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Clôture de Wall Street : au rebond, dans l'espoir que l'inflation plafonne

| Boursier | 332 | Aucun vote sur cette news

Les actions américaines ont rebondi mercredi, après trois séances consécutives de baisse pour le S&P 500 et le Nasdaq.

Clôture de Wall Street : au rebond, dans l'espoir que l'inflation plafonne
Credits Reuters

Les actions américaines ont rebondi mercredi, après trois séances consécutives de baisse pour le S&P 500 et le Nasdaq, sous le poids des tensions obligataires et des craintes de récession. Malgré la publication d'une inflation plus élevée que prévu en mars, les investisseurs pensent voir des signes que les prix ont désormais atteint un pic. Le taux US à 10 ans est retombé à 2,70%, après avoir frôlé 2,8% lundi. Mais le pétrole a rebondi d'environ 9% en deux séances, à près de 109$ le baril pour le Brent.

A la clôture, le Dow Jones a repris 1,01% à 34.564 points, tandis que l'indice large S&P 500 a regagné 1,12% à 4.446 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a rebondi de 2,03% à 13.643 pts, après une chute d'environ 2,5% en trois séances.

Jamie Dimon prévient de "défis géopolitiques et économiques importants à venir"

Neuf des onze indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert mercredi soir. Les valeurs de croissance ont mené la hausse: biens de consommation discrétionnaires (+2,1%), technologiques (+1,3%) et services de communication (+1,1%). L'indice S&P de l'énergie a gagné 1,1%, soutenu notamment par Exxonmobil (+1,4%) et Chevron (+1,5%), qui ont profité de la remontée des cours du pétrole.

Plus tôt dans la journée, les places européennes avaient fini dans le désordre, l'Euro Stoxx 50 lâchant 0,09% et le DAX 30 fléchissant de 0,34% à Francfort, tandis qu'à Paris, le CAC 40 est parvenu à finir en légère progression de 0,07%. En Asie, le Nikkei a bondi de 1,9% à Tokyo, mais en Chine, le Shanghai composite a cédé 0,8%.

Les publications de résultats d'entreprises du 1er trimestre ont commencé ce mercredi avec notamment une déception de la part de la banque JP Morgan Chase (-3,2%), qui a souffert des turbulences de marché déclenchées par l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le patron du groupe et "gourou" de Wall Street, Jamie Dimon, s'est dit confiant, mais a souligné les "défis géopolitiques et économiques importants à venir, liés à l'inflation élevée, aux problèmes de 'supply chain' et à la guerre en Ukraine".

Le pétrole approche à nouveau les 110$ le baril

Les cours du pétrole ont donc rebondi pour la 2e séance, les inquiétudes sur la baisse de l'offre russe s'étant renforcée. L'Opep a prévenu ne pas être en mesure de compenser la baisse de la production russe en cas d'embargo européen sur le brut russe dans le cadre du conflit ukrainien.

Le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de mai) a encore gagné 3,6% à 104,25$ sur le Nymex (après +6,7% mardi), tandis que le Brent de la mer du Nord a pris 3,96% à 108,78$ pour le contrat de juin (après +6,2% mardi). Les cours du Brent étaient tombés lundi sous 100$ pour la 1ère fois depuis le 16 mars.

A noter que la hausse de mercredi s'est produite malgré l'annonce d'une hausse inattendue des stocks de pétrole aux Etats-Unis (hors réserve stratégique). Ils se sont envolés de 9,4 millions de barils lors de la semaine close le 8 avril à 451,8 mb, alors que le consensus tablait sur une légère hausse de 0,8 mb. En revanche, les stocks d'essence ont reculé plus que prévu (-3,6 mb contre -0,4 mb de consensus), de même que ceux de produits distillés ont baissé de 2,9 mb (-0,5 mb de consensus).

L'inflation US a-t-elle atteint un pic en mars ?

Les marchés ont pris connaissance de nouveaux chiffres de l'inflation ce mercredi, avec les prix à la production en mars aux Etats-Unis. L'indice PPI a ainsi grimpé de 1,4% sur un mois et de 11,2% sur un an, alors que les marchés tablaient respectivement sur +1,1% et +10,5%. Hors alimentation et énergie cette fois, le PPI progresse de 1% sur un mois, près de deux fois le consensus de marché, et de 9,2% en glissement annuel (consensus 8,4%).

Malgré ces indicateurs au plus haut depuis plus de 40 ans, les investisseurs cherchent des signes que les prix ont désormais atteint un palier. Mardi, l'indice des prix à la consommation (CPI) était ressorti plus haut que prévu à 8,5% sur un an, au plus haut depuis 1980. Cependant, les investisseurs ont trouvé une note d'espoir dans la lecture de l'indice "core CPI" qui exclut les éléments les plus volatils (alimentation et énergie).

