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Clôture de Wall Street : au rebond avec l'embellie sur l'emploi US

| Boursier | 318 | Aucun vote sur cette news

Après 3 séances de recul sur fond de craintes inflationnistes, la Bourse de New York est repartie de l'avant jeudi

Clôture de Wall Street : au rebond avec l'embellie sur l'emploi US
Credits Reuters

Après 3 séances de recul sur fond de craintes inflationnistes, la Bourse de New York est repartie de l'avant jeudi, grâce à la publication de chiffres de l'emploi hebdomadaires meilleurs que prévu aux Etats-Unis. Les investisseurs ont assez bien digéré les dernières annonces de la Fed, qui a suggéré mercredi qu'elle pourrait réduire son soutien aux marchés en cas de surchauffe de la croissance économique pendant la période volatile de sortie de la crise sanitaire.

A la clôture, l'indice Dow Jones a regagné 0,55% à 34.084 points, tandis que l'indice large S&P 500 a repris 1,06% à 4.159 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a regagné 1,77% à 13.535 points.

Le bitcoin s'est repris après son effondrement de l'ordre de 30% mercredi matin, sous 30.000$. Vers 22h30, le BTC gagnait 4% sur 24h, à environ 40.370$, mais il abandonne encore environ 36% par rapport à ses records de la mi-avril, autour de 64.000$. L'Ether regagnait jeudi soir 8% à 2.805$ sur la plate-forme Bitfinex. A noter que la Fed a annoncé jeudi le lancement cet été d'une vaste réflexion sur la création d'un dollar numérique.

L'or, qui a retrouvé les faveurs des investisseurs en quête de sécurité ces derniers jours, est resté ferme jeudi, en hausse de 0,02% à 1.881,90$ l'once, au plus haut depuis début janvier.

Côté actions, dix des onze indices sectoriels du S&P 500 ont rebondi jeudi, à l'exception de l'énergie (-0,12%). Les technologiques (+1,8%) et les services de communication (+1,7%) ont soutenu la cote, les investisseurs partant à la chasse aux bonne affaires sur certaines "techs" qui ont chuté ces derniers jours. Ainsi, trois des plus fortes hausses du Dow Jones sont à mettre au crédit d'Apple (+2,1%), Microsoft (+1,4%) et de Salesforce (+1,1%), le géant des logiciels de CRM. Cisco Systems, en difficulté en début de séance, a fini dans le vert (+0,7%) après des comptes supérieurs aux attentes.

La reprise économique se poursuit aux Etats-Unis

Parmi les statistiques importantes du jour aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage ont été moins nombreuses que prévu, à 444.000, contre un consensus de 460.000 pour la semaine close au 15 mai. Ces inscriptions ont ainsi reculé de 34.000 en comparaison de la semaine antérieure.

Par ailleurs, l'indice des indicateurs avancés américains du Conference Board a progressé plus que prévu en avril, de 1,6% en comparaison du mois précédent, contre un consensus de 1,2%. En revanche, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie a flanché, retombant à 31,5, contre 45 de consensus, traduisant donc un ralentissement de l'expansion, tout en restant à un niveau élevé.

Mercredi soir, la Fed a surpris les marchés en laissant entendre, dans les "Minutes" de sa dernière réunion des 27 et 28 avril, que la question du retrait du soutien massif de la banque centrale aux marchés avait bel et bien débuté en interne, sur fond d'inquiétude concernant l'accélération de l'inflation.

La Fed prête à agir si l'inflation dérape

Selon ce compte-rendu, un certain nombre de dirigeants de la Fed sont ainsi apparus enclins à engager des discussions sur des changements à la politique monétaire, du fait du rétablissement rapide de l'économie. "Un nombre de participants ont suggéré que si l'économie continue d'afficher des progrès rapides vers les objectifs (du FOMC), il pourrait être approprié à un moment donné lors des réunions à venir de commencer à discuter d'un projet pour ajuster le rythme des achats d'actifs", selon les "Minutes" de la Fed.

Deux dirigeants de la Fed se sont même dit préoccupés par la possibilité qu'une hausse de l'inflation à des "niveaux indésirables" ne se produise avant que la Fed n'en prenne conscience et ne se dote d'un plan pour y faire face.

