En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 929.28 PTS
-
4 917.00
-
SBF 120 PTS
3 912.90
-
DAX PTS
12 736.95
-
Dow Jones PTS
28 308.79
+0.4 %
11 677.84
+0.37 %
1.184
+0.15 %

Clôture de Wall Street : en baisse, la situation sanitaire inquiète

| Boursier | 475 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a démarré la semaine en nette baisse lundi, dans le sillage des autres places mondiales, où les investisseurs s'inquiètent d'un regain de la pandémie de Covid-19.

Clôture de Wall Street : en baisse, la situation sanitaire inquiète
Credits Reuters

La Bourse de New York a démarré la semaine en nette baisse lundi, dans le sillage des autres places mondiales. Les investisseurs s'inquiètent d'un regain de la pandémie de Covid-19, notamment en Europe, où de nombreuses villes ont dû prendre de nouvelles mesures de restriction, au risque d'enrayer la reprise économique en cours. Le pétrole WTI a rechuté de plus 4%, après son rebond supérieur à 10% la semaine dernière, et l'or a aussi perdu plus de 2,5%, tandis que le dollar a repris de la hauteur face au retour des incertitudes.

A la clôture, les indices ont cependant réduit leurs pertes, grâce à un rebond des grandes "technos". L'indice Dow Jones a perdu 1,84% à 27.147 points, après avoir lâché près de 3% en séance. L'indice large S&P 500 a reculé de 1,16% à 3.281 pts, et frôle la zone de correction, caractérisée par une baisse de 10% par rapport aux précédents sommets. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et "biotechs", a limité les dégâts, terminant en légère baisse de 0,13% à 10.778 pts.

Le Nasdaq lâche cependant 10,6% par rapport à son record du 2 septembre à 12.056 pts. Les trois indices américains viennent d'enchaîner trois semaines de baisse consécutive, et à ce stade, le S&P 500 s'oriente vers son pire mois de septembre depuis 2011.

Plus tôt dans la journée, l'indice EuroStoxx a plongé de 3,7%, de même que le CAC 40 à Paris, tandis que le Dax 30 a perdu 4,3% et que le Footsie 100 a chuté de 3,3%.

Les valeurs cycliques et les banques piquent du nez

A Wall Street, les ventes ont affecté en priorité les secteurs de l'énergie, des matières premières, et les industrielles, qui avaient profité ces dernières semaines d'un regain d'intérêt de la part de gérants de portefeuille cherchant des valeurs sous-évaluées dans l'optique de la reprise économique mondiale.

Au sein du Dow Jones, les plus fortes baisses ont été enregistrées par Dow (-4,8%), 3M (-4,8%), American Express (-5%), Honeywell (-4,3%) et Caterpillar (-4,6%).

Les bancaires ont aussi souffert ce lundi, après la publication d'une enquête affirmant que le secteur bancaire a fermé les yeux sur des opérations de blanchiment d'argent (drogue, armes, terrorisme...) ces dernières années, malgré le durcissement des réglementations. JP Morgan, mis en cause par cette enquête, a perdu 3%. A Francfort, Deutsche Bank a plongé de 8,2%.

Les technologiques ont mieux tiré leur épingle du jeu lundi : Apple est même parvenu à rebondir de 3%, tandis que Microsoft et Salesforce ont regagné chacun environ 1% grâce à des achats réalisés dans les 90 dernières minutes de cotation.

Le décès de la juge "RBG" durcit encore la campagne électorale américaine

Outre les inquiétudes sur la situation sanitaire, les marchés observent aussi avec appréhension le regain des tensions politiques aux Etats-Unis, après le décès, samedi, de la juge de la Cour Suprême Ruth Bader Ginsburg ("RBG"), qui a exacerbé la lutte entre Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden.

A 45 jours de l'élection présidentielle, le président républicain veut remplacer "sans délai" la juge Ginsburg, ce qui ferait basculer durablement la Cour dans le camp conservateur (les juges étant nommés à vie). Mais pour le camp démocrate et Joe Biden, c'est le prochain président qui doit nommer le prochain juge. "Les électeurs doivent choisir le président, et le président doit proposer un juge au Sénat", selon Biden.

Les marchés financiers craignent que la campagne électorale très disputée ne débouche le 3 novembre prochain sur une élection aux résultats serrés, qui feraient l'objet de contestations, ouvrant la voie à une instabilité politique dommageable au climat des affaires. La polémique sur le remplacement de la juge Ginsburg ne fait qu'accroître ces craintes.

Le Congrès se fait attendre pour prolonger son soutien à l'économie

En outre, la cote américaine est déprimée par le peu de progrès réalisé par les partis politiques en vue d'adopter un nouveau package de soutien à l'économie américaine. Le précédent plan massif de 2.200 milliards de dollars, mis en place en mars, est désormais arrivé à son terme, et de nombreuses mesures d'aide aux entreprises et aux salariés ont pris fin. Les économistes craignent que sans un rapide nouveau coup de pouce budgétaire, l'emploi et la consommation en pâtissent, enrayant la fragile reprise de l'économie américaine.

La semaine dernière, la Réserve fédérale avait maintenu en l'état sa politique monétaire très accommodante, et ses taux proches de zéro, mais avait un peu déçu les marchés en n'évoquant par son intention de renforcer encore ses programmes de rachats d'actifs si la situation économique se dégradait.

Le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, a d'ailleurs mis en garde contre un excès d'optimisme sur la reprise économique, même si celle-ci a été "plus vite que ce qui était généralement prévu" pendant l'été. Toutefois, "le chemin devant nous demeure hautement incertain", a prévenu le patron de la Fed. "Les perspectives économiques sont hautement incertaines et dépendront en grande partie de notre capacité à maîtriser le virus", a-t-il poursuivi, en appelant la Maison Blanche et le Congrès à adopter de nouvelles mesures budgétaires.

Jerome Powell et Steven Mnuchin auditionnés cette semaine au Congrès

La Fed a maintenu comme prévu ses taux directeurs proches de zéro, le 16 septembre, et s'est engagée à les conserver ainsi jusqu'à la fin 2023, en estimant que l'inflation ne devrait pas remonter jusqu'à son objectif de 2% avant cette date.

Cette semaine, Jerome Powell ainsi que le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin seront auditionnés à trois reprises au Congrès. Mardi, les deux responsables seront entendus par la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, au sujet des réponses apportées à la crise sanitaire. Mercredi, une audience est prévue devant la commission spéciale en charge de la crise du nouveau coronavirus. Enfin, les responsables seront auditionnés par la Commission bancaire du Sénat.

La semaine sera aussi marquée par des interventions publiques de plusieurs membres de la Fed, dont Lael Brainard, Charles Evans, Raphael Bostic, James Bullard, Mary Daly et John Williams.

L'Europe renforce son arsenal face à la résurgence du coronavirus

Sur le plan sanitaire, l'Europe est confrontée depuis la fin des vacances d'été à une recrudescence du nombre d'infections par le coronavirus, faisant craindre une seconde vague de la pandémie dans cette région. La Covid-19 continue aussi de faire des ravages aux Etats-Unis, où le nombre de morts s'apprête à franchir la barre symbolique des 200.000 morts, et se propage aussi très rapidement en Inde, tandis qu'en Chine, elle semble désormais sous contrôle.

De nombreux pays européens ont été amenés à durcir ces derniers jours les mesures de restriction dans de nombreuses grandes villes, afin de tenter de juguler le rebond des cas de Covid-19. En France, Nice, Lyon, Marseille et Toulouse ont notamment restreint les rassemblements et manifestations sportives et culturelles et les horaires d'ouverture des bars et restaurants. En Espagne, des quartiers entiers de Madrid ont été reconfinés pour deux semaines, une mesure qui concerne 850.000 personnes.

