En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 207.24 PTS
-4.3 %
4 187.50
-4.72 %
SBF 120 PTS
3 303.23
-4.1 %
DAX PTS
9 544.75
-3.94 %
Dow Jones PTS
21 175.68
-3.38 %
7 560.84
-3.23 %

Clôture de Wall Street : en forte hausse, la lutte contre le Covid-19 s'intensifie

| Boursier | 541 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a vivement rebondi mercredi après l'adoption par le Congrès américain d'une enveloppe budgétaire de 8,3 Mds$ pour contrer les effets du coronavirus.

Clôture de Wall Street : en forte hausse, la lutte contre le Covid-19 s'intensifie
Credits Reuters

La Bourse de New York s'est envolée mercredi de l'ordre de 4%, galvanisée par un projet du Congrès américain de débloquer une enveloppe de 8,3 milliards de dollars pour contrer les effets négatifs du coronavirus sur l'économie américaine. Ce volet budgétaire complète le geste fort de la Fed, qui a baissé mardi ses taux directeurs d'un demi-point. Les marché américains ont aussi été soutenus par le bon score de Joe Biden aux primaires démocrates à l'issue de "Super Tuesday", qui éloigne le spectre d'une candidature de Bernie Sanders, très à gauche et hostile aux marchés financiers.

A la clôture, l'indice Dow Jones a regagné 4,53% à 27.090 points (après une chute de 2,9% mardi et un bond de 5,09% lundi...), tandis que l'indice large S&P 500 a repris 4,22% à 3.130 pts (-2,8% mardi et +4,6% lundi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a grimpé de 3,85% à 9.018 pts (après -3% mardi et +4,49% lundi).

La Fed et le Congrès américain au secours de la croissance américaine

Les parlementaires américains républicains et démocrates se sont donc accordés mercredi pour débloquer un budget de 8,3 milliards de dollars pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Le texte devrait être soumis au vote de la Chambre des représentants dès mercredi soir, puis au Sénat. Le bilan de l'épidémie s'est alourdi aux Etats-Unis, où deux nouveaux décès sont survenus mercredi, portant à onze le nombre de morts dans le pays.

Mardi, la Réserve fédérale américaine avait frappé fort en abaissant d'un demi-point ses taux directeurs (ramenés entre 1% et 1,25%), deux semaines avant sa prochaine réunion de politique monétaire prévue les 17 et 18 mars prochains. Dans un premier temps, les investisseurs n'ont été qu'à moitié rassurés par cette action, jugée par certains comme précipitée. D'autant que le président de la Fed Jerome Powell a admis un peu maladroitement lors de sa conférence de presse qu'une baisse de taux donnerait une bouffée d'air aux entreprises, mais qu'elle "ne réduira pas le rythme des infections (de coronavirus) et ne réparera pas les chaînes d'approvisionnement brisées" par l'épidémie.

Dans son dernier rapport sur l'économie américaine (Livre Beige), publié mercredi soir, la Fed relève que le coronavirus commence à peser sur l'économie américaine, en particulier dans le tourisme et les transports. Une situation qui a justifié la baisse surprise de taux annoncée la veille.

De nouvelles mesures monétaires et budgétaires attendues

Tout en jugeant que l'économie américaine restait "solide", Jerome Powell a expliqué mardi que "nous voyons un risque pour les perspectives économiques et nous avons choisi d'agir". La décision de la Fed de frapper fort a d'ailleurs été prise mardi à l'unanimité de ses membres votants.

C'est la première fois que la Fed baisse ses taux directeurs en dehors d'une réunion depuis le 7 octobre 2008, trois semaines après la faillite de Lehman Brothers, qui avait donné le coup d'envoi de la crise financière mondiale des "subprimes".

Avant la Fed, les banque centrales d'Australie et de Malaisie avaient baissé leurs taux directeurs mardi, et ce mercredi, la banque du Canada a fait de même. En Europe, la BCE se dite prêt à agir, et a tenu mardi soir une réunion téléphonique avant sa réunion prévue le 12 mars. Les responsables de la BCE ont discuté des modalités d'une coopération entre les 19 banques de la zone euro en cas d'urgence, en abordant notamment la situation où les liquidités viendraient à manquer à la suite d'un retrait panique aux guichets, ont précisé les sources.

