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Clôture de Wall Street : dans le rouge, toujours pas d'accord commercial en vue

| Boursier | 330 | Aucun vote sur cette news

Les marchés se lassent des déclarations contradictoires sur l'accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, sur fond de tensions politiques entre les deux pays à propos de Hong Kong.

Clôture de Wall Street : dans le rouge, toujours pas d'accord commercial en vue
Credits Reuters

La Bourse de New York a reculé jeudi pour la deuxième séance consécutive, les investisseurs s'inquiétant d'un possible report au début de l'année prochaine de la signature de l'accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Les négociations, qui butent déjà sur la question du retrait des taxes d'importation infligées depuis 18 mois, sont empoisonnées par le vote par le Congrès américain d'une motion menaçant suspendre le statut économique particulier accordé par Washington à Hong Kong.

A la clôture, le Dow Jones a perdu 0,20% à 27.766 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,16% à 3.103 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a fléchi de 0,24%, à 8.506 pts.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, a légèrement progressé (+0,07%) à 98 points, tandis que l'euro a cédé 0,12% à 1,1058$. Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a repris 2 points de base, à 1,77%, au lendemain de la publication des Minutes de la Fed, qui ont confirmé une pause sur les taux directeurs, après les 3 baisses effectuées depuis juillet dernier.

Pékin menace Washington de "mesure énergiques" au sujet de Hong Kong

Mercredi, le Congrès américain a adopté un texte soutenant les "droits humains et la démocratie" à Hong Kong, qui menace de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997. La chambre des représentants et le Sénat se sont entendus sur un texte commun, qui doit désormais être soumis à Donald Trump en vue d'une promulgation. Le président américain dispose d'un droit de veto, mais selon des sources proches de la Maison Blanche, il ne devrait pas l'exercer sur ce dossier...

Sans surprise, la Chine a réagi avec indignation à ces développements. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Geng Shuang, a affirmé jeudi que la Chine va "prendre des mesures énergiques et va riposter avec détermination". Mercredi, le même Geng Shuang avait accusé Washington de "soutenir les extrémistes et les éléments antichinois violents qui tentent de semer le chaos à Hong Kong".

Si Hong Kong se voyait retirer son statut économique spécial, le territoire devrait s'acquitter des droits de douane infligés par Washington à la Chine depuis 18 mois, ce qui risquerait de décourager les investissements sur la place financière de Hong Kong. Jeudi, l'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a ainsi reculé de 1,57%.

Liu He reste "prudemment optimiste" sur un accord commercial

Sur fond de tensions politiques, les négociations commerciales semblent s'enliser chaque jour davantage. Pourtant jeudi, le vice-Premier ministre chinois Liu He, négociateur principal de l'accord côté chinois, s'est dit "prudemment optimiste" sur la conclusion de l'accord commercial partiel de "Phase 1". A l'occasion d'un forum organisé par 'Bloomberg', M. Liu se serait dit toutefois "confus", devant les exigences américaines.

Donald Trump continue de tenir un discours offensif. Après avoir menacé la Chine de nouvelles taxes en début de semaine, le président américain a estimé mercredi soir que s'il n'a pas encore conclu d'accord avec la Chine, c'est tout simplement parce qu'elle n'est pas à la hauteur. "Je ne pense pas qu'ils atteignent le niveau que je veux", a asséné Trump devant la presse à Austin. Le dirigeant américain a aussi insisté sur le fait que la Chine avait bien plus besoin d'un accord que les Etats-Unis.

Les nouvelles taxes US prévues le 15 décembre seront-elles reportées ?

Mercredi soir, l'agence 'Reuters' a rapporté que l'accord pourrait être reporté à l'année prochaine. Les Etats-Unis refuseraient de démanteler les taxes d'importations mises en place depuis 18 mois dès cette "Phase 1", s'ils n'obtiennent pas des engagements fermes de la Chine en matière de respect de la propriété intellectuelle et de transferts de technologie, ont précisé des sources proches des négociations.

Selon ces sources, la décision de Washington concernant les taxes prévues le 15 décembre, sera décisive. Si ces nouveaux "tarifs" sur environ 156 milliards de dollars de marchandises chinoises étaient finalement mis en place au lieu d'être reportés, ce serait un signal très négatif pour la suite des négociations et pour les marchés financiers.

