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Clôture de Wall Street : en baisse, la 3e vague de Covid-19 inquiète

| Boursier | 477 | 5 par 1 internautes

La Bourse de New York a fini mardi en recul, en manque de catalyseurs après les auditons de Jerome Powell (Fed) et Janet Yellen (Trésor) devant le Congrès américain.

Clôture de Wall Street : en baisse, la 3e vague de Covid-19 inquiète
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini mardi en recul, en manque de catalyseurs après les auditons de Jerome Powell (Fed) et Janet Yellen (Trésor) devant le Congrès américain, qui n'ont pas apporté d'éclairage nouveau sur l'horizon de la reprise économique ou des taux d'intérêts. Les rumeurs d'un nouveau vaste plan de relance de Joe Biden, axé sur les infrastructures et les énergies nouvelles, n'ont pas non plus surpris les marchés. La Bourse a même boudé la nouvelle détente des taux d'intérêts souverains, s'inquiétant en revanche des effets de la 3e vague de Covid-19, qui déferle sur l'Europe. Les cours du pétrole ont abandonné plus de 6% dans la crainte d'une reprise différée.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,94% à 32.423 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,76% à 3.910 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fléchi de 1,12% à 13.227 pts. A noter qu'il y a un an exactement, le 23 mars 2020, les marchés américains étaient tombés à leur plus bas niveau de la crise du coronavirus : depuis, le DJIA et le S&P 500 ont flambé de 75% et le Nasdaq a presque double (+94%) dans l'espoir d'une reprise.

Plus tôt dans la journée, les marchés européens ont fini en baisse après de nouvelles mesures de restriction sanitaires annoncées par l'Allemagne et la France, sur fond de problèmes d'approvisionnement de l'UE en vaccins contre le Covid, notamment de la part du laboratoire AstraZeneca (-3,5%). L'indice EuroStoxx 50 a fini en recul de 0,18% et le CAC 40 a lâché 0,4%, inscrivant sa 3e séance de baisse d'affilée. En Asie, le Nikkei a fléchi de 0,6% et le Shanghai composite a perdu 0,9%.

Le taux à 10 ans américain revient à 1,62%

A Wall Street, seuls trois des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont progressé mardi : les "utilities" (+1,5%), les biens de consommation de base (+0,4%) et l'immobilier (+0,3%). A la baisse, on trouve notamment les matériaux de base (-2,1%) et les industrielles (-1,7%), les financières (-1,4%) et l'énergie (-1,3%).

Sur les marchés obligataires, les taux longs ont nettement reflué, le taux de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans revenant à 1,62% (-6 points de base), après avoir plafonné à 1,74% la semaine dernière, au plus haut depuis la fin 2019. Le taux US à 30 ans est revenu à 2,33% (-6 pb) mais il reste en nette hausse depuis le début de l'année, où il s'établissait à 1,64%.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a rebondi de 0,67% à 92,36 points, face à un panier de devises internationales, et gagne plus de 2,5% depuis le début 2021, tandis que l'euro a perdu 0,68% à 1,1850$.

La Fed semble décidée à ne pas relever ses taux directeurs trop vite

Les marchés de taux semblent réagir à retardement aux déclarations de la Fed, la semaine dernière, qui avait maintenu en l'état sa politique ultra-accommodante et a répété qu'elle ne relèverait pas ses taux directeurs avant la fin 2023. De nombreux intervenants estiment cependant qu'en cas de reprise économique dynamique, la banque centrale américaine sera amenée à relever ses taux dès 2022 pour juguler un dérapage inflationniste.

Un membre de la Fed, Robert Kaplan, président de la Fed de Dallas, s'est d'ailleurs distingué de ses collègues mardi en disant s'attendre à une hausse des taux dès l'année prochaine. A l'inverse, la gouverneure de la Fed, Lael Brainard, qui s'exprimait aussi mardi en public, a estimé que la crise actuelle justifiait que la Fed adopte une attitude "patiente" plutôt que "préemptive" à ce stade. L'emploi et l'inflation restent "loin de nos objectifs", a-t-elle noté.

Dans son audition devant la chambre des représentants, le président de la Fed, Jerome Powell, a lui aussi répété l'engagement de la banque centrale à maintenir une politique accommodante, et a redit qu'il ne s'attendant pas à une résurgence forte et durable de l'inflation cette année, ajoutant que la Fed disposait des outils pour faire face à une hausse des prix.

Malgré la reprise, le retour à la normale est encore loin

Le patron de la Fed a aussi répété que l'économie américaine s'était redressée plus rapidement que ce qui était généralement prévu, et elle semble actuellement "en train d'accélérer", mais il a ajouté que la situation était encore loin d'un retour à la normale.

Quant à Janet Yellen, la secrétaire au Trésor (et ancienne patronne de la Fed), elle s'est montrée optimiste dans ses remarques préparées en amont de l'audition, estimant qu'un retour au plein emploi est possible dès l'année prochaine, en 2022, si la vaccination permet d'éviter une nouvelle vague de la pandémie de coronavirus. Mais comme Jerome Powell, elle a estimé que l'économie avait encore besoin de soutien avant de retrouver sa vitesse de croisière.

