Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
7 068.59 PTS
-1.75 %
6 990.50
-2.75 %
SBF 120 PTS
5 475.97
-1.71 %
DAX PTS
15 603.88
-1.94 %
Dow Jones PTS
34 265.37
-1.3 %
14 438.40
-2.75 %
1.132
-0.22 %

Clôture de Wall Street : en berne, la Fed se montre plus "faucon"

| Boursier | 402 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a terminé en nette baisse mercredi, plombée notamment par le secteur technologique, après la publication des "Minutes" de la Fed.

Clôture de Wall Street : en berne, la Fed se montre plus "faucon"
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini dans le rouge vif mercredi, plombée notamment par le secteur technologique, après la publication des "Minutes" de la Fed. Celles-ci ont montré que la banque centrale pourrait durcir sa politique monétaire davantage que prévu cette année, compte-tenu d'un forte reprise économique et d'une inflation élevée. L'annonce par le cabinet ADP de la création de plus de 800.000 emplois dans le secteur privé en décembre aux Etats-Unis n'a fait que renforcer les anticipations d'une Fed plus "faucon" en 2022.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 1,07% à 36.407 points (contre +0,22% avant les Minutes), tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 1,94% à 4.700 pts (contre -0,38% avant), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a plongé de 3,34% à 15.100 pts (-1,4% auparavant). Le Nasdaq a désormais corrigé de près de 6% par rapport à son dernier record du 19 novembre dernier.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reculait de 0,3% avant 20h, a réduit ses pertes à 0,08% par la suite face à un panier de devises de référence, à 96,18 points. Le rendement du T-Bond à 10 ans s'est tendu pour atteindre 1,7% (+5 points de base) contre 1,68% avant 20h, et 1,5% le 31 décembre dernier.

Technologiques et actifs spéculatifs sous pression

L'or a gagné 0,6% à 1.825,10$ l'once sur le Comex (contrat de février) et le bitcoin cotait mercredi soir autour de 43.570$, chutant de 5,9% sur 24h, selon le site Coindesk. Une politique monétaire moins accommodante serait défavorable aux actifs spéculatifs qui ont profité de l'afflux de liquidités et des taux très bas depuis 2020. Ainsi, les "meme stocks" ont plongé, dont Gamestop (-13%), AMC Entertainment (-10,7%) et Bed Bath & Beyond (-10,8%).

Parmi les grandes "technos", Salesforce (-8,3%), Microsoft (-3,8%) et Apple (-2,6%) ont pesé sur le Dow Jones. Tesla (-5,3%), Meta Platforms (-3,7%, ex-Facebook), Advanced Micro Devices (-5,7%) et Nvidia (-5,7%) ont aussi plombé la cote. Les valeurs technologiques, très fortement valorisés, sont les plus vulnérables à une hausse des taux, celle-ci ayant un effet direct sur l'actualisation des flux de trésorerie futurs des sociétés en forte de croissance.

En Europe, les marchés avaient à l'inverse terminé en hausse, toujours rassurés par les dernières études concernant la moindre dangerosité du variant Omicron du coronavirus. L'indice EuroStoxx 50 a grimpé de 0,57%, et à Paris, le CAC 40 (+0,81%) a signé son 3e record d'affilée en clôture.

Une première hausse de taux attendue dès mars ?

Selon les "Minutes" de la Fed, "les participants ont noté que compte-tenu de leurs projections individuelles pour l'emploi et l'inflation, il pourrait être nécessaire de relever le taux des "fed funds" plus tôt ou à un rythme plus rapide que ce que les participants anticipaient auparavant".

Plusieurs membres du Comité de politique monétaire (FOMC) ont en outre estimé que l'objectif de plein emploi avait déjà été atteint aux Etats-Unis. Le plein emploi est l'une des conditions fixées par la Fed avant de relever ses taux directeurs, ramenés autour de zéro depuis 2020 pour lutter contre les effets de la crise du Covid-19.

Selon les données compilées par CME Group reflétant les contrats à terme, la probabilité de voir la Réserve fédérale américaine augmenter ses taux directeurs dès le mois de mars prochain d'un quart de point à 0,25-0,50%, a encore augmenté à 64,1% mercredi contre seulement 26% le 3 décembre dernier. La probabilité d'un maintien à 0-0,25% en mars est tombée à 32,2%, et il y a une probabilité faible (3,7%) d'une hausse d'un demi-point à 0,5%-0,75%. Il y a probabilité de 73,3% pour que le taux des "fed funds" soit relevé au moins trois fois d'ici à la fin 2022.

