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Clôture de Wall Street : en hausse de 1% pour démarrer le second semestre

| Boursier | 340 | Aucun vote sur cette news

Après une baisse initiale, la Bourse de New York est parvenue à se hisser dans le vert ce vendredi soir, 1er juillet, après un premier semestre boursier désastreux.

Clôture de Wall Street : en hausse de 1% pour démarrer le second semestre
Credits Reuters

Après une baisse initiale, la Bourse de New York est parvenue à se hisser dans le vert ce vendredi soir, 1er juillet, après un premier semestre boursier désastreux marqué par une chute de 20,5% de l'indice S&P 500 face aux craintes de récession induites par le resserrement monétaire de la Fed face à l'inflation. Le baril de pétrole brut WTI a rebondi de 2,5% vendredi soir à 108,43$, tandis que le taux de l'emprunt US à 10 ans a reflué à 2,88%.

A la clôture, le Dow Jones a gagné 1,05% à 31.097 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 1,06% à 3.825 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a repris 0,9% à 11.127 pts, avant un week-end de 3 jours, Wall Street étant fermé lundi pour la Fête de l'indépendance des Etats-Unis, célébrée le 4 juillet.

Pour l'ensemble de la semaine, le bilan est cependant négatif, le Dow Jones ayant perdu 1,2%, le S&P 500 2,2% et le Nasdaq 4,1%. Au premier semestre, achevé jeudi, les trois indices ont plongé respectivement de 15%, 20,5% et 29,5%... Ils ont enchaîné un deuxième trimestre consécutif dans le rouge pour la première fois depuis 2015. Le S&P a affiché son pire mois de juin depuis 2008 et son plus mauvais premier semestre depuis 1970.

Indices PMI manufacturiers contrastés aux Etats-Unis en juin

Les derniers indicateurs macro-économiques publiés aux Etats-Unis sont ressortis en demi-teinte vendredi. L'indice Markit PMI manufacturier est ressorti à 52,7 en lecture finale en juin, à comparer à un consensus de 52,4 et à une lecture antérieure de 52,4 également. L'indicateur signale donc toujours une assez nette expansion. L'indice ISM manufacturier est de son côté ressorti inférieur aux attentes à 53 en juin, contre un consensus de marché de 55 et un niveau de 56,1 en mai, ce qui traduit un ralentissement de l'expansion. L'indice des prix a décliné pour sa part à 78,5, contre 80 de consensus et 82,2 un mois avant.

Par ailleurs, les dépenses de construction ont accusé un repli inattendu de 0,1% en mai sur un mois, alors que le consensus FactSet se situait à +0,3%. La hausse du mois d'avril est toutefois révisée en hausse à +0,8%, contre +0,2%.

La séance a aussi été marquée par la publication d'indicateurs plutôt inquiétants en Europe, où la production manufacturière a reculé en juin pour la première fois depuis le début de l'épidémie de Covid-19 au printemps 2020.

L'économie de la zone euro montre des signes de stagflation

L'indice PMI du secteur a reculé à 52,1 après 54,6 en mai, soit au plus bas depuis août 2020, même s'il dépasse de justesse la première estimation publiée en cours de mois, qui l'avait donné à 52,0. Et l'indice mesurant la production est tombé au plus bas depuis deux ans à 49,3, ce qui traduit une contraction, après 51,3 en mai, sous l'effet de la hausse des prix et de la dégradation des perspectives économiques pesant sur les commande. Ce chiffre entre dans le calcul de l'indice PMI composite attendu mardi prochain, considéré comme un bon baromètre de l'activité économique globale.

Par ailleurs, l'inflation a accéléré sur de nouveaux sommets dans la zone euro en juin. Selon les données préliminaires d'Eurostat, le taux d'inflation annuel est monté à 8,6% contre 8,1% en mai, alors que le consensus était logé à 8,5%. S'agissant des principales composantes de l'inflation, l'énergie s'est envolé de 41,9% en juin sur un an (+39,1% en mai), suivie de l'alimentation, alcool & tabac (+8,9%, comparé à 7,5% en mai), des biens industriels hors énergie (+4,3%, comparé à 4,2% en mai) et des services (+3,4%, comparé à 3,5% en mai), a détaillé Eurostat. En séquentiel, les prix affichent une hausse de 0,8%. L'inflation annuelle 'core' ralentit en revanche légèrement à 3,7%, contre 3,8% en mai et 3,9% de consensus.

Les taux d'intérêts poursuivent leur reflux après les sommets de la mi-juin

La forte détente sur les taux obligataires souverains s'est poursuivie vendredi, les investisseurs continuant de se reporter sur les obligations en tant que valeurs-refuge. Signe de l'importante aversion au risque et des craintes concernant une éventuelle récession de l'économie mondiale, les rendements des emprunts d'Etat des grandes économies occidentales n'en finissent pas de chuter après avoir atteint des sommets à la mi-juin...