Au Royaume-Uni, le niveau d'alerte épidémique a été relevé de 3 à 4 (risque "élevé ou augmentant de manière exponentielle"). Le Premier ministre Boris Johnson doit s'exprimer mardi devant le Parlement et le maire de Londres Sadik Khan, réunit ce lundi un conseil municipal au cours duquel il devrait se prononcer en faveur d'un couvre-feu à partir de 22 heures dans la capitale, et d'une réduction des heures d'ouverture des cafés, pubs et restaurants.

Le pétrole et l'or en berne, le dollar remonte

Sur le front économique aux Etats-Unis, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago pour le mois d'août 2020 est ressorti à 0,79, contre 1,88 de consensus et 2,54 un mois avant. Une lecture positive signale rappelons-le une expansion supérieure à la normale.

Le pétrole est reparti dans le rouge vif lundi, dans la crainte d'un essoufflement de la reprise de la demande en cas de seconde vague de coronavirus. Le baril de brut léger américain (WTI) a rechuté de 4,4% à 39,31$ pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex, après avoir repris plus de 10% la semaine dernière, sa meilleure semaine depuis juin. Le Brent d'échéance novembre a abandonné lundi 4% à 41,44$, après un gain de 8,3% la semaine dernière. En outre, la perspective d'une reprise des exportations libyennes a aussi déprimé les cours, dans un environnement où l'offre est déjà excédentaire.

Une fois n'est pas coutume, l'aversion au risque n'a pas bénéficié à l'or, qui a chuté de 2,6% à 1.910,60$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Le métal jaune avait grimpé de 0,7% la semaine dernière, sa deuxième semaine de hausse consécutive.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar s'est nettement renforcé lundi soir, gagnant 0,8% à 93,67 points, tandis que l'euro a reculé de 0,7% à 1,1755$ après des propos de Christine Lagarde, la présidente de la BCE, qui a fait savoir que l'institution surveille de près la parité euro-dollar. Le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans a perdu 2 points de base à 0,67%. Ce taux évoluait encore à 1,9% en début d'année, avant la crise du coronavirus qui a entraîné une brutale récession économique et des mesures d'exceptionnelles de la part de la Réserve fédérale, qui a ramené ses taux directeurs proches de zéro.

VALEURS A SUIVRE

Oracle (+1,8%) / Walmart (+1,3%). Alors que la reprise de TikTok aux Etats-Unis par Oracle et Walmart semblait scellée, et que Donald Trump disait samedi avoir validé le projet, le feuilleton a rebondi lundi, et le ton s'est à nouveau durci entre le président américain et ByteDance, la maison mère chinoise du réseau social de partage de vidéos très courtes.

Ainsi, les projets d'accord publiés par ByteDance et Oracle ont révélé des contradictions sur les termes de l'accord concernant TikTok... ByteDance, a en effet déclaré qu'il détiendrait 80% de TikTok Global, une société américaine nouvellement créée, et qui conservera la plupart des opérations de l'application dans le monde. ByteDance a ajouté que TikTok Global deviendrait ainsi sa filiale. A l'inverse, Oracle a annoncé que ByteDance ne détiendrait aucune participation dans TikTok Global, confirmant que la majorité des parts de TikTok serait entre des mains américaines.

De son côté, Donald Trump a une nouvelle fois haussé le ton, menaçant d'interdire les services de TikTok aux Etats-Unis à partir de dimanche prochain si la société n'est pas contrôlée par des groupes américains. Si Oracle et Walmart "ne prennent pas le contrôle total (du nouveau groupe), alors nous n'approuverons pas l'accord", a ainsi déclaré dimanche soir le président américain sur 'Fox News'.

A défaut de TikTok, Microsoft (+1%) a annoncé le rachat de ZeniMax Media, propriétaire de l'éditeur de jeux vidéo Bethesda Softworks. Une acquisition de 7,5 milliards de dollars, tout simplement la plus importante du géant américain dans le gaming ! Bethesda est un éditeur référent dans l'industrie avec des jeux tels que The Elder Scrolls, Doom, Dishonored et Fallout. Le groupe devrait également sortir au moins deux jeux début 2021.