Vers une réduction du bilan rapide, contrairement à 2015

En outre, certains membres de la Fed se sont prononcés en faveur d'une réduction du bilan de la Fed "peu après" le début des hausses de taux, ce qui constituerait un nouveau resserrement monétaire. La question de la réduction du bilan, qui a gonflé de 4.400 milliards de dollars avant la pandémie à 8.670 Mds fin 2021, a fait l'objet d'une large discussion entre les membres du comité de politique monétaire, précise le compte-rendu.

Si la Fed commençait à réduire son bilan peu après le début des hausses de taux, elle agirait bien plus vite que lors du dernier cycle haussier. Elle avait commencé à relever ses taux en 2015, mais avait ensuite attendu deux ans avant de commencer à réduire son bilan à partir de 2017.

Rappelons que la Fed avait décidé le 15 décembre d'accélérer l'arrêt de son programme d'achat d'actifs, désormais prévu dès la fin mars au lieu de la mi-2022. Dans ses nouvelles projections, la Fed avait aussi indiqué qu'elle envisageait de relever ses taux au moins trois fois cette année pour accompagner la reprise et juguler l'envolée de l'inflation, qui a atteint 6,8% sur un an en novembre aux Etats-Unis, au plus haut depuis 1982 !

Le marché US de l'emploi privé solide en décembre

Le dernier rapport d'ADP sur l'emploi privé non-agricole américain, publié mercredi, a fait ressortir 807.000 créations de postes en décembre, plus de deux fois le consensus de place qui avoisinait les 400.000 emplois, selon FactSet. Les métiers des loisirs et de l'hospitalité ont créé le plus d'emplois (246.000), suivis des transports et services collectifs (138.000), des services aux professionnels (130.000) et de l'éducation/santé (85.000).

Par ailleurs, l'indice PMI composite américain final du mois de décembre a atteint 57, contre 56,9 de consensus, et après 57,2 en novembre, signalant toujours une forte expansion. L'indice final des services est lui aussi ressorti un peu plus haut que prévu à 57,6 contre 57,5 de consensus, en léger repli par rapport à novembre (58), mais toujours très dynamique, au-dessus de la barre des 50.

Les cours du pétrole ont continué leur progression mercredi, après la publication d'un léger recul des stocks américains de brut, mais d'une envolée des réserves d'essence aux Etats-Unis. Le baril de brut léger américain WTI a progressé de 1,1% à 77,85$ (contrat à terme de février sur le Nymex), tandis que le Brent de Mer du nord a avancé de 1% à 80,80$ (contrat de mars).

Les stocks domestiques de brut, hors réserve stratégique, ont reculé de 2,1 millions de barils lors de la semaine close le 31 décembre à 417,9 mb. Le consensus tablait sur un repli de 3,2 mb. En revanche, les stocks d'essence ont bondi de 10,1 millions de barils (+1,8 mb de consensus), alors que les stocks de produits distillés ont progressé de 4,4 millions de barils (+1,5 mb de consensus).

Les chaînes d'approvisionnement sous pression accrue

Sur le front sanitaire, la vague d'Omicron continue de grossir à travers le monde, avec des records de nouveaux cas, notamment aux Etats-Unis (près d'un million lundi) et en France (plus de 270.000 nouveaux cas). Les marchés financiers continuent de traiter cette augmentation très importante des nouveaux cas de Covid avec un relatif détachement, alors que les données confirment pour l'heure que le nouveau variant Omicron ne provoquerait que des maladies plus légères. Bloomberg note que plusieurs études récentes montrent qu'Omicron n'infecte pas les poumons aussi facilement que les variants antérieurs, et reste cantonné dans les voies respiratoires supérieures.

Malgré sa moindre dangerosité, Omicron perturbe tout de même les systèmes hospitaliers et le fonctionnement de l'économie, affectée par les absences d'employés, soit cas positifs ou cas contact, mis en isolement pendant plusieurs jours. La pénurie de personnel frappe notamment les transports aériens et l'enseignement.