Ainsi, aux Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor à dix ans a encore reculé vendredi de 13 points de base, à 2,88%, contre un sommet de plus de dix ans à près de 3,50% atteint le 14 juin. En Europe, le taux du Bund allemand à dix ans a reculé vendredi de 10 pb à 1,23%, après avoir déjà essuyé une chute de 18 pb jeudi et 13 pb mercredi, après la publication de chiffres inférieurs au consensus de l'inflation en Allemagne. En France, le taux de l'OAT à dix ans a perdu 12% à 1,79%. Et ce alors que la BCE se prépare à augmenter ses taux pour la première fois en une décennie le mois prochain.

Les taux de la Fed pourraient atteindre leur pic dès le début 2023

Les marchés restent préoccupés par le resserrement des conditions monétaires, les banques centrales (à commencer par la Fed) ayant clairement donné, pour l'heure, la priorité à la lutte contre l'inflation, au risque de provoquer une récession. Le débat sur un possible rebond durable de la Bourse continue de tourner autour de la date du pic d'inflation/du pic de taux la Fed, des valorisations redevenues plus attractives, de bilans solides des entreprises et de la normalisation économique post-Covid, avec notamment la réouverture de l'économie chinoise.

L'affaiblissement des perspectives macroéconomiques renforce la thèse d'un "pic de la Fed" dans ses hausses de taux, qui pourrait être atteint dès le début 2023... Alors qu'à court terme, la tendance est à un durcissement monétaire accéléré, le marché voit de plus en plus la Fed basculer vers une position d'assouplissement en 2023. Ainsi, l'outil FedWatch du CME Group montre une probabilité de près de 78% d'une hausse de taux de 75 points de base le 27 juillet (ce qui amènerait les taux dans une fourchette de 2,25 à 2,5%).

Ce même outil indique une probabilité de 48% d'une fourchette de 3,25 à 3,5% au 14 décembre (dernière réunion FOMC de l'année) et une probabilité de près de 24% d'un taux allant de 3,5 à 3,75%. Le pic des taux pourrait être atteint à l'issue de la réunion de février, puisque les probabilités sont assez similaires (42% pour la fourchette 3,25 à 3,5%, et 28% pour la fourchette 3,5 à 3,75%). Les réunions de mars ou mai 2023 pourraient donc marquer une inflexion et un retour aux assouplissements monétaires, si les conditions économiques le justifient.

VALEURS A SUIVRE

Micron (-2,9%) a révélé des trimestriels record et supérieurs aux attentes de marché, mais une bien faible guidance, du fait d'un assèchement de la demande en 'puces'. Le concepteur américain de puces mémoire table sur des revenus de 7,2 milliards de dollars, plus ou moins 400 millions de dollars, pour le trimestre entamé. Le consensus était quant à lui de plus de 9 milliards de dollars ! Micron envisage sur le trimestre un bénéfice ajusté par action de 1,63$, plus ou moins 20 cents, contre 2,6$ de consensus. Le concepteur de puces DRAM (pour centres de données ou PC) et de puces mémoire NAND (stockage de données) entend réduire ses dépenses de production de puces sur l'exercice fiscal 2023 qui débute en septembre.

Pour le troisième trimestre fiscal 2022, clos fin mai, le groupe a réalisé des revenus de 8,64 milliards de dollars, contre 7,79 milliards sur le trimestre antérieur et 7,42 milliards un an plus tôt. Le bénéfice net GAAP a été de 2,63 milliards de dollars et 2,34$ par action. Le bénéfice net ajusté a atteint 2,94 milliards de dollars, soit 2,59$ par titre. Le consensus était de 2,44$ de bpa ajusté et 8,6 milliards de ventes. "Micron a réalisé un chiffre d'affaires record au cours du troisième trimestre fiscal grâce à l'excellente exécution de notre équipe dans les domaines de la technologie, des produits et de la fabrication", a déclaré le dirigeant du groupe, Sanjay Mehrotra. "Récemment, l'environnement de la demande du secteur s'est affaibli et nous prenons des mesures pour modérer la croissance de notre offre au cours de l'exercice 2023. Nous sommes confiants quant à la demande séculaire à long terme en matière de mémoire et de stockage et sommes bien placés pour fournir une solide performance financière sur plusieurs cycles".

Apple (+1,6%) a rebondi, alors que le géant californien à la pomme entend relever le prix de ses iPhone de près d'un cinquième au Japon, dans un contexte d'affaiblissement du yen et d'inflation croissante.

