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Clôture de Wall Street : emploi, commerce, taux... Tous les indicateurs sont au vert

| Boursier | 238 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a progressé vendredi dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, et alors que le marché de l'emploi US a créé plus de postes que prévu en mars.

Clôture de Wall Street : emploi, commerce, taux... Tous les indicateurs sont au vert
Credits Reuters

La Bourse américaine a terminé la semaine en hausse, vendredi, soutenue par la perspective d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine et des espoirs de politique monétaire accommodante. Les investisseurs ont salué les bons chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en mars, ainsi que les nouveaux appels de Donald Trump à une baisse des taux de la Fed. Le président américain a même appelé la banque centrale à faire un nouveau programme d'achat d'actifs ("QE"), malgré l'absence de ralentissement marqué de la croissance américaine.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,15% à 26.424 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,46% à 2.892 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a grimpé de 0,59% à 7.938 pts.

Les records historiques à nouveau à portée de main

Sur l'ensemble de la semaine, les indices ont repris 2% (DJIA et S&P 500) ou davantage (+2,7% pour le Nasdaq) et en deux semaines, ils ont gagné plus de 3%. L'indice S&P 500 a grimpé pendant 7 séances d'affilée, une première depuis 2017.

A ce rythme, les trois indices américains approchent désormais de leurs records historiques inscrits en 2018 : le Dow Jones n'est plus qu'à 1,6% de son record, le S&P 500 à seulement 1,4% et le Nasdaq doit encore grimper de 2,2%...

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, a gagné vendredi 0,1% à 97,39 points, tandis que l'euro était presque stable (-0,02%) à 1,1218$. La livre sterling abandonnait 0,34% à 1,3032$. Theresa May a demandé à l'UE un report du Brexit jusqu'au 30 juin, mais le risque de Brexit dur reste élevé en l'absence d'accord sur ses modalités au sein de la classe politique britannique.

Donald Trump veut une baisse des taux de la Fed et un nouveau "QE" !

Sur les marchés obligataires américains, le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a cédé vendredi 2 points de base à 2,50%, après être tombé jusqu'à 2,35% la semaine passée, au plus bas niveau depuis 2017. La réaction est restée assez modeste sur les marchés de taux après les dernières déclarations choc de Donald Trump sur la politique monétaire de la Fed.

Sur la chaîne 'CNBC', le président américain a une nouvelle fois critiqué la Fed , lui demandant de baisser ses taux directeurs, et même de lancer un nouveau programme de "QE" pour soutenir la croissance. "Je pense personnellement que la Fed devrait baisser les taux, parce qu'ils ralentissement l'économie, et au lieu de resserrement quantitatif, la Fed devrait procéder à des assouplissements quantitatifs (QE)" a asséné Donald Trump.

La veille, le locataire de la Maison Blanche avait aussi annoncé son intention de nommer au conseil de la Fed un de ses alliés, Herman Cain, lui aussi critique de la politique menée par le président de la banque centrale Jerome Powell. Il y a une dizaine de jours, Donald Trump a déjà nommé un de ses anciens conseillers, Stephen Moore, au conseil de la Fed. Avec ces deux nominations, qui doivent encore être approuvées par le Sénat américain, le conseil serait au complet, et la Maison Blanche pourrait peser davantage sur la politique monétaire de l'institution, qui est en principe indépendante.

Le dossier commercial US-Chine avance vers un accord

Concernant les négociations commerciales avec Pékin, Donald Trump a fait état vendredi de nouveaux progrès, jugeant que les pourparlers de cette semaine, et sa rencontre jeudi soir avec Liu He, le négociateur en chef chinois, ont été "un grand succès". "Je ne veux pas prédire un accord ou pas d'accord, mais on a déjà beaucoup avancé", a-t-il ajouté.

Larry Kudlow, son principal conseiller économique, a lui aussi déclaré à l'agence 'Bloomberg' que les discussions se poursuivent vendredi et qu'elles sont "très productives et font bouger les choses dans la bonne direction". M. Kudlow a évoqué "des progrès sur beaucoup de sujets comme la vérification (post-accord), le vol de propriété intellectuelle, le transfert de technologie, l'actionnariat, le cyberespace et les matières premières".

Pour l'instant cependant, aucune date n'est fixée pour un accord définitif, ni pour la rencontre attendue entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping pour sceller enfin cet accord commercial. "Si nous avons un accord, nous aurons un sommet", a dit jeudi le président américain, jugeant que les quatre prochaines semaines devraient permettre d'y voir plus clair.

Le marché de l'emploi US reste dynamique, les salaires moins

En attendant, l'économie américaine continue de créer de très nombreux emplois, ont montré les chiffres de mars publiés vendredi. Au lieu des 180.000 créations de postes attendues, ce sont 196.000 nouveaux emplois qui ont vu le jour le mois dernier outre-Atlantique. Le taux de chômage s'est stabilisé au taux très bas de 3,8%.

En revanche, le rythme de hausse des salaires s'est ralenti : le salaire horaire moyen a augmenté de 0,1% en mars sur un mois, après un gain de 0,4% en février, bien en deçà du consensus (+0,3%). Sur un an, la hausse annuelle est revenue à 3,2% en mars contre 3,4% en février.

Le pétrole remonte au plus haut depuis 5 mois

Les cours du pétrole ont profité des espoirs d'accord commercial et des bons chiffres de l'emploi US. Vendredi, le contrat à terme de juin sur le brut léger américain WTI a terminé en hausse de 1,58%, à 63,08$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance juin a pris 1,35% à 70,34$ le baril. Les craintes d'une escalade du conflit en Libye et d'une perturbation de la production de ce pays a aussi joué en faveur de la hausse vendredi.