Jeudi cependant, des sources proches de la Maison Blanche indiquaient que Washington devrait accepter de retarder la mise en place de ces nouvelles taxes, afin de laisser une chance de succès aux négociations.

Activité solide, mais petit fléchissement sur l'emploi et le logement

Outre les inquiétudes sur le front commercial, les marchés ont pris connaissance jeudi de données macro-économiques contrastées aux Etats-Unis. L'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de Philadelphie est ressorti meilleur que prévu, à +10,4 en novembre (après +5,6 en octobre), supérieur au consensus des économistes qui était logé à +7.

L'indice des indicateurs avancés du Conference Board a reculé moins que prévu en octobre par rapport à septembre (-0,01%), alors que le consensus se situait à -0,2%.

Petite déception en revanche sur le marché de l'emploi, où les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 16 novembre sont ressorties plus nombreuses que prévu, à 227.000 contre 217.000 de consensus et après 227.000 la semaine antérieure.

Enfin, les reventes de logements existants ont été un peu moins nombreuses que prévu en octobre à 5,46 millions contre 5,48 millions de consensus de place et après 5,36 millions en septembre (+1,9% sur un mois).

Le pétrole grimpe pour le 2e jour, l'or recule

Les cours du pétrole ont poursuivi leur rebond, après des informations selon lesquelles l'Opep et ses alliées dont la Russie, devraient décider de prolonger leur accord de maîtrise de la production, lors de leurs réunions des 5 et 6 décembre prochains. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a gagné jeudi 2,49% à 58,43$ sur le Nymex (contrat à terme de décembre), tandis que le Brent de la mer du Nord a grimpé de 2,52% à 63,97$ pour le contrat à terme de janvier.

Les cours ont aussi profité d'une hausse moins forte que prévu des stocks pétroliers US pour la semaine close au 15 novembre, qui a déjà fait bondir les cours mercredi (+3,4% pour le WTI et +2,4%pour le Brent).

L'or en revanche, est reparti en baisse jeudi sur le marché Comex, cédant 0,62% à 1.465,10$ pour le contrat à terme de décembre.

VALEURS A SUIVRE

Fiat Chrysler Automobile (-0,5%) a tenu à indiquer que les discussions avec le Français PSA se déroulaient bien, et que les accusations du géant automobile de Detroit General Motors (-1,7%) contre FCA n'allaient pas ralentir le processus. Les négociations entre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et PSA sur le projet de fusion se poursuivent donc pour le mieux, si l'on en croit les commentaires du PDG du constructeur automobile italo-américain dans une lettre aux salariés dont a eu connaissance l'agence Reuters. Le dirigeant assure que le processus ne serait pas ralenti par les accusations de General Motors, qui a porté plainte hier mercredi aux Etats-Unis contre FCA... pour racket. GM accuse son concurrent de corruption, dans le cadre des négociations avec le syndicat industriel phare UAW.

Les pratiques dénoncées auraient permis à Fiat Chrysler d'obtenir aux USA des avantages injustifiés sur les salaires et les conditions de travail, estime GM. Fiat Chrysler se dit pour sa part très surpris de cette plainte, et a même accusé le groupe de Detroit de vouloir ainsi perturber son rapprochement avec le Français PSA. Bien évidemment, Fiat Chrysler juge ces accusations sans fondement.

Charles Schwab (+7,3% !) envisagerait de racheter TD Ameritrade (+17% !) pour un montant de 26 milliards de dollars, selon Fox Business, qui cite des personnes proches de la situation. Les deux titres flambent ainsi solidairement à Wall Street. L'opération donnerait naissance à un colosse sectoriel aux actifs clients d'environ 5.000 milliards de dollars. CNBC confirme les discussions, l'accord devant être dévoilé ce jour.

L Brands (+10%). La maison-mère de Victoria's Secret a bondi après sa publication du troisième trimestre. Le profit ajusté et les revenus trimestriels sont ressortis conformes aux attentes de marché. La perte nette trimestrielle a représenté 252 millions de dollars soit 91 cents par titre, contre un déficit de 43 millions de dollars un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 2 cents, contre 16 cents un an avant. Les revenus se sont tassés à 2,68 milliards, alors que les ventes à comparable ont décliné de 2%. Sur la période cruciale du quatrième trimestre, le bpa est attendu à 2$, ce qui permettrait d'afficher un bpa ajusté annuel de 2,40$.

BJ's Wholesale (-8%) a dévissé. Le groupe a battu le consensus de profit sur le trimestre clos, mais les ventes ressortent décevantes et le groupe abaisse dans le même temps sa guidance. Sur le troisième trimestre, le bénéfice net a représenté 55 millions et 40 cents par titre, contre 54 millions un an plus tôt. Le bpa ajusté a représenté 41 cents, contre 39 cents sur la période correspondante de l'an dernier et 40 cents de consensus. Les revenus sont restés assez stables à 3,23 milliards, contre 3,3 milliards de dollars de consensus. Pour 2019, BJ's table désormais sur des ventes d'environ 12,9 milliards, alors qu'il envisageait auparavant une fourchette de 12,9 à 13,2 milliards de dollars. le bpa est attendu entre 1,44 et 1,48$.

Macy's (-2,3%). La chaîne de magasins de Cincinnati a émis en effet un avertissement sur les revenus. Pour le trimestre clos, le bpa ajusté avait pourtant dépassé les attentes à 7 cents. Les ventes se sont tassées quant à elles à 5,17 milliards de dollars, contre 5,4 milliards un an avant. Les ventes à comparable ont baissé de 3,5%. Le groupe envisage maintenant des ventes annuelles en déclin de 2 à 2,5%, alors qu'il prévoyait auparavant des ventes stables. Le bpa ajusté annuel est attendu entre 2,57 et 2,77$, contre une guidance antérieure allant de 2,85 à 3,05$ par titre.

Apple (-0,45%). En visite à Austin hier dans une usine d'assemblage du groupe à la pomme, Donald Trump a salué le travail de Tim Cook, CEO d'Apple. Le président américain n'a par ailleurs pas exclu d'exempter le groupe californien de Cupertino de droits de douane sur les produits importés de Chine.

Amgen (+1%), géant américain des biotechnologies, a rehaussé ce jeudi ses prévisions annuelles de revenus et de bénéfice, après avoir finalisé l'acquisition pour 13,4 milliards de dollars du traitement du psoriasis de Celgene, Otezla. Par ailleurs, Bristol-Myers Squibb (+0,78%) a finalisé hier le rachat du groupe Celgene. Dans ce cadre, BMS avait accepté le désinvestissement de ce traitement. Amgen table désormais sur un bénéfice ajusté 2019 par action allant de 14,50 à 14,70$, contre une fourchette antérieure de 14,20-14,45$. Les revenus annuels sont désormais anticipés entre 23,1 et 23,3 milliards.

Tiffany a gagné 2,5% dans l'espoir d'une offre améliorée du Français LVMH (-0,9% à Paris) pour son acquisition. Selon Reuters, qui cite des sources proches de la question, LVMH aurait obtenu l'accès aux livres du joaillier new-yorkais en rehaussant le prix de son offre à 16 milliards de dollars. Tiffany avait précédemment indiqué, fin octobre, avoir reçu une offre non contraignante à 120$ par titre.

Xerox (+1%) est déterminé à mener à bien le rachat de HP Inc (-0,25%). Le groupe a donné jusqu'au 25 novembre à Hewlett pour trouver un accord, sans quoi il s'adressera directement aux actionnaires pour les convaincre. Rappelons que HP Inc (stable) a rejeté une offre d'acquisition de plus de 33 milliards de dollars de Xerox. Le fabricant américain de PC et d'imprimantes a jugé la proposition à 22$ par titre trop basse, évoquant par ailleurs des inquiétudes à propos de l'endettement de l'entité combinée potentielle ou encore, plus simplement, la position de Xerox dans l'industrie. HP demeure toutefois ouvert à l'exploration d'une fusion, mais, au dire du directeur général du groupe, Enrique Lores, et de son président Chip Bergh, certaines questions fondamentales doivent être discutées. Le management de HP insiste sur l'érosion des revenus de son petit prédateur Xerox depuis 2018, ce qui pèse sur les perspectives d'un possible nouvel ensemble.

Intuit (-0,85%), leader américain des solutions de préparation fiscale et comptable aux produits TurboTax et QuickBooks, publie après la clôture de Wall Street ce soir ses derniers comptes trimestriels. Williams-Sonoma (+0,2%), groupe de distribution de meubles, fournitures de cuisine et accessoires pour l'habitat, annonce également ce soir après bourse. Le détaillant californien en vêtements Gap (-0,37%) sera aussi de la partie ce soir.

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