Les marchés financiers tablent déjà sur de nouvelles baisses de taux de la Fed dans les prochaines semaine, une possibilité que Jerome Powell n'a d'ailleurs pas exclue mardi. Ils espèrent aussi des actions budgétaires de la part des gouvernements afin de soutenir les entreprises affectées par cette crise sanitaire. Les patrons des compagnies aériennes américaines ont ainsi été reçus mercredi par Donald Trump à la Maison Blanche. Le président a tenté de rassurer le secteur en excluant d'interdire les liaisons aériennes avers la plupart de pays du monde.

Mardi, les ministres des Finances du G7 ainsi que les responsables des banques centrales se sont réunis par téléphone, et se sont engagés à utiliser "tous les instruments de politique appropriés pour obtenir une croissance durable et soutenable". Mais ils n'ont annoncé aucune mesure concrète, ce qui a quelque peu déçu les marchés financiers. Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin a laissé entendre mardi que la Maison Blanche pourrait annoncer des mesures de soutien au PME souffrant des effets du coronavirus.

Joe Biden fait un retour triomphal dans les primaires démocrates

Si l'actualité du coronavirus continue de dominer les esprits à Wall Street, les derniers développements de la campagne des primaires démocrates a également attiré l'attention, après une remontée spectaculaire de Joe Biden (candidat jugé favorable aux marchés) à l'issue du Super Tuesday, au cours duquel les primaires se sont déroulées dans 14 Etats.

Or, l'ancien vice-président de Barack Obama, qui semblait dépassé ces dernières semaines, l'a emporté dans neuf Etats, tandis que Bernie Sanders s'est imposé de son côté dans trois d'entre eux, dont son fief du Vermont.

De son côté, le milliardaire Michael Bloomberg a engrangé des résultats décevants et a annoncé son retrait ce mercredi, ainsi que son ralliement à Joe Biden, qui a déjà bénéficié de celui de deux autres candidats centristes, le benjamin de la course, Pete Buttigieg, et la sénatrice du Minnesota, Amy ­Klobuchar.

L'économie américaine résiste pour l'instant

Sur le plan macro-économique, les indicateurs du jour aux Etats-Unis n'ont pas montré de faiblesse particulière de l'économie américaine. Sur le marché de l'emploi, le secteur privé a créé 183.000 emplois en février selon l'étude mensuelle du cabinet ADP, contre 170.000 attendu, et après 209.000 en janvier (un chiffre revu en baisse par rapport à l'estimation initiale de 291.000 unités).

Le rapport complet sur l'emploi en février, très attendu par les marchés, sera publié vendredi.

Après un indice ISM manufacturier morose publié lundi, l'indice ISM des services est ressorti meilleur que prévu en février, à 57,3 contre un consensus proche de 55 et après 55,5 en janvier.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) a rebondi mercredi de 0,24% à 97,39 points, après avoir perdu près de 1% en deux séances, tandis que l'euro a cédé 0,34% à 1,1133$ après avoir grimpé de 1,2% depuis lundi. Le dollar a réagi à la forte baisse des taux de la Fed, alors que la BCE dispose d'une marge de manoeuvre bien plus limitée que la Fed pour baisser ses taux, qui sont déjà au plancher.

Les marchés obligataires ont fait du yo-yo, repartant à la baisse après l'annonce du budget exceptionnel prévu par le Congrès peu avant la clôture des marchés. Le rendement du T-Bond à 10 ans a fini en hausse de 4 points de base à 1,03% après être tombé à 0,99% en séance, sous le seuil de 1% pour la première fois de son histoire. Début janvier, ce rendement à 10 ans étaient encore de l'ordre de 1,90%... Le taux du T-Bond à 30 ans a terminé à 1,63% (+4 pdb), mais reste proche de son plus bas historique.

L'or maintient ses gains, le pétrole recule

L'or s'est stabilisé mercredi à 1.643,00$ l'once (-0,09%) pour le contrat à terme d'avril coté sur le Comex, maintenant son gain de plus de 3% inscrit mardi après les annonces de la Fed.

