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Clôture de Wall Street : coup de tabac sur le Nasdaq, les taux inquiètent

| Boursier | 948 | 4.50 par 2 internautes

La Bourse de New York a fini en baisse jeudi, plombée par les valeurs technologiques et les pétrolières, au lendemain des annonces de la Fed.

Clôture de Wall Street : coup de tabac sur le Nasdaq, les taux inquiètent
Credits Reuters

La Bourse de New York a fini en baisse jeudi, plombée par les valeurs technologiques et les pétrolières, au lendemain des annonces de la Fed, qui n'ont pas permis de calmer durablement les craintes d'inflation, qui font grimper les taux sur les marchés obligataires. Les taux de l'emprunt d'Etat à 10 ans américain ont bondi de 9 points de base à 1,73%, au plus haut depuis décembre 2019. Le dollar s'est renforcé, tandis que le pétrole a plongé de 7%. La Fed a assuré mercredi qu'elle ne relèverait pas ses taux directeurs avant la fin 2023, mais les marchés n'ont visiblement pas cru à ce calendrier...

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,46% à 32.862 points, au lendemain d'un record absolu au dessus des 33.000 pts, et l'indice large S&P 500 a fléchi de 1,48% à 3.915 pts. Quant au Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, il a abandonné 3,02% à 13.116 pts.

Une seul des 11 indices sectoriels du S&P 500 a terminé dans le vert, à savoir les financières (+0,56%) qui profitent de la hausse des taux. A la baisse, l'énergie a plongé de 4,6%, de même que les technologiques (-2,8%) et les services de communication (-1,9%) ainsi que les biens de consommation discrétionnaires (-2,6%).

Parmi les valeurs en vue, Goldman Sachs (+0,88%) et JP Morgan (+1,6%) ont progressé, tandis qu'Apple (-3,3%), Microsoft (-2,6%) et Chevron (-3,6%) ont pesé sur le Dow Jones.

Le pétrole a corrigé de 10% sur ses plus hauts de mars

Les cours du pétrole ont plongé, signant une 5e séance de baisse consécutive, et cèdent désormais plus de 10% par rapport à leurs récents sommets de début mars. Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI a perdu 7,1% pour retomber sur le seuil psychologique de 60$ sur le Nymex. Le baril gagne encore plus de 20% depuis début 2021, malgré une chute de plus de 10% sur ses plus hauts de début mars au dessus de 66$. De son côté, le baril de Brent d'échéance mai a lâché 6,9% à 63,28$, après avoir franchi le 8 mars dernier la barre des 70$.

Les investisseurs s'inquiètent notamment de la situation en Europe, où la dégradation de la situation sanitaire et les retards de la campagne de vaccination contre le coronavirus, font craindre une reprise et une demande pétrolière moins dynamiques que prévu.

Outre le retour des craintes sur la croissance mondiale et la demande pétrolière, la remontée du dollar, jeudi, liée à celle des taux d'intérêts, a contribué à la chute de l'or noir. L'indice du dollar a gagné jeudi 0,33% à 91,75 points, face à un panier de devises internationales, portant ses gains à 2,2% depuis le début 2021.

Indicateurs macro-économiques mitigés

Les chiffres de l'emploi hebdomadaires aux Etats-Unis, publiés jeudi, ont montré la poursuite d'une amélioration progressive du marché. Les inscriptions nouvelles au chômage pour la semaine close au 13 mars sont ressorties à 770.000, plus que le consensus de marché fixé à 700.000. Ces inscriptions initiales ont donc augmenté de 45.000 en comparaison de la semaine antérieure (725.000 inscriptions en lecture révisée).

Par ailleurs, l'indice des indicateurs avancés américains du mois de février 2021, mesuré par le Conference Board, est ressorti moins vigoureux que prévu, à +0,2% par rapport à janvier, contre un consensus de place de +0,3% et après +0,5% en janvier.

En revanche, l'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie a flambé en mars à 51,8 alors que le consensus n'était que de 24 ! Cet indicateur traduit donc une énorme accélération de l'activité manufacturière dans la région. Le 'Philly Fed' est au plus haut depuis avril 1973 ! Le point un peu moins enthousiasmant est que l'indice des prix payés a atteint 75,9 contre 54,4 précédemment.

