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Clôture de Wall Street : au rebond !

| Boursier | 372 | Aucun vote sur cette news

Après la grande purge qui a secoué les valeurs technologiques US, la cote américaine a opéré un sursaut technique ce mercredi en clôture...

Clôture de Wall Street : au rebond !
Credits Reuters

Après la grande purge qui a secoué les valeurs technologiques US, la cote américaine a opéré un sursaut technique ce mercredi en clôture. Ainsi, le DJIA remonte de 1,6% à 27.940 pts et le S&P500 grimpe de 2,02% à 3.399 pts, alors que le Nasdaq se redresse de 2,71% à 11.142 pts. Le baril de brut WTI regagne aussi 3,5% sur le Nymex à 38$, alors que le Brent s'accorde 2,3% de retour au-dessus des 40$ à 40,80$.

ECO ET DEVISES

Les ouvertures de postes du mois de juillet 2020 aux Etats-Unis selon le rapport JOLTS du Département américain au Travail sont ressorties solides, au nombre de 6,618 millions, contre 5,95 millions de consensus de marché et 6,001 millions pour la lecture révisée du mois antérieur.

Les opérateurs surveilleront de près par ailleurs demain jeudi le communiqué monétaire et la conférence de presse de la BCE. Alors que les derniers indicateurs macro-économiques montrent que la reprise post-Covid patine en Europe, la banque centrale pourrait se montrer ouverte à de nouvelles mesures de soutien, même si aucun geste concret n'est attendu dès cette semaine par les économistes...
Rappelons que la Bourse de New York s'était enfoncée dans le rouge hier, toujours sous le poids des valeurs technologiques, qui continuaient de corriger après l'euphorie du mois d'août. Les marchés avaient été aussi alourdi par un regain des tensions commerciales après des propos offensifs de Donald Trump sur un possible "découplage" des économies américaine et chinoise.
Le Nasdaq avait atteint le 2 septembre dernier un record historique à 12.056 points, avant de subir des prises de bénéfices appuyées. Il gagne encore plus de 23% depuis le début 2020.
Sur les devises, l'euro se reprend un peu sur les 1,18/$ entre banques.

LES VALEURS

Tesla : rebondit de 11% après sa chute d'hier, suivi d'Apple (+4%), Amazon (+3,7%) et Microsoft (+4,3%).

Pfizer (+0,7%). La Commission européenne a entamé la dernière phase des discussions avec l'Allemand BioNTech et l'Américain Pfizer, alliés dans la conception d'un vaccin contre le nouveau coronavirus, afin de leur acheter jusqu'à 300 millions de doses. C'est le sixième contrat de ce type négocié entre l'exécutif européen et des laboratoires. Le projet avec BioNTech et Pfizer concerne la fourniture initiale de 200 millions de doses et une option d'achat sur 100 millions de doses supplémentaires.

AstraZeneca (+0,5%) a annoncé la suspension de l'essai clinique de son potentiel vaccin contre le COVID-19, après qu'un participant a contracté une affection inexpliquée. Le processus standard de vérification a été lancé et le groupe a volontairement suspendu les vaccinations, afin qu'un comité indépendant puisse procéder à l'examen des données de sécurité. Le géant pharmaceutique britannique mène l'essai sur ce vaccin en collaboration avec des chercheurs de l'Université d'Oxford, dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, où l'affection en question a été signalée.
Le groupe ne fournit pas de précisions à propos de la teneur de l'"affection" en question. La suspension de l'essai aurait par ailleurs eu des conséquences sur les essais cliniques d'autres vaccins d'AstraZeneca, ainsi que sur les essais sur des vaccins contre le COVID-19 menés par d'autres laboratoires, croit savoir le site Stat News, repris par Reuters. Toujours selon Stat News, les laboratoires à travers le monde menant des essais sur un vaccin contre le COVID-19 tenteraient maintenant de déterminer si leurs participants n'auraient pas contracté la même maladie inexpliquée. Le New York Times précise pour sa part, citant une source, que le participant basé au Royaume-Uni serait atteint d'une myélite transverse, syndrome inflammatoire affectant la moelle épinière et souvent déclenché par les infections virales.

Navistar (-3%). Le groupe a annoncé pour son troisième trimestre fiscal 2020 une perte nette de 37 millions de dollars et 37 cents par action, pour des revenus de 1,7 milliard de dollars. Le groupe a généré 104 millions de dollars d'Ebitda ajusté et réalisé une perte nette ajustée de 8 millions de dollars. Le free cash flow manufacturier s'est établi à 154 millions de dollars. Le groupe a terminé le trimestre avec 1,6 milliard de cash sur le segment manufacturier. Le groupe prévoit des économies additionnelles.

United Airlines (-2,2%), le transporteur aérien américain, a annoncé ce jour une guidance de forte baisse de ses revenus passagers. Le groupe prévoit d'annuler plus de vols jusqu'à ce qu'il perçoive une reprise des voyages. United table donc maintenant sur une chute de 85% des revenus passagers, alors que sa guidance antérieure était de -83%. Le troisième transporteur aérien américain prévoit un déclin de capacité de 70% environ sur le troisième trimestre, en glissement annuel, contre -65% auparavant attendu. Il remarque tout de même une modeste amélioration dans les vols de loisir aux USA et sur certaines destinations courtes.

Tiffany (-6%). Le rachat du joaillier new-yorkais par LVMH pour 16,2 milliards de dollars devrait tomber à l'eau. Après une succession d'événements de nature à fragiliser l'acquisition du joaillier, le Conseil d'administration du numéro un mondial du luxe a acté qu'en l'état, le groupe ne serait pas en mesure de réaliser la transaction. Le Conseil explique avoir pris connaissance d'une lettre du ministre de l'Europe et des affaires étrangères qui, en réaction a la menace de taxes sur les produits français formulée par les États-Unis, a demandé au groupe de différer l'acquisition au-delà du 6 janvier 2021. Le Conseil a également pris note de la demande de Tiffany de repousser le délai limite de réalisation de l'accord du 24 novembre au 31 décembre.
"Compte tenu de ces éléments, et connaissance prise des premières analyses juridiques menées par les conseils et les équipes de LVMH, le Conseil d'administration a décidé de s'en tenir aux termes du Agreement and Plan of Merger conclu en novembre 2019 qui prévoit une date limite pour le closing de l'opération au plus tard le 24 novembre 2020 et acté, qu'en l'état, le Groupe LVMH ne serait donc pas en mesure de réaliser l'opération d'acquisition de la société Tiffany & Co". Selon les informations du 'Financial Times', le groupe américain va intenter une action en justice contre LVMH, affirmant que le groupe français a délibérément bloqué l'obtention des autorisations antitrust pour son rachat et a utilisé d'autres tactiques dilatoires pour le forcer à renégocier l'accord.

Slack (-14%) dévisse à Wall Street, le spécialiste des messageries professionnelles ayant annoncé un ralentissement de croissance... Lululemon (-7,4%) souffre à Wall Street, le Canadien anticipant une baisse du bénéfice courant sur le trimestre en cours et des dépenses accrues... Baidu (stable), le "Google chinois", étudie avec plusieurs investisseurs une levée de fonds potentielle de 2 milliards de dollars sur trois ans pour investir dans une start-up de biotechnologies utilisant l'intelligence artificielle pour élaborer de nouvelles molécules, a appris Reuters de source proche...

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