Le "core CPI" a ainsi progressé un peu moins que prévu, de 6,5% sur un an (+6,6% attendu) et de 0,3% sur un mois (+0,5% attendu), ce qui laisse espérer que les prix pourraient avoir atteint leur pic, ce qui reste bien sûr à confirmer... Mercredi, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour avril est ressorti à 3,8%, comme en mars. Il mesure les anticipations d'inflation à un an du point de vue des firmes.

En attendant, les responsables de la Réserve fédérale continuent de faire savoir que l'inflation est leur priorité absolue du moment, et qu'ils comptent mener tambour battant la politique de normalisation monétaire pour freiner la hausse des prix, tout en tentant d'éviter de créer les conditions d'une future récession pour l'économie américaine, comme le craignent les marchés et certains économistes.

Le gouverneur de la Fed, Christopher Waller, a un peu rassuré les marchés, mercredi soir, en estimant que les chiffres de mars constituent "quasiment un pic" pour l'inflation. Il s'est néanmoins prononcé en faveur d'une hausse d'un demi-point du taux des "fed funds" à la prochaine réunion des 3 et 4 mai, tout en assurant que la Fed est en mesure de juguler la hausse des prix sans provoquer une récession.

Quel rythme de normalisation adoptera la Fed ?

Thomas Barkin, patron de la Fed de Richmond, s'est montré mercredi moins pressé que ses collègues. Le responsable de la Fed (qui ne dispose pas d'un droit de vote cette année) a estimé que la banque centrale "a du temps" pour augmenter ses taux directeurs vers un niveau plus neutre. Les économistes estiment que ce niveau neutre pour l'économie se situerait autour de 2,5% mais plusieurs membres de la Fed n'excluent pas d'aller au-delà si l'inflation élevée persiste.

"Il y a eu beaucoup de débats sur la question de savoir si la Fed devrait agir plus rapidement" en augmentant les taux par paliers d'un demi-point plutôt que d'un quart de point, a déclaré M. Barkin dans ses commentaires à la Chambre de commerce du Maryland central. "Nous voulons normaliser les taux pour contenir l'inflation, mais si nous corrigeons trop, nous pourrions avoir un impact négatif sur l'emploi. Nous disposons d'un certain temps pour arriver à une position neutre. L'inflation et l'emploi sont encore fortement influencés par les pressions de l'offre et de la participation à l'époque de la pandémie et, plus récemment, par la guerre en Ukraine."

A l'inverse, le président de la Fed de St. Louis, James Bullard (membre votant) a répété son opinion selon laquelle la Fed devait frapper fort et relever le taux des "fed funds" à 3% dès le 3e trimestre de cette année... Dans des propos rapportés par le Financial Times, M. Bullard a déclaré que c'était un fantasme de penser que l'augmentation des taux d'intérêt au niveau neutre suffirait à maîtriser l'inflation. Citant les chiffres de l'inflation en mars, il a fait valoir que la Fed était en retard sur la courbe et qu'elle devait accélérer le rythme du resserrement, avertissant que la Fed risquait d'éroder sa crédibilité si elle n'agissait pas avec hâte.

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts se sont détendus mercredi pour le 2e jour après leur récente envolée, mais ils restent à des niveaux inconnus depuis début 2019. Le rendement du T-Bond à 10 ans a cédé 2 points de base (pb) à 2,70% (après avoir frôlé 2,8% lundi), et le taux à 2 ans américain est retombé à 2,35% (-5 pb). En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, a rendu 2 pb à 0,76%. Ces taux ont flambé depuis le début de l'année, qu'ils avaient commencée respectivement à 1,5% pour le "10 ans" US, à 0,72% pour le "2 ans" et à -0,18% pour le "10 ans " allemand.

VALEURS A SUIVRE

JP Morgan Chase (-3,2%), premier grand établissement bancaire américain à publier ses comptes trimestriels, a affiché un bénéfice par action de 2,63$ contre un consensus de 2,69$. Les revenus ont totalisé 31,6 milliards de dollars, contre 30,9 milliards de consensus. Son dirigeant Jamie Dimon dit voit des risques géopolitiques et économiques significatifs du fait de l'inflation élevée, des perturbations de supply chain et de la guerre en Ukraine. La banque a par ailleurs autorisé un nouveau programme de rachat d'actions de 30 milliards de dollars, effectif dès le 1er mai.

Ainsi, la première banque américaine par les actifs raté de peu le consensus de bénéfice, mais compense cette faiblesse par un gros plan d'achat d'actions. Sur le quatrième trimestre, l'an dernier, le bpa était de 3,33$ et les revenus s'établissaient à 30,35 milliards. Un an avant, le bpa était de 4,5$ pour des revenus de 30,52 milliards de dollars. La baisse des revenus de trading et des commissions de banque d'investissement explique la relative faiblesse.

