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Clôture de Wall Street : en forme, malgré une tension sur les taux longs

| Boursier | 321 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, au lendemain des annonces de la Réserve fédérale, qui a quelque peu clarifié le calendrier de réduction progressive de son soutien monétaire.

Clôture de Wall Street : en forme, malgré une tension sur les taux longs
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, au lendemain des annonces de la Réserve fédérale, qui a quelque peu clarifié le calendrier de réduction progressive de son soutien, sans bouleverser les anticipations déjà intégrées par les marchés financiers. Par ailleurs, les investisseurs relativisent les déboires du groupe immobilier chinois Evergrande, qui ne devraient pas s'étendre au-delà de la Chine, selon les experts. Le pétrole a continué de grimper, l'or a rechuté, et les taux d'intérêts ont flambé, dans l'anticipation de taux plus élevés à mesure que la reprise économique se confirme et que la crise du coronavirus s'estompe.

A la clôture, l'indice Dow Jones a grimpé de 1,48% à 34.764 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 1,2% à 4.448 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 1% à 15.052 pts. Neuf des onze indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, à commencer par l'énergie (+3,4%), les financières (+2,5%), les industrielles (+1,5%) et les technologiques (+1,3%).

Le taux du "10 ans" américain remonte près de 1,43% !

Le baril de brut léger américain WTI a avancé de 1,5% à 73,30$ pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex, retrouvant ses plus hauts niveaux depuis près de 3 ans. L'or a en revanche replongé de 1,6% à 1.749,80$ l'once (contrat à terme de décembre), effaçant ses gains de début de semaine, et de retour au plus bas depuis plus de 6 semaines. Côté devises, l'indice du dollar, chutait de 0,7% à 93,09 points en fin de soirée, après la publication d'indices d'activité moins solides que prévu en septembre aux Etats-Unis. L'euro gagnait 0,46% à 1,1740$.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans a flambé de 13 points de base pour remonter à 1,43%, au plus haut depuis début juillet. Les taux US à 30 ans ont bondi de 10 pb à 1,94%, et ceux du T-Bond à deux ans ont gagné plus modestement 2 pb à 0,26%. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans a grimpé de 8 pb à -0,25%, là aussi dans l'anticipation de politiques monétaires moins accommodantes des deux côtés de l'Atlantique.

Le bitcoin a poursuivi sa remontée, en hausse de 2,7% sur 24h, autour de 44.630$ jeudi soir sur le site Coindesk, après avoir chuté près des 40.000$ en début de semaine.

Le variant delta pèse sur l'activité et l'emploi US en septembre

Sur le front macro-économique, les indices d'activité "flash" pour septembre ont fait état d'un ralentissement, lié à la propagation du variant delta du Covid-19 et aux problèmes d'approvisionnement et de pénurie de main d'oeuvre. Ainsi, l'indice PMI composite flash ressort à 54,5, contre 55,5 attendu, et après 55,4 en août. L'indice manufacturier est de 60,5 contre 61 de consensus et l'indicateur des services déçoit lui aussi, à 54,4 contre 55 de consensus. Ces indicateurs restent toutefois en forte expansion, très au-dessus de la barre des 50.

En Europe, l'activité a marqué le pas encore plus brutalement en septembre. L'estimation flash de l'indice PMI composite IHS Markit s'est ainsi replié de 59 en août à 56,1 en septembre, mettant ainsi en évidence un nouvel affaiblissement de la croissance de la zone euro par rapport au sommet de quinze ans enregistré en juillet.

Par ailleurs, les chiffres de l'emploi hebdomadaire ont aussi déçu aux Etats-Unis, avec une hausse des demandes d'indemnisations. Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 18 septembre sont ainsi ressorties à 351.000, contre un consensus voisin de 325.000 et après 335.000 la semaine précédente.

Les marchés n'ont pas réagi négativement à ces données, qui les confortent dans l'idée que la Réserve fédérale et la BCE procéderont avec prudence et graduellement pour retirer leur soutien aux marchés, en tenant compte des soubresauts qui marquent la sortie de la crise de la pandémie de coronavirus. Les annonces faites mercredi soir par la Fed ont ainsi plutôt rassuré les investisseurs, même si la banque centrale a confirmé ses projets de réduire bientôt ses achats d'actifs et a laissé entendre qu'elle pourrait relever ses taux directeurs dès courant 2022 et non en 2023.

"Tapering" confirmé avant la fin de l'année

La Fed a ainsi signalé qu'une réduction du montant de son programme d'achat d'actifs (le "tapering") "pourrait bientôt être nécessaire", si les progrès observés vers les objectifs de la Fed en matière d'inflation et d'emploi se poursuivent globalement comme attendu. Rappelons que pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, la Fed achète chaque mois 120 milliards de dollars d'actifs, dont 80 Mds$ de bons du Trésor et 40 Mds$ de créances adossées à des prêts immobiliers.