Jeudi, Robert Kaplan, le patron de la Fed de Dallas, a répété qu'il était favorable à un débat dès à présent sur la réduction du programme massif de rachat d'actifs mis en place en mars 2020 pour lutter contre la récession engendrée par la crise du coronavirus. La Fed achète actuellement chaque mois 120 milliards de dollars d'obligations sur les marchés, une manne susceptible selon certains experts de contribuer à créer une surchauffe de l'économie et un dérapage inflationniste.

Les taux et le dollar refluent au lendemain des "Minutes"

Le marché obligataire ne s'est toutefois pas ému des dernières informations en provenance de la Fed. Les hausses de taux intervenues en début d'année ont visiblement déjà intégré l'hypothèse d'un possible "tapering" de la Fed, qui semble cependant encore assez lointain.

Le rendement du T-Bond à 10 ans avait gagné 3 points de base mercredi dans un premier temps, mais il est revenu jeudi à 1,62% (-5 pdb). Le taux du "30 ans" est revenu à 2,33% contre 2,37% mercredi soir. Ces taux restent encore loin de leurs plus hauts de l'année, courant mars, lorsqu'ils avaient grimpé respectivement jusqu'à 1,77% et 2,49% dans la crainte d'un dérapage de l'inflation aux Etats-Unis.

Du côté des changes, le dollar a repris sa tendance baissière, jeudi, après un rebond de 0,4% mercredi, suite aux "Minutes" de la Fed. L'indice du dollar cédait jeudi soir 0,46% à 89,78 points face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro regagnait 0,46% à 1,2228$ dans les échanges interbancaires à New York.

Les cours du pétrole (qui étaient encore mardi matin près de leurs plus hauts niveaux depuis deux ans) ont signé une 3e séance de baisse, et ont perdu plus de 6% sur ces trois séances, après des rumeurs d'avancées vers un accord entre l'Iran et les Etats-Unis pour remettre en place l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Un tel accord ouvrirait la voie à la levée des sanctions américaines et à un retour des exportations pétrolières iraniennes sur le marché mondial, un facteur baissier pour les cours du brut.

Le baril de brut léger américain WTI a cédé jeudi 2,2% à 61,94$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juillet, tandis que le Brent a corrigé de 2,3% à 65,11$ (contrat de juillet).

VALEURS A SUIVRE

Cisco Systems a fait du yo-yo, gagnant 0,7% en clôture, après une chute initiale de 4,5%. L'équipementier réseaux a publié mercredi soir des résultats meilleurs que prévu, mais les investisseurs s'inquiètent de pénuries dans ses chaînes d'approvisionnement. Pour son troisième trimestre fiscal 2021, le groupe basé à San Jose en Californie a affiché la plus forte croissance de ses ventes en près de deux ans. Le groupe a toutefois livré des estimations prudentes de bénéfices, inférieures au consensus, pour le trimestre entamé. La pénurie de composants pèse donc, contraignant Cisco à payer plus aux fournisseurs et perturbant les commandes.

Les ventes ont progressé de près de 7% après cinq trimestres consécutifs de déclin des revenus. Le management souligne en particulier l'augmentation des revenus récurrents d'abonnements et de logiciels. Le service de visioconférence Webex et la division sécurité ont en particulier soutenu les comptes. Les revenus produits ont augmenté de 6%. Chuck Robbins, CEO de Cisco, a indiqué que le groupe bénéficiait même de la plus forte demande en près d'une décennie ! "C'est quelque chose que nous n'avions plus vu depuis 2012", renchérit le directeur financier Scott Herren, alors que les commandes progressent sur un rythme à deux chiffres.

Pour le quatrième trimestre, Cisco envisage prudemment un bénéfice ajusté par action allant de 81 à 83 cents, contre 85 cents de consensus. La croissance des revenus devrait rester assez comparable à celle du T3, entre 6% et 8%. Herren souligne que les problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement sont temporaires. Sur le trimestre clos début mai, troisième trimestre fiscal, les recettes se sont donc appréciées de 7% à 12,8 milliards de dollars, contre 12,56 milliards de consensus. Les revenus de services ont grimpé de 8% contre 6% pour les produits. 81% des revenus software du trimestre seraient récurrents... Le bénéfice net trimestriel a été de 2,86 milliards de dollars et 68 cents par titre, contre 2,77 milliards un an plus tôt. Le bpa ajusté a été de 83 cents, contre 82 cents de consensus.

