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Clôture de Wall Street : en demi-teinte malgré un rebond du Nasdaq

| Boursier | 288 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé vendredi, partagée entre un rebond des valeurs technologiques après la purge de jeudi.

Clôture de Wall Street : en demi-teinte malgré un rebond du Nasdaq
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé vendredi, partagée entre un rebond des valeurs technologiques après la purge de jeudi, et des prises de bénéfices sur d'autres secteurs, notamment les financières, qui ont souffert après une décision de la Fed les contraignant à détenir davantage de fonds propres. La fin de séance a été volatile, marquée par les "4 Sorcières", avec l'arrivée à échéance des contrats à terme et des options sur les actions et sur les indices. Du côté des valeurs, Nike a perdu 4%, mais Fedex a bondi de 6,1% après des résultats trimestriels accueillis de manière contrastée par les investisseurs.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,71% à 32.627 points et l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,06% à 3.913 pts. De son côté, le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a regagné 0,76% à 13.215 pts après son plongeon de 3% la veille, sa pire chute depuis septembre 2020. Sur l'ensemble de la semaine, la DJIA a cédé près de 0,5% et les deux autres indices ont reculé d'environ 0,8%.

Six des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse vendredi, à commencer par les services de communication (+0,8% après -1,9% jeudi), les biens de consommation discrétionnaire (+0,3%) et la santé (+0,3%). L'indice des technologiques a beaucoup fluctué avant de finir en léger recul de 0,25%, à l'exception du sous-secteur des semi-conducteurs, qui a gagné 1%. Parmi les secteurs à la peine, on trouve les financières (-1,2%) et les industrielles (-0,7%). L'énergie a fini stable après un gain de 1,3% en séance et une chute de 4,6% jeudi.

Les taux longs US se maintiennent au plus haut depuis plus d'un an

Sur les marchés obligataires, les taux longs ont fluctué autour de leur plus haut niveau depuis plus d'un an, témoignant des craintes d'inflation, malgré les annonces de "colombe" faites par la Fed mercredi. Le taux de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans a fini vendredi à 1,73%, en hausse de 9 points de base sur la semaine et de 82 pb par rapport au début de l'année, où il ne cotait qu'environ 0,9%.

Le "30 ans" américain a terminé la semaine à 2,44% contre 2,38% vendredi dernier et 1,64% fin 2020. Certains stratégistes estiment que les marchés vont tester le seuil des 2% sur l'emprunt US à 10 ans avant de retrouver un nouvel équilibre cohérent avec les perspectives de reprise économique aux Etats-Unis.

Mercredi, la Fed a maintenu en l'état sa politique monétaire ultra-accommodante, et a revu en nette hausse ses prévisions de croissance pour 2021 (+6,5% attendu pour le PIB des Etats-Unis, contre 4,2% en décembre), tout en réaffirmant son intention de ne pas relever ses taux directeurs (actuellement proches de zéro) avant la fin 2023... La Fed considère visiblement que l'ajustement actuel sur les taux à long terme ne traduit pas des risques inconsidérés, mais simplement un retour à la normale après la récession éclair de 2020, provoquée par la crise du coronavirus.

Powell et Barkin expliquent la position de la Fed

Dans une tribune publiée vendredi par le "Wall Street Journal", le président de la Fed Jerome Powell a estimé que l'horizon économique américain est "en train de s'éclaircir", mais que la reprise est "loin d'être complète". C'est pourquoi la banque centrale "continuera de fournir à l'économie le soutien dont elle a besoin pendant aussi longtemps que nécessaire", a-t-il ajouté.

"Je pense sincèrement que nous sortirons de cette crise plus forts et meilleurs, comme nous l'avons fait si souvent par le passé", a-t-il assuré.

De son côté, le président de la Fed de Richmond, Thomas Barkin, a estimé que l'inflation devrait accélérer cette année, mais il ne s'attend pas à ce que cela devienne un "phénomène pluri-annuel". Sur la chaîne 'CNBC", il a ajouté que "les forces qui tirent les prix vers le bas restent puissantes, notamment la mondialisation et la technologie". Selon M. Barkin, les entrepreneurs auxquels il a parlé "ne comptent pas relever leurs prix de façon anormale ces prochains temps". Il a répété que la Fed ne relèvera pas ses taux courts avant que l'économie n'atteigne clairement ses objectifs (le plein emploi et une inflation "core" autour de 2% par an : ndlr).

