vladimir Poutine a accusé les Etats-Unis d'utiliser le dollar comme un arme de guerre économique.

Le président russe explique que Moscou pourrait utiliser d'autres devises pour le règlement de ses transactions liées au pétrole et au gaz, même si Moscou ne désirerait pas s'engager dans cette voie. Hier déjà, le ministre russe des Finances avait annoncé que le fonds souverain national allait liquider ses actifs en dollars et augmenter la part de l'euro, du yuan et de l'or.

VALEURS A SUIVRE

Alphabet et Facebook font face à de nouvelles accusations liées à leurs supposées positions dominantes. Les marchés saluent les comptes solides de Broadcom, soutenu par le segment wireless, ainsi que de belles ventes de Costco Wholesale en mai. Lululemon a aussi dépassé les attentes de marché sur le trimestre clos. Apple travaille pour sa part sur un iPad Pro disposant d'une fonction de charge sans fil. AMC Entertainment surfe sur la vague des traders sociaux et demande aux investisseurs l'autorisation d'émettre 25 millions de titres additionnels, promettant toutefois de ne pas les émettre cette année, le groupe disposant maintenant d'une généreuse situation de cash d'environ 2 milliards de dollars après des levées successives et opportunistes. Enfin, notons l'intérêt de Bill Ackman, via son SPAC, Pershing Square Tontine Holdings (-13,4%), pour l'acquisition de 10% d'Universal Music (Vivendi)...

Broadcom (+2,1%) a battu le consensus sur le trimestre clos et fourni des estimations solides pour le trimestre entamé, avec la demande en 'puces' wireless et pour centres de données. Sur son troisième trimestre fiscal, le groupe envisage des revenus de 6,75 milliards de dollars, contre un consensus de 6,59 milliards. Le groupe californien de San Jose dirigé par Hock Tan se félicite de la solidité de la demande sur ses marchés, se traduisant par une croissance de 20% des ventes de semi-conducteurs.

Broadcom, qui compte parmi ses clients majeurs Apple (avec les iPhone), Alphabet et Amazon (AWS), a dégagé sur le second trimestre fiscal clos début mai un bénéfice de 1,49 milliard de dollars et 3,3$ par titre, pour des revenus en augmentation de 15% à 6,61 milliards. Le bpa ajusté a été de 6,62$, contre 6,44$ de consensus de marché. La division semi-conducteurs a réalisé des revenus de 4,82 milliards, contre 4,68 milliards de consensus.

Apple (+1,9%) a rebondi avec le secteur technologique, et à l'approche de la conférence mondiale des développeurs du géant des smartphones prévue la semaine prochaine.

Costco Wholesale (+0,95%), le géant américain de la distribution, a publié encore une belle performance pour le mois de mai 2021 avec une croissance de 24% en glissement annuel. Néanmoins, le rythme de croissance des ventes en ligne diminue avec la levée des restrictions sanitaires. Les revenus mensuels ont été de 15,59 milliards de dollars en mai, avec 12% de hausse des ventes sur Internet.

Facebook (+1,3%) est à son tour dans le viseur de Bruxelles. La Commission européenne a ouvert une procédure formelle d'examen afin d'établir si Facebook avait enfreint les règles de concurrence de l'UE en utilisant des données publicitaires recueillies en particulier auprès d'annonceurs afin de les concurrencer sur des marchés où Facebook est présente, tels que celui des annonces en ligne. Cette procédure lui permettra également de déterminer si Facebook lie son service d'annonces en ligne "Facebook Marketplace" à son réseau social, en violation des règles de concurrence de l'UE. Londres a aussi ouvert une enquête.

Alphabet (+1,9%). L'autorité allemande de concurrence a pour sa part annoncé l'ouverture d'une enquête sur la plateforme d'actualités Google News qui reprend sur Google des informations publiées par les journaux. L'autorité allemande juge qu'une coopération entre la filiale d'Alphabet et les éditeurs et fournisseurs d'actualités pourrait permettre d'offrir de meilleurs services d'informations, mais redoute un abus de position dominante.

Lululemon Athletica (+3,8%), firme canadienne spécialisée dans l'habillement sportif et surtout le yoga, a publié jeudi après la clôture des profits trimestriels supérieurs aux attentes. Les revenus ont été de 1,2 milliard de dollars et le bénéfice ajusté de 1,16$ par titre, contre 1,12 milliard de dollars et 91 cents par titre de consensus. Le groupe se permet par ailleurs de relever sa guidance annuelle, profitant de la réouverture de l'économie.

AMC Entertainment (-6,6%) a reculé, mais affiche un gain de 95% sur la semaine, au terme d'une semaine épique. La volatilité devrait rester extrême sur ce dossier, 'star' des petits porteurs américains avec GameStop (-3,8%). Il n'en reste pas moins que la première chaîne américaine de cinémas a su profiter de l'engouement spéculatif autour de son titre pour lever des fonds et se renflouer, ce qui reste un point positif n'éclipsant pas le niveau totalement délirant de la valorisation boursière actuelle - ne répondant plus à aucun critère d'analyse fondamentale.

Pfizer (+0,4%) / BioNTech (+3,4%). L'agence britannique des médicaments a donné son accord à l'utilisation du vaccin anti-covid de l'Américain et de son partenaire allemand chez les adolescents de 12 à 15 ans.

Tesla (+4,6%). Les commandes du groupe d'Elon Musk en Chine auraient reculé de moitié au mois de mai, selon le site The Information, qui cite des documents internes.

Twitter (+3,5%). L'offre payante "premium" de Twitter a été lancée dans deux pays. Après plusieurs mois de rumeurs, la plateforme de microblogging, qui travaille depuis l'été dernier sur un service payant permettant aux utilisateurs d'avoir accès à des fonctionnalités pratiques, a annoncé jeudi que Twitter Blue était désormais accessible au Canada et en Australie aux tarifs respectifs de 3,49 dollars canadiens et 4,49 dollars australiens, soit 2,50 euros environ.

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