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Clôture de Wall Street : dans le vert, les sommets approchent doucement...

| Boursier | 331 | Aucun vote sur cette news

Les actions américaines ont fini en hausse mercredi, soutenus par la confirmation dans les Minutes de la Fed d'une politique monétaire plus accommodante cette année.

Clôture de Wall Street : dans le vert, les sommets approchent doucement...
Credits Reuters

Après une séance baissière mardi, Wall Street est reparti en hausse prudente mercredi, appréciant notamment les "Minutes" de la Fed, publiées en soirée. Elles ont confirmé que la majorité des membres de la Fed se sont prononcés le 20 mars dernier en faveur d'une pause dans le cycle de hausse des taux directeurs cette année. L'inflation est ressortie modérée en mars aux Etats-Unis, confortant la Fed dans sa position. Les marchés espèrent la conclusion prochaine de l'accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, et s'interrogent sur la croissance mondiale, après que le FMI a revu en baisse ses prévisions pour 2019. Les investisseurs surveillent aussi le sommet européen de mercredi sur le Brexit, espérant un nouveau report du divorce du Royaume-Uni avec l'UE.

A la clôture, l'indice Dow Jones est parvenu à finir dans le vert (+0,03% à 26.157 points) après avoir passé la majeure partie de la séance en terrain négatif, plombé par Boeing (-1,1%), qui continue sa chute liée aux déboires du B-737. L'indice large S&P 500 a progressé de 0,35% à 2.888 pts, tandis que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a grimpé de 0,70% à 7.964 pts.

Le Nasdaq et le S&P 500 ne sont plus qu'à environ 1,5% de leurs records historiques inscrits en 2018, tandis que le Dow Jones a encore 2% à parcourir pour retrouver ses sommets.

La Fed confirme sa "patience" tout en gardant ses options ouvertes

Les "Minutes" de la dernière réunion de la Fed des 19 et 20 mars n'ont pas apporté de surprises majeures, mercredi soir. Les marchés ont toutefois apprécié la confirmation de la volonté de "patience" de la banque centrale américaine, qui compte faire une pause cette année dans son cycle de hausse de taux, en raison de la faiblesse de l'inflation.

Le compte-rendu a aussi montré que les membres de la Fed ont jugé que l'économie américaine était en mesure de résister au ralentissement de l'économie mondiale et qu'à leurs yeux, elle n'était pas menacée d'une récession dans les prochaines années. Un raisonnement qui semble a priori écarter la possibilité d'une baisse des taux, que Donald Trump ne cesse de réclamer à la banque centrale.

Plusieurs participants ont cependant dit qu'ils pourraient réviser leur jugement sur l'opportunité de baisser ou de relever les taux à l'avenir. Leur opinion sur le niveau approprié de taux "pourrait varier dans une direction comme dans l'autre sur la base de nouvelles informations", explique ainsi le compte-rendu....

La BCE temporise concernant les mesures de soutien aux banques

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, a cédé mercredi 0,07% à 96,94 points, tandis que l'euro a avancé de 0,09% à 1,12719$, après la réunion de la BCE, qui comme prévu, n'a pas modifié ses taux directeurs.

A cette occasion, Mario Draghi le président de la banque centrale européenne a un peu déçu, en indiquant qu'il était encore trop tôt pour savoir si des mesures destinées à atténuer l'effet des taux négatifs sur les banques se justifiaient. M. Draghi s'est cependant montré assez pessimiste sur l'économie européenne, en estimant que "les risques entourant les perspectives de croissance de la zone euro restent orientés à la baisse, en raison de la persistance des incertitudes liées aux facteurs géopolitiques, de la menace de protectionnisme et de la vulnérabilité des marchés émergents".

La livre sterling progressait de 0,31% à 1,3093$ dans l'espoir d'un nouveau report du Brexit à l'issue du sommet européen extraordinaire qui se poursuivait tard mercredi soir à Bruxelles. Theresa May a demandé un nouveau report du divorce jusqu'au 30 juin, mais un report plus long n'est pas exclu, sous conditions.

Pas d'accélération de l'inflation aux Etats-Unis en mars

Sur les marchés obligataires américains, le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a baissé pour la 2ème séance consécutive, cédant 3 points de base à 2,47%, après l'annonce d'une inflation modérée en mars aux Etats-Unis, et la publication des minutes de la Fed.