Le pétrole signe sa plus mauvaise semaine depuis octobre

Le pétrole a rebondi d'environ 2%, après avoir subi un plongeon de l'ordre de 7% jeudi dans la crainte d'un ralentissement de la reprise mondiale, compte-tenu de la 3e vague de coronavirus qui balaie l'Europe, où la campagne de vaccination a pris du retard. Les mesures de restriction se multiplient à nouveau sur le Vieux Continent, notamment en France et sans doute bientôt en Allemagne, qui avait pourtant allégé ses mesures récemment, début mars...

Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI (qui a expiré vendredi soir) a regagné 2,4% à 61,42$$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent d'échéance mai a repris 2% à 64,53$. Sur la semaine, le WTI a chuté de 6,4% tandis que le Brent a lâché 6,8%, leur plus forte baisse hebdomadaire depuis octobre 2020. Les cours gagnent toutefois encore plus de 20% depuis le début de l'année, dans l'espoir d'une reprise de la demande en 2021.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a gagné 0,1% à 91,96 points, face à un panier de devises internationales, portant ses gains à 2,3% depuis le début 2021, tandis que l'euro a cédé 0,09% à 1,1904$.

La vaccination avec AstraZeneca reprend en Europe

Sur le front de la pandémie, les Etats-Unis ont dépassé jeudi l'objectif des 100 millions de doses de vaccin anti-Covid injectées, que Joe Biden s'était fixé pour les 100 premiers jours de son mandat de président des Etats-Unis. Biden ayant pris ses fonctions le 20 janvier dernier, le but a été franchi avec un mois d'avance, et coïncide avec le déblocage cette semaine des nouvelles aides financières aux Américains prévues dans le cadre du plan de soutien de 1.900 milliards de dollars adopté la semaine dernière.

En Europe, la polémique sur le vaccin AstraZeneca (suspendu cette semaine par de nombreux pays européens) se calme après la décision jeudi de l'Agence européenne du médicament (EMA) jugeant ce vaccin "sûr et efficace". Les bénéfices du sérum d'AstraZeneca sont supérieurs aux risques, a dit Emer Cooke, directrice de l'EMA, tout en disant ne pouvoir formellement exclure un lien entre la vaccination et les 30 rares cas de formation de caillots sanguins sur lesquels l'agence a enquêté parmi 5 millions de personnes vaccinées. Vendredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a à son tour confirmé sa confiance dans le vaccin, estimant que les données accumulées jusqu'à présent concernant le vaccin ne suggèrent aucune hausse des cas de thromboses veineuses ou d'embolie pulmonaire.

La vaccination avec AstraZeneca a repris vendredi dans une dizaine de pays, dont l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne, l'Italie et la France, où le Premier ministre Jean Castex s'est fait vacciner devant les caméras de télévision afin de rétablir la confiance.

Réunion glaciale en Alaska entre les diplomates chinois et américains

Par ailleurs, les marchés réagissent peu aux tensions sino-américaines qui se sont étalées jeudi soir lors de la première rencontre entre les chefs de la diplomatie chinoise et la nouvelle équipe américaine, organisée en Alaska... Les Etats-Unis et la Chine ont fait état de désaccords irréconciliables lors de ce premier face-à-face diplomatique. Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a déclaré "de profondes inquiétudes au sujet des actes de la Chine s'agissant du Xinjiang", où Washington accuse Pékin de "génocide" contre les musulmans ouïghours, "de Hong Kong, de Taïwan, des cyberattaques contre les Etats-Unis et de la coercition économique contre nos alliés".

Côté chinois, le plus haut responsable du PC chinois pour la diplomatie, Yang Jiechi, a répliqué que "la Chine est fermement opposée aux ingérences américaines dans les affaires intérieures de la Chine" et a promis de "prendre des mesures fermes en réponse". Cette première confrontation Chine-USA intervient après un clash verbal avec la Russie, concernant Vladimir Poutine, qualifié de "tueur" par Joe Biden.

VALEURS A SUIVRE

Le secteur bancaire a souffert des annonces surprise de la Fed. JP Morgan Chase a perdu 1,6%, Goldman Sachs a cédé 1%, Morgan Stanley a lâché 1,2%, Bank of America a cédé 1%, Citigroup a fléchi de 1,1% et Bank of New York Mellon a reculé de 0,75%.

La Fed a jeté un froid sur le secteur bancaire en annonçant qu'elle ne prolongerait pas l'exemption accordée aux banques l'an dernier sur le "ratio de levier supplémentaire" (supplementary leverage ratio, SLR), qui expire à la fin du mois, ce qui pourrait obliger les banques à augmenter leurs réserves de fonds propres voire à réduire leur exposition au marché des bons du Trésor. La Fed prévoit cependant de réévaluer le calibrage de ce dispositif, ce qui pourrait atténuer à terme la portée de sa décision...

