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Clôture de Wall Street : en dents de scie après la Fed, le Nasdaq franchit les 10.000 pts

| Boursier | 439 | 4 par 1 internautes

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé après les annonces de la Fed, qui prévoit une reprise lente face à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

Clôture de Wall Street : en dents de scie après la Fed, le Nasdaq franchit les 10.000 pts
Credits Reuters

La Bourse de New York a vécu une fin de séance volatile, mercredi, après les annonces de la Réserve fédérale, qui a indiqué que ses taux directeurs resteraient proches de zéro jusqu'à la fin 2022, pour favoriser la reprise économique qui s'annonce lente. Le Dow Jones et le S&P 500 ont brièvement grimpé après la Fed, mais ont fini en baisse... Le Nasdaq a poursuivi son "rally", franchissant le seuil psychologique des 10.000 points pour la première fois de son histoire. Les cours du pétrole ont progressé, malgré un bond surprise des stocks de brut aux Etats-Unis.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 1,04% à 26.989 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,53% à 3.190 pts. Mais le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a encore progressé de 0,67% à 10.020 pts, un nouveau record après celui inscrit mardi soir à 9.953 pts.

Du côté des valeurs, un seul des 11 indices sectoriels du S&P 500 s'est affiché dans le vert en clôture, à savoir les technologiques (+1,69%). Au sein du Dow Jones, Microsoft (+3,7%) et Apple (+2,5%) ont bondi, affichant de nouveaux records, suivis de Johnson & Johnson (+1,2%) et Procter & Gamble (+0,7%). Les plus fortes baisses reviennent à Boeing (-6,1%), ExxonMobil (-5,3%) et Chevron (-4,8%).

Plus tôt dans la journée, les Bourses asiatiques ont fini en ordre dispersé. Le Nikkei a gagné 0,15% et le Shanghai composite a cédé 0,4%. En Europe, l'EuroStoxx 50 et le CAC 40 ont reculé d'environ 0,8%.

Après leurs plus bas de mars, les Bourses mondiales ont puissamment rebondi ces dernières semaines, soutenues par un reflux de la pandémie de coronavirus en Europe et aux Etats-Unis, qui entretient les espoirs de reprise économique rapide à partir du 3e trimestre. Le rebond a cependant porté les niveaux de valorisation des actions américaines à leur plus haut niveau depuis des décennies, ce qui les rend vulnérables à toute mauvaise surprise.

La Fed prévoit des taux proches de zéro jusqu'à la fin 2022

Dans ce contexte, les annonces de la Fed et de son président Jerome Powell, ont été soigneusement décortiquées par les acteurs du marché. La Réserve fédérale américaine a comme prévu maintenu les taux directeurs à leur nouveau actuel, proche de zéro, et a répété sa volonté de mettre en oeuvre l'ensemble de ses outils pour sortir l'économie américaine de l'ornière dans laquelle l'a plongée la crise du coronavirus.

Même si le pire semble passé, la Réserve fédérale s'est placée dans l'optique d'une reprise économique lente, qui exigera de maintenir les taux directeurs proches de zéro jusqu'à la fin 2022. Le PIB des Etats-Unis devrait chuter de 6,5% cette année, avant un rebond partiel de 5% en 2021, mais il ne devrait retrouver son niveau d'avant la crise que courant 2022, selon les nouvelles projections de la Fed, les premières depuis décembre 2019. Quant au taux de chômage, il devrait s'établir à 9,3% fin 2020 (contre 13,3% en mai), mais sa décrue sera ensuite lente.

De grandes incertitudes demeurent, selon Powell

Le président de la Fed Jerome Powell a indiqué que "nous ne pensons même pas à penser à relever les taux"... Lors de sa conférence de presse, il a ajouté que les "mois qui viennent seront cruciaux pour comprendre ce qui se passe vraiment dans l'économie", en insistant que les "grandes incertitudes" pesant sur l'avenir.

La Fed constate que les conditions de financement se sont améliorées ces dernières semaines, en partie grâce à ses actions massives de soutien de l'économie. Toutefois, la pandémie va "peser lourdement" sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation à court terme, et elle représente "un risque considérable pour les perspectives économiques sur le moyen terme" aux Etats-Unis, estime la banque centrale.

10e séance de baisse pour le dollar, le pétrole résiste

Sur le marché des changes, le dollar a subi sa 10e séance de recul consécutive, accentuant sa baisse après les annonces de la Fed. Il s'agit de la plus longue série baissière depuis 2006 pour le billet vert, qui a désormais reflué de 6,5% par rapport à son pic du 20 mars. L'indice du dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, yen, dollar canadien et couronne suédoise), a reculé de 0,26% à 96,10 points. L'euro a gagné 0,30% à 1,1374$, évoluant à son plus haut niveau depuis trois mois, après être tombé fin mars sous 1,07$. Sur les marchés obligataires, le rendement des T-Bonds à 10 ans a chuté de 9 points de base à 0,73% après les annonces de la Fed.

Les cours du pétrole ont été volatils mercredi, chutant après l'annonce d'une nette hausse des stocks de pétrole aux Etats-Unis, mais retrouvant ensuite le chemin de la hausse. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet a gagné 1,7% à 39,60$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août a grimpé de 1,3% à 41,73$.