L'indice des prix à la consommation a pourtant cru un peu plus vite que prévu, de 0,4% en mars sur un mois (et +1,9% sur un an) au lieu de +0,3% de consensus. Mais en excluant l'alimentation et l'énergie, il ne progresse que de 0,1%, contre +0,2% de consensus de place, et grimpe de 2% en glissement annuel.

Ces chiffres ne signalent pas de ralentissement dangereux des prix, mais n'indiquent pas non plus d'accélération, ce qui tend à conforter la Fed dans sa politique de pause monétaire, en attendant d'y voir plus clair sur l'évolution conjoncturelle.

En outre, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois d'avril 2019 est ressorti stable à +1,9%, sans évolution en comparaison du mois antérieur.

Le FMI revoit en baisse ses prévisions de croissance pour 2019

Les marchés restent conscients des risques pesant sur la croissance mondiale, au lendemain de la révision en baisse des prévisions du fonds monétaire international. Le FMI n'attend ainsi plus que 3,3% de croissance cette année dans le monde, contre 3,5% en janvier, 3,7% en octobre 2018 et 3,9% au printemps 2018 ! Le PIB mondial devrait ensuite rebondir en 2020 pour retrouver son rythme de 3,6% (prévision inchangée) selon l'institution, qui cite cependant de nombreux dangers et parle de "moment délicat" pour l'économie mondiale.

Les Etats-Unis verraient leur croissance ralentir à 2,3% cette année, soit 0,2 point de moins que prévu en janvier, après 2,9% en 2018. La zone euro devrait croître de seulement 1,3% cette année (1,6% prévu en janvier), après 1,8% l'an dernier, plombée par l'Allemagne (+0,8% contre 1,3% prévu en janvier) et l'Italie (+0,1% contre +0,6 en janvier). Aucune dégradation supplémentaire n'est en revanche attendue en Chine, dont le PIB devrait croître de 6,3% cette année (contre +6,2% prévus en janvier), après une hausse de 6,6% en 2018.

Donald Trump attaque l'Europe au sujet d'Airbus

Sur le front commercial, les marchés ont désormais intégré le fait qu'un accord sera signé entre les Etats-Unis et la Chine, bien que sa finalisation pose encore des problèmes, retardant le très attendu sommet entre Donald Trump et Xi Jinping.

Les marchés surveillent désormais une autre bataille commerciale potentielle, cette fois entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Lundi soir, Donald Trump a ainsi brandi la menace de taxes sur 11 milliards de dollars de produits européens, notamment aéronautiques, en représailles pour des subventions que Boeing accuse Airbus d'avoir touchées illégalement. Cette affaire a été portée devant l'OMC depuis 14 ans, et a fait l'objet de nombreux arbitrages, tantôt favorables à Boeing et à Airbus.

Le pétrole est reparti à la hausse mercredi, après deux séances de correction. Le brut a gagné du terrain malgré la publication d'une forte hausse des stocks hebdomadaires de pétrole brut aux Etats-Unis. En revanche, les stocks d'essence ont fortement baissé, ce qui a été jugé positivement par les traders.

Le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI a gagné mercredi 0,98% à 64,61$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent de même échéance a grimpé de 1,59% à 71,73$.

VALEURS A SUIVRE

La publication des résultats des sociétés américaines pour le 1er trimestre pourrait tempérer l'optimisme des marchés dans les semaines à venir. En effet, pour la première fois depuis le 2ème trimestre 2016, les bénéfices du S&P 500 pourraient ressortir en recul par rapport au même trimestre de l'année précédente, selon les analystes financiers. Le coup d'envoi des comptes du T1 est donné cette semaine par Delta Air (ce mercredi) et les banques (JP Morgan et Wells Fargo vendredi).

Bed Bath & Beyond (+4,4%) devait publier ses comptes ce mercredi après la clôture. Fastenal ou Rite Aid annoncent demain jeudi. Vendredi sera donc la journée des valeurs 'financières', avec First Republic, JP Morgan, PNC Financial et Wells Fargo.