Les deux variétés de pétrole sont au plus haut depuis 5 mois, après avoir subi une forte chute fin 2018. Le Brent a regagné environ 30% depuis le début de l'année et le WTI 40%, tous deux dopés par les sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela, par l'encadrement de la production de l'Opep et de ses alliés et par l'espoir que les mesure de soutien de la croissance en Chine porteront leurs fruits en 2019.

VALEURS A SUIVRE

Les indices sont soutenus vendredi par les valeurs énergétiques (+1,69% pour l'indice S&P sectoriel) dans le sillage du pétrole, de la santé (+0,7%) et dans une moindre mesure la technologie (+0,4%).

Tesla a repris 2,6% après avoir bu la tasse hier (-8,2%). Le constructeur de voitures électrique a déçu par ses livraisons pour le premier trimestre 2019. Il a délivré environ 63.000 véhicules, 110% de plus que sur le trimestre comparable de l'an dernier, mais 31% de moins que sur le trimestre antérieur. Ce total comprend 50.900 Model 3, ainsi que 12.100 Model S et X. Les analystes s'attendaient en moyenne à 59.000 Model 3 livrés sur le trimestre. Tesla a produit par ailleurs, durant le trimestre, environ 77.100 véhicules, dont 62.950 Model 3, et 14.150 Model S et X.

Tesla a expliqué que du fait d'une forte augmentation des livraisons en Europe et en Chine, qui ont par moment dépassé 5 fois les niveaux des précédents pics, ainsi que des nombreux challenges rencontrés, il n'avait été en mesure de livrer que la moitié des chiffres de l'entier trimestre au 21 mars, dix jours avant la fin du trimestre. Cela a repoussé un grand nombre de livraisons de véhicules au deuxième trimestre. À la fin du premier trimestre, environ 10.600 véhicules étaient en transit vers les clients du monde entier...

Boeing (-0,99%) a corrigé après un bond de 1,5% la veille. Le PDG, Dennis Muilenburg, a reconnu jeudi la responsabilité du groupe aéronautique dans les deux récents crashs de B-737 MAX. Il a assuré que Boeing avait presque achevé la mise à jour de son système anti-décrochage MCAS, qui a causé les accidents, ajoutant qu'il anticipait une certification par les autorités aériennes de la FAA et une installation dans les appareils "dans les prochaines semaines ".

Toutefois, vendredi, la presse américaine a fait état de la découverte par Boeing d'un deuxième problème de logiciels chez le B-737 MAX, sans rapport cette fois avec le MCAS. Un porte-parole de Boeing a estimé que ce nouveau problème était "un question assez mineure", qui aurait déjà été résolue. Par ailleurs, selon 'Reuters', Boeing et ses fournisseurs étudient différents scénarios concernant le 737 MAX, dont un ralentissement de la production, si l'interdiction de vol de ce type d'avion se prolonge pendant des mois, ce qui sera vraisemblablement le cas selon des analystes.

Apple (+0,67%). Le titre de la firme à la pomme a enchaîné 8 séances de hausse, lui permettant de retrouver sa place de 1ère capitalisation boursière mondiale devant Microsoft (+0,44%). Son service Apple Music aurait dépassé Spotify (+0,6%) en février aux Etats-Unis en nombre d'abonnés.

Le titre d'Apple n'a pas été affecté par l'avertissement surprise de son concurrent Samsung sur ses résultats du 1er trimestre. Ce profit warning a aussi eu peu d'impact sur le secteur des semi-conducteurs, bien que le groupe sud-coréen ait fait état d'une chute des prix des puces mémoire dont le marché souffre d'un excès d'offre. L'indice SOX de Philadelphie a progressé vendredi de 0,8%, soutenu notamment par Nvidia (+1,4%), Applied Materials (+0,99%) et Lam Research (+2,1%). Toutefois AMD (-0,38%) et Intel (-0,57%) ont reculé. Ce dernier a pâti d'un abaissement de recommandation du broker Wells Fargo à "performance en ligne" contre "surperformance".

Amazon a gagné 1% après la publication de détails rassurants sur le capital du groupe à la suite du divorce de son patron et fondateur, Jeff Bezos, qui détient 16,1% du capital du géant de la vente en ligne. L'accord financier conclu entre les futurs ex-époux prévoit ainsi que Jeff Bezos conserve les droits de vote sur tous les titres qu'il détient actuellement, contribuant à la stabilité de l'actionnariat, une question qui avait inquiété les marchés en janvier, lors de l'annonce du divorce.

Selon l'accord de divorce, Jeff Bezos conservera 75% de ses titres (soit 12% du capital), mais il gardera les droits de vote des titres qui échoient à son ex-épouse, soit environ 4% du capital d'Amazon. Au passage, Jeff devrait conserver son titre d'homme le plus riche de la planète avec une fortune supérieure à 107 milliards de dollars, tandis que MacKenzie, avec environ 36 Mds$, deviendra la 3ème femme la plus riche du monde (au cours actuel d'Amazon).

Snap a gagné 4,9% alors que Summit Insights a relevé sa recommandation de "vendre" à "conserver". BofA Merrill Lynch a pour sa part réhaussé l'objectif de cours de 10 à 12$.

Dow a reculé de 4,1%. JP Morgan a entamé le suivi avec une recommandation à "sous-pondérer" sur le dossier.

Bed Bath & Beyond a regagné 4,3% après le relèvement du conseil de Morgan Stanley à "pondération en ligne" contre "sous-pondérer", la banque voyant dans l'émergence d'actionnaires activistes un potentiel de hausse à court terme.

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