FedEx (+6,1%) a publié des bénéfices et des ventes supérieurs aux attentes des analystes pour son 3e trimestre fiscal, qui a été dopé par les livraisons à domicile sur fond de pandémie de coronavirus. Le groupe américain a en outre affirmé s'attendre à ce que la demande pour ce type de services "reste très élevée dans un avenir prévisible". Pour son 3e trimestre fiscal, achevé fin février, le groupe basé à Memphis a annoncé un bénéfice net de 892 millions de dollars (3,30$ par action) contre 315 M$ un an plus tôt. En données ajustées des éléments non récurrents, les bénéfices atteignent 939 M$, ou 3,47$ par action, alors que le consensus tablait sur un bpa ajusté de 3,3$. Les ventes ont grimpé de 23% à 21,5 milliards de dollars.

Pour l'ensemble de l'exercice 2021 en cours, FedEx prévoit un bpa ajusté entre 17,60$ et 18,20$. Les investissements ont été revus en hausse pour l'exercice, autour de 5,7 Mds$, en raison de changements dans le calendrier de paiement de ses avions et d'une accélération de l'expansion de ses capacités de livraison par la route.

Nike (-3,97%), le géant américain des équipements sportifs, a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, mais la croissance de ses ventes a ralenti en raison de difficultés logistiques pour acheminer ses produits aux Etats-Unis depuis l'Asie. Ces retards ont pesé sur les ventes pendant la période cruciale des fêtes de fin d'année. Au 3e trimestre fiscal, achevé fin février, Nike a dégagé un bénéfice net de 1,45 milliard de dollars (90 cents par action), en forte hausse de 71%. Les ventes du groupe ont totalisé 10,36 Mds$, en hausse de 2,6%. Le consensus était de 76 cents de bpa et 11 Mds$ de CA.

Nike avait subi une chute de ses ventes pendant deux trimestres consécutifs en 2020, en raison des confinements, avant de retrouver la croissance (+7%) pour son 2e trimestre fiscal, achevé fin novembre, qui incluait Thanksgiving, le Black Friday et le Cyber Monday. Cependant, le groupe (qui a désormais pu rouvrir la majorité de ses points de vente) a connu à partir de décembre des perturbations de sa chaîne d'approvisionnement. Ces perturbations sont liées "à la pandémie de Covid-19 en particulier en Amérique du Nord et dans la zone EMEA". Les ventes ont reculé de 11% au 3e trimestre en Amérique du Nord à taux de changes constants. L'activité des ports des Etats-Unis a été freinée par le manque de main d'oeuvre lié à la gestion de la crise du Covid.

Au troisième trimestre, le groupe a aussi fait état d'un ralentissement de ses ventes en ligne, qui ont explosé depuis le début de la crise sanitaire. Les ventes en ligne ont certes encore grimpé de 59% sur un an au 3e trimestre, mais elles avaient bondi de 84% au 2e trimestre et d'environ 80% sur les deux précédents trimestres. Nike a par ailleurs annoncé qu'il allait reprendre son programme de rachat d'actions.

Walt Disney (-0,59%), Amazon (+1,5%), ViacomCBS (+0,6%), Comcast (-0,7%) et Fox (-0,12%) ont scellé avec la National Football League américaine un accord relatif à la diffusion des compétitions de football américain jusqu'en 2033. Les termes du deal n'ont pas été divulgués, mais selon CNBC, il pourrait représenter un total de plus de 100 milliards de dollars !

Chubb (-5,2%), l'assureur américain, a annoncé hier soir, après la clôture de Wall Street, son intention de racheter son rival Hartford Financial Services (stable) pour 23,24 milliards de dollars en cash et titres. Hartford avait déjà indiqué qu'il avait été destinataire d'une proposition de ce même Chubb, sans en préciser le montant. L'assureur dommages Chubb offre donc l'équivalent de 65$ par titre Hartford. Il s'agirait, en cas de finalisation, du plus important deal dans le secteur depuis l'acquisition de Willis Towers Watson par Aon Plc pour 30 Mds$ l'an dernier.

Tesla (+0,26%). La Chine ne semble pas rassurée à propos des caméras des voitures électriques de Tesla. Ainsi, les véhicules du groupe californien sont désormais interdits dans les complexes militaires chinois, du fait des données sensibles qui auraient pu y être collectées, précise Bloomberg. Il est maintenant demandé aux propriétaires de Tesla de garer leurs voitures en dehors des installations militaires, d'après des personnes familières de cette directive, "ayant choisi l'anonymat, l'information étant privée".

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