Delta Air Lines (+1,6%). Le transporteur américain a enregistré au premier trimestre un bpa ajusté de 96 cents, contre 90 cents de consensus, et une guidance de 90 à 95 cents. Les revenus ajustés ont progressé de 7,5% à 10,4 Mds$, en ligne avec les attentes des analystes. Delta anticipe, au deuxième trimestre, un bpa compris entre 2,05 et 2,35$ pour une croissance des revenus allant de 6 à 8%. Grâce à la dynamique de ses activités et au renouvellement de son contrat avec American Express, le groupe se dit encore plus confiant dans l'atteinte de ses objectifs annuels, à savoir une croissance du chiffre d'affaires, une expansion des marges et une hausse à deux chiffres des bénéfices.

Boeing a encore reculé de 1,1%, toujours affecté par l'interdiction de vol du B-737 MAX, qui pourrait se prolonger pendant des mois après les deux accidents ayant fait environ 350 morts en Indonésie et en Ethiopie. Mardi, Boeing a en outre indiqué avoir livré 149 appareils au premier trimestre contre 184 il y a un an, un nombre inférieur à son concurrent européen Airbus (162 appareils livrés au T1). A noter qu'en mars, aucun Boeing 737 MAX n'a été commandé, en sachant que le crash d'Ethiopian Airlines est intervenu le 10 mars et que la flotte mondiale d'environ 370 B-737 MAX a été peu après clouée au sol par ordre des autorités aéronautiques mondiales.

Uber Technologies entend lever près de 10 milliards de dollars à l'occasion de son introduction en bourse à Wall Street dont le prospectus devrait être rendu public demain, indique Reuters. Il s'agirait de l'une des plus importantes IPO de tous les temps. Néanmoins, suite à l'échec relatif de l'entrée en bourse du 'petit' rival Lyft il y a quelques jours sur le Nasdaq (après un 'pop' initial, le titre s'est rapidement écroulé sous son prix d'introduction), Uber ne viserait plus qu'une valorisation allant de 90 à 100 milliards de dollars, contre une évaluation antérieure proche des 120 milliards. Le groupe était valorisé 76 milliards de dollars lors de son dernier tour de table.

Uber doit donc déposer demain son prospectus d'IPO auprès de la Securities & Exchange Commission, gendarme financier américain, avant de débuter sa tournée de présentation auprès des investisseurs durant la semaine du 29 avril. La première cotation sur le New York Stock Exchange interviendrait ainsi début mai, croient savoir les sources de l'agence Reuters, qui ajoutent toutefois que les projets du groupe de San Francisco pourraient encore changer en fonction notamment des conditions de marché.

Lyft (-10,8% !) avait fixé fin mars le prix de son 'IPO' dans le haut d'une fourchette déjà relevée, mais cela ne lui avait guère profité. Après une envolée initiale de la valeur, les cours étaient ainsi retombés très rapidement. Lyft cote 63$ en séance ce mercredi à Wall Street, contre un prix d'introduction de 72$. Lyft a levé 2,34 milliards de dollars à l'occasion de cette introduction, cédant un total de 32,5 millions de titres... Sur la base des derniers cours cotés, la capitalisation du groupe ressort maintenant à 19 milliards de dollars. Le groupe VTC avait réalisé la plus grosse opération d'introduction 'technologique' à Wall Street depuis Alibaba en 2014.

Levi Strauss (+3,9%) a publié pour son premier trimestre clos fin février 2019 des revenus de 1,43 milliard de dollars, contre 1,34 milliard un an avant. L'activité progresse donc de 7% en glissement annuel. Les revenus sont conformes aux attentes, puisque le groupe envisageait une fourchette allant de 1,42 à 1,44 Md$. Le bénéfice net trimestriel part du groupe a représenté quant à lui 147 millions de dollars soit 37 cents par action, à comparer à une perte de 19 millions de dollars un an plus tôt.

Le titre s'était envolé le 21 mars de 32% pour son retour en bourse sur le New York Stock Exchange. Le prix d'introduction avait été fixé au-dessus du haut de la fourchette indicative, à 17$ pièce. Le fabricant de jeans avait placé pour 623 millions de dollars de titres dans le cadre de son 'IPO'. Le groupe faisait son grand retour sur la cote américaine sous le symbole 'LEVI'. Levi Strauss était sorti de la cote en 1985 à l'initiative des héritiers du groupe. Levi Strauss est présent dans plus d'une centaine de pays et commercialise ses produits dans plus de 50.000 points de vente sous les marques Levi's, Denizen et Dockers.

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