Lors de sa conférence de presse, le président de la Fed Jerome Powell a précisé que le "tapering pourrait commencer aussi tôt que la prochaine réunion", qui se tiendra les 2 et 3 novembre prochains, et qu'il pourrait être achevé "vers le milieu de l'année prochaine".

Les nouvelles projections macro-économiques de la Fed, publiées mercredi soir, ont montré qu'elle pourrait procéder à une première hausse de ses taux directeurs dès 2022, et non en 2023 comme attendu jusqu'ici par les marchés financiers. Le taux des 'fed funds', actuellement proche de zéro, est désormais attendu à 0,3% fin 2022, 1% fin 2023 et 1,8% fin 2024.

Plafond de la dette US et dossier Evergrande passent au second plan

Par ailleurs, Jerome Powell a appelé le Congrès américain a voter aussi vite que possible pour relever le plafond de la dette fédérale et éviter le risque d'un défaut des Etats-Unis sur sa dette, un événement aussi inédit qu'inimaginable pour les marchés financiers. "Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que les Etats-Unis ne devraient faire défaut sur aucune de leurs obligations... et que personne ne devrait penser que la Fed ou qui que ce soit d'autre serait capable de protéger les marchés ou l'économie si un tel défaut se produisait", a prévenu M. Powell.

L'agence de notation Moody's a de son côté averti qu'en cas de 'non-relèvement' de la limite d'endettement, les marchés d'actions pourraient plonger de près d'un tiers, anéantissant près de 15.000 milliards de dollars de richesse et coûtant jusqu'à 6 millions d'emplois à l'économie, ce qui entraînerait une augmentation du taux de chômage à environ 9% aux Etats-Unis...

Malgré les blocages politiques observés au Congrès américains, les investisseurs estiment que la classe politique finira par trouver un accord pour éviter un défaut sur la dette fédérale... Les crises politiques autour du plafond de la dette se sont multipliées ces dernières années et ont jusqu'ici toujours été résolues in extremis... Goldman Sachs a ainsi souligné que les fermetures des services fédéraux ("shutdown") n'avaient généralement pas eu d'impact significatif sur les performances des actions à moyen terme. Les données historiques ne montrent aucun impact important sur le S&P des fermetures ou des récentes confrontations sur la question du plafond de la dette, relève la banque d'affaires américaine.

Un autre sujet d'inquiétude, celui de la défaillance attendue d'Evergrande, a été relégué au second plan depuis 48 heures. Selon le 'Wall Street Journal', les autorités chinoises préparent les responsables locaux à la potentielle défaillance du géant immobilier. Les gouvernements locaux ont été priés de prendre des mesures pour amortir le choc... Evergrande devait verser jeudi les coupons sur au moins deux obligations, dont une libellée en yuans (qui a pu être payée) et une libellée en dollars américains, dont le coupon de 83,5 millions de dollars reste à confirmer. De nombreuses autres échéances approchent pour le groupe, qui ne devrait pas échapper à une sévère restructuration. Les experts ont cependant estimé que sa défaillance pourrait ébranler la croissance chinoise, mais n'aurait pas d'impact majeur sur le système financier mondial.

VALEURS A SUIVRE

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street ce jeudi, Accenture, Darden Restaurants et Rite Aid ont annoncé leurs comptes trimestriels avant l'ouverture, alors que Nike et Costco Wholesale publieront après la clôture.

Salesforce (+7,2%), membre du Dow Jones, franchit de nouveaux records. Le géant des logiciels de CRM (gestion des relations client) vient de relever ses prévisions annuelles de revenus, et de fournir des prévisions optimistes jusqu'en 2023. La montée en puissance des modes de travail hybrides profite au colosse du "cloud", qui table désormais, pour l'exercice 2022, sur des revenus allant de 26,25 à 26,35 milliards de dollars. La guidance antérieure allait de 26,2 à 26,3 milliards. Pour l'exercice 2023, les revenus sont même attendus entre 31,65 et 31,8 Mds$, contre un consensus d'environ 31,5 Mds$.

BlackBerry (+11% !), star déchue des assistants personnels, qui conçoit désormais des solutions de cybersécurité et IoT, a dépassé les attentes de marché sur le trimestre clos. Le Canadien de Waterloo a annoncé pour son deuxième trimestre fiscal, clos fin août, des revenus de 175 millions de dollars, contre 259 millions un an avant et 164 millions de consensus. La perte nette s'est creusée à 144 millions de dollars et 25 cents par titre, contre 23 millions de dollars un an avant. Hors éléments, toutefois, la perte par action s'établit moins lourde que prévu, à 6 cents contre 7 cents de consensus.