Le "plan infrastructures" de Joe Biden est sur les rails

Quelques semaines après l'adoption du plan de relance budgétaire de 1.900 milliards de dollars, la presse a dévoilé mardi des informations sur le plan Biden de rénovation des infrastructures, qui figurait aussi dans son programme de campagne du président.

Ce plan pourrait mobiliser entre 3.000 et 4.000 milliards de dollars, dont le financement serait partiellement assuré par des hausses d'impôts sur les ménages les plus aisés et les entreprises. Cette perspective fiscale ne ravit pas forcément les marchés boursiers, même si un tel programme est susceptible de profiter à de nombreuses entreprises, de créer de nombreux emplois et de moderniser le pays, dont les infrastructures sont vieillissantes.

Au Congrès, le sénateur Mitch McConnell, leader républicain de la chambre haute, a d'ores et déjà fait savoir que l'adhésion éventuelle des républicains dépendra du financement et a qualifié le plan d'infrastructures de 'cheval de Troie' pour des augmentations de taxes.

Le pétrole à nouveau en zone de correction

Sur les marchés pétroliers, la correction a repris de plus belle mardi, dans la crainte que les nouvelles restrictions anti-Covid mises en place en Europe ne retardent le processus de reprise de la demande pétrolière. Le contrat à terme de mai sur le baril de pétrole brut WTI a plongé de 6,2% à 57,76$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent d'échéance mai a perdu 5,9% à 60,79$.

Les cours du pétrole sont désormais à nouveau en zone de correction (chute supérieure à 10% sur les plus hauts), déjà frôlée la semaine dernière. La semaine dernière, le WTI avait déjà chuté de 6,4% et le Brent de 6,8%, leur plus forte baisse hebdomadaire depuis octobre 2020.

Sur le front économique aux USA, les ventes de logements neufs ont baissé à 775.000 en février, en recul de plus de 18% en comparaison de la lecture révisée du mois antérieur (948.000), et très en-deçà du consensus, logé à 875.000.

Par ailleurs, la balance des comptes courants pour le quatrième trimestre 2020 est ressortie déficitaire de 188,5 milliards de dollars, contre 186,4 Mds$ de consensus et 180,9 Mds$ pour la lecture révisée de la période antérieure. La balance courante, mesurant le solde de l'ensemble des échanges de biens et services, des transferts et des flux d'investissement, affiche ainsi en 2020 un déficit accru de 35% à 647,2 milliards de dollars, au plus haut depuis 12 ans, ce qui représente 3,1% du PIB, ratio le plus élevé depuis 2008.

Enfin, l'indice manufacturier régional de la Fed de Richmond pour le mois de mars, qui vient lui aussi d'être publié, est ressorti à 17, contre un consensus de 15 et un niveau de 14 un mois avant, ce qui signale une accélération de l'activité manufacturière régionale.

Nouvelles interrogations autour du vaccin d'AstraZeneca

Sur le front de la crise sanitaire, les Etats-Unis poursuivent leur campagne de vaccination à un rythme élevé, tandis qu'en Europe, en proie à une 3e vague de coronavirus, les mesures de restriction se multiplient, notamment en France et en Allemagne. La campagne de vaccination ne parvient pas à rattraper son retard dans l'Union européenne, notamment en raison de problèmes de livraison par le laboratoire britannique AstraZeneca. La Commission européenne, qui exige du laboratoire la livraison du nombre de doses prévues, menace d'interdire les exportations de vaccins hors de l'UE, provoquant des tensions politiques avec Londres. La question sera au menu du sommet européen extraordinaire prévu jeudi et vendredi (par visioconférence, Covid oblige...)

La polémique se poursuit autour du vaccin d'AstraZeneca, au lendemain de la publication de résultats positifs de son étude américaine (USA, Chili et Pérou). Cette étude montre que le sérum est efficace à 79% et même à 100% pour éviter les formes graves du Covid. Par ailleurs, le groupe dit n'avoir pas constaté de risque de thrombose supérieur à la normale parmi les participants à cette étude.

Toutefois, lundi soir, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) américain, un institut indépendant dirigé par le très respecté professeur Anthony Fauci, a mis en doute ces résultats... Le NIAID estime même qu'AstraZeneca pourrait avoir fourni des données incomplètes et "obsolètes", ce qui pourrait donc donner une "vision incomplète des données d'efficacité". Le NIAID exhorte le laboratoire à expliquer clairement ses résultats. L'action AstraZeneca, qui avait bondi lundi de 4%, reperd plus de 3% mardi en séance à Wall Street.

VALEURS A SUIVRE

Microsoft (+0,67%) serait prêt à mettre 10 milliards de dollars sur la table pour racheter Discord. Ce service de messagerie, très populaire auprès des 'gamers' et dont la notoriété a explosé pendant les périodes de confinement, aurait discuté avec plusieurs acheteurs potentiels dont le géant des logiciels. Mais selon les sources de 'Bloomberg', Discord serait davantage susceptible d'entrer en bourse que de se vendre. La firme californienne compte plus de 100 millions d'utilisateurs actifs mensuels. Elle a levé 100 millions de dollars lors d'un tour de table réalisé l'année dernière, lui donnant une valorisation d'environ 7 milliards de dollars, selon les données de 'Pitchbook'.