La Fed ignore les inquiétudes du marché

Malgré les aléas des statistiques, les investisseurs tablent sur une accélération de la croissance liée aux aides du Plan Biden, et craignent un dérapage inflationniste... L'absence de réaction de la Fed face à ce risque, que la banque centrale juge temporaire, ne fait qu'accroître la nervosité des marchés, qui semblent persuadés que la banque centrale devra relever ses taux plus vite que prévu pour juguler l'inflation.

Mercredi, la Fed a maintenu en l'état sa politique monétaire ultra-accommodante, et a revu en nette hausse ses prévisions de croissance pour 2021 (+6,5% attendu aux Etats-Unis contre 4,2% en décembre), tout en réaffirmant son intention de ne pas relever ses taux directeurs (actuellement proches de zéro) avant la fin 2023... La Fed considère visiblement que l'ajustement actuel sur les taux à long terme ne traduit pas des risques inconsidérés, mais simplement un retour à la normale après la récession éclair de 2020, provoquée par la crise du coronavirus.

Le retour au plein emploi n'est pas attendu avant fin 2023

Pour autant, la Fed estime que le retour à ses objectifs de plein emploi et d'inflation autour de 2% n'est pas près de se produire. Dans ses nouvelles projections, la Fed prévoit le retour d'un taux de chômage pré-pandémie à 3,5% fin 2023, après 3,9% fin 2022 et 4,5% fin 2021. Quant à l'inflation, elle dépasserait légèrement l'objectif en 2021, à 2,2% pour le "Core PCE", avant de se stabiliser ensuite à 2% en 2022 et à 2,1% en 2023.

Le président de la Fed Jerome Powell a souligné mercredi que les Etats-Unis comptaient encore 9,5 millions d'emplois de moins qu'avant la pandémie, qui a détruit plus de 22 millions d'emplois au printemps 2020. Il aussi estimé que la crise continue de faire peser un "risque considérable" sur les perspectives économiques, notamment dans les secteurs les plus sinistrés.

Sur les marchés obligataires, les taux ont repris leur ascension jeudi après avoir dans un premier temps réagi calmement aux annonces de la Fed. Le taux de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans a grimpé de 9 points de base à 1,73%, au plus haut depuis décembre 2019. Ce taux n'était que de 0,9% fin décembre 2020. Certains stratégistes estiment que les marchés vont tester le seuil des 2% avant de retrouver un nouvel équilibre cohérent avec les perspectives de reprise économique.

De son côté, la Banque d'Angleterre, réunie ce jeudi, n'a pas modifié sa politique monétaire, pas plus que ne l'avait fait plus tôt ce jour la Banque de Norvège (qui envisage tout de même un durcissement léger au second semestre). Le taux du Gilt britannique à 10 ans a grimpé jeudi de 5 points de base à 0,87% tandis que le Bund allemand à 10 ans a gagné 3 pb à -0,27%.

Le vaccin AstraZeneca jugé sûr par l'agence européenne du médicament

Sur le front de la pandémie de coronavirus, les marchés surveillent de près la situation en Europe, où le nombre de cas augmente fortement dans de nombreux pays, dont l'Allemagne et la Belgique. La France a annoncé jeudi soir de nouvelles mesures restrictives, sous la forme d'un reconfinement de 16 départements, dont Paris et les 7 départements d'Ile-de-France.

La polémique sur le vaccin AstraZeneca (suspendu cette semaine par de nombreux pays européens) devrait se calmer après la décision jeudi de l'Agence européenne du médicament (EMA) jugeant ce vaccin "sûr et efficace". Les bénéfices du vaccin AstraZeneca sont supérieurs aux risques, a dit Emer Cooke, directrice de l'EMA, tout en disant ne pouvoir formellement exclure un lien entre la vaccination et les 30 rares cas de formation de caillots sanguins sur lesquels l'agence a enquêté parmi 5 millions de personnes vaccinées.

Relations tendues avec la Russie et la Chine

Les marchés suivent aussi de près jeudi la première rencontre entre des responsables chinois et américains en Alaska. L'administration de Joe Biden entend afficher sa fermeté face à la Chine lors de cette première rencontre avec les chefs de la diplomatie chinoise. La réunion s'annonce tendue, alors que le Nikkei rapporte que Washington a sanctionné 24 responsables en Chine et à Hong Kong pour leurs 'assauts contre la démocratie'. Le Département au Commerce a quant à lui adressé des assignations à de multiples compagnies chinoises fournissant des technologies et services aux USA...