Meta Platforms (-0,76%) s'attendrait à un ralentissement de la croissance au second semestre dans un contexte de "vents contraires violents", selon Reuters. L'article cite une note de service interne, dans laquelle le directeur des produits de Meta, Chris Cox, a déclaré que l'entreprise traversait une période difficile, que les vents contraires étaient "féroces", et que Meta devait exécuter parfaitement dans un environnement de croissance plus lente, où les équipes ne devraient pas s'attendre à de vastes afflux de nouveaux ingénieurs et budgets... Cox a ajouté que Meta devait "prioriser plus impitoyablement et exploiter des équipes d'exécution plus légères, plus agressives et meilleures", tandis que l'entreprise devra quintupler le nombre d'unités de traitement graphique dans ses centres de données d'ici la fin de 2022 pour soutenir la poussée de Discovery.

Cox a noté que l'intérêt pour Reels augmentait rapidement, les utilisateurs passant dans le monde deux fois plus de temps qu'ils ne passaient sur Reels il y a un an, tandis qu'environ 80% de la croissance depuis mars proviendrait de Facebook. Selon Cox, Meta voit des possibilités de croissance des revenus dans les outils d'achat intégrés, ce qui pourrait atténuer la perte de signal créée par les changements de confidentialité menés par Apple et la messagerie commerciale.

Cox a en outre déclaré que la division hardware de Meta se concentrait sur le lancement réussi de son casque de réalité mixte au deuxième semestre de cette année, tandis que la société se focaliserait également sur la liaison de comptes entre ses produits de réalité virtuelle et ses applications de médias sociaux traditionnelles.

Enfin, Meta aurait réduit ses prévisions de recrutement d'au moins 30% pour l'année. C'est du moins ce qu'aurait déclaré aux salariés le directeur général du groupe californien, Mark Zuckerberg en personne, expliquant qu'ils devaient s'attendre à une forte dégradation de la situation économique.

Kohl's, la chaîne américaine de distribution, dévisse de 19,6% à Wall Street, alors que le groupe a mis un terme à ses négociations engagées en vue de son possible rachat par Franchise Group (-7,6%), en raison du contexte actuel et de la forte volatilité des marchés. Kohl's évoque donc une détérioration significative de l'environnement retail depuis le début du processus de mise en vente. Pire, le groupe abaisse par ailleurs ses prévisions financières pour le deuxième trimestre fiscal, évoquant la faiblesse des dépenses de consommation.

General Motors (+1,3%) a progressé malgré un "profit warning" du premier constructeur automobile pour le 2e trimestre, en raison de pénuries de composants et de problèmes de chaîne d'approvisionnement. Les ventes de véhicules GM aux Etats-Unis ont ainsi reculé de 15% au 2e trimestre sur un an, pour revenir à 582.401 unités. Au 30 juin, les stocks de véhicules fabriqués par GM mais manquant de certains éléments ont atteint 95.000 unités, a précisé le groupe dans un communiqué.

Le bénéfice net du trimestre est désormais attendu entre 1,6 et 1,9 milliard de dollars, alors que les analystes interrogés par le cabinet FactSet prévoyaient 2,46 Mds$. Le groupe a tout de même réaffirmé ses prévisions pour l'ensemble de 2022, en disant s'attendre à ce que tous ces véhicules soient terminés et envoyés chez les concessionnaires d'ici à la fin de l'année. GM s'attend donc toujours à un bénéfice net de 9,6 à 11,2 Mds$ en 2022, en ligne avec les attentes médianes du consensus qui sont logées à 10,24 Mds$.

Après les annonces de GM, le titre Ford Motor a gagné 1,7%, mais perdait 45% depuis le 1er janvier, tandis que Stellantis (maison mère notamment de FiatChrysler) a gagné 0,3% (-34% depuis le 1er janvier) et que Tesla a avancé de 1,2% (-35,6% depuis le début 2022). Le titre GM a abandonné 45% depuis le début 2022.

Citigroup (+1,9%) aurait engagé des discussions en vue de la cession de ses opérations en Russie à des investisseurs locaux, a indiqué le bien renseigné Financial Times, citant des sources proches du dossier.

Amazon (+3,1%), le colosse du commerce en ligne, va permettre à ses abonnés 'Prime' de se désabonner "en deux clics", suite à des plaintes d'associations de consommateurs. C'est ce que vient d'annoncer la Commission européenne ce vendredi.

Jetblue Airways (+1,9%) a prolongé d'un mois supplémentaire, jusqu'à la fin juillet, son offre d'acquisition portant sur le rival Spirit Airlines (+3%), une offre tout récemment améliorée.

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