Microsoft affirme que les jeux "alimenteront de nouveaux services de cloud-gaming comme le Xbox Game Pass", qui compte plus de 15 millions d'abonnés. Microsoft prévoit d'ajouter les "franchises emblématiques" de Bethesda à la bibliothèque GamePass et a l'intention de proposer les futurs jeux de Bethesda sur Game Pass le jour même de leur lancement sur Xbox ou PC. Le groupe de Redmond s'attend à finaliser la transaction au cours de la seconde moitié de l'exercice 2021 et estime l'"impact minimal" sur le résultat d'exploitation ajusté des exercices 2021 et 2022.

Tesla (+1,6%) tiendra mardi son très attendu 'Battery Day'. Les investisseurs seront très attentifs aux annonces technologiques du groupe d'Elon Musk, dont la valorisation devient désormais très exigeante pour ne pas dire excessive à court terme, ainsi qu'à sa stratégie en matière de batteries. Musk a néanmoins promis que le Battery Day allait être "dingue".

Nike (-1,1%), géant des chaussures et accessoires de sport, annoncera ses derniers comptes trimestriels mardi, après la clôture de Wall Street, avec probablement un impact fort de l'épidémie du fait des fermetures et de l'impact de la crise sur la consommation. Le consensus est de 46 cents de bpa ajusté pour 9,1 Mds$ de revenus...

AutoZone (-1,6%) annoncera aussi mardi ses derniers résultats. General Mills et Cintas publient mercredi, Accenture, Darden Restaurants et CarMax jeudi.

Costco Wholesale (+1%), distributeur d'Issaquah, publie également jeudi ses résultats financiers du trimestre clos. Le groupe a bénéficié des achats de précaution des consommateurs.

Nikola Corporation (-19,3%), concepteur de camions électriques et à hydrogène, a plongé après l'annonce de la démission de Trevor Milton, son président exécutif et fondateur. Le Conseil d'administration a accepté son départ et a choisi de nommer Stephen Girsky, ancien vice-président de General Motors et membre du Conseil, comme nouveau président. Une annonce qui intervient moins de deux semaines après que la société basée à Phoenix s'est retrouvée dans la ligne de mire d'un vendeur à découvert, dont un rapport a entraîné l'ouverture d'une enquête de la SEC et du ministère de la Justice.

Hindenburg Research, le 'vadeur' en question, évoque une fraude complexe, passant notamment par une surévaluation des capacités des premiers camions lors de tests. Outre cette affaire, Nikola a beaucoup fait parler à Wall Street au cours des derniers mois. Son titre s'est notamment envolé après que General Motors eut annoncé prendre 11% du capital de Nikola contre un chèque de 2 milliards de dollars.

Hilton Worldwide Holdings (-4,6%), Marriott (-6,8%) et Hyatt Hotels (-6,4%) corrigent avec le secteur hôtelier sur des craintes de nouvelles mesures restrictives. Le secteur des casinos fait de même avec notamment Las Vegas Sands (-5,2%), MGM Resorts (-4,2%) ou Wynn Resorts (-6,9%). Delta Air Lines, American Airlines et United Airlines ont fléchi également de 7,5% à 9%.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Suivez la tendance avec
Nicolas PAGNIEZ,

du lundi au vendredi à 9h55, 12h30, 14h55 et 18h30 sur

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/10/2020

Les résultats de Fountaine Pajot pour l'exercice clos le 31 août 2020 seront mécaniquement impactés par la baisse d'activité brutale de mars à juin...

Publié le 20/10/2020

Vivendi devrait utiliser la trésorerie pour réduire sa dette financière.., et pour financer un programme significatif de rachats d'actions et des acquisitions.

Publié le 20/10/2020

Goldman Sachs aurait conclu un accord avec le Département américain de Justice et aurait accepté de débourser plus de 2 Mds$ supplémentaires pour solder une affaire qui lui aura coûté plus de 5…

Publié le 20/10/2020

Le groupe Total a déclaré mardi que la société Cray Valley, sa filiale française dans les résines, n'était pas à vendre.

Publié le 20/10/2020

Pharmasimple anticipe au dernier trimestre de 2020 une forte augmentation du nombre de commandes internet...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne