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Clôture de Wall Street : coup de tabac après l'emploi US !

| Boursier | 227 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a chuté de plus de 2% vendredi, le S&P 500 signant sa plus mauvaise semaine depuis près de deux ans. Les chiffres de l'emploi US en janvier font craindre un politique monétaire plus agressive de la Fed...

Clôture de Wall Street : coup de tabac après l'emploi US !
Credits Reuters

Après 4 semaines de gains interrompus, la Bourse de New York a brutalement fait marche arrière début février... Les principaux indices ont plongé de l'ordre de 2%, vendredi, après la publication de chiffres de l'emploi meilleurs que prévu en janvier aux Etats-Unis. L'accélération des hausses de salaires en particulier, fait craindre un retour de l'inflation et une politique monétaire plus agressive de la part de la Réserve fédérale. La volatilité a bondi, ainsi que les taux souverains, tandis que le dollar a rebondi de son plus bas niveau depuis trois ans. Du côté des valeurs, les plus fortes baisses ont été relevées parmi les pétrolières (-5,1% pour ExxonMobil, -5,5% pour Chevron) et certaines "technos" (-4,4% pour Apple, -5,3% pour Alphabet).

Vendredi soir, le Dow Jones a plongé de 673 points, soit 2,54% pour finir à 25.520 points, sa plus forte chute depuis septembre 2015... L'indice large S&P 500 a perdu 2,12% à 2.762 pts et le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a chuté de 1,96% à 7.241 pts. Sur la semaine, le DJIA a perdu 4,1%, le S&P 500 a cédé 3,8% (sa pire semaine depuis près de deux ans, début 2016), et le Nasdaq a lâché 3,5%. Désormais, le gain des indices depuis le début de l'année a été ramené à 3,2% (DJIA), 3,3% (S&P 500) et 4,9% (Nasdaq).

La volatilité, mesurée par l'indice VIX, a flambé vendredi de 28% à 17,26, approchant de sa moyenne historique de 20, qu'elle n'a plus franchie depuis novembre 2016. Depuis le 1er janvier, la volatilité (qui était restée particulièrement sage en 2017), a bondi de 50%, traduisant les incertitudes des investisseurs face à des valorisations boursières élevées et face aux craintes d'un durcissement monétaire de la Fed.

Hausse de 2,9% du salaire horaire américain en janvier

L'indice du dollar a rebondi vendredi de 0,5% à 89,13$ face à un panier de 6 devises internationales, après les chiffres de l'emploi. Sur les marchés obligataires, le rendement du bon du Trésor américain (T-Bond) à 10 ans a bondi de 5 points de base à 2,84% vendredi, au plus haut depuis 4 ans, en janvier 2014. Les taux américains se sont fortement tendus depuis le début de l'année, le 10 ans ayant achevé 2017 sur le niveau de 2,40%.

En janvier, l'économie américaine a créé 200.000 emplois, contre 175.000 à 180.000 attendus. En outre, le marché du travail américain apparaît de plus en plus tendu, entraînant des hausses de salaires. Le salaire horaire moyen a ainsi augmenté de 2,9% sur un an en janvier, soit le rythme plus rapide depuis juin 2009. Le consensus tablait sur une hausse limitée à 2,6%.

La Fed pourrait accélérer le rythme de remontée des taux directeurs

Cette accélération devrait logiquement conduire à une remontée de l'inflation et pourrait pousser la Réserve fédérale à relever ses taux plus vite que prévu jusqu'ici, afin de se donner une marge de manoeuvre en cas de retournement de l'économie. L'hypothèse de 4 tours de vis cette année commence donc à faire son chemin auprès des investisseurs, ce qui a déprimé les cours des actions et des obligations (dont le cours évoluent mathématiquement en sens inverse des taux).

La baisse de Wall Street s'est en outre accentuée après des propos du président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, qui a laissé entendre que la banque centrale pourrait être amenée à relever ses taux plus de trois fois cette année.

Un environnement de taux plus élevés est dommageable pour les marchés d'actions, d'une part parce qu'il pèse sur la rentabilité des entreprises via le renchérissement du crédit, et d'autre part, parce que le rendement des obligations devient plus attractif que celui des actions, détournant les investisseurs de placements plus risqués comme les d'actions. Si une croissance économique dynamique justifie des taux d'intérêts plus élevés, c'est la crainte d'une hausse rapide, difficile à gérer, qui inquiète le plus les opérateurs et fait craindre un krach obligataire.

VALEURS A SUIVRE

Parmi les rares valeurs en hausse ce vendredi, Amazon (+2,9%) a été salué pour ses résultats du quatrième trimestre. Les ventes grimpent de 38% en glissement annuel, à 60,45 Mds$. Le résultat opérationnel progresse de 69% à 2,13 Mds$. Le résultat net ressort à 1,86 Md$ (3,75$ par action), contre 749 M$ (1,54$ par action) un an plus tôt. Le résultat du trimestre prend en compte un gain exceptionnel de 789 M$ relatif à la réforme fiscale américaine. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,85$, pour des revenus de 59,8 Mds$.
Pour le premier trimestre, le groupe vise des revenus compris entre 47,75 et 50,75 Mds$, pour un résultat opérationnel logé entre 300 M$ et 1 Md$ (contre 1 Md$ un an plus tôt).

En revanche, les résultats d'Alphabet (-5,3%) ont déçu. Les revenus sont de 32,32 Mds$, contre 26,06 Mds$ un an avant. Le résultat opérationnel ressort à 7,66 Mds$, contre 6,64 Mds$ un an plus tôt. Le groupe affiche une perte nette de 3,02 Mds$ (4,35$ par action), contre un bénéfice de 5,33 Mds$ (7,56$ par action) sur la même période de l'exercice précédent. Sans prendre en compte l'impact de la réforme fiscale américaine, le bénéfice par action s'élève à 9,70$ sur la période. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa ajusté trimestriel de 9,98$, pour des revenus de 31,9 Mds$.

Apple (-4,4%) a aussi été durement jugé après ses comptes trimestriels. Les revenus sont de 88,29 Mds$, en hausse de 13% en glissement annuel. Le résultat opérationnel s'affiche à 26,27 Mds$, contre 23,36 Mds$ un an avant. Le résultat net est quant à lui de 20,06 Mds$, contre 17,89 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Le bénéfice par action s'élève ainsi à 3,89$, en croissance de 16%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 3,86$, pour des revenus de 87,3 Mds$. Apple a vendu 77,316 millions d'iPhone sur le trimestre, contre 79 millions de consensus et 78,29 millions un an plus tôt. Les revenus générés par les ventes d'iPhone sur la période progressent néanmoins de 13% en glissement annuel, à 61,58 Mds$. Sur le second trimestre fiscal, le groupe vise des revenus compris entre 60 et 62 Mds$ (contre 65 Mds$ de consensus), pour une marge brute logée entre 38 et 38,5%.

Les résultats des deux plus importantes "majors" pétrolières américaines, ExxonMobil (-5,1%) et Chevron (-5,5%), ont été jugés décevants. Les bénéfices d'ExxonMobil se sont pourtant envolées à 8,38 Mds$ (1,97$ par action), contre 1,68 Md$ (0,41$ par action) un an avant. Sans prendre en compte la réforme fiscale US et d'autres éléments exceptionnels sur la période, les profits s'élèvent à 3,73 Mds$, contre 3,82 Mds$ un an plus tôt, faisant ressort un bpa ajusté de 0,88$. Les revenus sont de 66,52 Mds$, contre 56,4 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1$, pour des revenus de 74 Mds$.

Chevron (-5,5%) de son côté, a affiché des bénéfices de 3,11 Mds$ (1,64$ par action), contre 415 M$ (0,22$ par action) un an avant. Le résultat prend en compte un gain exceptionnel de 2,02 Mds$ lié à la réforme fiscale US. Les revenus s'élèvent à 37,62 Mds$, contre 37,4 Mds$ de consensus et 31,50 Mds$ un an plus tôt.

Visa (-3,8%) a dévoilé ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 2,52 Mds$ (1,07$ par action), contre 2,07 Mds$ (0,86$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,08$, en progression de 26% en glissement annuel. Les revenus s'élèvent à 4,86 Mds$, contre 4,46 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,98$, pour des revenus de 4,8 Mds$.

GoPro (+0,9%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. Le groupe enregistre une perte nette de 55,8 M$ (0,41$ par action), contre une perte de 115,7 M$ (0,82$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action s'élève à 0,30$, contre un bénéfice par action de 0,29$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus chutent à 334,8 M$, contre 540,6 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action de 0,06$, pour des revenus de 368 M$. Sur 2017, le groupe affiche des pertes de 182,9 M$, contre des pertes de 419 M$ en 2016.

Mattel (+7,9%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. La perte nette ressort à 281,3 M$ (0,82$ par action), contre des profits de 173,8 M$ (0,51$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action ressort à 0,72$, contre un bénéfice par action de 0,52$ un an plus tôt. Les ventes s'affichent à 1,61 Md$, contre 1,83 Md$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,16$, pour des ventes de 1,69 Md$. Sur 2017, le groupe enregistre une perte de 1,05 Md$, contre des bénéfices de 318 M$ en 2016.

Amgen (+0,8%), spécialiste américain des biotechnologies médicales, a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. Le groupe affiche une perte de 4,26 Mds$ (5,89$ par action), contre des bénéfices de 1,94 Md$ (2,59$ par action) un an avant. En base ajustée, sans prendre en compte une charge exceptionnelle relative à la réforme fiscale US, le bénéfice par action s'élève à 2,89$, stable par rapport à l'an dernier. Les revenus s'affichent à 5,80 Mds$, contre 5,97 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 3,03$, pour de revenus de 5,9 Mds$. Sur 2018, le groupe vise des revenus logés entre 21,8 et 22,8 Mds$ (contre 22,85 Mds$ en 2017), pour un bpa allant de 12,60 à 13,70$ (contre 12,58$ en 2017).

Motorola Solutions (+4,8%) a présenté ses résultats du quatrième trimestre. La perte nette s'affiche à 575 M$ (3,56$ par action), contre un bénéfice de 243 M$ (1,43$ par action) un avant. En base ajustée, sans prendre en compte la réforme fiscale US, le bénéfice par action ressort à 2,10$. Les ventes s'élèvent à 1,96 Md$, contre 1,88 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,04$, pour des ventes de 1,94 Md$. Sur 2018, le groupe vise un bpa compris entre 6,50 et 6,65$, pour des revenus en hausse de 5%. Sur 2017, Motorola Solutions enregistre des ventes de 6,38 Mds$, et un bpa non-GAAP des opérations poursuivies de 5,46$.

Merck (-2,3%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. La perte ressort à 872 M$ (0,32$ par action), contre une perte de 594 M$ (0,22$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'élève à 0,98$, contre 0,89$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'affichent à 10,43 Mds$, contre 10,12 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,94$, pour des revenus de 10,5 Mds$. Sur 2018, le groupe vise des revenus allant de 41,2 à 42,7 Mds$ (contre 40,12 Mds$), pour un bpa logé entre 4,08 et 4,23$ (contre 3,98$ en 2017).

Sprint (+5%) a annoncé ses comptes du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 7,16 Mds$ (1,76$ par action), contre une perte de 479 M$ (0,12$ par action) un an avant. Le résultat prend en compte un gain exceptionnel de 7,1 Mds$ sur la période lié à la réforme fiscale US. Les revenus s'élèvent à 8,24 Mds$, contre 8,55 Mds$ un an plus tôt, et 8,2 Mds$ de consensus.

CBS (-6%) / Viacom (-3%). Dans un bref communiqué de presse, CBS Corporation annonce que son conseil d'administration a créé un comité spécial d'administrateurs indépendants dans le but de réfléchir à une potentielle fusion avec Viacom. "Rien ne garantit que ce processus aboutira à une transaction", ajoute le groupe. Ni CBS ni le comité n'ont l'intention de faire d'autres commentaires avant la fin du processus.

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