BlackRock (-0,15%), le géant américain de la gestion d'actifs, a annoncé pour son premier trimestre fiscal un bénéfice net de 1,44 milliard de dollars soit 9,35$ par action, contre 1,2 milliard de dollars et 7,77$ par titre sur la période comparable, l'an dernier. Le bénéfice ajusté par action a été de 9,52$, contre 8,04$ un an auparavant. Les revenus ont totalisé 4,7 milliards de dollars contre 4,4 milliards un an plus tôt. Le consensus de Wall Street était de 8,7$ de bénéfice par action et 4,67 milliards de revenus.

BlackRock a déclaré que la croissance des revenus était tirée par "une forte croissance organique et une croissance de 11% des revenus des services technologiques, partiellement compensée par une baisse des commissions de performance". La société a racheté pour 500 millions de dollars d'actions au premier trimestre. Le total des flux nets est tombé à 86,36 milliards de dollars contre 171,64 milliards de dollars il y a un an et en deçà de l'estimation de Wall Street de 115,8 milliards de dollars. Les actifs sous gestion de la société ont augmenté de 6% pour atteindre environ 9.570 milliards de dollars.

Delta Air Lines (+6,2%) a grimpé, soutenu par des prévisions optimistes pour la période estivale après l'annonce d'une perte moins importante qu'anticipée au premier trimestre. Sur la période, le partenaire d'Air France-KLM a essuyé une perte opérationnelle de 783 millions de dollars contre un profit de 1 Md$ au premier trimestre 2019 pour des revenus de 9,35 Mds$, en baisse de 11%. La perte nette ajustée est ressortie à 784 M$ ou 1,23$ par titre contre un profit de 639 M$ et un bpa de 96 cents sur les trois premiers mois de 2019. Le consensus 'Bloomberg' tablait sur un bpa de -1,26$. La compagnie basée à Atlanta s'attend à être rentable au cours de chacun des trois derniers trimestres de l'année. Elle a précisé qu'elle n'aurait aucun mal à augmenter les tarifs pour couvrir l'augmentation du prix du carburant ce trimestre et peut-être tout au long de l'été. Delta a enregistré des ventes record au printemps, a déclaré le directeur général du groupe, Ed Bastian, citant une "demande énorme".

La firme a généré 1,8 milliard de dollars de flux de trésorerie d'exploitation sur le trimestre et 197 M$ de flux de trésorerie disponibles, après avoir investi 1,6 Md$ dans l'entreprise, principalement dans l'achat et les modifications d'avions. A la fin mars, la société disposait de 12,8 Mds$ de liquidités.

Bed Bath & Beyond (-1,1%), le détaillant américain en produits pour la maison, dans lequel Ryan Cohen vient de prendre une participation de 10%, a publié des résultats contrastés pour le quatrième trimestre fiscal. Les revenus ressortent en baisse de 12% à comparable à 2,05 milliards de dollars, impactés par les challenges de supply chain et disponibilité des produits, alors que la marge brute ajustée s'élève à 28,8%. Sur ce trimestre décalé, clos fin février 2022, la perte nette atteint 159 M$, 1,79$ par titre. La perte ajustée se situe à 82 millions de dollars et 92 cents par titre. Le consensus était de 3 cents de bénéfice ajusté par action pour 2,07 milliards de dollars de revenus.

Alphabet (+1,7%), maison-mère de Google, a annoncé son intention d'investir environ 9,5 milliards de dollars dans ses bureaux et centres de données aux Etats-Unis en 2022, contre sept milliards l'an dernier.

T-Mobile US (+2,6%). Deutsche Telekom a acquis auprès de Softbank des actions supplémentaires de l'opérateur télécom américain pour 2,4 milliards de dollars, afin de se rapprocher de son objectif de contrôle direct de l'Américain.

Walmart (+2,6%), le géant américain de la grande distribution, vient de débaucher John Rainey, le directeur financier de PayPal (-2,8%), qui occupera les mêmes fonctions au sein de la chaîne américaine à compter du 6 juin.

Blackstone (+2,6%) et la famille Benetton travaillent ensemble à une offre d'acquisition d'Atlantia intégrant une prime d'environ 30% sur le cours moyen des six derniers mois et pourraient dévoiler leurs propositions ce mercredi, selon trois sources proches du dossier de l'agence Reuters.

Twitter (+3%). Un investisseur poursuit Elon Musk pour retard de divulgation concernant ses achats d'actions Twitter, rapporte CNBC. L'investisseur affirme que Musk a attendu au-delà du délai requis par la SEC (10 jours) pour le franchissement du seuil des 5%. Selon les accusations, cela aurait permis à Musk de continuer à acheter des actions du réseau social, augmentant sa participation, après la date limite de déclaration, à des "prix artificiellement réduits" en raison du manque d'information. L'article note que le délai de 10 jours mentionné dans le dossier aurait été le 24 mars.

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