La Chine, elle, désire selon le Wall Street Journal que les Etats-Unis mettent un terme aux sanctions et restrictions sur des entités et personnalités chinoises et reviennent sur les mesures héritées de l'ère Trump. Pékin voudrait également restaurer des réunions de haut niveau avec Washington et programmer un sommet virtuel entre Xi Jinping et Biden à l'occasion d'une conférence sur le changement climatique prévue le 22 avril. Un 'passeport vaccinal' pourrait aussi être proposé par la Chine afin de faciliter les voyages entre les deux pays.

Mercredi, dans une interview diffusée par ABC News, Joe Biden a provoqué des vagues en attaquant de front le président russe Vladimir Poutine, qu'il a notamment accusé d'ingérence dans la présidentielle américaine de 2020 au profit de Donald Trump, ajoutant qu'il devrait "en payer le prix".

VALEURS A SUIVRE

Accenture (+0,99%), géant des services de consulting, a rehaussé ses estimations financières en marge de la publication d'un second trimestre supérieur aux attentes. Le groupe a par ailleurs annoncé une hausse des 'retours aux actionnaires' et un bonus destiné aux employés. Sur le trimestre clos, le bénéfice net a représenté 1,44 milliard de dollars et 2,23$ par titre, contre 1,24 milliard et 1,91$ par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 2,03$, contre un consensus de 1,89$. Les revenus se sont améliorés de 8,5% à 12,09 milliards de dollars, alors que le consensus FactSet était de 11,8 Mds$. Le new bookings a grimpé de 13% à 16 milliards.

Pour l'exercice 2021, Accenture anticipe désormais un bénéfice ajusté par action allant de 8,32$ à 8,50$, contre une fourchette antérieure allant de 8,02 à 8,25$. La guidance en matière de croissance des revenus va maintenant de 6,5 à 8,5%.

Peloton (-4,7%). Le directeur général du fournisseur américain d'équipements d'exercice a indiqué que la capacité de production de sa compagnie avait augmenté de 700% sur l'année passée. John Foley estime ainsi que le groupe s'approche d'un équilibre entre offre et demande pour ses vélos. Alors que Peloton revendique actuellement 2 millions d'utilisateurs, le marché adressable serait de 200 millions...

Tesla (-6,9%). Pendant qu'Elon Musk tweete sur les cryptomonnaies ou les NFT, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) américaine enquête sur au moins trois accidents de Tesla survenus durant les récentes semaines et aurait affiché début 2020 quatorze investigations ouvertes sur des crashs de Tesla impliquant l'Autopilot. La NHTSA a refusé de donner au Wall Street Journal le total actuel. Le régulateur américain de la sécurité routière a confirmé en revanche l'envoir d'une équipe d'enquêteurs dans le Michigan après une collision entre une voiture de police et une Tesla dont le mode de conduite automatique semblait activé.

Nikola (-9,8%) a pour sa part annoncé que le groupe sud-coréen Hanwha pourrait céder cette année jusqu'à la moitié de sa participation de 5,65% dans le fabricant de camions électriques.

Apple (-3,3%), le géant californien de Cupertino, pourrait présenter de nouveaux iPad pas plus tard que le mois prochain, indique Bloomberg, qui cite des personnes ayant connaissance du sujet. Les nouveaux iPad Pro bénéficieraient d'un processeur mis à jour et de meilleures caméras. Aucun événement de lancement n'est toutefois encore programmé.

Alphabet (-2,9%). Le Californien de Mountain View Google entend dépenser plus de 7 milliards de dollars en bureaux et centres de données aux États-Unis cette année et créer au moins 10.000 emplois à temps plein.

Uber (+1,1%). Selon le Wall Street Journal (rubrique 'Heard on the Street'), le géant VTC pourrait ne pas être rentable avant longtemps. En outre, la victoire des syndicats au Royaume-Uni faisant de ses conducteurs des salariés pourrait faire des émules coûteuses pour le groupe. Le WSJ semble plus favorable au dossier californien Lyft, dont la concentration sur le marché américain pourrait devenir un atout.

Coherent (+1,5%) a indiqué que le producteur de composants optiques II-VI (-6,7%) avait rehaussé son offre d'acquisition à 7 milliards de dollars. Le spécialiste des solutions laser a dit favoriser cette offre plutôt que celle de Lumentum (-3,9%) portée hier à 6,9 milliards de dollars.

AMC Entertainment (+3,2%) gagne encore du terrain à Wall Street, alors que la première chaîne américaine de cinémas a annoncé que 98% de ses sites allaient être rouverts aux Etats-Unis à partir de vendredi.

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