Le groupe prévient qu'une baisse des volumes de production automobile en raison des fermetures 'covid' et des pénuries de semi-conducteurs continuera d'affecter négativement la société au cours des deux prochains trimestres de cet exercice. BlackBerry a enfin nommé John Giamatteo, ancien de la firme McAfee, à la direction de son activité de cybersécurité.

Le titre avait bénéficié en janvier du phénomène des 'meme stocks' à Wall Street, quadruplant de valeur en quelques jours. Il s'est depuis sensiblement apaisé, mais affiche de bonnes dispositions ce jeudi.

KB Home (+0,5%), le promoteur immobilier américain, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 1,64$, contre un consensus de marché de 1,6$ et un niveau de 0,83$ sur la période correspondante de l'an dernier. Les revenus trimestriels se sont établis quant à eux à 1,47 milliard de dollars sur cette période close en août, contre 999 millions de dollars un an avant. Néanmoins, les revenus s'établissent à un niveau inférieur aux attentes. KB Home estime, malgré sa belle rentabilité, que les perturbations de supply chain et les contraintes de personnels affectent son activité.

Netflix (+0,4%), le géant américain du streaming vidéo, a accepté de débourser plus de 500 M£, ou plus de 680 millions de dollars, pour s'offrir la Roald Dahl Story Company. C'est du moins ce qu'affirme Sky News, citant des sources, alors que le montant du deal n'avait pas été révélé. Netflix va s'offrir les droits de toutes les oeuvres de l'écrivain britannique Roald Dahl, en rachetant la compagnie dédiée à la gestion de ce catalogue. The Roald Dahl Story Company et Netflix unissent ainsi leurs forces pour présenter certaines des histoires les plus appréciées au monde aux fans actuels et futurs "de manière créative".

Pfizer (+0,5%). La Food and Drug Administration américaine a autorisé hier une dose de rappel du vaccin Covid-19 de Pfizer et BioNTech (+4%) pour les 65 ans et plus, toutes les personnes à haut risque de maladie grave et les autres personnes régulièrement exposées au virus. La décision ouvre la voie à un déploiement rapide des injections de rappel dès cette semaine pour des millions de personnes qui ont reçu leur deuxième dose du vaccin il y a au moins six mois.

Pfizer avait demandé à la FDA d'étendre son approbation de vaccin pour inclure des rappels pour toutes les personnes âgées de 16 ans et plus et a présenté des données la semaine dernière à un groupe de conseillers externes de la FDA qui, selon lui, montraient une immunité décroissante au fil du temps. Le panel a voté contre la proposition selon laquelle les rappels étaient nécessaires pour tout le monde, mais a déclaré que les preuves montraient qu'ils étaient utiles aux personnes âgées et aux personnes à haut risque.

Accenture (+2,5%), le géant du consulting et de l'outsourcing, a dépassé les attentes de profits sur le trimestre clos et fourni une guidance solide. Pour son quatrième trimestre fiscal décalé, clos fin août 2021, le groupe a réalisé un bénéfice net de 1,42 milliard de dollars soit 2,20$ par titre, contre 1,29 milliard de dollars et 1,99$ par action un an avant. Le consensus FactSet était de 2,19$ de bpa. Les revenus trimestriels se sont améliorés de 24% à 13,42 milliard de dollars, en ligne avec le consensus de marché. Le groupe a par ailleurs révisé en hausse sa guidance et déclaré un programme de rachat d'actions de 3 milliards de dollars.

Rite Aid (-6,6%), la chaîne américaine de pharmacies, corrige avant bourse à Wall Street, après une perte trimestrielle moins lourde que prévu mais des revenus inférieurs aux attentes. Les perspectives annuelles sont lourdement déficitaires. Sur le second trimestre fiscal, le groupe fait état d'une perte de 100 millions de dollars et 1,86$ par titre, contre 13 millions de dollars un an avant. Néanmoins, le déficit a été creusé par des coûts accrus de litiges, sans quoi il serait ressorti moins conséquent que prévu. Le groupe évoque une forte exécution dans l'administration de vaccins Covid-19. Pourtant, ses revenus sont inférieurs au consensus, en hausse timide de 2% sur les opérations poursuivies à 6,11 Mds$.

Darden Restaurants (+6,1%), le groupe américain de restauration, maison-mère d'Olive Garden, a annoncé pour son premier trimestre fiscal 2022 un bénéfice net de 231 millions de dollars soit 1,75$ par titre, contre 36 millions de dollars et 28 cents par action sur la période correspondante de l'an dernier. Les revenus trimestriels ont totalisé quant à eux 2,31 milliards de dollars, contre 1,53 milliard un an avant. Le consensus FactSet était de 1,64$ de bénéfice par titre et 2,24 milliards de dollars de facturations. Mieux encore, les ventes à comparable se sont améliorées de 47,5% en glissement annuel.

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