Aux Etats-Unis, les stocks de pétrole pour la semaine close au 5 juin ont augmenté de 5,7 millions de barils à 538,1 millions de barils, alors que le consensus tablait au contraire sur un recul de 1,9 million de barils à la faveur du redémarrage de l'économie américaine. Les cours restent cependant soutenus par la perspective d'une baisse de la production, tant du côté de l'Opep+ que des pays tiers, à commencer par les Etats-Unis, où le nombre de puits en activité a plongé au plus bas depuis la mi-2009.

De son côté, l'or s'est stabilisé mercredi, le contrat à terme d'août gagnant 0,1% à 1.723,70$ l'once sur le Comex. Le métal jaune progresse d'environ 13% depuis le début de l'année, faisant office de valeur-refuge face à la multiplication des risques.

L'OCDE prévoit une contraction du PIB de 7,3% aux Etats-Unis en 2020

Sur le front macro-économique, les grandes institutions continuent d'ajuster leurs prévisions à l'aune de la pandémie de Covid-19. Après la Banque mondiale lundi, c'est au tour de l'OCDE de publier ce mercredi ses nouvelles projections de profonde récession pour 2020, suivie d'un rebond rapide mais partiel en 2021. Le PIB mondial devrait ainsi se contracter d'au moins 6% cette année, selon l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (la Banque mondiale tablait, elle, sur -5,2%). En 2021, le rebond devrait atteindre 5,2% (contre +4,2% pour la Banque mondiale).

Outre ce scénario central, l'OCDE envisage un scénario du pire, en cas de deuxième vague de coronavirus : le PIB mondial chuterait alors de 7,6% en 2020, suivi d'une reprise plus timide, limitée à 2,8% l'an prochain.

Aux Etats-Unis, l'OCDE prévoit une contraction du PIB de 7,3% cette année, avant un rebond de 4,1% l'année prochaine. Dans l'éventualité d'une seconde vague, la récession serait de 8,5% cette année, et le PIB américain ne regagnerait que 1,9% en 2021.

VALEURS A SUIVRE

Apple (+2,57%) n'en finit plus de monter en bourse. La capitalisation boursière du groupe technologique de Cupertino a franchi ce jour les 1.500 milliards de dollars, alors que Deutsche Bank et Evercore ISI viennent de rehausser leurs objectifs de cours.

AMC Entertainment (+5%), géant américain de l'exploitation de salles de cinéma, basé au Kansas, prévoit la réouverture en juillet de l'ensemble de ses salles, après les avoir fermées mi-mars en raison de la pandémie de Covid-19. Le titre se redresse aujourd'hui à Wall Street.

GameStop (+2,2%), distributeur américain de jeux vidéo, a dévoilé une perte trimestrielle plus importante que prévu. Le titre décroche... Pour le premier trimestre fiscal, la perte nette a atteint 166 millions de dollars soit 2,57$ par titre, contre un profit de 7 M$ environ un an avant. La perte ajustée trimestrielle est ressortie à 104 millions de dollars soit 1,61$ par titre, alors que les revenus ont chuté de 17% à 1,02 Md$.

AbbVie (+0,7%) a dévoilé un accord de partenariat avec Genmab pour le développement et la commercialisation de traitements contre le cancer.

Tesla (+8,9%). Elon Musk estime qu'il est temps désormais d'intensifier la production de camions électriques, si l'on en croit un courrier électronique signé du patron de Tesla que Reuters a pu se procurer.

Ford Motor (-5,9%), le constructeur automobile du Michigan, a annoncé un renforcement de son alliance avec l'Allemand Volkswagen pour produire jusqu'à huit millions de véhicules commerciaux.

Vroom (+4,3%), le spécialiste de la vente en ligne de voitures d'occasion, a fait des premiers tours de piste tonitruants hier sur le Nasdaq en s'adjugeant 117% de hausse après avoir levé 467,5 millions de dollars, montant supérieur aux prévisions. Le prix d'introduction en bourse était fixé à 22 dollars, 2$ de plus que la fourchette indicative, et le titre a terminé hier à 47,9$.

Starbucks (-4%) a annoncé ce mercredi anticiper un plongeon de son profit opérationnel du troisième trimestre de 2,2 milliards de dollars du fait des fermetures liées au nouveau coronavirus. La chaîne de cafés table sur une perte ajustée trimestrielle allant de 55 à 70 cents par titre, et anticipe une chute allant jusqu'à 45% de ses ventes US à comparable sur la période. Le bpa ajusté annuel est attendu désormais entre 55 et 95 cents.

Uber (-4,8%) ne devrait pas mettre la main sur GrubHub (+1,9%). Les pourparlers entre les deux parties seraient proches de tomber à l'eau selon une source bien informée de 'CNBC'. Cette dernière évoque notamment des problèmes de concurrence. La société de livraisons de repas basée à Chicago serait par ailleurs sur le point de conclure un accord avec une société européenne. Les noms de Just Eat, Takeaway.com et Delivery Hero sont mentionnés.

Delta Air Lines (-7,4%) anticipe une chute de 90% de ses revenus du second trimestre en glissement annuel. Le groupe aérien doit renégocier ses accords de dette afin d'éviter le défaut l'année prochaine. Le groupe entend par ailleurs réduire ses sorties de cash à zéro d'ici la fin de l'année 2020.

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