Microsoft, qui a cherché l'an passé à racheter l'application TikTok et a mené des négociations pour reprendre Pinterest, souhaiterait acquérir des actifs qui lui donneraient accès à des communautés d'utilisateurs florissantes, souligne l'agence.

GameStop (-6,5%), la chaîne américaine de distribution de jeux vidéo et de matériel technologique, va publier ce soir à Wall Street ses premiers résultats financiers trimestriels depuis l'euphorie des traders sociaux des WallStreetBets. Le titre a plus que décuplé depuis le début de l'année. La réaction aux résultats sera donc... intéressante à suivre. Le quatrième trimestre est généralement le meilleur pour le groupe, mais il faudra faire fort pour justifier le récent rallye boursier porté par ces nouveaux traders particuliers regroupés sur les réseaux sociaux et visant les 'meme stocks' les plus vendus à découvert.

Sur ce trimestre clos en janvier, le consensus est de 88 millions de dollars de profits pour 1,35$ de bpa, alors que les revenus sont attendus à 2,21 milliards de dollars selon FactSet. La publication est attendue après bourse. En attendant, on apprend ce jour que le directeur client (CCO) et vice-président exécutif Frank Hamlin va quitter la compagnie. La période de transition dans le cadre de l'accord de départ court jusqu'au 31 mars. Il faut sans doute voir dans ce nouveau départ la 'patte' de Ryan Cohen, cofondateur de Chewy, qui tente par tous les moyens de redresser GameStop.

ViacomCBS (-9%) va émettre des titres pour 3 milliards de dollars. Le géant média américain entend utiliser une partie des produits de l'opération pour investir dans ses services de vidéo en streaming.

Tencent Music (+2,9%), le service de musique en streaming, a publié des comptes trimestriels quelque peu décevants. Le groupe annonce par ailleurs la constitution d'un nouveau label avec Warner Music Group, après avoir conclu des accords similaires avec Sony Music ou Universal Music.

AstraZeneca (-3,5%). Le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) américain ne s'est pas enthousiasmé devant les résultats de l'étude réalisée en Amérique sur le vaccin anti-covid d'AstraZeneca et de l'Université d'Oxford. Le NIAID estime qu'AstraZeneca pourrait avoir fourni des données incomplètes, ce qui sème encore un peu plus le doute sur ce vaccin dont l'homologation est prochainement espérée aux USA. Le NIAID constate que le DSMB, comité indépendant de sécurité, a exprimé sa crainte que la laboratoire anglo-suédois n'ait inclus dans son essai américain "des informations obsolètes". Cela pourrait donc donner une "vision incomplète des données d'efficacité".

"Nous exhortons le laboratoire à travailler avec le DSMB pour examiner les données d'efficacité et s'assurer que les données les plus précises et à jour soient rendues publiques aussi vite que possible", ajoute l'agence américaine de santé dirigée par le Dr Anthony Fauci, principal expert américain en maladies infectieuses.

Regeneron (-2,7%). Un cocktail d'anticorps développé avec Roche réduirait de 70% le nombre de décès et d'hospitalisations liés au covid, en comparaison d'un placebo. Il s'agit des résultats d'un essai clinique annoncés ce mardi.

Pfizer (-1,7%), le géant pharmaceutique américain, entend pour sa part utiliser la technologie de l'ARN messager à l'origine de son vaccin anti-covid conçu avec BioNTech pour développer de nouveaux vaccins ciblant d'autres virus.

Boeing (-3,9%) a souscrit une ligne de crédit renouvelable de 5,3 milliards de dollars et se dit confiant dans sa capacité à limiter son endettement.

Baidu (-1,7%), le 'Google chinois' coté à Wall Street, vient de s'introduire en bourse de Hong Kong et affiche sur cette dernière une première séance sans relief. Bilibili, plateforme chinoise de partagé de vidéos cotée sur le Nasdaq, considère aussi une IPO à Hong Kong et entend lever 2,6 milliards de dollars.

Lumentum (-3,5%) a rehaussé son offre d'acquisition sur Coherent (-0n16%) à 7 milliards de dollars, s'alignant sur l'offre rivale de II-VI (-2,4%) sur le spécialiste des solutions laser.

Hartford Financial Services (stable). Le groupe d'assurance dommages a repoussé l'offre hostile d'acquisition provenant de Chubb (+0,2%). Ainsi, le conseil d'administration d'Hartford a unanimement rejeté l'offre de 23 milliards de dollars.

General Mills (-0,4%) annonce la cession de sa part majoritaire dans les activités européennes de Yoplait à la coopérative Sodiaal en échange des parts détenues par celle-ci dans les activités canadiennes. General Mills reprendra les 49% de Sodiaal dans Yoplait Canada Holding, alors que le Français deviendra unique actionnaire de Yoplait S.A.S. en Europe. L'Américain pourra continuer d'utiliser les marques Yoplait et Liberté aux USA et au Canada contre royalties.

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