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Clôture de Wall Street : en hausse après Powell et des "stats" solides

| Boursier | 364 | Aucun vote sur cette news

Les ventes de détail et la production industrielle ont été solides aux Etats-Unis en avril malgré l'inflation, et le patron de la Fed juge possible un atterrissage "presque en douceur" de l'économie...

Clôture de Wall Street : en hausse après Powell et des "stats" solides
Credits Reuters

La Bourse de New York a terminé en nette hausse mardi, après l'annonce de ventes de détail et d'une production industrielle solides aux Etats-Unis en avril, malgré l'inflation. Les marchés ont aussi été rassurés par les derniers propos du président de la Fed, Jerome Powell, qui a jugé possible un atterrissage "presque en douceur" de l'économie américaine, tout en affirmant que la Fed relèvera ses taux autant que nécessaire pour juguler l'inflation. Les taux d'intérêts sont repartis en nette hausse, le rendement du "10 ans" US remontant à 2,98% et le "2 ans" à 2,71%.

A la clôture, le Dow Jones a progressé de 1,34% à 32.654 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 2,02% à 4.088 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a repris 2,76% à 11.984 pts.

Dix des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, à commencer par les technologiques (+2,9%), les matériaux de base (+2,8%) et les financières (+2,7%). Home Depot (+1,7%) a publié des comptes supérieurs aux attentes, mais les profits de Walmart (-11,4%) ont déçu, rabotés par la hausse des coûts salariaux et de transports. Citigroup a bondi de 7,6% après que Berkshire Hathaway (+1,6%) a acquis un participation importante dans la banque.

Consommation et production industrielle solides en avril aux US

Malgré la perspective d'une politique monétaire plus restrictive, les investisseurs ont été rassurés par les derniers indicateurs économiques aux Etats-Unis, et espèrent en outre que l'activité redémarrera bientôt en Chine, où la situation sanitaire s'améliore nettement, amenant les autorités à envisager un déconfinement progressif de Shanghai, s'échelonnant jusqu'à la fin juin.

Aux Etats-Unis, les ventes de détail ont nettement progressé en avril, profitant toujours de la fin des restrictions sanitaires liées au Covid-19, malgré l'envolée des prix. Elles ont augmenté de 0,9% par rapport à mars, en ligne avec le consensus FactSet, et de 0,6% hors automobile contre 0,3% de consensus. Hors véhicules et essence, la consommation a grimpé de 1% sur un mois, plus que le consensus de marché (+0,8%).

Par ailleurs, la production industrielle a grimpé de 1,1% en avril sur un mois, un rythme bien supérieur aux attentes (+0,4%). La production manufacturière s'est quant à elle appréciée de 0,8%, contre 0,3% de consensus de marché. Le taux d'utilisation des capacités a été de 79%, contre 78,6% de consensus et 78,2% en mars. Les stocks des entreprises ont grimpé de 2% en mars par rapport à février, contre 1,9% de consensus de marché.

En revanche, l'indice du marché immobilier de la NAHB (National Association of Home Builders) a baissé en mai à 69, contre 75 de consensus de marché et après 77 en avril, sur fond de remontée des taux des emprunt immobiliers.

La menace d'une récession plane sur l'économie américaine

Les marchés continuent de spéculer sur l'ampleur du resserrement monétaire attendu de la Fed, alors que l'inflation a atteint 8,5% en mars et 8,3% en avril sur un an aux Etats-Unis. De nombreuses voix s'élèvent pour estimer que la Fed a tardé à reconnaître que la flambée des prix n'était pas un phénomène "transitoire". La banque centrale a relevé son principal taux directeur d'un quart de point en mars, puis d'un demi-point en mai, pour le porter entre 0,75% et 1%.

Son président Jerome Powell, a affirmé mardi que la Fed continuerait de durcir les conditions monétaires jusqu'à ce que l'inflation montre des signes clairs de ralentissement, tout en estimant qu'il restait possible de faire atterrir l'économie américaine "presque en douceur", plutôt que de causer une récession.

Le patron de la Fed a ainsi indiqué, à l'occasion d'une conférence organisée par le 'Wall Street Journal', que le plan de la Fed était de relever ses taux directeurs par étapes d'un demi-point lors de ses prochaines réunions. Il n'a cependant pas exclu de procéder à des hausses plus importantes, de 0,75 pt si nécessaire.

La Réserve fédérale aura "besoin de constater des preuves claires et convaincantes" que l'inflation s'apaise avant de ralentir le rythme des hausses de taux. "Si nous ne le constatons pas, nous aurons à envisager d'agir de manière plus agressive" pour durcir les conditions de financement, a ajouté Jerome Powell. "Si cela implique de relever les taux au-dessus de ce qui est généralement considéré comme neutre, nous n'hésiterons pas à le faire", a-t-il encore affirmé. Le niveau "neutre" du taux des "fed funds" pour l'économie fait l'objet de débats, mais il est généralement considéré comme étant d'environ 2,5%.

Un peu plus tôt, James Bullard, le patron de la Fed de St-Louis, avait pour sa part estimé que la Fed a mis "un bon plan en place" pour faire redescendre l'inflation autour de l'objectif de moyen terme de 2% de la Fed. Patrick Harker, Charles Evans et Loretta Mester devaient aussi s'exprimer dans la soirée.

Les taux US rebondissent, l'euro grimpe après des propos "faucon" d'un membre de la BCE

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts sont repartis en nette hausse mardi, après les bonnes statistiques américaines et les propos de "Jay" Powell. Le taux du T-Bond à 10 ans a bondi de 10 points de base à 2,98% et le taux du T-Bond à 2 ans a pris 14 pb à 2,71%. Les taux approchent à nouveau de leurs sommets de novembre 2018, qu'ils avaient atteint le 9 mai dernier, avant de subir une correction.

L'or a gagné 0,27% à 1.818,90$, pour le contrat à terme de juin sur le Comex, sa deuxième séance de rebond après avoir abandonné près de 4% la semaine passée, au plus bas depuis trois mois et demi.

Sur le marché des devises, l'indice du dollar a subi des prises de bénéfices mardi soir après avoir atteint ses plus hauts de 20 ans. Face à un panier de devises de référence, le billet vert reculait de 0,8% à 103,35 pts, tandis que l'euro rebondissait de 1,08% à 1,0543$, après des propos "faucon" de Klaas Knot, membre du conseil de la BCE. M. Knot, également président de la banque centrale des Pays-Bas, est le premier responsable de la zone euro à suggérer une éventuelle hausse d'un demi-point des taux d'intérêt en juillet prochain, si les risques liés à l'inflation venaient à s'aggraver. Pour l'instant, il a dit soutenir un resserrement plus modeste d'un quart de point.

Le pétrole reflue, Washington se tourne vers le Venezuela

Le bitcoin, qui avait plongé vers 26.000$ jeudi dernier, est parvenu mardi à retrouver le seuil des 30.000$, à 30.167$ en fin de soirée, en hausse de 0,9% sur 24h. Il reste toutefois loin de son record de novembre 2021 à près de 69.000$.

Enfin, le pétrole a marqué le pas après plusieurs séances de rebond. Le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juin), a cédé 1,6% à 112,40$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord d'échéance juillet a rendu 2% à 111,93$. Les cours ont corrigé après l'annonce par Washington d'un allègement des sanctions infligées au Venezuela, ouvrant la voie à la reprise des achats de pétrole à ce pays d'Amérique du Sud.

L'administration Biden a accordé une "dérogation limitée" au groupe pétrolier américain Chevron (la seule major US encore présente à Caracas) pour reprendre des discussions en vue de "potentielles futures activités au Venezuela", a indiqué un haut responsable américain. Le titre Chevron a gagné 0,6% mardi à la clôture.

VALEURS A SUIVRE

Walmart a trébuché de 11,4%. Le leader américain de la grande distribution vient en effet de décevoir sur son premier trimestre fiscal 2023, l'inflation ayant affecté sa rentabilité. En outre, le groupe de l'Arkansas réduit ses estimations. Pour le trimestre clos, le détaillant a réalisé un bénéfice net de 2,05 milliards de dollars soit 74 cents par titre, contre 2,73 milliards et 97 cents par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,3$, contre un consensus FactSet de 1,48$. Les revenus ont été de 141,6 milliards de dollars, contre 138,3 milliards pour la période correspondante, l'an dernier, et 138,8 milliards de consensus. La croissance domestique US à comparable a été de 3%, ce qui dépasse les attentes.

"Les profits étaient inattendus et reflètent l'environnement inhabituel", a déclaré le directeur général Doug McMillon dans un communiqué. "Les niveaux d'inflation aux États-Unis, en particulier dans les aliments et le carburant, ont créé plus de pression sur la composition des marges et les coûts d'exploitation que nous ne l'avions prévu". Le commerce électronique a augmenté de 1% et l'activité publicitaire mondiale a bondi de 30%.

Pour le deuxième trimestre, Walmart prévoit une croissance des ventes nettes consolidées de plus de 5% aux États-Unis, une croissance des ventes comparables hors carburant de 4 à 5%, et un bénéfice par action stable ou en légère hausse. Pour l'année, Walmart prévoit une progression des ventes de 4% à taux de change constants, une augmentation des ventes US à comparable de 3,5% hors carburant et une baisse de 1% du bpa. Les prévisions de chiffre d'affaires et de bpa pour l'année complète excluent les cessions. Le consensus FactSet prévoit des ventes de 590,51 milliards de dollars, ce qui implique une croissance de 3,1%, une expansion US à comparable de 3,3% et un bpa de 6,75$.

Home Depot a gagné 1,7%, alors que le géant américain de la distribution de produits pour l'équipement de la maison vient pourtant de rehausser ses prévisions annuelles de revenus, face à une forte demande. Le groupe table donc désormais sur une croissance à magasins comparables de 3% environ pour l'exercice 2022, contre une performance légèrement positive auparavant attendue. Le consensus était de 1,4% de progression. La croissance annuelle du bénéfice par action est attendue voisine de 5%, ce qui constitue également une révision en hausse. Pour le premier trimestre fiscal, clos début mai, le bénéfice net a représenté 4,23 milliards de dollars et 4,09$ par titre, contre 4,15 milliards un an avant. Les revenus se sont améliorés de 3,8% à 38,91 milliards. Le groupe a donc nettement dépassé les attentes trimestrielles de profits.

Twitter (+2,5%) s'est repris après une chute de près de 17% en deux séances, face aux doutes sur l'issue de l'offre d'achat d'Elon Musk... Ce dernier a estimé mardi qu'il y aurait au moins "20% de faux comptes/spams, 4 fois plus que ce que prétend Twitter (...). Mon offre était basée sur l'exactitude des déclarations à la SEC de Twitter. Hier, le directeur général de Twitter a publiquement refusé de montrer la preuve des (ndlr : comptes fake et spam) < 5%. Cet accord ne peut pas avancer tant qu'il ne le fait pas", a ainsi tweeté Musk, après avoir échangé lundi avec Parag Agrawal, le CEO du réseau social.

Elon Musk est peut-être à la recherche d'une meilleure offre après sa proposition d'acquisition de Twitter pour 44 milliards de dollars, 54,2$ par titre, prix qui pourrait sembler trop élevé si le niveau des faux comptes se révélait aussi conséquent. Rappelons que Musk a suspendu son offre vendredi dernier en attendant d'en savoir plus sur ces faux comptes Twitter.

Citigroup a bondi de 7,6% alors que Berkshire Hathaway, la firme de Warren Buffett, vient d'opérer un nouveau pari de 3 milliards de dollars sur la banque américaine. Sur le trimestre clos fin mars, Berkshire a donc acquis des actions Citi pour près de 3 milliards, profitant de la faiblesse des cours, alors que la banque est en pleine restructuration à l'initiative de sa directrice générale Jane Fraser. En revanche, Berkshire est sorti de son investissement de plus de 30 ans au capital de Wells Fargo (+3,5%). La firme de Buffett a aussi acquis des titres Celanese (+7,5%), McKesson (+1,6%), Ally Financial (+6,2%) et Paramount (+15,3%).

JD.com (+4,1%). Le groupe chinois de commerce en ligne a profité des confinements en Chine, qui ont dopé les ventes en ligne et les bénéfices du groupe. Lei Xu, le directeur général de l'affaire, explique ainsi que le groupe tire profit de ses compétences afin de soutenir les communautés locales et entreprises affectées par Omicron. Hors éléments non récurrents, le bénéfice trimestriel par action a été de 2,53 yuans par ADS, très supérieur aux attentes. Les revenus se sont améliorés de 18% à 239,7 milliards de yuans, environ 36 milliards de dollars. Les revenus de services ont grimpé de 26%.

Take-Two (+11,7%), l'éditeur américain de jeux vidéo, connu notamment pour GTA (Grand Theft Auto), a battu le consensus de profit sur le trimestre clos mais livré des revenus un peu courts. Pour le quatrième trimestre fiscal clos fin mars 2022, le groupe a dégagé un bénéfice net de 111 millions de dollars, contre 219 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,09$, contre 1,04$ de consensus. Take-Two affiche donc une belle résistance, alors que le fonds d'investissement public saoudien vient par ailleurs de doubler sa participation au capital de l'éditeur durant le trimestre passé. Le net bookings trimestriel a augmenté de 8%, avec notamment 'NBA 2K22' et 'GTA V', mais il manque le consensus.

Pour le premier trimestre fiscal juste entamé, le groupe prévoit des ventes ajustées allant de 700 à 750 millions de dollars, contre 778 M$ de consensus. Sur l'exercice, les ventes ajustées sont anticipées entre 3,75 et 3,85 milliards de dollars, également en dessous du consensus.

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