Les cours du pétrole ont fini en baisse dans la crainte d'un échec de la réunion de l'Opep+, qui se tient depuis mardi à Vienne. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a perdu 0,9% à 46,78$ (contrat à terme d'avril coté sur le Nymex) tandis que le Brent de mer du Nord a cédé 1,4% à 51,13$ (contrat à terme de mai). Le WTI avait plongé de 16% la semaine dernière, et le Brent avait abandonné 13,6% face à la crainte d'une demande atone sur 2020 en raison de la crise du coronavirus.

Mercredi, les cours du pétrole gagnaient plus de 2,5% en début de journée, mais ils ont perdu leurs gains après des informations selon lesquelles le ministre de l'énergie russe Alexander Novak avait quitté la réunion de l'Opep et de ses alliés... Un départ qui intervient alors que l'Arabie saoudite tente de convaincre les membres de l'Opep+ de réduire leur production commune de 1,5 million de barils par jours pour faire face à la baisse de la demande liée à la crise du Covid-19.

VALEURS A SUIVRE

"L'effet Biden" a profité au secteur de la santé à Wall Street. Après sa remontée surprise lors des primaires du "Super Tuesday", les investisseurs voient d'un bon oeil une candidature de Joe Biden, alors qu'ils craignent celle de Bernie Sanders, jugé trop socialiste, et dont le projet de sécurité sociale pour tous ("Medicare for All") inquiète particulièrement le secteur de la santé.

Le titre du premier assureur santé américain, UnitedHealth Group, a bondi de 10,7% tandis que Cigna a grimpé de 10,7% et Anthem a flambé de 15,6%. Les laboratoires pharmaceutiques Pfizer (+6,1%), Johnson & Johnson (+5,8%), Merck & Co (+4,8%) ou encore Eli Lilly (+7,7%) ont aussi fortement progressé. Le sous-indice du S&P 500 représentant le secteur de la santé a bondi de 3,9%.

Apple (+4,6%) est remonté avec d'autres grandes valeurs technologiques comme IBM (+4,1%), Amazon (+3,5%), Intel (+4,8%) ou Cisco (+3,3%).

Mattel (+7,8%). Le broker Keybanc a relevé sa recommandation à "surpondérer", contre "pondération en ligne" précédemment.

Oracle (+3,4%). La SG a remonté sa recommandation à l'achat sur le dossier, contre un avis à "conserver".

Nordstrom (-1,6%) prévoit un bénéfice annuel bien inférieur aux attentes après avoir publié un chiffre d'affaires moins bon que prévu au quatrième trimestre. Le titre du groupe de grands magasins recule de 8% hors séance. Barclays a dégradé le titre à "sous-pondérer" contre "pondération en ligne".

Hewlett Packard (-2,6%) a revu en baisse son objectif de flux de trésorerie pour l'année en raison de soucis d'approvisionnement dus à l'épidémie de coronavirus et a annoncé un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux prévisions.

Urban Outfitter (-8%) a dégagé un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes, en raison notamment à l'augmentation de ses frais en marketing.

Brown-Forman (-1,18%) Le troisième trimestre clos fin janvier a fait ressortir des comptes en ligne pour le groupe spiritueux qui a publié un bénéfice net de 231 M$, soit 48 cents par action, pour un chiffre d'affaires stable. La direction table sur un bénéfice par action compris entre 1,75 et 1,80$ sur l'exercice entier.

Dollar Tree (-3,5%). Le groupe a annoncé un bénéfice trimestriel par action de 52 cents. Hors éléments exceptionnels, le BPA est ressorti à 1,79 dollar, un peu meilleur que prévu par les analystes. Les ventes du groupe se sont inscrites à 6,32 milliards de dollars.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 01/04/2020

Des discussions seront engagées avec les autorités réglementaires pour déterminer la meilleure voie de poursuite de développement du produit

Publié le 01/04/2020

Pour aborder la crise, Engie indique disposer de l'un des bilans les plus solides du secteur, avec 16,4 MdsE de liquidité...

Publié le 01/04/2020

Ces résultats de Pixium Vision complètent et renforcent les données à 12 mois...

Publié le 01/04/2020

Désormais, 7.581 titres et 87.443,57 euros figurent au contrat de liquidité...

Publié le 01/04/2020

Engie maintient son Assemblée générale annuelle 2020 mais coupe son dividende au titre de 2019...