Coinbase (+3,8% à 233,40$) a rebondi après une longue glissade de 6 séances baissières, qui lui a fait perdre 23% de sa valeur. La plus grande plate-forme américaine de négociation de crypto-monnaies en volume a profité du rebond du bitcoin et des autres "cryptos" après leur plongeon des derniers jours, lié notamment à de nouvelles mesures défavorables aux "cryptos" prises mardi par la Chine. Le titre Coinbase reste cependant sous son cours d'introduction de 250$, le 14 avril dernier.

L Brands (-3,9%), qui va procéder prochainement à une scission de Victoria's Secret, a annoncé pour le trimestre clos un retour aux profits, avec de moindres promotions et des marges accrues. Sur le premier trimestre, clos début mai, le groupe aux marques Victoria's Secret et Bath & Body Works a livré des revenus de 3 milliards de dollars, en ligne avec les attentes, représentant près du double de l'an dernier (1,65 milliard de dollars). Le bénéfice par action est ressorti positif de 97 cents, contre une perte de 1,07$ par action un an plus tôt. Le bénéfice opérationnel a été de 572 millions de dollars, contre un déficit de 318 millions un an avant. Le bénéfice net s'est élevé à 277 millions, contre 297 millions de pertes sur la période comparable, l'an dernier.

Kohl's a trébuché de 10% suite à sa publication trimestrielle. Pourtant, le groupe américain de distribution a affiché au premier trimestre fiscal des résultats supérieurs au attentes, rehaussant par ailleurs ses estimations. Le bénéfice net trimestriel est ressorti ainsi positif de 14 millions de dollars et 9 cents par titre, contre une perte de 541 millions de dollars et 3,52$ par titre un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,05$, alors que le consensus était de... 8 cents selon FactSet ! Les revenus se sont envolés à 3,66 milliards, contre 2,16 milliards un an avant. La chaîne table, pour l'exercice, sur une croissance de 15 à 19% des revenus, tandis que le bpa ajusté est espéré entre 3,80 et 4,20$. La forte demande en vêtements soutient tout particulièrement l'activité.

Ralph Lauren (-7%). Pour le quatrième trimestre fiscal, le groupe de prêt-à-porter américain a affiché des revenus en hausse de 1% à 1,29 milliard de dollars, avec une croissance positive en Europe et en Asie. Les ventes digitales ont augmenté de 52%. Le plan de réalignement stratégique touche pour sa part à sa fin avec la vente attendue de Club Monaco. Le dividende trimestriel est restauré à 0,6875$ par titre, en ligne avec les niveaux pré-pandémiques. Le bpa dilué trimestriel est ressorti négatif de 1,01$ en données consolidées, mais positif de 38 cents sur une base ajustée. Le consensus de bpa ajusté était en pertes de 73 cents.

Pour l'exercice 2022 entamé, les revenus sont attendus en progression de 20 à 25% à devises constantes, avec une marge opérationnelle de 11%. Sur le premier trimestre, les revenus sont espérés en hausse de 140 à 150% à devises constantes avec la réouverture des économies, tandis que la marge devrait se situer entre 7 et 7,5%.

Virgin Galactic a bondi de 14,7%, alors que le groupe de tourisme spatial de Richard Branson a confirmé son intention de mener à bien un vol d'essai de VSS Unity, son véhicule spatial suborbital, au mois de mai. Le groupe avance même la date du 22 mai, après-demain, "sous réserve des conditions météorologiques et techniques". Cela fait suite à la finalisation d'une revue de maintenance de VMS Eve, le vaisseau-mère destiné à transporter SpaceShipTwo Unity à une altitude voisine de 50.000 pieds. "Après une inspection détaillée et une analyse approfondie de notre vaisseau-mère, Eve, nous avons validé notre système de vol spatial en vue de l'essai à venir", se félicite Michael Colglazier, le directeur général de l'entreprise.

Microsoft (+1,4%) a annoncé l'abandon l'année prochaine de son logiciel de navigation Explorer, favorisant ainsi Edge...

Oatly (+18,8% à 20,20$). Le spécialiste suédois du lait d'avoine, a réussi son introduction en Bourse à Wall Street, ce jeudi sur le Nasdaq. Le groupe a levé 1,4 milliard de dollars sur une valorisation initiale de 10 milliards de dollars, au cours d'IPO de 17$ par titre.

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