Dans une note, Bank of America prévoit une nouvelle hausse des prix du fret maritime et de la congestion des ports, étant donné une demande plus forte (gains de contrats en Europe, réapprovisionnement avant le Nouvel An chinois), et des perturbations liées à Omicron. Goldman Sachs s'est de son côté montré prudent sur la chaîne d'approvisionnement en Chine, où des problèmes pourraient entraîner de nouvelles perturbations de la production en raison de la stratégie Covid Zero adoptée par le pays.

VALEURS A SUIVRE

Pfizer (+2%). L'administration Biden a doublé sa commande de traitement antiviral oral Covid-19, offrant au gouvernement un total de 20 millions de traitements pour faire face à la poussée d'Omicron et à la persistance du variant Delta. La Maison Blanche s'attend désormais à ce que 4 millions de traitements de pilules soient disponibles d'ici la fin janvier et 10 millions d'ici juin, trois mois plus tôt que prévu, selon un responsable de l'administration. Les détails de l'accord élargi, le plus important de Pfizer pour la pilule, n'ont pas été divulgués. Pour la première commande de 10 millions de novembre, le gouvernement américain avait annoncé qu'il verserait 5,29 milliards de dollars au laboratoire. Il a été démontré que ces pilules réduisaient considérablement les hospitalisations et les décès dus au COVID-19.

Pfizer et BioNTech (-5,6%), forts de leur succès dans la vaccination Covid-19, ont par ailleurs décidé de travailler ensemble sur un vaccin ARNm contre le zona... Bank of America en a profité pour rehausser à l'achat sa recommandation sur Pfizer.

Boeing (-0,26%) prend de l'altitude à Wall Street, alors que la compagnie aérienne américaine à bas coût Allegiant Air a commandé 50 Boeing 737 MAX d'une valeur de cinq milliards de dollars au prix catalogue. Allegiant aurait rejeté ainsi des offres d'Airbus. L'accord fait suite à une série de revers pour Boeing et constitue un revirement dans la stratégie de la compagnie aérienne, qui consistait à acheter des appareils d'occasion à des prix avantageux.

Deere (+0,2%). Lors d'une conférence de presse au CES 2022, le géant américain des engins agricoles a dévoilé un tracteur entièrement autonome prêt pour une production à grande échelle. La machine combine le tracteur 8R de Deere, une charrue à ciseaux compatible TruSet, un système de guidage GPS et de nouvelles technologies de pointe. Le tracteur autonome sera disponible pour les agriculteurs plus tard cette année.

Tesla (-5,3%), qui retombait mardi soir de 4,2%, abandonne encore un peu de terrain à Wall Street, après l'annonce par Sony (+3,6% à Tokyo) d'un projet visant à examiner une possible entrée sur le marché des véhicules électriques. Le président-directeur général de Sony, Kenichiro Yoshida, a déclaré ainsi à l'occasion du CES de Las Vegas, que la société allait lancer une nouvelle division pour commercialiser des véhicules électriques. Yoshida a déclaré que le groupe Sony lancerait une nouvelle division et potentiellement une compagnie appelée Sony Mobility Inc, dans le cadre de l'accélération de la commercialisation de ses véhicules électriques.

Beyond Meat (-5%). Le propriétaire de la chaîne de restauration rapide KFC va proposer aux Etats-Unis des menus à base du poulet végétal de Beyond Meat à compter du 10 janvier, pour une durée limitée.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

Plus que quelques jours pour bénéficier de notre offre Assurance vie

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 janvier 2021 inclus.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/01/2022

A la suite de son acquisition par GTT en octobre 2020 et après une première année consacrée à renforcer son organisation et ses équipes, Elogen,...

Publié le 24/01/2022

L'opérateur Orange devrait nommer cette semaine Christel Heydemann au poste de directrice générale du groupe, selon plusieurs sources proches du...

Publié le 24/01/2022

Qui devient le premier traitement approuvé contre la fibrodysplasie ossifiante progressiveIpsen (Euronext : IPN ; ADR : IPSEY) a annoncé aujourd'hui...

Publié le 24/01/2022

L'exercice social en cours de Les Toques Blanches du Monde aura une durée exceptionnelle de 15 mois...

Publié le 24/01/2022

Au 20 janvier 2022, le Groupe SBM dispose d'un niveau de trésorerie disponible de l'ordre de 200 ME...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne