En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 906.92 PTS
+1.14 %
4 894.50
+0.96 %
SBF 120 PTS
3 885.55
+0.9 %
DAX PTS
12 621.38
+0.62 %
Dow Jones PTS
28 363.66
+0.54 %
11 662.91
+0. %
1.184
+0.2 %

Clôture de Wall Street : dans le rouge, le plan de relance reporté par Trump !

| Boursier | 361 | 4.50 par 2 internautes

Wall Street a fini en nette baisse mardi, après que Donald Trump a mis fin aux négociations sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie US, reporté après l'élection du 3 novembre...

Clôture de Wall Street : dans le rouge, le plan de relance reporté par Trump !
Credits Reuters

Malgré un début de séance en hausse prudente, Wall Street a fini en nette baisse mardi soir, après que Donald Trump a mis fin aux négociations sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie américaine, reporté après l'élection du 3 novembre. Alors que l'épidémie de coronavirus se poursuit, les marchés et le président de la Fed, Jerome Powell, craignent un essoufflement de la reprise en l'absence de nouveau soutien budgétaire.

A la clôture, l'indice Dow Jones a perdu 1,34% à 27.772 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 1,40% à 3.360 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a chuté 1,57%, à 11.154 pts.

Lundi soir, la Bourse américaine avait au contraire salué l'amélioration de l'état de santé du président Trump, atteint par le Covid-19, qui avait regagné la Maison Blanche après la clôture des marchés : +1,68% pour le DJIA, +1,8% pour le S&P 500 et +2,3% pour le Nasdaq.

Le plan de relance reporté après l'élection du 3 novembre

Toutefois, les marchés s'inquiètent encore davantage de la santé de l'économie américaine, que de celle du président. Pour les milieux financiers, la priorité était parvenir rapidement à un nouveau plan de soutien, qui puisse être voté par le Congrès avant les élections du 3 novembre (présidentielle, mais aussi renouvellement de 100% de la Chambre et d'un tiers du Sénat).

Or, dans une série de tweets offensifs, Donald Trump a douché ces espoirs mardi soir... Il a annoncé le rejet des propositions de la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui négociait depuis 8 jours avec le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, en vue de parvenir à un accord bipartisan.

La question d'un plan de relance est reportée après les élections. "J'ai demandé à mes représentants de cesser de négocier jusqu'à après l'élection, et dès que j'aurai gagné, je ferai passer un vaste plan de soutien qui sera centré sur les Américains qui travaillent dur et les petites entreprises", s'est ainsi exclamé Donald Trump.

Le président républicain a en outre réfuté que les Etats-Unis aient besoin d'urgence d'un nouveau plan d'aide budgétaire. Il a jugé que "notre économie se porte très bien. Le marché boursier est à des niveaux record. L'emploi revient et le chômage recule dans des proportions record. Nous sommes à la pointe de la reprise économique mondiale et LE MEILLEUR EST A VENIR", a encore tweeté le président américain.

Powell appelle le Congrès US à "faire trop" plutôt que "trop peu"

Quelques heures plus tôt, le patron de la Fed, Jerome Powell, avait au contraire insisté sur les risques pesant sur la reprise. Dans un discours devant l'assemblée de la NABE (National Association for Business Economics), réunie virtuellement, il a estimé que la reprise de l'économie américaine est "loin d'être achevée", ajoutant que la dynamique risque de s'inverser "si le coronavirus n'est pas maîtrisé et si la croissance n'est pas soutenue".

Si Jerome Powell laisse entendre que la banque centrale reste prête à accroître son soutien monétaire, dans l'immédiat, il a surtout mis la pression sur le Congrès, estimant que les risques de faire trop de soutien budgétaire (crainte exprimée par les Républicains) sont moins importants que ceux d'en faire trop peu...

"Trop peu de soutien mènerait à une reprise faible, créant des difficultés inutiles pour les ménages et les entreprises. Avec le temps, les insolvabilités des ménages et les faillites des entreprises iraient croissantes, affectant la capacité productive de l'économie, et pesant sur la hausse des revenus. En revanche, les risques d'en faire trop semblent, à ce stade, moins importants. Même si les mesures politiques se révèlent finalement plus importantes que nécessaire, elles ne seront pas prises en vain. La reprise sera plus forte et plus rapide".

Une reprise en "V" exclue en zone euro, où le Covid repart à la hausse

Concernant la zone euro, où la reprise économique patine face à une résurgence de la pandémie de coronavirus, Christine Lagarde, la président de la BCE, s'est montrée mardi prudente sur la reprise, qualifiée d'inégale et d'incertaine... L'économie de la zone euro ne devrait ainsi retrouver son niveau antérieur au Covid qu'à la fin de l'année 2022, selon Mme Lagarde, et cette prévision est faite en tablant sur la mise au point d'un vaccin opérationnel à partir de la mi-2021. Pour l'heure, la patronne de la BCE (qui s'exprimait lors d'une conférence virtuelle organisée par le Wall Street Journal) anticipe une reprise mouvementée plutôt qu'en "V".

"Nous craignons désormais que les mesures de confinement qui doivent être prises par les autorités aient un impact sur cette reprise, et donc, au lieu de la reprise en V que nous attendons et espérons tous, nous craignons que la deuxième branche du V soit un peu plus tremblante", a résumé Christine Lagarde.

Le pétrole poursuit sa remontée

Le pétrole a continué de se redresser mardi, même si les contrats à terme ont clôturé avant les déclarations de Donald Trump. Le contrat de novembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a encore gagné 3,7% à 40,67$ (après +5,9% lundi) sur le Nymex, alors que le contrat sur le Brent pour livraison en décembre a pris 3,3% à 42,65$ (après +5,1% lundi). En 2 séances, les deux variétés de pétrole ont repris l'essentiel de leur chute de la semaine passée (-8% pour le WTI et -7,4% pour le Brent). Mardi, les cours ont notamment été soutenus par l'arrivée de l'ouragan Delta (de Force 4) dans le Golfe du Mexique, et par la grève sur des gisements pétroliers norvégiens.

L'or a reculé de 0,6% à 1.908,80$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Le métal jaune gagne encore plus de 22% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques et de la crise sanitaire.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) a repris de la hauteur (+0,25%) à 93,75 points, tandis que l'euro a cédé 0,29% à 1,1745$. Du côté des taux souverains, le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans a chuté de 4 points de base à 0,75%.

VALEURS A SUIVRE

Paychex (-2,5%) a publié ses derniers comptes trimestriels avant bourse ce jour à Wall Street, tandis que Levi Strauss enfilera ses jeans après la clôture des marchés américains.

Paychex, acteur phare du marché des services de gestion des ressources humaines, a annoncé pour son premier trimestre fiscal des profits et revenus en retrait, mais supérieurs aux attentes. La guidance annuelle du groupe ressort par ailleurs solide, Paychex évoquant une reprise plus rapide qu'escompté.

Dollar Tree (-1,4%), détaillant discount américain, va recruter plus de 25.000 personnes pour ses magasins et centres de distribution pendant les fêtes.

Macy's (-4,1%). La chaîne US de grands magasins va investir dans le groupe suédois de paiements en ligne Klarna, qui compte déjà BlackRock et... le rappeur Snoop Dogg comme investisseurs. Macy's entend ainsi fournir à sa clientèle le service 'buy now, pay later' permettant d'acheter des produits sans les payer immédiatement.

Southwest Airlines (-2,3%) a quant à lui demandé aux syndicats d'accepter des baisses de salaire pour éviter des licenciements ou du chômage partiel jusqu'en 2021, du fait bien évidemment des conséquences économiques de la crise sanitaire. United Airlines a perdu 3,6% et American Airlines a chuté de 4,5%, les compagneis aériennes voyant s'éloigner l'espoir d'un plan d'aide rapide de la part du Congrès...

Pfizer (-1,58%). L'Agence européenne des médicaments (EMA) a initié l'examen accéléré du vaccin contre le Covid-19 développé par l'Américain et son partenaire allemand BioNTech.

Gilead Sciences (-1,7%). Les autorités britanniques ont annoncé que son antiviral, remdesivir, allait être administré en priorité aux cas graves de covid, face à une demande forte pour ce traitement.

AT&T (+0,14%). Sa filiale Warner Bros a reporté la sortie des films 'Dune' et 'The Batman'.

Chevron (-0,5%) procède à l'évacuation du personnel de ses plateformes situées dans le Golfe du Mexique et à la fermeture des installations avant le passage redouté de l'ouragan Delta.

Apple (-2,8%), le colosse californien de Cupertino, a arrêté selon 'Bloomberg' de vendre les écouteurs et haut-parleurs sans fil à ses concurrents, dont Sonos, Bose et Logitech. Un tel mouvement signalerait l'intention du groupe de Tim Cook de lancer prochainement de nouveaux produits audio...

Plus généralement, les géants américains de la 'tech' Apple, Alphabet (-2,1%) et autres Amazon (-3,1%) sont sous surveillance ce jour, alors que le rapport antitrust de la Chambre des représentants sur ces leaders technologiques contient un "appel à peine voilé à leur démantèlement", si l'on en croit le parlementaire républicain Ken Buck, dans un projet de réponse dont Reuters a eu connaissance.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 4.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Suivez la tendance avec
Nicolas PAGNIEZ,

du lundi au vendredi à 9h55, 12h30, 14h55 et 18h30 sur

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/10/2020

Par courrier reçu le 22 octobre 2020 par l'AMF, complété par un courrier reçu le 23 octobre, la société par actions simplifiée Amiral Gestion,...

Publié le 23/10/2020

Airbus a demandé à ses fournisseurs de se préparer à une potentielle hausse de la production de la famille A320. Cette dernière pourrait survenir au plus tôt à l'été 2021. Le géant…

Publié le 23/10/2020

Ipsos bondit de 12,35% à 23,65 euros et s'empare aisément de la tête de l'indice SBF 120 après la publication de ses revenus au troisième trimestre de son exercice 2020. Les investisseurs saluent…

Publié le 23/10/2020

Freelance baisse de 10,54% à 3,99 euros après avoir dévoilé des comptes dégradés au titre du premier semestre. Le résultat net part du groupe s'est établi à 2,2 millions d'euros en 2020,…

Publié le 23/10/2020

Par courriers reçus le 22 octobre 2020 par l'AMF, la société Nomura International Plc (Londres) a déclaré à l'Autorité des marchés financiers avoir...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne